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DERNIÈRE MISE Á JOUR : 24 JANVIER

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PARUTIONS

BERNARDO João
L'Autre Face du racisme [« Suivi de plusieurs textes de Passa Palavra sur les mouvements afro-brésiliens »], Editions Ni patrie ni frontières, s.l., ? p., 12 euros (décembre) infos
Ils ne savaient pas encore qu'ils étaient fascistes,
Editions Ni patrie ni frontières, s.l., 85 p., 8 euros (décembre) infos

BIBERFELD Laurence, CHAMBAT Grégory
Apprendre à désobéir (rééd. augm.), Libertalia, coll. N'Autre école, Montreuil, 288 p., 10 euros (décembre) infos

BOOKCHIN Murray
La Révolution à venir [« Assemblées populaires et promesse de démocratie directe »], préf. d'Ursula Le Guin, introd. de Debbie Bookchin et Blair Taylor, trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Benoît Gaillard et autres, Agone, coll. Contre-feux, Marseille, 336 p., 22 euros (janvier) infos

BORIES Frédéric
Georges Brassens, militant anarchiste, Le Mot et le reste, Marseille, 192 p., 17 euros (janvier) infos

BOSC Adrien
Colonne [à propos de « la philosophe Simone Weil (partie) rallier le front d'Aragon et les brigades internationales de la colonne Durutti (!) »], Stock, coll. La bleue, Paris, 120 p., 18,50 euros (janvier) infos - avertissement

BOUHAFS Taha
Ceux qui ne sont rien, La Découverte - Les Nouvelles Vagues, Hors Collection, Paris, 174 p., 15 euros (janvier) infos

CUETO Olivier, MÉNENGER Nadia
La Liberté ne se mendie pas [« "L'Envolée", 2001-2008 »], L'Insomniaque, Montreuil (93), 304 p. (40 illustrations dont 22 dessins de Thierry Guitard), 18 euros (janvier) infos

DUCRET Jean-Pierre
La Révolution russe en Ukraine [« L'histoire de N. Makhno »] (BD), Les Editions libertaires, Saint-Georges-d'Oléron, 203 p., 25 euros (décembre) infos

FAST Howard
La Passion de Sacco et Vanzetti (rééd.), Le Temps des cerises, Montreuil, 247 p., 18 euros (janvier) infos

JOLY Laurent
La Falsification de l'Histoire [« Eric Zemmour, l'extrême droite, Vichy et les juifs »], Grasset, Paris, 140 p., 10 euros (janvier) infos

JOSSOT Henri Gustave
Les Refroidis, L'Insomniaque, Montreuil (93), 24 p. (séries de 16 dessins, format : 24 x 32), 10 euros (janvier) infos

MALABOU Catherine
Au voleur ! [« Anarchisme et philosophie »], PUF, Hors collection, Paris, 408 p., 21 euros (janvier) infos

MAMÈRE Noël, FARBIAZ Patrick
Le Cas Zemmour [« Comment en est-on arrivé là ? », Les Petits Matins, coll. Essais, Paris, 160 p., 14 euros (janvier) infos

MANSOURI Hicham
Au cœur d'une prison marocaine [« Enquête sur le royaume de tous les trafics »], Libertalia, coll. Orient XXI, Montreuil (93), 216 p., 10 euros (janvier) infos

MARRY Yves, SOUILLOT Florent
La Guerre de l'attention. Comment ne pas la perdre, L'Echappée, coll. Pour en finir avec, Paris, 256 p., 18 euros (janvier) infos

PROLE.INFO
Un monde sans restaurants, Niet! Editions, s.l., 72 p., 8 euros (janvier) infos

SAND Shlomo
Une brève histoire mondiale de la gauche, trad. par Michel Bilis, La Découverte, coll. Cahiers libres, Paris, 307 p., 20 euros (janvier) infos

TRAIMOND Jean-Manuel
Comment fabriquer une religion, ACL, Lyon, 208 p., 10 euros (janvier) infos


