Archives

DERNIÈRE MISE Á JOUR : 20 SEPTEMBRE

Recharger la page


Flux RSS

 

 

A suivre
sur TwitterTwitter

 

 


 

PARUTIONS

BANTIGNY Ludivine, PALHETA Ugo
Face à la menace fasciste, Textuel, Paris, 128 p., 14,90 euros (septembre) infos

CÉRÉZUELLE Daniel
La Technique et la Chair, L'Echappée, coll. Versus, Paris, 416 p., 22 euros (septembre) infos

CHOMSKY Noam
Quelle sorte de créatures sommes-nous ? [« Langage, connaissance et liberté »], trad. de l'anglais par Nicolas Calvé, Lux éditeur, coll. Instinct de liberté, Montréal (Québec, Canada), 200 p., 14 euros (août) infos

COLLECTIF
La Peine de mort n'a jamais été abolie [« Dits et écrits de prison choisis par “L'Envolée” »], Les Editions du bout de la ville, s.l., 152 p., 14 euros (septembre) infos

DAVIS Mike
Le Monstre est parmi nous [« Pandémies et autres fléaux du capitalisme »], Editions Divergences, Paris, 196 p., 15 euros (septembre) infos

DE COCK Laurence
Ecole publique et émancipation sociale, Agone, coll. Contre-feux, Marseille, 216 p., 16 euros (août) infos

ELLUIN Aymeric, FONTENELLE Sébastien
Ventes d’armes, une honte française, Le Passager clandestin, Paris, 192 p., 14 euros (septembre) infos

ETCHEBÉHÈRE Mika
Ma Guerre d’Espagne à moi [« Une femme à la tête d’une colonne au combat »] (rééd.), Libertalia, coll. Poche, Montreuil, 504 p., 10 euros (août) infos

FREIRE Paulo
La Pédagogie des opprimés, nouv. trad. du portugais (Brésil) par Elodie Dupau et Melenn Kerhoas, préf. d'Irène Pereira, Agone, coll. Contre-feux, Marseille, 312 p., 22 euros (août) infos

GARCIA Renaud
Le Désert de la critique [« Déconstruction et politique »] (rééd. revue et augm. d'une nouvelle préface de l'auteur), L'Echappée, coll. Poche, Paris, 192 p., 12 euros (septembre) infos

GIRAUD Daniel
Le Passager des bancs publics, Les Editions libertaires, Saint-Georges-d'Oléron, 130 p., 13 euros (juillet) infos

GOUTTE Guillaume
Correcteurs et correctrices, entre prestige et précarité, Libertalia, coll. Poche, Montreuil, 80 p., 8 euros (août) infos

JEANNET André
La Commune au Creusot [« Ses origines, son procès »], préf. et annexes d'Yves Meunier, Le Coquelicot, Toulouse, 92 p., 10 euros (septembre) infos

LECOQ Titiou
Les Grandes Oubliées [« Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes »], préf. de Michelle Perrot, L'Iconoclaste, Paris, 325 p., 20,90 euros (septembre) infos

MAKHNO Nestor
L'Anarchisme et notre époque, suivi du « Manifeste de l'armée insurrectionnelle d'Ukraine » et autres textes, préf. de Lucile Pelletier, L'Esprit du temps, coll. Textes essentiels, Paris, 128 p., 15 euros (août) infos

MARTÍN SÁNCHEZ Pablo
L’Anarchiste qui s’appelait comme moi, trad. de l'espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Editions Zulma - La Contre-Allée, Paris-Lille, 608 p., 23,90 euros (septembre) infos

REY-ROBERT Valérie
Dix questions sur le féminisme, Libertalia, coll. Poche, Montreuil, 144 p., 8 euros (septembre) infos

RICEPUTI Fabrice
Ici on noya les Algériens [« La bataille de Jean-Luc Einaudi pour la reconnaissance du massacre policier et raciste du 17 octobre 1961 »], précédé d'« Une passion décoloniale » par Edwy Plenel, préf. de Gilles Manceron, Le Passager clandestin, Paris, 288 p., 18 euros (septembre) infos

RODRÍGUEZ Gustavo
L'Anarchie en temps de pandémie, Editions Diomedea, s.l., 30 p. (juillet) participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net
L'Arôme du feu, Editions Diomedea, s.l., 22 p. (juillet) participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net

