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PUBLICATIONS
Avec
la publication des volumes 2 et 3 de La Révolution
inconnue (160 p. et 12 euros chacun), de Voline,
les éditions Entremonde
ont achevé la réédition de l'un des ouvrages
essentiels pour appréhender la révolution russe en
dehors de la vision marxiste ou bourgeoise. L'auteur et témoin
des événements y relate la répression anti-anarchiste
du nouveau pouvoir bolchevique, les luttes des marins de Cronstadt
et de l'armée insurrectionnelle d'Ukraine, deux mouvements
populaires ayant eu le tort de s'organiser de façon autonome.
Le communisme d'Etat (ou capitalisme d'Etat ?) n'a pas détruit
l'« opium du peuple », le retour en force
de l'obscurantisme religieux en Russie en témoigne. Aussi
il est bon de se pencher sur les « textes sacrés »
comme le fait Bruno Alexandre avec ce deuxième tome des Chroniques
d'un incroyant (Les Editions
libertaires, 136 p., 10 euros). S'attaquant
au dogme de l'Immaculée Conception et à l'explication
religieuse du mal, il souligne les contradictions, les évolutions
et les invraisemblances des écrits religieux, les confrontant
aux données scientifiques et, entre autres, à la théorie
darwinienne de l'évolution biologique. Education encore avec
le portrait de deux pédagoques libertaires. Francisco
Ferrer i Guardia (1859-1909). Une pensée en action
(Le Coquelicot,
109 p., 12 euros), de Violette Marcos, Annie Rieu et Juanito
Marcos, retrace la vie et les conceptions du créateur de
l'Ecole moderne, assassiné par l'Eglise et le pouvoir
espagnols. Son crime ? Il voulait transformer l'individu,
en faire un être libre dans une société elle-même
libérée de toute exploitation. Pour donner vie à
ses espérances, il créa à Barcelone, en 1901,
une école ouverte aux filles et aux garçons qui, animée
par une pédagogie active, fit rapidement de très nombreux
émules de par le monde. Dans Henri
Roorda ou le zèbre pédagogue (postface de Marianne
Enckell, Editions
du Monde libertaire, coll. Graine d'ananar, 73 p.,
5 euros), Hugues Lenoir nous fait découvrir un personnage
beaucoup moins connu. Ce professeur de mathématiques exerçant
à Lausanne, et proche de l'école Ferrer ouverte dans
cette ville, livra une critique de l'« école autoritaire »
et les grandes orientations d'une pédagogie libertaire qui
n'ont pas pris une ride. L'homme
ne manquait pas d'humour (cf.,
par exemple, les titres de ses ouvrages) et n'exonérait pas
de critiques l'éducateur qui, « s'il
ne se surveille pas, jouit d'une trop grande sécurité
intellectuelle ».Trop lucide, pessimiste sur le
sort de l'humanité, Henri Roorda Van Eysinga (1870-
1925) se suicida, laissant sur sa table le manuscrit de Mon
suicide, plaidoyer pour la liberté ultime. Manifeste
pour une mort douce, libre et volontaire (Les
Editions libertaires, 80 p., 6 euros) est de la même
veine. Christian Dupont y réclame le droit au suicide, celui-ci
s'inscrivant dans une philosophie générale consistant
à « regarder la mort
en face » et à « aller
à [sa] rencontre »
tout naturellement, au moment choisi. La recherche de l'harmonie,
état de sagesse et de liberté absolue qui mène
au bonheur, est à la base de la philosophie individualiste
de Han Ryner. Son
Petit Manuel individualiste
(suivi par « Un sage turbulent » de Bernard
Pautrat, 80 p., 6,10 euros), réédité
par Allia, qui se présente
sous la forme d'un dialogue intérieur, de questions-réponses,
l'affirme bien haut. Mais si l'on doit respecter et prôner
la volonté de se changer, de trouver cette harmonie individuelle
entre ses actes et sa pensée, l'affirmation du sage que « le
bonheur est intérieur et individuel ; on ne peut le
produire qu'en soi-même » conduit inéluctablement
à la conclusion : « L'action
sociale lui apparaît comme une tyrannie, et il s'abstient
d'y prendre part. » S'inspirant de Michel Bakounine
« Je ne deviens
vraiment libre que par la liberté des autres (
).