Oublis inacceptables

ALBERTANI C., MEDINA F.
A quel moment le Mexique a-t-il été foutu ?, Editions Acratie, La Bussière (86), 80 p., 12 euros (octobre) infos

BIHR Alain
Face au Covid-19 : nos exigences, leurs incohérences, Syllepse, coll. Coup pour coup, Paris, 98 p., 5 euros (novembre) infos

FÜSCHTELKEIT Ludovic
Encyclopédie des méconnaissances, La Pigne, Saint-Dié (88), 176 p., 9 euros (novembre) infos

GÉRARD Valérie
Tracer des lignes : sur la mobilisation contre le pass sanitaire (eBook), Editions MF, coll. Inventions, Paris, 46 p., 1,99 euro (septembre) infos

 

EN TÉLÉCHARGEMENT

Archives en stock. Le site Fragments d'histoire de la gauche radicale, toujours aussi actif, a mis en ligne les numéros d'Anarchisme et non-violence (1965-1974). Les créateurs de cette revue avaient pour objectif d'essayer « de sortir la non-violence de sa gangue religieuse, de lui donner une dimension radicale en l'associant à ce qui nous paraissait être sa suite logique au niveau économique et social, à savoir l'anarchisme ». Seconde motivation : démontrer que « les méthodes non violentes paraissent être le moyen d'action le plus conforme aux théories anarchistes ; elles constituent une force qui permet d'éviter les conséquences autoritaires de la violence ». Héritier de cette revue, Anarchisme et non-violence maintient le cap. Le site Mondialisme.org à mis en accès libre les numéros de la revue Ni patrie ni frontières de 2002 à 2009. Son animateur n'est pas spécialement libertaire mais son ouverture d'esprit fait que de nombreux titres offrent un tour d'horizon de la pensée critique qui ne peut qu'enrichir les anarchistes. Thèmes abordés : « question juive », antisémitisme, religion et politique, terrorisme et violences politiques, positions théoriques sur les élections, inventaire de la confusion, l'identité nationale, guerre et pacifisme, etc. Pub perso : près de 500 brochures numérisées par Anarlivres sont présentes sur Calaméo et quelque 1500 PDF peuvent être téléchargés (soit directement, soit en lien sur un autre site). On y trouve, entre autres, les exemplaires d'Itinéraire. Une vie, une pensée (1987-2001) : n° 1 (Durruti), n° 2 (Sacco et Vanzetti), n° 3 (Kropotkine), n° 4 (Rudolf Rocker), n° 5/6 (Malatesta), n° 7 (Pierre-Joseph Proudhon), n° 8 (Emma Goldman), n° 9/10 (Ricardo Flores Magón), n° 11 (Eugène Varlin), n° 12 (Henry Poulaille), n° 13 (Voline), n° 14/15 (Elisée Reclus) et l'Agenda 2001.

ANONYME
En GAV je n'ai rien à déclarer [« Manuel BD de conseils en garde à vue »], Infokiosque fantôme, s.l., 2021, 20 p., à télécharger
Journal d'un papa libertaire,
Infokiosque partout, s.l., 2021, 36 p., à télécharger
Tout ce qui fume n'est pas feu [« Ce que le complotisme fait aux luttes »], s. éd., s.l., 2021, n.p. (28), à lire - à télécharger

BRUNO Lúcia
Qu'est-ce que l'autonomie ouvrière, Vosstanie, s.l., 2019, 114 p., à télécharger

COLLECTIF
Lucía Sánchez Saornil [« Lesbienne, féministe, anarchiste, poète », en français, italien et espagnol], Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA), Lausanne (Suisse), 2021, 38 p., à télécharger
Sans papiers [« S'organiser contre l'expulsion… Que faire en cas d'arrestation ? », mise à jour en octobre 2021], Infokiosque fantôme (partout), s.l., 124 p., à télécharger
Soulèvement en Colombie [« Première ligne d'un tsunami mondial ? »], CamaradeRévolution, Toulouse, 2021, 65 p., à télécharger
Un cas de démence sénile : M. Jean Grave [« et autres textes »], s. éd., s.l., s.d., 19 p., à télécharger