SOMMERMEYER Pierre
Anarchistes et juifs [« Anarchisme, antisémitisme, antisionisme »], Les Editions libertaires, Saint-Georges-d'Oléron, 166 p., 14 euros (août) infos

THOREAU Henry David
Gens de Concord, trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent, introd. de Michel Granger, Le Mot et le reste, Marseille, 150 p., 8,90 euros (septembre) infos

VASSAKOS Richard
La Croisade de Robert Ménard, préf. de Nicolas Offenstadt, Libertalia, coll. Poche, Montreuil, 176 p., 10 euros (septembre) infos

 

EN TÉLÉCHARGEMENT

BERKMAN Alexandre
La Déception [conclusion du livre « Le Mythe bolchevik, Journal. 1920-1922 »], trad. de l'anglais de Pascale Haas, Editions de l'ours sans drapeau, s.l., août 2021, 19 p., à télécharger

COLLECTIF
Anarchismes et nihilismes. Une anthologie, s. éd., s.l., 2021, 54 p., à télécharger
Histoire et contexte de la lutte de Bure - été 2021, s. éd., Bure, août 2021, 28 p., à télécharger
L'Irradiation pornographique du néo-zapatisme [« Voix critiques anarchistes de la région mexicaine contre le spectacle de l’EZLN »], Editions CNT-AIT, Toulouse, 2021, 58 p., 5 euros au format papier, frais de port compris, à commander à CNT-AIT, 7, rue Saint Rémésy 31000 Toulouse ou à télécharger
Quand NDDL se prend pour le petit père des luttes [« Entre récupération et autoritarisme »], s. éd., s.l., 2021, 20 p., à télécharger

FÉDÉRATION ANARCHISTE
Qu’est-ce que l’anarchisme ?, Editions du Monde libertaire, coll. La Brochure anarchiste, Paris, 2005, 32 p., à lire - à télécharger

HENKENS Anne-Martine
L’Education anarchiste, libertaire, émancipatrice, Les Etudes de l’IHOES [Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale], Seraing (Belgique), 2021, 55 p., à télécharger

LOCKER Gemma, METRODORA
Remèdes et poisons [« Critiques anarchistes, décoloniales et écoféministes de l’Etat et des industries pharmaceutiques en période de covid »], Blog Remèdes et poisons, s.l., 2021, 57 p., à télécharger

MLT, OLT
Emile Pouget. Subversion & anarcho-syndicalisme (BD), Partage noir, Paris, 2021, 4 p., à télécharger

 

REVUES

Derniers numéros parus

Alternative libertaire, « mensuel de l'Union communiste libertaire (UCL) » : n° 319, septembre, 20 p., 3 euros, site Internet - sommaire

L'Anjou libertaire, « bulletin mensuel du groupe du Maine-et-Loire de l'Union communiste libertaire », n° 9, été, 4 p., site Internet - à télécharger

Avis de tempête, « bulletin anarchiste pour la guerre sociale » : n° 43-44, 15 août, 24 p., site Internet - à télécharger

Casse-Rôles, « journal féministe et libertaire » : n° 17 (dossier « L'éducation libertaire… »), août-octobre, 68 p., prix libre, site Internet - sommaire

Cauchemar technologique [Editions Diomedea] : n° 3, juillet, 50 p.,
participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net - sommaire

Combat syndicaliste, « mensuel de la Confédération nationale du travail » : n° 464, été, 24 p., 2 euros, site Internet - sommaire ;
n° 463, juin, à télécharger

Courant alternatif, « mensuel anarchiste-communiste » de l'Organisation communiste libertaire (OCL) : n° 312, été, 40 p., 3 euros, site Internet - sommaire

CQFD, « mensuel de critique et d'expérimentation sociales » : n° 201, septembre, 32 p., 5 euros, sommaire - abonnement

Le Libertaire, « revue de synthèse anarchiste » : n° 131, septembre, 16 p., site Internet - à télécharger

Liberté ouvrière, « un journal anarcho-syndicaliste » (Montréal, Québec, Canada) : n° 1, août, 44 p., prix libre, site Internet - sommaire

Le Monde libertaire, « journal de la Fédération anarchiste » : n° 1831, septembre, 54 p., 4 euros, site Internet - abonnement

Résistons ensemble, « contre les violences policières et sécuritaires » : n° 198, 20 juillet, 4 p., site Internet - à télécharger

 

