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DERNIÈRE MISE Á JOUR : 6 OCTOBRE

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PARUTIONS

BELLEGARRIGUE Anselme
Manifeste de l'anarchie (rééd.), suivi de « Au fait, au fait !! Interprétation de l'idée de démocratie », Lux, Montréal (Québec, Canada), 128 p., 10 euros (septembre) infos

BERGER Gonzalo, BALLÒ Tania
Les Combattantes [« L'histoire oubliée des miliciennes antifascistes dans la guerre d'Espagne »], Syllepse, coll. Utopie critique, Paris, 300 p., 25 euros (septembre) infos

LA BRÊCHE
Un peu de bon sens, que diable ! [« Notes sur l'enfermement sensoriel »], Niet!éditions, Le Mas-d'Azil (09), 272 p., 7 euros (septembre) infos

CÉRÉZUELLE Daniel
Nature et liberté [Introduction à la pensée de Bernard Charbonneau »], L'Echappée, Paris, 208 p., 11 euros (septembre) infos

CHUANG
Contagion sociale [« Guerre de classe et pandémie en Chine »], Niet!éditions, Le Mas-d'Azil (09), 320 p., 9 euros (septembre) infos

COLLECTIF
Anarchie et cause animale, tome I : « Textes fondateurs » (rééd.), introd. de Philippe Pelletier, 155 p. ; tome II : « Actualité de la problématique » (rééd. augm.), 223 p., Editions du Monde libertaire, Paris, 9 euros chaque (septembre) infos
Le Chant du cygne [« Saborder la société industrielle et défier le sort qu'elle nous réserve »], Editions Tumult, Bruxelles (Belgique), 304 p., 12 euros (septembre) infos
La Démocratie sous les bombes [« Syrie - Le Rojava entre idéalisation et répression »], sous la dir. de Pierre Crétois et Edouard Jourdain, Le Bord de l'eau, coll. Documents, Lormont (33), 192 p., 18 euros (septembre) infos
En lutte ! Carnet de chants (textes d'Etienne Augris, Julien Blottière, Jean-Christophe Diedrich et Véronique Servat), Editions du détour, Bordeaux (33), 224 p., 18,90 euros (octobre) infos
Féminicides [« Une histoire mondiale »], sous la dir. de Christelle Taraud, La Découverte, coll. Sciences humaines, Paris, 928 p., 39 euros (septembre) infos
Guide du Marseille colonial,
Syllepse - La Courte Echelle.editions transit, coll. Arguments et mouvements, Paris-Marseille, 228 p., 10 euros (septembre) infos

DUPUIS-DÉRI Francis
Panique à l'Université [« Rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires »], Lux éditeur, coll. Lettres libres, Montréal (Québec, Canada), 328 p., 20 euros (septembre) infos

FROIDEVAUX Michel
Les Avatars de l'anarchisme [« La révolution et la guerre civile en Catalogne (1936-1939) vues au travers de la presse anarchiste »], Atelier de création libertaire, Lyon, 752 p. (+ 16 p. de cahier photos couleurs), 26 euros (septembre) infos

GOMEZ-MULLER Alfredo
Communalisme andin et bon gouvernement [« La mémoire utopique de l'Inca Garcilaso »], Libertalia, Hors collection, 352 p., 18 euros (septembre) infos

JACOBS Joe
Nouvelles du ghetto [« Combattre le fascisme à Londres (1925-1939) »], Syllepse, coll. Des paroles en actes, Paris, 450 p., 20 euros (septembre) infos

KEMPF Raphaël
Violences judiciaires [« La justice et la répression de l'action politique »], La Découverte, coll. Petits cahiers libres, Paris, 224 p., 15 euros (septembre) infos

KOECHLIN Aurore
La Norme gynécologique [« Ce que la médecine fait au corps des femmes »], Editions Amsterdam, Paris, 320 p., 20 euros (septembre) infos

LEBERT François
Lignes de front, Editions Prolit's, préf. de Jean-Pierre Levaray, Franconville-la-Garenne (95), 192 p., 20 euros (septembre) infos

MIESSEROFF Lola
Davaï ! [« Une lignée d'insoumises russes, juives et apatrides »], Libertalia, coll. Poche, Montreuil (93), 160 p., 10 euros (septembre) infos