MLT, OLT
Marie-Louise Berneri (BD), Partage noir, Paris, 2021, 1 p., à télécharger
Jaroslav Hasek « la satire libertaire » (BD), Partage noir, Paris, 2022, 1 p., à télécharger

OLT
Praxedis G. Guerrero (BD), Partage noir, Paris, 1 p., à télécharger

RAIMO Christian
Jeunes, Italiens, fascistes et branchés [« Le renouveau d'une idéologie haineuse », paru dans « La Revue du crieur », 2018], trad. de l'italien par Alexandre Sánchez, Tarage, Toulouse, 2021, 24 p., à télécharger

SENNA Agathe
Petite histoire de l'anarchisme chinois [textes parus initialement sur Lundi-matin], Tarage, Toulouse, 2021, en quatre vol. :
1. « Qui étaient les anarchistes chinois ? », 16 p., à télécharger
2. « He-Yin Zhen : paroles d'une anarcho-féministe », 16 p., à télécharger
3. « La pensée politique de Ba Jin », 20 p., à télécharger
4. « Censures et réécritures historiques, le cas de Ba Jin », 20 p., à télécharger

 

REVUES

Derniers numéros parus

Alternative libertaire, « mensuel de l'Union communiste libertaire (UCL) » : n° 323, janvier, 20 p., 3 euros, site Internet - sommaire

Anarchosyndicalisme !, « journal de la CNT-AIT de Toulouse » : n° 174, nov.-déc., 20 p., 2 euros, site Internet - sommaire - à télécharger

L'Anjou libertaire, « bulletin mensuel du groupe du Maine-et-Loire de l'Union communiste libertaire », n° 13, décembre, 4 p., site Internet - à télécharger

Avis de tempête, « bulletin anarchiste pour la guerre sociale » : n° 49, 15 janvier, 12 p., site Internet - à télécharger

Brasero, « revue de contre-histoire » : n° 1, novembre (parution annuelle), 184 p., 22 euros, infos

Casse-Rôles, « journal féministe et libertaire » : n° 18 (dossier « La santé des femmes »), novembre-janvier, 48 p., prix libre, site Internet - à télécharger

La Caverne d'Ali Babel, « bulletin de correspondances anarchistes » : n° 1, apériodique, 94 p., 2 euros, exemplaire sur demande à alibabel(at)riseup.net, sommaire

Chroniques noir et rouge, « revue trimestrielle de critique bibliographique du mouvement libertaire » : n° 7, décembre, 68 p., 5 euros (abt. : 20 euros pour 4 numéros), site Internet - sommaire

Courant alternatif, « mensuel anarchiste-communiste » de l'Organisation communiste libertaire (OCL) : n° 316, janvier, 36 p., 3 euros, site Internet - sommaire

CQFD, « mensuel de critique et d'expérimentation sociales » : n° 205, janvier, 32 p., 5 euros, sommaire - abonnement

Creuse-Citron, « journal de la Creuse libertaire » : n° 70, novembre-janvier, 28 p., prix libre, à télécharger

Le Monde libertaire, « le mensuel sans Dieu ni maître de la Fédération anarchiste » : n° 1835, janvier, 56 p., 4 euros, site Internet - abonnement

Le Papillon noir, « CNT interpro Brest » : n° 3, s.d., 60 p., prix libre, à téléchager

Réfractions, « recherches et expressions anarchistes » : n° 47 (« La Faim et les moyens »), automne, 165 p., 15 euros, site Internet

 

 