RADIO

Dans la série « Avoir raison avec… », France Culture a diffusé récemment cinq épisodes de 28 minutes pour évoquer la philosophe Simone Weil (1909-1943, Wikipédia), « seul grand esprit de notre temps », d'après Albert Camus. La présentation note fort justement : « Ouvrière, engagée dans la guerre d’Espagne, résistante et penseuse des totalitarismes avant Arendt, proche des milieux révolutionnaires anarchistes… Chez elle, l’action et la pensée ne font qu’un. Ses deux “grands œuvres” portent sur la condition ouvrière et l’enracinement. A l’heure des revendications identitaires, de la crise du multiculturalisme, mais aussi du retour d’un travail ouvrier soumis à l’intelligence artificielle, son œuvre considérable s’impose comme une critique implacable du monde actuel. » On peut certes lui reprocher son mysticisme et son culte de la douleur mais on gagne à fréquenter cette grande dame de la philosophie fort injustement oubliée. A vous de voir…

Petite sélection d'émissions de France Culture concernant l'anarchisme… 1. « Pierre-Joseph Proudhon : "L'anarchie, c'est l'ordre" » (59 min) : « Une vie, une œuvre » pour (re)découvrir Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865, biographie), enfant du peuple, boursier, typographe, patron ruiné, journaliste, député, fondateur de la Banque du Peuple, mutualiste, principal penseur socialiste de son époque… sa vie est riche et souvent désordonnée. Avec des intervenants de prestige. 2. « Mikhaïl Bakounine (1814-1876) et l'anarchisme » (59 min). Quatrième épisode d'une série sur « L'art de gouverner » qui considère que ce n'est pas l'apanage d'un seul, ni de quelques-uns mais de tous… Que reste-t-il alors du gouvernement, sans Etat, sans pouvoir coercitif ? Pour répondre à cette question, entretien avec Daniel Colson (bibliographie), auteur de plusieurs ouvrages sur Bakounine (biographie) et sur l'anarchisme. 3. « Grande Traversée : Louise Michel, femme tempête ». Cette série de cinq émissions (58 min chacune) revient sur le parcours de Louise Michel (1830-1905, biographie) : l'enfance, la Commune de Paris, le séjour au bagne de Nouvelle-Calédonie, le retour en métropole et l'action de la militante anarchiste, les derniers jours… 4. « Hommage à Louis Lecoin » (1 h 30). Rediffusion de deux émissions de l'ORTF datées de novembre 1966 qui s'attachaient, à l'aide de nombreux témoignages de tous horizons, à tracer le portrait, la vie et les combats de Louis Lecoin (1888-1971, biographie), militant anarchiste et pacifiste à l'initiative du statut des objecteurs de conscience. 5. « Michel Ragon : “Comme je suis autodidacte, c'est commun de tout vouloir savoir” » (42 min). Ecrivain, critique d'art, critique littéraire et historien de l'architecture (bibliographie], Michel Ragon (1924-2020), présentait en 1997 son livre de souvenirs D'une berge à l'autre : pour mémoire, 1943-1953 où il raconte ses années d'apprentissage, ses rencontres d'écrivains, de poètes et d'artistes qui lui ont permis de se construire. 6. « David Graeber : "Je me considère comme anarchiste depuis mon enfance" » (43 min). Anthropologue, économiste (bibliographie) et militant altermondialiste décédé l'année dernière, David Graeber (1961-2020) revient dans cet entretien sur son enfance et le parcours idéologique et militant de ses parents pour expliquer son engagement personnel.

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Montreuil (93), 22 septembre. Rencontre, à 19 h 30, avec Titiou Lecoq à l’occasion de la sortie de l’essai Les Grandes Oubliées. Pourquoi l’histoire a oublié les femmes (L’Iconoclaste). A la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux). Site Internet.

Toulouse, 22 septembre. La Bibliothèque anarcha-féministe reprend peu à peu ses horaires habituels : le dimanche, de 14 à 18 heures ; le mercredi, de 16 à 20 heures. Au local associatif Le Chat noir, 33, rue Antoine-Puget. Site Internet.

Bruxelles (Belgique), 23 septembre. Présentation du livre Opération Vasectomie. Histoire intime et politique d’une contraception au masculin (Libertalia) en présence de son autrice Elodie Serna. A partir de 19 heures, à la bibliothèque anarchiste Acrata, 32, rue de la Grande-Ile. Site Internet.