MINCZELES Henri
Histoire générale du Bund [« Un mouvement révolutionnaire juif »], préf. de Constance Pâris de Bollardière, L'Echappée, Paris, 476 p., 22 euros (septembre) infos

MOLLIER Jean-Yves
Brève histoire de la concentration dans le monde du livre, Libertalia, coll. Poche, Montreuil (93), 176 p., 10 euros (septembre) infos

ROCHER Paul
Que fait la police ? [« Et comment s'en passer »], La Fabrique, Paris, 256 p., 14 euros (septembre) infos

UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX
Parcours de Juifs antisionistes en France, Syllepse, coll. Des paroles en actes, Paris, 120 p., 10 euros (septembre) infos

WU MING 1
Q comme qomplot [« Comment les fantasmes de complot défendent le système »], trad. de l'italien par Anne Echenoz et Serge Quadruppani, Lux éditeur, Hors collection, Montréal (Québec, Canada), 576 p., 29 euros (septembre), infos

Livraison tardive

PARONUZZI Frédéric, DJINDA Vincent
De sel et de sang (BD), Les Arènes BD, Paris, 144 p., 22 euros (mai) infos

PELLETIER Madeleine
L'Emancipation sexuelle de la femme (rééd.), préf. et annoté par Justine Rabat et Manuel Esposito, La Variation, coll. (dis)continuité(s), Paris, 168 p., 12 euros (juin) infos
Les Femmes peuvent-elles avoir du génie (rééd) [contient aussi « L'Education féministe des filles », « Le Droit à l'avortement », « Le Droit au travail pour la femme »], L'Esprit du temps, coll. Textes essentiels, Bordeaux, 128 p., 15 euros (juillet) infos

RICHARD Jean-Claude
Les consommateurs ouvrent leurs épicerie [« Epi, épicerie associative, supermarché coopératif, coopérative alimentaire autogérée : quel modèle ouvrir dans votre ville ou village ? »], Les Editions libertaires, Saint-Georges-d'Oléron, 150 p., 13 euros (juin) infos

 

EN TÉLÉCHARGEMENT

ANONYME
Tutoriel Tails (mise à jour en septembre 2022), s. éd. (contact : souslaplage[at]riseup.net), s.l., 2022, 40 p., à télécharger

COLLECTIF
Les Ailes de Makhno [« Histoire de la "force aérienne" de la Makhnovtchina »], Editions CNT-AIT, s.l., 24 p., à télécharger
Un Individualiste a-t-il le droit de se suicider ? [recueil de textes parus dans « l'en dehors », août-novembre 1925), s. éd., s.l., s.d., 30 p., à télécharger

EITEL Florian
Le Vallon horloger et ses anarchistes [« Une micro-histoire de Saint-Imier et Sonvilier aux débuts de la mondialisation »], trad. de l'allemand et adapté par Marianne Enckell et l'auteur, avant-propos de Julien Steiner, Revue Intervalles, Nidau (Suisse), 139 p., à télécharger

VANINA
Sortons des marais réformistes !, Organisation communiste libertaire (OCL), s.l., 2022, 36 p., à télécharger

 

REVUES

Derniers numéros parus

Alternative libertaire, « mensuel de l'Union communiste libertaire (UCL) » : n° 331, octobre, 20 p., 3 euros, site Internet - sommaire

L'Anjou libertaire, « bulletin mensuel du groupe du Maine-et-Loire de l'Union communiste libertaire » : n° 17, septembre, 4 p., site Internet - à télécharger

Avis de tempête, « bulletin anarchiste pour la guerre sociale » : n° 55-56, 15 août, 12 p., site Internet - à télécharger

Casse-Rôles, « journal féministe et libertaire » : n° 21 (dossier : « Ouvrières »), août-octobre, 52 p., prix libre, site Internet - à télécharger

Combat syndicaliste, « mensuel de la Confédération nationale du travail » : n° 474, octobre, 24 p., 2 euros,
site Internet - sommaire

Courant alternatif, « mensuel anarchiste-communiste » de l'Organisation communiste libertaire (OCL) : n° 323, octobre, 36 p., 5 euros, site Internet - sommaire