Ma liberté personnelle ainsi
confirmée par la liberté de tous s'étend à
l'infini... » , ne faut-il pas plutôt
concevoir que le bonheur individuel ne peut exister sans le bonheur
des autres ? De
bonheur, d'harmonie, il n'en est guère question dans Barcelone
(Editions
du Monde libertaire, coll. Humeurs noires, 135 p.,
7 euros), roman extrêmement noir de Miranda Caserio,
épopée sanglante et meurtrière d'un adolescent
qu'une société inégalitaire et oppressive a
rendu fou. On reconnaît le monde qui nous entoure, ses tares,
ses crimes légaux, avec des réminiscences du passé
ou est-ce l'avenir proche ? et pour
seul horizon la révolte individuelle qui se collectivise.
Le « héros » sera liquidé comme
l'assassin de Jaurès pendant la révolution espagnole
Inversement des rôles ; hier, aujourd'hui, demain !
Retour
aux fondamentaux avec l'ouvrage d'Augustin Hamon, Socialisme
et Anarchisme (232 p., 19,56 euros), enfin republié
mais à un prix un peu exagéré par Kessinger
Publishing, un spécialiste du reprint. Cet homme libre
(lire
biographie) s'efforce de préciser le sens des mots « socialisme »,
« communisme », « anarchie »,
de définir le plus précisément possible leurs
variétés respectives et si l'anarchisme est un socialisme
Bien sûr, bien peu reconnaîtront en l'espèce
de libéralisme social défendu par le Parti socialiste
actuel un socialisme, mais cela permet de mesurer le chemin parcouru
par certains. Deux ouvrages de Pierre Joseph Proudhon ont été
récemment réédités par les éditions
de L'Herne,
dans leur collection des Carnets : De
la célébration du dimanche
(151 p.,
9,50 euros) et La Pornocratie
(86 p., 9,50 euros). Dans l'un, un de ses premiers écrits,
on trouve en germe l'essentiel de sa doctrine : critique de
la propriété privée, l'égalité
sociale doit être réalisée par la liberté,
affirmation du droit au travail
Avec le second, uvre
posthume, il se révèle hélas homme de son temps
et sombre dans l'antiféminisme et la misogynie, ânonnant
des thèses déjà développées dans
De la justice
et
justement mises en pièces par des auteures comme Juliette
Adam ou Jenny d'Héricourt : différence entre
hommes et femmes, donc inégalité ; la femme est
triplement inférieure et doit obéir, etc. De la connerie
machiste à la bêtise militaire, il n'y a qu'un pas
que franchit Lucien Séroux avec le cinquième tome
de son Anthologie de la connerie
militariste d'expression française (Association
pour l'art et l'expression libres, 252 p., 15 euros).
Dans ce volume : grâce à la guerre, les affaires
prospèrent, la science mortifère triomphe, l'ordre
social règne, le sommeil glorieux et définitif nourrit
la terre. Debout les morts !
La
cible peut évoluer : le Boche, le Viet, le fellouze,
l'ennemi intérieur, l'islamiste. Pièces et main d'uvre
est parti A la recherche du nouvel
ennemi (L'Echappée,
coll. Négatif, 213 p., 13 euros) : écoterroriste
ou, plus inquiétant, bioterroriste (dont l'arme est issu
des laboratoires militaires ou civilo-militaires et qui, compte
tenu, des possibilités de ceux-ci demeure un « aimable »
amateur), permettant un contrôle accru des populations. Et demain,
serait-ce le réfractaire aux « écotechnologies »
(nanotechnologies, entre autres) ? Que nous réservent
les technologies du futur dans le domaine de la domination ?
Voilà les questions auxquelles tente de répondre l'ouvrage.
Big Brother is watching you.
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RÉUNIONS-DÉBATS
Saint-Denis,
février. Les cours de la Dionyversité ont lieu
de 19 heures à 21 heures à la Bourse du
travail, 9, rue Génin (métro ligne 13, station
Porte-de-Paris). Cycle « Faites pas d'histoire(s) ! » :
le 2 février, « La
fabrique scolaire de l'histoire », avec Laurence De Cock,
vice-présidente du Comité de vigilance face aux usages
publics de l'histoire (CVUH). Cycle « Peintres modernes =
peintres classiques », par Yolaine Guignat : le 4 février,
« Peter Bruegel l'Ancien » ; le 11,
« Paul Cézanne » ; le 18,
« Pablo Picasso » (première partie :
1881-1914) ; le 25,
« Pablo Picasso » (seconde partie : 1914-1973).