AUDIO-RADIO

Causeries du CIRA. Le Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA) a mis en ligne sur Internet Archive l'enregistrement audio de nombre de ses causeries mensuelles. On y trouve aussi bien « Le rôle majeur du loup dans l'évolution humaine » (Pierre Jouventin) qu'« Un autre futur pour le Kurdistan » (Pierre Bance), en passant par « Gaston Couté, le dernier des poètes maudits » (Elisabeth Pillet) ou « L'anarchisme sous l'Occupation » (Michel Sahuc). Les sujets sont extrêmement variés, sur l'anarchisme bien sûr, mais aussi sur l'histoire, la littérature, l'écologie, l'éducation, la science, l'actualité… Renouant ainsi avec les causeries populaires du début du XXe siècle et les athénées espagnoles, et montrant le soucis constant des anarchistes pour la connaissance. Seul petit défaut (mais pouvait-on l'éviter ?), le titre de la causerie n'apparaît dans une cartouche en surimpression que lorsque le curseur passe dessus et ce n'est guère lisible.

« Aux ordres de l'anarchie ». L'émission « Les chemins de la philosophie » (France Culture), animée par Adèle Van Reeth, a produit début novembre une série en quatre épisodes sur l'anarchie. Le titre de cette série, « Aux ordres de l'anarchie », peut étonner ; il relève plus du vocabulaire militaire – « aux ordres », « à vos ordres » – que de la philosophie libertaire. Si l'anarchisme « est la plus haute expression de l'ordre » (Elisée Reclus) ou « l'ordre moins le pouvoir », comme précisé par Normand Baillargeon, l'anarchiste n'est pas « aux ordres » ! A part cette « maladresse », la série mérite l'écoute avec des invités qui connaissent leur sujet et des illustrations sonores riches et variées. Au sommaire : « Les philosophes sont-ils des anarchistes refoulés ? » (59 min) ; « Proudhon, “La propriété, c'est le vol” » (58 min) ; « Manuel à l'usage d'un·e anarchiste » (58 min) ; « Emma Goldman, “la femme la plus dangereuse de l'Amérique” » (58 min).

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Antony (92), 25 janvier. Fabrice Flipo présentera son livre La Numérisation du monde (L'Echappée) à la Médiathèque Anne-Fontaine, 20, rue Maurice-Labrousse. Infos.

Paris, 25 janvier. Yves Marry et Florent Souillot présenteront La Guerre de l'attention. Comment ne pas la perdre (L'Echappée), à partir de 19 h 30, au Merle moqueur, 51, rue de Bagnolet, Paris 20e. Site Internet.

Rennes (35), 25 janvier. Rencontre et discussion autour du livre Agir ici et maintenant. Penser l'écologie sociale de Murray Bookchin (Editions du Commun), de Floréal M. Romero, à 18 h 30, à la librairie L'Etabli des mots, 51, avenue des Pays-Bas. Facebook.

Toulouse, 25 janvier. A 19 heures, Christophe David sera à la librairie Terra Nova, 18, rue Léon-Gambetta, pour parler de La Catacombe de Molussie (L'Echappée) de Günther Anders. Site Internet.

Nantes (44), 27 janvier. Rencontre avec des autrices de Nous vous écrivons depuis la révolution. Récits de femmes internationalistes au Rojava (Syllepses). Organisée par l'Union communiste libertaire (UCL) et le Centre culturel kurde de Nantes. A 19 h 30, à la Manufacture des tabacs, 11, boulevard de Stalingrad.

Bagnolet (93), 28 janvier. Rencontre autour de Feu ! Abécédaire des féminismes présents (Libertalia), à 19 heures, à la librairie De beaux lendemains, 8, allée Rosa-Parks. Avec Fatima Ouassak, Fanny Taillandier, Elise Thiébaut, Rosa Moussaoui et Charlotte Dugrand. Facebook.

Malakoff (92), 28 janvier. Rencontre avec Farid El Yamni, autour du livre Wissam, vérité (Editions du Croquant) qui relate la mort de son frère, Wissam, après avoir été arrêté par la police et le combat judiciaire inégal engagé depuis près d'une décennie pour faire éclater la vérité. A 18 h 30, à la Bibliothèque associative de Malakoff (BAM), 14, impasse Carnot (M° Malakoff - Rue-Etienne-Dolet). Infos.