Lyon, 23 septembre. Dans le cadre du Cycle Effondré-es #4, organisé par le Théâtre du Bruit, Thierry Ribault présentera Contre la résilience, à Fukushima et ailleurs (L'Echappée) à partir de 20 h 30 au Palais de la mutualité, 1, place Antonin-Jutard, Lyon 3e.

Montreuil (93), 23 septembre. Rencontre à 19 h 30 avec Ludivine Bantigny et Ugo Palheta pour Face à la menace fasciste (Textuel) à la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux). Site Internet.

Paris, 23 septembre. A partir de 19 heures, Laurence De Cock parlera de son ouvrage Ecole publique et émancipation sociale (Agone) à la librairie Un livre et une tasse de thé, 36, rue René-Boulanger, Paris 10e. Site Internet.

Die (26), 25 septembre. Rencontre, à 10 heures, avec Corinne Morel Darleux pour Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce et Là où le feu et l’ours (Libertalia) à la librairie Mosaïque, 35, rue Camille-Buffardel. Site Internet.

Montreuil (93), 25 septembre. Présentation d’Ecole publique et émancipation sociale (Agone) avec l'autrice Laurence De Cock, à 19 h 30, à la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux). Site Internet.

Paris, 25 septembre. A 16 h 30, rencontre-débat avec Pierre Sommermeyer, auteur d'Anarchistes et juifs. Anarchisme, antisémitisme, antisionisme (Les Editions libertaires), à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf, Filles-du-Calvaire). Infos.

Grenoble, 28 septembre. Le collectif grenoblois 17-octobre-1961 invite Fabrice Riceputi, auteur d'Ici on noya les Algériens (Le Passager clandestin), pour une conférence-débat à la Maison des associations (grande salle), 6, rue Berthe-de-Boissieux, de 18 h 30 à 21 heures.

Aix-en-Provence (13), 30 septembre. Jeanne Burgart Goutal présentera Etre écoféministe (L'Echappée) lors de la soirée de lancement du Collectif 224 à partir de 18 h 30 au Grand Théâtre de Provence, 380, avenue Max-Juvenal.

Montreuil (93), 30 septembre. Zrinka Stahuljak sera à la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux), pour présenter son ouvrage Les Fixeurs au Moyen Age. Histoire et littérature connectées (Le Seuil). Site Internet.

Nanterre (92), 30 septembre. Projection du film 17 octobre 1961. Dissimulation d’un massacre (2001, 54 min), de D. Kupferstein, et présentation du livre Ici on noya les Algériens (Le Passager clandestin) de Fabrice Riceputi, puis discussion avec le réalisateur et l'auteur. A 19 heures, à la librairie El Ghorba mon amour, 148-152, bd des Provinces-Françaises. Facebook.

 

FOIRES AUX LIVRES, EXPOSITIONS,
COLLOQUES, RENCONTRES

« La couleur et le siècle ». Le musée des Beaux-Arts de Dijon, place de la Sainte-Chapelle, propose jusqu'au 20 septembre une exposition consacrée au peintre André Claudot (1892-1982), anticlérical, anarchiste, socialiste puis membre du Parti communiste français – bien qu'un peu trop libertaire pour certains. Né à Dijon, il s'installe à Paris en 1909 et se lie avec des militants anarchistes comme Pierre Martin, alors directeur du Libertaire auquel il contribue avec des dessins anticléricaux et antimilitaristes. Mobilisé en 1914, André Claudot collabore (clandestinement) à la presse pacifiste (à Ce qu'il faut dire de Sébastien Faure, entre autres). Dans les années 1920, il participe en tant que peintre à plusieurs salons parisiens et bourguignons ; puis, en 1926, part pour la Chine où il enseigne. Pendant la guerre d'Espagne, Claudot participe au soutien des républicains en liaison avec les libertaires français et la CNT espagnole. En 1936, il se rapproche des communistes et participe à la Résistance. Plus tard, il prendra position contre la guerre d'Algérie et la guerre du Vietnam. Bernard Bessat et Tewfik Fares lui ont consacré un film, Ecoutez Claudot (1978, 52 min, à voir sur Dailymotion) et l'on peut se référer à sa notice biographique sur le Maitron. L'exposition se tient tous les jours sauf le mardi, de 10 heures à 18 h 30 (fermeture le 14 juillet), entrée libre. Dossier de presse et catalogue de l'exposition.