CQFD, « mensuel de critique et d'expérimentation sociales » : n° 212, septembre, 32 p., 4 euros, sommaire - abonnement

Echo syndical, « publication des syndicats CNT de la région parisienne » : n° 4, septembre, 12 p., prix libre, sommaire

Fragments, « revue de littérature prolétarienne », n° 5, automne, 114 p., 9,5 euros (+ 3 euros de frais de port), sommaire - abonnement

Guerre à la guerre [« Perspectives anarchistes et internationalistes »], n° 2, septembre, 42 p., courriel : lapaixlaguerre@riseup.net

Intervalles, « revue culturelle du Jura bernois et de Berne » : n° 123 (« Le vallon horloger et ses anarchistes »), ?? p., 40 francs suisses, site Internet - téléchargement, voir ci-dessus

Le Libertaire, « revue de synthèse anarchiste » : n° 140, septembre, 17 p., site Internet - à télécharger

Médiacritiques, « revue trimestrielle d'Acrimed » : n° 44 (« Concentration et financiarisation des médias »), oct.-déc., 42 p., 4 euros, présentation - abonnement

Le Monde libertaire, « le mensuel sans Dieu ni maître de la Fédération anarchiste » : n° 1842, septembre, 56 p., 4 euros, site Internet - abonnement

Résistons ensemble, « contre les violences policières et sécuritaires » : n° 206, 4 octobre, 4 p., site Internet - à télécharger

Revue française d'histoire des idées politiques : n° 55 (« Guy Debord et la politique »), 200 p., 22,99 euros (version électronique), infos

Soleil noir, « bulletin apériodique anarchiste » : n° 4, juin, 48 p., prix libre, à télécharger

 

AUDIO-VIDÉO

Les Pétroleuses. Dans le but d'attiser la haine contre elles, salir leurs luttes et les punir d'avoir participer aux combats armés de la Commune de Paris (ou tout simplement à celle-ci), le pouvoir versaillais et ses supplétifs les ont taxé de « pétroleuses ». Elles auraient allumé avec du pétrole des incendies dans la capitale durant la « semaine sanglante ». Les historiens n'ont jamais découvert la trace de tels actes commis volontairement par une femme et aucune femme n'a été poursuivie pour un tel motif. Edith Thomas en avait fait en 1963 le sujet d'un de ses livres (réédité en 2019 chez L'Amourier). Aux éditions Elyzad, Xavière Gauthier a récemment publié On les appelait « pétroleuses », pour les faire découvrir. Car, si l'on connaît Louise Michel, qui se souvient de Nathalie Lemel, Paule Minck, André Leo, Elizabeth Dmitrieff… Elle s'en expliquait au début de l'année sur les ondes de Radio-Libertaire, à l'émission « Femmes libres ». A écouter.

Makhnovtchina. Pour les camarades qui luttent en Ukraine, Norman Nawrocki (bibliographie) et sa sœur ont enregistré une nouvelle interprétation de La Makhnovtchina : « Nous offrons cette chanson en solidarité avec les travailleurs et les pauvres d'Ukraine et du monde entier qui veulent la paix et le pain et plus de guerres sanglantes pour savoir qui les gouvernera. Nestor Makhno (1888-1934) était un paysan anarchiste du sud-est de l'Ukraine qui s'est battu pour une société "sans maîtres ni esclaves, sans riches ni pauvres" ». A voir aussi sur Facebook.

 

Question de lucidité. Fin août, l'émission « Avec philosophie » sur France Culture s'est posé une question à laquelle beaucoup d'entre nous ont répondu par l'affirmative : « L'anarchisme est-il la pensée la plus lucide sur le pouvoir ? ». Mais, avec deux philosophes au micro, c'est encore mieux ! Catherine Malabou, autrice d'Au Voleur ! Anarchisme et philosophie (PUF), et Jean-Christophe Angaut, spécialiste de Bakounine (voir son blog) ont traité le sujet : podcast à écouter (58 min).

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Bagnolet (93), 6 octobre. Discussion avec Paul Rocher, autour de son ouvrage Que fait la police ? Et comment s'en passer (La Fabrique), à 19 heures, à la librairie De beaux lendemains, 8, allée Rosa-Parks. Facebook.