Vitry-sur-Seine (94), 28 janvier. A 19 heures, projection de Retour à Reims - Fragments (2021, 83 min), de Jean-Gabrielle Perriot, qui retrace une histoire du monde ouvrier en France des années 1950 à nos jours. Puis discussion sur les question(s) de classes. Auberge espagnole et infokiosque. A la Kunda, 46, rue Jules-Lagaisse. Infos.

Limoges, 29 janvier. Rencontre-débat avec Philippe Pommier sur « Les artistes et la Commune de Paris (1871) », à 16 heures, à l'Espace associatif Gilbert-Roth, 64, avenue de la Révolution. Entrée libre.

Marseille, 29 janvier. Renaud Garcia présentera Le Désert de la critique (en poche, L'Echappée), à partir de 14 heures, à la bibliothèque de l'Alcazar, 58, cour Belsunce, Marseille 1er. Organisé par l'Université populaire. Site Internet.

Marseille, 29 janvier. Causerie du Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA) : Frédéric Bories, auteur de Georges Brassens : militant anarchiste (Le Mot et le reste), tracera le portrait de Georges Brassens, militant anarchiste. A 17 heures, au CIRA, 50, rue Consolat, Marseille 1er. Site Internet.

Paris, 29 janvier. Présentation-débat, à 16 h 30, autour du n° 47 de la revue Réfractions « La faim et les moyens » à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Infos.

Paris, 30 janvier. A la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e, à partir de 16 heures, « CinéSeguí » : Un pays qui se tient sage (2021, 86 min), film documentaire de David Dufresne sur la répression des manifestations. Puis débat avec les participants. Organisé par le groupe Salvador Seguí (FA). Infos.

La Roche-sur-Yon (85), 30 janvier. Les Causeries populaires et le groupe Henri-Laborit de la Fédération anarchiste vous invitent à rencontrer une des autrices de Nous vous écrivons depuis la révolution. Récits de femmes internationalistes au Rojava (Syllepses). A 15 heures, Bourse du travail (local de Solidaires - 1er étage), 156, boulevard Louis-Blanc.

 

FOIRES AUX LIVRES, EXPOSITIONS,
COLLOQUES, RENCONTRES

Combas pour Brassens. L'exposition « Combas chante Sète et Georges Brassens » pourra être vue, du 19 janvier au 1er mai, à l'hôtel Goüin, 25, rue du Commerce, Tours (37), du mercredi au dimanche, de 14 à 18 heures. Entrée libre, selon les contraintes sanitaires en vigueur. « L'artiste peintre Robert Combas [site Internet], de renommée mondiale, réinterprète graphiquement le répertoire du poète chantant. Peinture impertinente et débordante, Robert Combas partage l'esprit libertaire de Brassens, son anarchisme revendiqué et son langage fleuri à travers une œuvre unique. » Laissons les derniers mots à l'artiste : « Moi, j'ai voulu faire comme ses mots de jeux, être irrespectueux un peu pour le faire vivre beaucoup et non pas le hisser sur un pied d'Estale d'où il se casserait la gueule et on s'apercevrait que ce n'était que du plâtre et que les pieds destaleurs étaient des tricheurs, comme ces bustes classiques qu'on trouve dans les magasins de souvenirs. (…) Je préférerais faire 100 portraits de lui en couleur avec les moustaches vertes ou orange s'il le faut, pour le rendre humain, pour lui redonner son rythme tranquille, inimitable. J'espère que je serai compris dans mon essai de compréhension de l'œuvre d'un champion de la chanson et d'un immense pourfendeur des cons. »