Berne (Suisse). L’Anarchististische Buchmesse (salon du livre anarchiste) aura lieu cette année du 24 au 26 septembre et proposera de nombreuses activités : une soirée jeu, un atelier (anarchie relationnelle), des présentations de livres, une table ronde (travail en collectif ou en coopérative), des débats, un concert (Pin noir) et des stands de livres. Adresse : Tscharnergut, Waldmannstrasse 17a, Berne. Renseignements : courriel (info[at]buechermesse.ch) - site Internet.

Lausanne (Suisse). Pour commémorer les 150 ans de la Commune de Paris, trois jours de festivités, du 24 au 26 septembre, qui « ont pour objectif de maintenir tendu le fil entre le moment Commune et les temps que nous vivons. Féminisme, internationalisme, communalisme, exil, mémoire : autant de thématiques qui seront explorées par des spécialistes de la Commune mais aussi par des femmes et des hommes engagé·es dans les réflexions et les combats d'aujourd'hui ». Avec, entre autres, le dimanche à 11 h 30, un rendez-vous à l'embarcadère d'Ouchy pour une promenade sur les traces d'Elisée Reclus et de Gustave Courbet avec Marianne Enckel du Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA). Programme complet (conférences, projections, lectures vivantes, dialogues…).

Imprimerie des Gondoles. La Confédération nationale du travail (CNT-F) organise les 25 et 26 septembre deux journées d'hommage-souvenir à propos de l'imprimerie des Gondoles qui, à Choisy-le-Roi (94), fut pendant « 50 ans au service du Mouvement libertaire espagnol, des partis républicains, de la Fédération espagnole des déportés et internés politiques, mais aussi des libertaires de l'Hexagone et de la CNT de France ». Au programme (samedi et dimanche), au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Avron) : à 15 et 16 heures, visite commentée de l'exposition ; à 17 heures, projection de La Fabuleuse Histoire de l'imprimerie des Gondoles (2020, 38 min, à visionner), de Richard Prost. Sur place, présentation d'exemples de production et de quelques souvenirs matériels de l'imprimerie. Infos complémentaires.

Cluny (71). Le Salon du livre libertaire, organisé par la CNT 71-58 et le Groupe libertaire 71, aura lieu le 26 septembre, de 10 à 18 heures, salle des Griottons, et aura pour thème « L'écologie radicale ». S'exprimeront sur ce sujet : Thierry Ribault, auteur de Contre la résilience, à Fukushima et ailleurs (L'Echappée) ; Jean-Pierre Tertrais, auteur de L’Homme au péril de lui-même (Les Editions libertaires) ; Hervé Krief, auteur d'Ombres et lumières (Quartz). Au programme également : une lecture de David Rougerie et une expo photo de Marie-Claire Cordat. Buvette et repas à prix libre. Infos.

Anniversaire. Le Centre d'histoire du travail fête ses 40 ans ! Reportées pour cause de pandémie, les festivités auront lieu le samedi 2 octobre aux Salons Mauduit, 10, rue Arsène-Leloup, Nantes :
– 13 h 30, accueil ;
– 14 heures, table ronde, animée par Marie Cartier, « Les classes populaires contemporaines : de la scène professionnelle à la scène domestique » (avec Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Matéo Sorin, Lucas Tranchant et Ingrid Hayes) ;
– 17 heures, spectacle sous forme de lecture chantée d'une pièce de cirque, Les Petits Bonnets (45 min), de et par Pascaline Herveet, autrice et interprète, où « elle interroge le corps sous toutes ses coutures, à travers la parole de trois ouvrières d’un atelier de lingerie » ;
– 18 heures, pot convivial (sous réserve). L'accès à l'événement est libre et gratuit (port du masque et passe sanitaire requis), dans la limite des places disponibles (réservation conseillée). Infos complémentaires.