Site Internet.
Grenoble,
6 février. Les mêmes remettent le couvert,
à 14 heures, à la librairie-cantine des Bas-Côtés,
59, rue Nicolas-Chorier (tél. : 04-76-84-51-34).
Lyon,
6 février. La CNT Construction organise
un débat, à 14 h 30, à la Marmite
Colbert, 7, rue Diderot, Lyon 1er, sur le thème :
« Le travail en coopérative, alternative ou intégration
au système capitaliste ? ». Avec la participation
de : Michel Rohart, directeur de l'union régionale
des SCOP ; Marc Bourgeois, travailleur à Ambiance Bois,
scierie-raboterie coopérative du Limousin ; un syndicaliste
du SUB 69. Informations
complémentaires.
Paris,
6 février. Rencontre avec Hélène
Hernandez et Elisabeth Claude de la « commission femmes
» de la Fédération anarchiste, à propos
de l'ouvrage Anarchisme, féminisme
contre le système prostitutionnel (Editions du Monde
libertaire). A 16 h 30, à la Librairie du Monde
libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° Oberkampf,
République ou Filles-du-Calvaire). Courriel : librairie-publico(at)wanadoo.fr
- Site
Internet.
Metz,
9 février. A 20 heures, le groupe de la
Fédération anarchiste organise une lecture-débat
sur « Anarchisme et non-violence ». Caveau
du café Jehanne d'Arc, place Jeanne-d'Arc. Entrée
libre. Courriel : groupedemetz(at)federation-anarchiste.org
- adresse postale : ACL, BP 16, 57645 Noisseville.
Angers,
10 février. Vidéoprojection de Parcours
libertaire : entretien avec Georges Fontenis et débat
sur le rôle actuel du mouvement libertaire, à 20 h 30,
à L'Etincelle, 26, rue Maillé. Organisée
par Alternative libertaire 49.
Paris,
13 février. Rencontre avec Bettina Julia Egger, auteure
de la BD No Border, usine à
rêve (Editions du Monde libertaire), qui relate l'expérience
du camp autogéré No Border, tenu du 19 au 28 juillet
2002 à Strasbourg. A 16 h 30, à la
Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e.
Site
Internet.
Saint-Imier
(Suisse), 13 février. A 20 heures, conférence-débat
« Proudhon et l'anarchisme » avec Vivien Garcia,
auteur de L'Anarchisme aujourd'hui
(L'Harmattan). Repas convivial à 18 h 30 (réservation
recommandée). Espace noir, rue Francillon. Tél. :
032/941-35-35 - courriel : info(at)espacenoir.ch - site
Internet.
Merlieux,
18 février. De 18 à 21 heures, le
groupe Pierre-Kropotkine (FA) invite Gisèle Bienne, pour
évoquer la Grande Guerre, Blaise Cendrars à travers
La Ferme de Navarin (Gallimard).
Table de presse. Apéro dinatoire. Entrée libre et
gratuite. Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles.
Renseignements : 03-23-80-17-09.
Paris,
20 février. A 15 h 30, la Bibliothèque
La Rue reçoit Thierry Périssé pour présenter
son dernier roman Le Cur à
l'ouvrage (Chant d'orties). Au 10, rue Robert-Planquette,
Paris 18e (M° Abbesses ou Blanche). Tél. :
01-42-23-32-18. Site
Internet.
Paris,
20 février. A partir de 16 heures, à
la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e,
exposition-vente de soutien aux travailleurs sans papiers de Vitry,
dessins de Tidiane (gréviste sans papiers), BD reportage
de Brouck, photographies de Nicolas Wietrich ; les trois artistes
seront présents.
Paris,
24 février. La librairie Quilombo organise, avec
le Cedetim et le Cedidelp, à 19 h 45 une rencontre-débat
à propos de l'ouvrage Adolfo
Kaminsky, une vie de faussaire (Calmann-Levy), en présence
de Sarah et Adolfo Kaminsky. Au CICP, 21 ter, rue Voltaire,
Paris 11e. Courriel : quilombo(at)globenet.org - Site
Internet.