Les désastres de la guerre… Le peintre libertaire Joan Jordà ne verra pas son exposition « Les désastres de la guerre et les délices de la Terre » à Carcassonne car il nous a quittés le 27 novembre dernier, victime du Covid-19 (« Le dernier exil »). Né à San Feliu de Guixols (Catalogne, Espagne) en 1929, il connaît à 10 ans la Retirada, l'exil de milliers de républicains espagnols qui subiront les mitraillages de l'aviation franquiste, les privations, les camps français, le déracinement… La famille s'installera finalement à Toulouse et vivra bien d'autres péripéties. Autodidacte, il se lance dans l'aventure picturale dans les années 1950. « En somme, je cherche à faire une peinture tragique mais qui ne soit pas triste. (…) Prendre conscience "que todo es nada", sans pour cela en faire une arme de destruction, une force du mal, un laisser-aller. Au contraire, considérer cette chose qui n'est rien et qui est tout – la vie – avec une curiosité et un respect inépuisable » (Joan Jordà). L'expo se tient jusqu'à fin janvier à la Maison des mémoires Joe-Bousquet, 53, rue de Verdun, Carcassonne, du lundi au dimanche, de 10 à 18 heures. Entrée libre. Infos pratiques.

Camus en hiver. Jusqu'à fin février la ville de Nice (06) rend hommage à Albert Camus (« Au milieu de l'hiver, un été invincible », infos) avec divers événements : lecture, théâtre, musique, conférence, danse, atelier de philosophie… Et une exposition (entrée gratuite), jusqu'au 27 février, à la bibliothèque Louis-Nucéra, 2, place Yves-Klein, qui a pour titre « Albert Camus ou la pensée de midi – Un héritage pour demain » (infos). « Exposer Camus, le donner à voir et à comprendre à un large public, c'est tracer un chemin et définir un parcours où il est possible de le reconnaître, de le retrouver, d'entrer dans son monde, de partager sa sensibilité, ses façons de penser, ses amitiés comme ses refus. Ce qui le fait vibrer, de joie ou de colère, ce qui l'accable comme ce qui lui permet, en dépit de tout, d'être dans le bond, comme dirait son ami René Char. » Ajoutons que, dans ces temps crépusculaires, connaître « un été invincible au milieu de l'hiver » et avoir « un héritage pour demain » dans la lignée de Camus, c'est ce qui pourrait nous arriver de mieux.

 