Colloque Commune de Paris. Prévu initialement les 23 et 24 janvier, ce colloque organisé par la Fédération anarchiste (FA) et la Confédération nationale du travail (CNT) dut être reportépour cause de pandémie et se tiendra les 16 et 17 octobre au Lycée autogéré de Paris, 393, rue de Vaugirard, Paris 15e (M° Porte-de-Versailles). Samedi : projection de La Commune (1914, 19 min, visio) d'Armand Guerra ; conférence inaugurale ; les internationalistes anti-autoritaires ; la Commune et les femmes ; la Commune et l'éducation ; les artistes et la Commune... Courbet et les autres. Dimanche : les autres Communes (Marseille, Lyon, Limoges, Grenoble) ; les réquisitions d'ateliers, décret du 16 avril 1871 ; conclusions des organisateurs. Du fait du report, les actes de ce colloque ont déjà été publiés : Toujours debout ! Actes du colloque « Il y a 150 ans, la Commune de Paris » (Editions CNT-RP - Editions du Monde libertaire), 280 p., 18 euros, en vente à la librairie Publico, 145, rue Amelot, 75011 Paris, ou par l'intermédiaire des Editions CNT-RP.

Guerre à la guerre. Le Mundaneum à Mons (Belgique) accueille jusqu'au 2 janvier 2022 l'exposition « Résister à la propagande de guerre. Dix principes élémentaires ». Celle-ci invite le visiteur à comprendre les ressorts sur lesquels s’appuie la propagande dans l’histoire militaire, depuis la guerre de 1914-1918 jusqu’aux guerres contemporaines. Elle s’articule autour de dix principes, décrits par Anne Morelli (Université libre de Bruxelles) dans son livre Principes élémentaires de propagande de guerre (Editions Labor, 2001, Wikipédia) et aborde également la question de ceux qui se sont dressés contre elle. « Cette exposition met en relief ceux qui, concrètement, ont refusé de faire la guerre, notamment en 14-18 : les pacifistes, les déserteurs, les automutilés, les suicidés, les fraternisateurs. Si le poids que l’individu possède face aux décideurs est assez modeste, nous avons néanmoins tous autant que nous sommes une possibilité de résister à la propagande de guerre. » Une question, hélas !, toujours d'actualité. Infos.

 

DIVERS

Une Ferme Intention. Suite à la fermeture du café-librairie L'Autre Rive, et constatant qu'il n'existait plus de librairie indépendante en Centre Bretagne, des habitants de Spézet (Finistère) et le groupe Le Ferment de la Fédération anarchiste (Facebook) ont décidé d'ouvrir une librairie sous forme de coopérative autogérée de consommation de nourritures intellectuelle. La Ferme Intention, telle est son nom, « sera également un lieu de débats, de conférences et de rencontres (et) offrira à ses coopérateurs et coopératrices des produits culturels à prix coûtant ». Elle devrait ouvrir en octobre. Vous pouvez d’ores et déjà soutenir cette initiative en participant à la souscription (bon à télécharger) destinée à acquérir un fonds conséquent et varié de denrées livresques, sonores et visuelles. Chèques à libeller à l’ordre de La Ferme Intention et à envoyer à : La Ferme Intention, 5, rue Général-de-Gaulle, 29540 Spézet. Pour tout renseignement, suggestion ou proposition, contact par courriel : lafermeintention(at)etvlan.org

 

Cet été, plusieurs camarades nous ont quittés.

Franck Guillaume (1955-2021). Suite à ses lectures et à des affiches du Monde libertaire, il se rend en 1976 à la librairie Publio, alors située 3, rue Ternaux, Paris 11e, et devient militant de la Fédération anarchiste aux groupes Louise-Michel puis Pierre-Besnard. Il assumera la fonction de trésorier fédéral durant deux ans, de 1988 à 1990. Cheminot, puis informaticien à la direction des systèmes d’information de l’ANPE (devenue Pôle emploi en 2008), il s'engagera dans la lutte syndicale, d'abord à la CGT (de 1979 à 1995) puis à la CNT. Franck Guillaume fut aussi membre du Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA) durant les années 1980-1990, au sein duquel il collabora à la réalisation et à la diffusion de la revue et des ouvrages édités par Nitassinan. On peut consulter sa notice dans le Dictionnaire biographique Maitron.

Bastien. Bénévole puis salarié de la librairie Quilombo (lire « ¡ Hasta luego, querido compañero ! »), il est décédé début juillet d'un arrêt cardiaque à 40 ans. Auteur, sous le pseudonyme de Sebastian Cortés, d'Antifascisme radical ? Sur la nature industrielle du fascisme (Editions CNT-RP), il collabora régulièrement au Combat syndicaliste par des articles et des traductions, et participa à la publication de plusieurs ouvrages (entre autres aux éditions de L'Echappée). Cet homme du livre était membre du comité Chiapas et adhérent de la CNT qui lui a rendu hommage.