Limoges (87), 6 octobre. Dans le cadre de la campagne de refus du service national universel (SNU), le Collectif limousin « Non au SNU » projette un film de Bernard Baissat sur ce sujet à 20 heures, à l'Espace associatif Gilbert-Roth (EAGR), 64, avenue de la Révolution. Entrée libre. Infos.

Marseille (13), 6 octobre. Soirée autour du n° 15 de la revue Z, « Montagne limousine, forêts désenchantées », en présence de plusieurs membre du collectif de la revue, à 19 heures, à la librairie Transit, 51, bd de la Libération, Marseille 1er. Infos.

Montreuil (93), 6 octobre. A 19 h 30, Vincent Berthelier présentera son essai Le Style réactionnaire. De Maurras à Houellebecq (Amsterdam) à la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux). Site Internet.

Paris, 6 octobre. Rencontre-débat à propos de Fem (Hystériques & AssociéEs, site Internet) de Joan Nestle, présenté par Noémie Grunenwald et Christine Lemoine, ses traductrices. A 19 heures, à la librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e. Infos.

Besançon (25), 7 octobre. Projection du film documentaire Un pays qui se tient sage (2020, 86 min) de David Dufresne, à 20 h 30, à la librairie L'Autodidacte, 5, rue Marulaz. Organisé par le groupe Proudhon (FA). Infos.

Caen (14), 7 octobre. Dernière soirée avant la fermeture de La Pétroleuse le 24 octobre après cinq ans d'aventure. Prises de parole, discussion autour des lieux autonomes, concert (avec Projet 86, Les Sales Majestés, Djset…). Entrée à prix libre. A partir de 19 heures, au 163, cours Caffarelli, Mondeville. Site Internet.

Montpellier (34), 7 octobre. Soirée « Ni Dieu ni maître », avec la projection au cinéma Diagonal, à 18 heures, de l'épisode « Les Réseaux de la colère (1965-2011) » du film de Tancrède Ramonet, suivie d'un débat en présence du réalisateur. Puis rendez-vous à 20 h 30 à la Tendresse, 80, impasse Flouch, pour une « régalade du Barricade » (repas à prix libre). Et, à 21 h 30, concert sur place d'Achab, le groupe de Tancrède Ramonet. Facebook.

Paris, 7 octobre. A 19 heures, présentation-lecture (poèmes et dessins) de Chevauchée de la nouvelle ère (Editinter), de Marie-Claire Calmus, à la librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Filles-du-Calvaire ou Oberkampf). Infos.

Paris, 7 octobre. « L'anarchie pour les nuls », réunion-débat pour en savoir plus sur les idées et les propositions libertaires aujourd'hui, à partir de 19 h 30, à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e (M° Blanche). Infos.

Lyon (69), 8 octobre. Présentation illustrée du livre de Mathieu Léonard, L'Ivresse des communards. Prophylaxie antialcoolique et discours de classe (1871-1914) (Lux éditeur), à 15 heures, à la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Facebook.

Toulouse (31), 8 octobre. Le CRAS et le Théâtre national de Bourougnan présentent Daniel Villanova dans Bourougnan speaks Molière (bande-annonce) au Hangar de la Cépière, 8, rue de Bagnolet (M° Arènes). A 19 heures, accueil et auberge espagnole ; à 20 heures, spectacle (participation au chapeau pour les comédiens). Infos.

Paris, 9 octobre. Le groupe Salvador-Seguí (FA) organise à 16 heures une présentation du livre de Sylvain Boulouque, Le Peuple du drapeau noir. Une histoire des anarchistes (Atlande) à la librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République). Infos.

Toulouse (31), 9 octobre. « Soirée contre l'élevage industriel » : projection du documentaire Sacrifice paysan (2022, 56 min), de Gabrielle Culand, suivie d'une discussion avec Yannick Ogor, maraîcher et éleveur, auteur du livre Le Paysan impossible. Récits de luttes (Editions du Bout de la ville). Au CRAS, 39, rue Gamelin (M° Fontaine-Lestang) ; à 18 heures, accueil et auberge espagnole, et, à 18 h 30, projection. Infos.