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CONFÉRENCES, THÉÂTRE, EXPOSITION
Québec.
Tournée de conférences « Usines sans patron :
la réponse des classes populaires argentines à la
crise économique de décembre 2001 »,
avec Sebastián Darraidou, militant de l'organisation Red
Libertaria de Buenos Aires : le 2
février, à 11 h 30, Québec,
université Laval (local 1231 du pavillon De-Koninck)
et, à 20 heures, café-bar L'Agitée (251,
Dorchester) ; le 4, à
19 heures, Chicoutimi, café Cambio (405, rue Racine-Est) ;
le 6, à 19 heures,
Saint-Felicien, café L'Associé T (1105, bd Sacré-Cur) ;
le 8, à 19 heures,
Drummondville, café Clovis (au Cégep) ; le 9,
à 20 h 30, Saint-Hyacinthe, bar Le Zariot
(1450, rue des Cascades) ; le 10,
à 18 h 30, Montréal, Uqam, pavillon N (1205 St-Denis),
local N-M530. Organisée par l'Union communiste libertaire
(UCL), 55051 CP Langelier, Québec (Qc) G1K 9A4 - courriel :
ucl(at)causecommune.net - site
Internet.
Théâtre. Représentations
par la compagnie Théâtre en question de la pièce
Les Pieds dedans qui traite
de l'affaire de Tarnac, des événements de Montreuil,
de l'antiterrorisme et des violences policières. Texte, mise
en scène, musique et vidéo de Stéphane Arnoux ;
avec Julie Le Rossignol, Lydia Sevette et Stéphane Arnoux.
Musique : Tom Honnoré. Théâtre de la Belle Etoile,
14, rue Saint-Just, La Plaine-Saint-Denis (M° Porte-de-la-Chapelle ;
bus 153 ou 02, arrêt Eglise-de-la-Plaine). Les vendredi 19
et samedi 20 février
(à 20 h 30), le dimanche 21
à 16 heures. Réservation conseillée au
01-42-55-50-25. Tarifs : 14 et 9 euros. Informations
complémentaires.
«
Voyous, voyants, voyeurs » Le musée
d'art et d'histoire Louis-Senlecq de L'Isle-Adam (Val-d'Oise)
organise jusqu'au 7 mars
une exposition consacrée au peintre libertaire Clovis Trouille
(1889-1975). Celui qu'André Breton avait baptisé « le grand
maître du tout est permis » a élaboré
une uvre iconoclaste dont les thèmes de prédilection
sont l'anticléricalisme, l'antimilitarisme et l'érotisme,
baignés d'une atmosphère macabre, onirique et provocatrice.
Lui-même avouait qu'« il
est vrai que je n'ai jamais travaillé en vue d'obtenir un
grand prix à une biennale de Venise quelconque, mais bien
plutôt pour mériter dix ans de prison
».
Pour en savoir plus sur sa vie et son uvre, on peut se rendre
sur le site de l'Association
Clovis Trouille. Centre d'art J.H. Lartigue, 31, Grande-Rue,
95290 L'Isle-Adam. Tous les jours (sauf mardi et certains jours
fériés), de 14 heures à 18 heures
(tarif entrée de 2,50 à 3,20 euros), tél. :
01-34-69-45-44. Cette exposition itinérante investira ensuite
le musée Rimbaud de Charleville-Mézières (du
15 mai au 21 septembre), puis le musée du Vieux-Château
à Laval (du 16 décembre 2010 au 16 janvier
2011).