Henri Melich (1925-2021), « l’un des derniers réfugiés espagnols anarcho-syndicalistes de 1939 », est parti pour son dernier voyage au début du mois de juillet. Après avoir été contraint de franchir les Pyrénées, il s'est engagé en France dans la Résistance, membre d'un réseau de passeurs puis d'un maquis dans l'Aude. Militant anarcho-syndicaliste (communiqué de la CNT) de l’Aude, de la Haute-Garonne et des Pyrénées-Orientales, on peut suivre son itinéraire grâce à une vidéo qui brosse également son portrait (lire par ailleurs sa notice biographique dans le Maitron). Son autobiographie, A chacun son exil. Itinéraire d’un militant libertaire espagnol (mise en forme par son fils Romain) est parue aux éditions Acratie. Il est le coauteur, avec Christophe Castellano, de Guérilleros, France 1944. Une contre-enquête (Spartacus) publié l'année dernière.

Nestor Vega (1934-2021, notice Maitron), compagnon anarchiste chilien, a tiré sa révérence à la fin du mois de juillet. Dans les années 1960, au Chili, il participe à la création de coopératives et à la mise en place de structures de distribution directe. Ce qui lui vaut en avril 1972, sous le gouvernement Allende, d'être détenu pendant une semaine. Après le coup d'Etat de septembre 1973, il organise le soutien aux militants recherchés par la police militaire pour les aider à se cacher et à quitter le pays. Il est arrêté, interrogé et torturé à de nombreuses reprises dans une prison de Santiago en janvier 1974. En 1977, il est contraint de s'exiler et participe en France au journal Chili Solidarité. Début 1980, il crée avec quelques compagnons le groupe Pedro Nolasco Arratia, du nom d'un militant anarcho-syndicaliste qu'il avait connu au Chili. Ce groupe soutient les activités de résistance des anarchistes contre la dictature de Pinochet. Il participe en 1981 à la création de la Coordination libertaire latino-américaine (CLLA) qui apporte sa solidarité aux libertaires réprimés en Argentine, Uruguay, Chili et Bolivie. En février 1982, le groupe Pedro Nolasco Arratia crée l'émission « Information et contre-information d’Amérique latine » sur Radio-Libertaire, qui devient ensuite « Tribuna Latino Americana ». Nestor revient au Chili en 1997 où il est longuement interrogé par la police politique sur ses activités passées. Pendant son séjour, il rencontre de jeunes étudiants libertaires d'origine mapuche avec qui il reste en relation après son retour en France. En 2002, il participe avec Lise, sa compagne, à la création de l'association Terre et liberté pour Arauco qui organise des activités d'information et de solidarité aux luttes du peuple Mapuche.

Pietro Ferrua (1930-2021). Nous avons également appris la disparition d'une figure internationale de l'anarchisme. Le fondateur du Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) est mort le 28 juillet 2021 à Portland (Etats-Unis). Né à Sanremo (Italie) le 18 septembre 1930, il sert tout jeune d’estafette à la Résistance. A la Libération, il forme à Sanremo, avec deux compagnons, le groupe anarchiste Alba dei Liberi. Refusant de faire son service militaire, il est emprisonné en 1950 pour objection de conscience, puis vit ensuite dans une semi-clandestinité, continuant à militer. Pietro Ferrua arrive en Suisse en 1954 pour échapper à la prison et participe avec d'autres compagnons à la relance du Réveil anarchiste - Risveglio anarchico de Louis Bertoni (biographie). La même année, en 1957, il lance le projet d’une exposition sur la presse anarchiste du monde entier qui se transforma en volonté de créer un organisme pour conserver la mémoire du mouvement anarchiste international, grâce à des dons d'archives et d'ouvrages. Il dut quitter la Suisse en janvier 1963, laissant la gestion du CIRA à Marie-Christine Mikhaïlo et Marianne Enckell. Avec sa femme brésilienne et leurs deux enfants, Ferrua part vivre à Rio de Janeiro et reprend ses activités militantes, jusqu’à une nouvelle expulsion en octobre 1969. Grâce à des liens familiaux, il trouve refuge aux Etats-Unis, à Portland, et enseigne de 1970 à 1987 au Lewis and Clark College (langues étrangères, littérature comparée et histoire du cinéma). Lorsque ses interdictions de séjour en Italie, France et Suisse furent enfin levées, il résida alors quelque temps à Nice et à Sanremo, où il prenait soin de sa mère. L’intérêt pour l’anarchisme ne le quitta pas. En 1980, il parvint à organiser dans son université une semaine internationale de débats, de projections de films, de concerts et d’événements sur l’anarchisme. Il publia des études sur « surréalisme et anarchie », « anarchisme et cinéma », « les anarchistes vus par les peintres », ainsi que deux livres importants sur les anarchistes dans la révolution mexicaine et un bilan des sources à ce sujet, et poursuivit ses recherches sur les origines de l’objection de conscience en Italie. Il écrivit aussi nombre d'articles pour des revues italiennes, françaises et brésiliennes… Pour de plus amples informations on peut se référer à la nécrologie de M.E. du CIRA Lausanne dont nous nous sommes inspiré.