Belfort (90), 10 octobre. « L'anarchisme : une utopie dangereuse ou la seule vraie démocratie ? », conférence proposée par Idee université populaire, animée par Laurent Desplancques, professeur d'histoire et philosophe. De 18 h 30 à 20 heures, à l'Idee UP Ecole Aubert, 25, rue de la Première-Armée. Tarif : 5 euros, gratuit pour les adhérents. Site Internet.

Paris, 10 octobre. Ana-Luana Stoicea-Deram et Marie-Josèphe Devillers présenteront Ventres à louer (L'Echappée), à partir de 19 heures, à la Cité audacieuse, 9, rue de Vaugirard, Paris 6e. Site Internet.

Saint-Denis (93), 10 octobre. Le groupe local de l'Union communiste libertaire (UCL) organise une réunion débat sur « les enjeux de la syndicalisation des secteurs féminisés », à 19 h 30, à La Table gourmande, 32, rue de la Boulangerie. Infos.

 

FOIRES AUX LIVRES, EXPOSITIONS,
COLLOQUES, RENCONTRES

Journée autogestion du LAP. Un colloque sur l'autogestion comme mode d'organisation sociale, égalitaire et libertaire aura lieu le 15 octobre au Lycée autogéré de Paris (LAP), 393, rue de Vaugirard, Paris 15e. Cette journée à l'initiative du groupe Commune de Paris de la Fédération anarchiste, du LAP et des CNT « visera à remettre en perspective les capacités d'auto-organisation des populations tant d'un point de vue historique que comme mode de fonctionnement collectif pour le futur ». Accueil à 9 h 30 ; prises de parole de 10 à 17 heures (avec pauses) ; deux ateliers de 17 à 18 heures ; projection à 18 heures de Puisqu'on vous dit que c'est possible ! (1973, 47 min), documentaire de Chris Marker sur LIP ; concert Houlenn Tann et Dubamix de 20 h 30 à 22 h 30. Restauration assurée par les équipes du LAP. Entrée libre. Programme détaillé.

Fête du livre à Paris. Les éditions Noir et Rouge mettront en vente à prix d'occasion des milliers de livres neufs et d’occasion (BD, romans, essais, livres d’art, d’histoire et de politique), parfois rares, épuisés et introuvable, les 15 et 16 octobre. Samedi, de 10 à 18 heures, et dimanche, de 11 à 16 heures. EDMP, 8, impasse Crozatier, Paris 12e (M° Faidherbe-Chaligny).

Salon du livre libertaire de Cluny. Le groupe libertaire de Saône-et-Loire et les syndicats CNT 71 organisent dimanche 16 octobre, de 10 à 18 heures, la 14e édition du Salon du livre libertaire de Cluny. Le thème choisi pour cette rencontre est « Contrôle social, le nouveau visage du totalitarisme ». Outre les stands de livres, il y aura une restauration à prix libre, une buvette, des débats (dès le samedi soir, précisions à venir) et un apéritif festif. Adresse : Espace des Griottons, 71250 Cluny. Courriel : salondulivrelibertaire71(at)riseup.net

Perspectives anarchisantes. Un colloque universitaire international sur « Perspectives anarchisantes dans les arts et sciences sociales : questions et débats sur l'imaginaire de "l'ingouvernabilité" » (infos) aura lieu les 20 et 21 octobre dans l'amphithéâtre de la médiathèque du patrimoine et de l'architecture de Charenton-le-Pont, 11, rue du Séminaire-de-Conflans, Charenton-le-Pont (94). Il sera divisé en plusieurs thèmes, chaque intervention étant suivie d'une discussion  : « Territoires, espaces et pratiques de l'anarchisme », « Récits et images : un imaginaire anarchiste ? », « Anarchisme et théorie, théories anarchistes », « Insurrections et révoltes anarchistes ». Programme complet.

40 bougies. Le Lycée expérimental de Saint-Nazaire fête les 11 et 12 novembre ses quarante ans d'existence sous le signe de l'autogestion. Vendredi, ouverture à 14 heures, rencontre entre structures et lieux autogestionnaires ; 18 heures, pièce de théâtre ; 19 heures, concert. Samedi, à partir de 10 heures : tables rondes et ateliers participatifs, restauration, projection de film et, à 18 h 30, soirée festive et concert. Rendez-vous au 17, boulevard René-Coty à Saint-Nazaire. Programme complet.