Journées libertaires à
Pau. Du 1er au 6 mars,
la CNT-AIT et sa section étudiante, la Coordination libertaire
étudiante (CLE), organisent des journées libertaires
à Pau. Au programme : exposition « A las barricadas »,
à l'occasion du centenaire de la CNT espagnole, à
la faculté de lettre ; le 4,
à 18 h 30, conférence sur l'anarchisme en
Suisse à la faculté de lettres, suivie de la projection
du film Land and Freedom ;
le 6, à 15 heures,
conférence sur la mondialisation, les politiques répressives
et la résistance ouvrière anticapitaliste et antiautoritaire,
avec Rolf Peter Larsen (NSF), ancien secrétaire de l'Association
internationale des travailleurs (AIT) ; le 7,
à 20 h 30, concert de soutien aux Journées
libertaires ; le 8, vernissage
d'une exposition d'art au local de la CNT-AIT, 18, rue J.-B.-Carreau,
64000 Pau. Pour plus d'infos, site Internet
- courriel : journéelibertairespau(at)gmail.com
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FOIRES AUX LIVRES
Fête
du livre. Vente de livres neufs et d'occasion,
buvettes, le 27 février,
à partir de 13 heures, à la CNT, 33, rue
des Vignoles, Paris 20e (M° Avron ou Buzenval). Débats :
à 14 h 30, avec Hugues Lenoir, auteur de l'ouvrage
Eduquer pour émanciper
(Editions CNT-RP) ; à 16 h 30, avec Guillaume
de Gracia, auteur de L'Horizon argentin.
Petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire
(1860-2001) (Editions CNT-RP). Venez nombreux !
Anarhisticki sajam
knjiga. La sixième édition de la Foire du livre
anarchiste de Zagreb aura lieu du 26 au 28 mars.
Programme
(en anglais). Les éditeurs francophones sont les bienvenus,
mais peuvent aussi envoyer des ouvrages à vendre. Pour les
détails pratiques, contacter les organisateurs par courriel
: anarhisticki.sajam.knjiga(at)gmail.com On peut télécharger
(pdf, 674 Ko) l'affiche de la foire. Site
Internet (croate et anglais).
Salon
du livre libertaire. Samedi
8 mai, de 10 heures
à 20 heures, et dimanche 9 mai,
de 10 heures à 16 heures, se tiendra le 5e
Salon du livre libertaire à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux,
48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris (M° Hôtel-de-Ville).
Entrée à prix libre. Avec la participation d'une centaine
d'éditeurs de livres et de périodiques, et de nombreux
auteur(e)s. Des expositions, des débats, un espace de libres
lectures à voix haute. Bar et restauration légère.
Radio-Libertaire (89.4) émettra en direct du site d'animation
des Blancs-Manteaux pendant ces deux jours. Contact : SLL,
145, rue Amelot, 75011 Paris (tél. : 01-48-05-34-08).
Courriel : salon-livre-libertaire(at)wanadoo.fr - site
Internet.
Salon du livre de
Biel/Bienne (Suisse). Après Winterthur en février 2009,
cette manifestation souhaite proposer un aperçu des publications
de nombreuses maisons d'édition et organisations anti-autoritaires
suisses, françaises, allemandes, italiennes, etc. Elle se
déroulera les 15 et 16 mai
au Centre autonome de jeunesse La Coupole à Biel-Bienne
(canton de Berne). Parallèlement, pendant les deux jours,
des expositions, des projections de films, des lectures, des conférences,
des débats, des ateliers, des lectures, un concert (le samedi
soir) seront proposés. Pour les visiteurs, l'entrée
est gratuite. Pour les exposants, un stand avec tables est mis à
disposition contre une petite participation aux frais. Pour toutes
infos, adresse postale : Buchmesse 2010, c/o Labiu,
Wydenauweg 38, CH - 2503 Biel-Bienne, Suisse - courriel :
info(at)foire-du-livre.ch ou info(at)buechermesse.ch - Site
Internet.
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DIVERS
En
vrac sur le Web (4). Le cinéma s'intéresse
à Louise Michel et, plus particulièrement, à
sa vie de reléguée en Nouvelle-Calédonie après
la Commune de Paris. La sortie de Louise
Michel la rebelle (1 h 30), de Sólveig Anspach,
est prévue pour le 7 avril, avec, entre autres, Sylvie
Testud dans le rôle-titre. Il est vrai que son courage, son
intérêt pour la culture kanak, ses prises de position
« anticolonialistes » et sa solidarité
avec les populations natives lors de la « grande révolte »
offrent matière à scénario. Espérons
seulement que cet exercice ne tournera pas trop à l'hagiographie.
Pour en découvrir un
avant-goût. On peut parcourir sur la Toile des articles
du périodique
belge francophone Alternative libertaire, disparu en avril 2001.