DIVERS

2022, année Magón. Le gouvernement mexicain a décrété 2022 année Ricardo Flores Magón, « precursor de la revolución mexicana », car, le 21 novembre 2022, on commémorera le centenaire de son assassinat dans une prison américaine (voir affiche). Mais ce n'est pas la première fois qu'un hommage lui ait rendu (pour le pouvoir, un révolutionnaire mort est souvent un bon révolutionnaire). En 2008, déjà, en prévision du bicentenaire de l'indépendance (16 septembre 1810) et du centenaire de la révolution de 1910, la Casa de Moneda de Mexico avait frappé une série de pièces de monnaie bimétalliques de 5 pesos à l'effigie de « grands hommes » dont l'anarchiste Flores Magón. Qui était-il ? Né le 16 septembre 1874 ; son père, Teodoro Flores, est un indien Zapotec et sa mère, Margarita Magón, une métisse indienne-espagnole. Le 16 mai 1892, étudiant en droit à Mexico, il participe à une manifestation contre la dictature du président Porfirio Díaz. Il est arrêté et condamné à cinq mois de prison. En 1895, il est admis au barreau comme avocat. Le 7 août 1900, familiarisé avec les écrits des théoriciens anarchistes, il fonde avec son frère Jesús et A. Horcasitas Regeneración (collection numérisée), qui deviendra en 1901 l'organe du Parti libéral mexicain (PLM). Le 22 mai de cette année, Ricardo et Jesús sont arrêtés et condamnés à un an de prison pour insulte au président. Libéré, il édite avec son autre frère Enrique le journal satirique El Hijo del Ahuizote (« Le Fils du gêneur ») ; nouvelles condamnations. En 1904, il s'exile au Texas et fait reparaître Regeneración. On tente de l'assassiner. Il transfère alors le journal à Saint-Louis (Missouri) mais, le 12 octobre 1905, les bureaux sont investis par les détectives de l'agence Pinkerton, le matériel détruit, Ricardo et Enrique emprisonnés. En septembre 1906, les premières insurrections du PLM ont lieu dans plusieurs villes du Mexique. A Los Angeles, Ricardo fait paraître clandestinement le journal Revolución, mais il est arrêté le 23 août 1907 avec Librado Rivera et Villarreal. Il ne sera libéré que le 3 août 1910 et reprend alors la parution de Regeneración (BD de Partage noir). La devise en devient « ¡Tierra y Libertad! ». Le 29 janvier 1911, la ville de Mexicali est prise par les forces du PLM. Avec l'aide des radicaux américains de l'Industrial Workers of the World (IWW) et des internationalistes, la Commune de Basse-Californie durera cinq mois. Le 25 mai, Díaz démissionne. Madero le remplace, attaque les réalisations magonistes et reprend les villes conquises. Aux Etats-Unis, le 25 juin 1912, Ricardo et ses compagnons sont à nouveau condamnés à deux ans de prison. A sa libération, il s'installe dans une communauté près de Los Angeles. Le 16 mars 1918, avec Librado Rivera, il lance « Le Manifeste aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général ». Ils sont arrêtés et condamnés, le 15 août 1918, à quinze et vingt ans de réclusion pour « sédition ». Le 21 novembre 1922, il est assassiné au pénitencier de Leavenworth (Kansas). A Mexico, son enterrement sera suivi par dix mille travailleurs. Pour aller plus loin : le n° 9/10 d'Itinéraire (richement illustré) qui lui est consacré ; ¡Tierra y Libertad! Les anarchistes dans la révolution mexicaine (chronologie élaborée par Partage noir) ; le dossier d'Alternative libertaire n° 200 sur la révolution mexicaine et Ricardo Flores Magón. Regeneración, qui contient plusieurs articles parus dans la revue. Nous reviendrons lors d'un prochain texte sur les idées de Magón et de ceux qui l'ont accompagné.