« Vive la Commune ! ». Jusqu'au 20 novembre se tiendra au Mundaneum, 76, rue de Nimy, à Mons (Belgique), une exposition de « photographies dessinées » (infos) conçue spécialement à l'occasion des 150 ans de la Commune de Paris par le Collectif Krasnyi. A partir de photographies de Karim Brikci-Nigassa, les dessinateurs Manu Scordia et Thibaut Dramaix « interprètent des lieux qui ont été importants dans l'histoire de la Commune à Paris. Ils tentent d'y reconstituer au mieux les événements historiques. Appuyée par des explications sociales, politiques et historiques rédigées par Sixtine d'Ydewalle et des documents d'archives du Mundaneum, cette collaboration a pour objectif de vous plonger dans l'ambiance du Paris communard et de vous faire découvrir ou redécouvrir un épisode important de l'histoire ouvrière et sociale ». Tarifs : 7, 5 ou 2 euros, gratuit le 1er dimanche du mois. Plateforme de réservation.

Michel Ragon. Une exposition intitulée « Michel Ragon, un autodidacte toujours sur la brèche » se tient jusqu'au 30 décembre au Musée de l'histoire vivante, parc Montreau, 31, bd Théophile-Sueur, Montreuil (93). « Michel Ragon (1924-2020) arrive à Paris en 1945 et y résidera jusqu’à sa mort en 2020. A son arrivée, il vit dans un hôtel de charbonniers du XXe arrondissement et alterne toutes sortes de boulots alimentaires qu’il décrira dans Drôles de métiers. Il devient alors bouquiniste sur les quais de Seine jusqu’en 1964. Féru de littérature prolétarienne mais aussi d’urbanisme et d’architecture, Michel Ragon a écrit de nombreux ouvrages, romans, ou études. » Grâce au prêt d’œuvres de Françoise Ragon, sa compagne, et sous la direction de Sarah Al-Matary et Véronique Fau-Vincenti, l'exposition retrace en images le parcours de vie de celui qui fut « un homme libre et un anarchiste » (lire « Adieu compagnon »).

 

DIVERS

Quelques Marseillaises. Tout le monde ou presque connaît « La Marseillaise » (Wikipédia), chant patriotique composé par Rouget de Lisle en 1792. A l’origine, c’est un « chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l’invasion étrangère ». Oui, mais devenu hymne national, deux cent trente ans plus tard, il ne reste plus que le chant guerrier, nationaliste, belliqueux… Heureusement il existe bien d’autres « Marseillaises » : pacifiste, revendicative, sociale, égalitaire, anticléricale, satirique, antiraciste, anticolonialiste…

Pour répondre à une… « Marseillaise de l’Allemagne » du poète allemand Becker, quelque peu combattive : « Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, quoiqu’ils le demandent dans leurs cris comme des corbeaux avides. (…) Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, jusqu’à ce que les ossements du dernier homme soient ensevelis dans ses vagues. » (voir texte), Alphonse de Lamartine signe en 1841 une « Marseillaise de la paix » :
« L’amour s’arrête-t-il où s’arrêtent vos pas ?
Déchirez ces drapeaux ; une autre voix vous crie :
“L’égoïsme et la haine ont seuls une patrie ;
La fraternité n’en a pas !”
Roule libre et royal entre nous tous, ô fleuve !
Et ne t’informe pas, dans ton cours fécondant,
Si ceux que ton flot porte ou que ton urne abreuve
Regardent sur tes bords l’aurore ou l’occident. »

Une autre « Marseillaise de la paix », écrite par le pasteur libéral Martin Paschoud (1802-1873) et publié pour la première fois en 1878 (Gallica), est à signaler :
« Allons, enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé,
De la Paix, de la Paix chérie,
L’étendard brillant est levé ! (bis)
Entendez-vous vers nos frontières,
Tous les peuples ouvrant leurs bras,
Crier à nos braves soldats :
Soyons unis, nous sommes frères !
Plus d’armes, citoyens, rompez vos bataillons !
Chantez,
Chantons !
Et que la Paix féconde nos sillons ! »