 

La face sombre du pédagogue. Dans le milieu libertaire, il était communément admis que la condamnation de Sébastien Faure (biographie) le 23 septembre 1917 pour outrage public à la pudeur était un coup tordu de la police et du gouvernement pour faire taire le propagandiste anarchiste qui s'était engagé, malgré la censure, dans un combat pacifiste et antiguerre en publiant (d’avril 1916 à décembre 1917), avec Mauricius (biographie), Ce qu'il faut dire (Bianco). Même si en leur for intérieur certains pensaient qu'il n'y avait pas de fumée sans feu, seuls les articles de journaux et le plaidoyer de ses amis (lire brochure Une infamie. L’affaire Sébastien Faure. Les dessous d’une odieuse machination) étaient disponibles pour se faire une opinion. L'ouverture des archives de Paris et la publication par le site Archives anarchistes des témoignages, rapports et différents documents concernant l'affaire ne laissent plus place au doute : Sébastien Faure avait des penchants pédophiles et a été arrêté à plusieurs reprises pour des attouchements sur des fillettes d'une dizaine d'années. Pour un pédagogue, anarchiste de surcroît, fondateur de La Ruche (Wikipédia), une école libertaire visant à développer les facultés physiques, intellectuelles et morales de l'enfant (entre 6 et 16 ans) en favorisant son autonomie, c'est inacceptable et impardonnable. Et cela entache qu'on le veuille ou non cette œuvre pédagogique unique et exceptionnelle. Les anarchistes n'étant pas des idolâtres, il fallait que ces faits soient connus (Archives anarchistes envisage de publier prochainement les éléments d'une autre affaire d'attentat à la pudeur à laquelle il fut mêlé en 1921).

 

Biblio anar. Le Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA) de Marseille vient de publier la 31e édition (2020) de sa bibliographie anarchiste annuelle réalisée par Maryvonne Nicola et Felip Equy (32 p., précédents numéros), véritable baromètre de l'édition libertaire francophone. « En 2020, les parutions ont été bien moins nombreuses : 379 livres ont été recensés (291 essais et documents, et 88 fictions). Le nombre de titres est inférieur à celui de 2019 (454 livres). » C'est dû à la pandémie du covid 19, « les librairies ayant dû fermer pendant trois mois, les éditeurs ont pensé qu'il était plus sage de reporter une partie de leurs parutions en 2021 ». « Les auteurs anarchistes s'intéressent à l'actualité et à une grande variété de sujets » ; dans le domaine historique, ce sont toujours les révolutions espagnole (13 titres) et russe (5) qui dominent. « Quelques titres de vulgarisation sont parus (Guillaume Davranche, Edouard Jourdain, Alexander Berkman). » L'étude donne aussi le palmarès des auteurs libertaires classiques, des penseurs contemporains et des artistes (peu de livres cette année du fait de l'absence d'exposition). Concernant les éditeurs anarchistes, Libertalia a le plus produit (19 titres, mais tous ne sont pas spécifiquement libertaires), devançant ainsi L'Echappée et l'Atelier de création libertaire (14 titres chacun). Viennent ensuite Divergences (10), Les Editions libertaires (9), Le Monde à l'envers et Tumult (6 chacun), Nada, Niet! et Paraules (5 chacun)… Cette bibliographie est disponible au prix de 6 euros, chèques à l'ordre du CIRA, à envoyer à : CIRA, c/o Nicola Equy, 15, rue Roger-Salengro, 13250 Saint-Chamas.

 

Retour
en haut

 fleche haut
 fleche bas