En vrac sur le Web. C'est Noël, la fête du petit Jésus et de tous les enfants pour les adeptes de la religion chrétienne… mais ces bondieuseries sirupeuses ne nous ferons pas oublier l'attirance criminelle que portent certains prêtres auxdits enfants, avec sinon la bénédiction, du moins la tolérance de la hiérarchie de l'Eglise. A force de répéter que la femme, c'est le démon… comment s'étonner de tels agissements. Récemment, les « incartades » d'un évêque avec une spécialiste de la théologie, relation entre deux adultes consentants, a attiré les foudres sur ce religieux qui aimait trop sa prochaine. Il a vite été démis de ses fonctions, beaucoup plus rapidement et plus sûrement qu'un quelconque prêtre pédophile. Deux personnes participant à une procession « en souvenir des prêtres assassinés lors de la Commune de 1871 » sont quelque peu malmenés par « des militants d'ultra-gauche » irrités par cette provocation et se souvenant des milliers de morts communards, et c'est l'indignation des médias réactionnaires (Le Point)… qui oublient leur condamnations passées des prières de rue musulmanes et que, en même temps, une musicienne est interdite de concerts par des catholiques (à Nantes et Paris, lire article de Libération). Deux poids, deux mesures ! Bien que la solidarité (envers les migrants et les SDF) soit devenue un délit, un documentaire met à l'honneur le couple Hagnauer, deux militants syndicalistes révolutionnaires, pacifistes et antistaliniens (ultra-gauche, quoi !). « Pingouin » et « Goéland », leurs surnoms, ont accueilli pendant la seconde guerre mondiale, à la Maison d'enfants de Sèvres, des orphelins et de nombreux Juifs. Le film de Michel Leclerc (site Internet), Pingouin et Goéland et leurs 500 petits, retrace leur histoire et est encore projeté dans quelques rares salles. Quand on évoque la Commune de Paris, on songe souvent à Louise Michel qui en est devenu une incarnation acceptée par tous, y compris les institutions. Pauvre Louise ! Une « exposition itinérante à louer ou à imprimer », « Louise Michel, femme révoltée », lui a été consacrée par le site Caricatures & caricature. Dix-huit panneaux, contenant de nombreuses caricatures (bien sûr !), certaines assez peu connues, lui rendent hommage. Et d'autres expos – sur la guerre d'Algérie, l'anticléricalisme, le Canard enchaîné, L'Assiette au beurre, et le dessin de presse en général – méritent le détour. Exposition toujours avec 325 affiches du Fonds d'archives communistes libertaires (FACL) dorénavant consultables en ligne ! Conservées au Musée de l'histoire vivante depuis janvier 2017 (article « FACL à Montreuil »), elles relatent l'activité de ce courant politique « depuis la fameuse affiche “Vive l'Algérie libre” de la FCL en 1954 aux plus récentes affiches de l'UCL en 2020, en passant par des affiches de l'ORA, de l'OCL, de l'UTCL… mais aussi de la CNT-CGT espagnole, de communistes libertaires italiens ou québécois. Sans oublier des affiches témoignant des luttes auxquelles notre courant a participé à différentes époques (Marches contre le racisme de 1983, soutien aux révolutionnaires dans l'Espagne franquiste, soutien aux syndicats libres d'Europe de l'Est en 1980-1981…). » Par ailleurs, les numéros de Courant alternatif (mensuel de l'Organisation communiste libertaire), de l'été 1990 à décembre 2019, ainsi que les hors-série ont été numérisés et peuvent être consultés sur le site Fragments d'histoire de la gauche radicale. Si vous n'avez pas pu vous procurer le n° 1 du journal québécois Liberté ouvrière, il est temps de réparer cette erreur en le téléchargeant. Il s'agit essentiellement de textes d'introduction à l'anarcho-syndicalisme ; le second, en préparation, sera axé sur la crise environnementale. Rien ne vous interdit en outre de consulter le blogue Liberté ouvrière. Pour clore cette chronique et saluer la nouvelle année qui s'annonce morose, entre dégringolade sociale, pandémie, montée des idées d'extrême droite, délire sécuritaire et mesures liberticides… un dessin de Grandjouan datant des années 1920-1930, extirpé des réserves de Cartoliste, le site des cartes postales anar.

Intention et réalisation. La librairie coopérative autogérée La Ferme Intention (voir précédent article) a ouvert ses portes à Spézet (29). Mais « cela n'a pas été simple, il y a quelques semaines, nous avons dû retrouver un local, l'aménager, le décorer, retrouver des meubles, du matériel, commander et réceptionner les livres, parfois au compte-gouttes, parfois par dizaine de cartons en plein milieu de la semaine, etc. » « Le fonctionnement de la librairie est coopératif et son leitmotiv est "tu veux, tu fais ensemble". Ainsi, chaque personne entrant dans la librairie et achetant un livre devient "coopérateurice". A ce titre, il lui est possible de participer pleinement à la vie du lieu, de proposer une sélection d'ouvrages, de participer aux permanences, de proposer des initiatives (débats, expos…), bref de faire partie intégrante d'un collectif dans les limites de sa propre volonté et du respect de ce collectif. » Pour la période de fêtes, des coopérateurs ont décidé d'ouvrir tous les jours du vendredi 17 décembre (16 à 19 heures) jusqu'au 24 inclus (10 à 19 heures). Pour les autres jours : samedi et dimanche (10 à 19 heures), lundi (16 à 19 heures), mardi (13 à 19 heures), mercredi et jeudi (16 à 19 heures). La dernière semaine de l'année 2021, La Ferme Intention sera fermée. Réouverture à partir du 7 janvier, du vendredi au mardi de 16 à 19 heures, avec journée continue les samedis et dimanches de 10 à 19 heures.

 

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