Ce texte, repris dans l’Almanach de la Paix de 1892 (version numérisée), a inspiré le pédagogue libertaire Paul Robin (1837-1912, biographie) et ses élèves de Cempuis pour livrer la leur :
« De l’universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n’est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères.
Refrain
Plus d’armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !
Chantez, chantons,
Et que la paix
Féconde nos sillons ! »
Cette version est sans doute plus structurée et plus percutante. Le groupe Chanson plus bifluoré l’a enregistrée (écoute)

Charles Keller (1843-1913, biographie), membre de la Fédération jurassienne et communard, écrit au cours de l’année 1870 un poème qui, mit en musique par James Guillaume (1844-1916, biographie), sous le pseudonyme de Jacques Glady, allait devenir très populaire parmi les membres de l’Association internationale des travailleurs (AIT). La chanson fut publiée dans l’Almanach du peuple pour 1874 sous le titre « Le Droit du travailleur ». Mais on la retrouve sous différents noms : « L’Alsacienne », « La Jurassienne » (en Suisse), « La Marseillaise des travailleurs » (en France) :
« Nègre de l’usine,
Forçat de la mine,
Ilote du champ,
Lève-toi peuple puissant ;
Ouvrier, prends la machine !
Prends la terre, paysan !
Ouvrier, prends la machine !
Prends la terre, paysan ! »

Fabrice Lançon nous en livre une interprétation.

En 1865, Louise Michel (1830-1905, biographie) a commis, pour sa part, une « Marseillaise noire » plus empreinte de républicanisme que d’anarchisme (1). Poème de jeunesse, assez peu inspiré à notre goût :
« La nuit est courte et fugitive,
En avant, tenons-nous la main
Garde à toi, citoyen, qui vive
Républicain, républicain.
Entendez-vous les cris d’alarme ?
Ecoutez gémir le tocsin,
Lève-toi peuple, aux armes, aux armes,
Passons, passons les mers, passons les noirs vallons,
Passons, passons,
Passons ; que les blés mûrs tombent dans les sillons. »
Beaucoup plus intéressante, cette « Marseillaise noire » écrite peu après la guerre de Sécession par Camille Naudin, un poète noir de La Nouvelle-Orléans d’origine française, et qui fut publiée le 17 juin 1867 dans La Tribune de La Nouvelle Orléans. Malgré ses appels à Jésus, ce chant dépasse la revendication humanitaire en prônant le combat social (« Debout ! L’heure est venue, à chaque travailleur / Le pain, le pain qu’il a gagné, qu’importe sa couleur »), l’égalité et la solidarité entre personnes opprimées : « Allons ! malgré votre race, / Hommes de couleur, unissez-vous, / Car le soleil luit pour tous. » Une adaptation, expurgée de ces accents chrétiens, a été enregistrée par Edgard Ravahatra.


Tout cela nous amène à l’impérialisme français et à cet hymne national qui est depuis longtemps en totale opposition avec son message initiale de liberté et de refus de la mainmise étrangère. « La Marseillaise des requins » due à la plume du poète libertaire Gaston Couté (1880-1911, biographie), peu de temps avant sa mort, n’a pas pris une ride. Elle dénonce le rôle de l’armée au service de la classe possédante et l’intérêt des guerres pour l’enrichissement de quelques-uns. Sans oublier les conquêtes coloniales :
« Allez ! guerriers pleins de courage,
Petits fils de la liberté,
Allez réduire en esclavage
De pauvr’s Arbis épouvantés !
(bis)
Dans leurs douars, que le canon tonne
Plus fort que le tonnerr’ d’Allah :
Nous align’rons pendant c’temps-là,
Des chiffres en longues colonnes ! » (Ecoute.)

La verve anticléricale s’est exprimée au moins avec trois « hymnes ». Le plus ancien, « La Marseillaise anticléricale », a été écrit par Léo Taxil (1854-1907, biographie) en 1881. Son auteur, anticlérical puis antimaçon, sent le soufre : mystificateur, pas très honnête, quelque peu délateur… il défend dans ce texte la position radical-socialiste qui appelle à voter pour le Parti radical afin de combattre le cléricalisme :
« Allons ! Fils de la République,
Le jour du vote est arrivé !
Contre nous de la noire clique
L’oriflamme ignoble est levée. (bis)
Entendez-vous tous ces infâmes
Croasser leurs stupides chants ?
Ils voudraient encore, les brigands,
Salir nos enfants et nos femmes !
Refrain
Aux urnes, citoyens, contre les cléricaux !
Votons, votons et que nos voix
Dispersent les corbeaux ! »
Chantée par Marc Ogeret.

Quelques années plus tard, nous trouvons une « Marseillaise des libres penseurs » (1888) dont on ne connaîtrait pas l'auteur. Si l'on se réfère au Bulletin mensuel de la Libre Pensée de septembre 1890, il s'agirait d'un certain Louis Ragot, âgé alors de 70 ans et résidant à Nevers (Nièvres). Le texte présenté ici est extrait de l'ouvrage Marseillaise, Marseillaises publié par la Ligue des droits de l'Homme aux éditions Le Cherche Midi. Est-il complet, nous en doutons un peu (2). Quoi qu'il en soit, il illustre bien la lutte à laquelle se livraient cléricaux et libres penseurs :
« Soldats de la Libre pensée,
Debout à son salut veillons :
Contre nous, l’Eglise insensée
Lève encore ses noirs bataillons ! (bis)
Entendez-vous leurs voix étranges ?
Leurs anathèmes furieux ?
Et leurs défis audacieux,
A nos généreuses phalanges ?
Allons, libres penseurs, à l’œuvre ! Travaillons !
Luttons ! (bis) contre l’infâme et ses noirs bataillons ! »

« La Marseillaise des calotins », signé Panurge, a été publiée dans le premier numéro des Corbeaux (Gallica) en avril 1905, peu de temps avant la promulgation de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (décembre 1905). Elle met en scène de façon facétieuse un responsable clérical qui se lamente :
« Allons, Enfants de nos calottes,
Nos derniers jours sont arrivés.
L’appui d’ la Ligu’ des Patriotes
N’y peut rien : nous sommes coulés ! (bis)
Oui, jusqu’au fond de nos villages,
Où tout le monde au temps jadis
Nous étaient humblement soumis,
Nous perdons des tas de suffrages !
Mettons-nous à genoux, faisons des oraisons !
Prions, prions avec ardeur tous les saints, nos patrons ! »

Bien d'autres variantes de « La Marseillaise » (y compris celles de la réaction) ont été créées, nous n'en citerons que quelques-unes pour conclure :
– « La Marseillaise des cotillons » (texte), hymne féministe de Louise de Chaumont publié en 1848 dans La République des femmes, organe des Vésuviennes, jeunes femmes suivant la tradition saint-simonienne d'émancipation féminine ;
– « La Marseillaise de la Commune » (1872), due à Mme Jules Faure, née de Castellane (écoute) ;
« La Nouvelle Marseillaise des mineurs », texte de protestation contre l'exploitation des mineurs écrit par le mineur Séraphin Cordier ;
– la version reggae de Serge Gainsbourg (1979), sous le titre de « Aux armes et cætera » (écoute) ;
– la version de Graeme Allwright (écoute), une belle réécriture de l'hymne national pour mettre en avant la paix et la liberté.

P.B.

(1) Elle ne se déclara anarchiste qu’au retour du bagne vers 1880. Au cours de ces premières années de régime républicain, certains soupireront déjà : « Ah ! que la République était belle sous l’Empire ».
(2) Nous avons été surpris de constater que, dans cet ouvrage, des versions tronquées étaient présentées sans indication de coupe. Il manque par exemple quatre strophes à « La Marseillaise des travailleurs » et les strophes 2, 3 et 5 de « La Marseillaise des requins » de Gaston Couté.

Sites à recommander :
Chansons contre la guerre (en anglais, italien, français) qui contient de nombreux textes antimilitaristes dans différentes langues avec souvent leur traduction. En activité depuis 2003, c’est sans doute celui qui est le plus riche.
Chants de lutte et révolution : « Les chansons présentées sur ce site sont replacées dans leur contexte historique et social. La plupart ont, à des degrés divers, participé ou accompagné les luttes historiques d’une classe sociale qui souffre, qui lutte… et qui le chante. D’autres apportent un éclairage contre le système inhumain que supporte l’humanité depuis trop longtemps. »


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