A terme, la totalité des archives de septembre 1997
à avril 2001 pourrait être consultée. Un
nouveau
forum anarchiste en français sur le Web : il se
caractérise comme « révolutionnaire »
et « du côté
des luttes »
Certainement en réaction
avec le premier-né.
Dommage, un forum n'est-il pas fait pour discuter
surtout
lorsqu'on est en désaccord. Le site
Internet du groupe Jules-Durand et du Libertaire
est en cours de rénovation : leur ancien hébergeur
ayant fermé ses portes, les compagnons en profitent « pour
faire peau neuve et [réaliser] un
site plus en prise avec l'actualité ».
Le prochain numéro du « Lib » sortira
donc au mois de mars. Plus de 1 170 affiches (reproduction
en petit format) ont été répertoriées
par le Centre de documentation anarchiste (CDA) de la Fédération
anarchiste et classées par pays, thème, organisation,
symbole
A découvrir ou à redécouvrir !
La Tribune de Genève nous
annonce
l'ouverture d'une librairie anarchiste et alternative, Fahrenheit 451,
au 24, rue Voltaire, à Genève. Elle existait
auparavant, et depuis 2003, à Yverdon-les-Bains (canton
de Vaud). Ses projets ? « Outre
les activités habituelles d'une librairie, Fahrenheit 451
veut créer un groupe de discussion et d'action locale pour
approfondir les lectures, confronter les idées et mener des
actions collectives. A terme, nous envisageons de créer les
éditions Fahrenheit 451. » Site
Internet.
L'anarchiviste.
Un nouveau site axé sur les « recherches
bibliogr@phiques autour de l'anarchisme et des anarchistes »
a vu le jour récemment. Pour le chercheur ou le curieux,
c'est un grenier rempli de malles au trésor. Partez à
la rencontre de Longin, le mystérieux libertaire libertin ;
découvrez la bibliographie (illustrée de couverture
d'ouvrages) de Louise Michel, de Léo Campion (« anarchiste
blagueur ») et de bien d'autres
Parcourez Le
Petit Dictionnaire portatif de l'anarchiviste de A à Z,
vous en apprendrez certainement. Vous êtes-vous un jour demandé
à combien de cartes postales les exploits de la bande à
Bonnot avaient donné le jour ? La réponse est
là également. Des illustrations, des photographies,
des vidéos, des biographies et nombre d'infomations pertinentes
Beaucoup de tentatives aussi d'inventaire des éditions
Spartacus, des éditions de l'Idée libre, de bibliographie
de Dieu et l'Etat (Bakounine)
,
toutes parfaitement réussies à notre sens. Le créateur
de ce site ? Si l'on en croit son portrait dessiné (qui
me rappelle quelque chose), il est chevelu et barbu, un peu façon
« rat de bibliothèque », et il aurait
pour nom Ravacholee
Mais ça je n'y crois pas et ne
comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Allez-y
voir et bonnes découvertes !
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PÉRIODIQUES
« Réfractions ».
Le n° 23 (automne, 176 p., 12 euros) de la « revue
de recherches et d'expressions anarchistes » s'attaque
pour conclure une année anniversaire du darwinisme bien peu
fêtée à « L'entraide, un facteur
de révolutions ». Constitué en trois parties
les fondements, l'aspect plus spécifiquement
anarchiste, les réalisations pratiques , le dossier
pose entre autres la question du naturisme kropotkinien, du fondement
naturel des valeurs morales et donc du rapport nature-culture. Existe-t-il
des gènes de l'entraide et qu'a-t-on appris depuis Kropotkine ?
Pour les anarchistes, que représente-t-elle ? Le respect
des démarches individuelles
et le terreau de l'auto-organisation,
ainsi que semblent nous l'indiquer ces exemples que sont les jardins
partagés et les mutuelles pour les transports gratuits. En
seconde partie, quatre participants au contre-sommet de l'OTAN à
Strasbourg apportent leur témoignage et « appellent
à une réflexion approfondie sur la récurrence
des explosions de violence lors des manifestations ».
Les amis de « Réfractions », c/o Librairie
du Monde libertaire, 145, rue Amelot, 75011 Paris. Vente
en ligne. Courriel : refractions(at)plusloin.org - Site
Internet.
« Gavroche ».
Dans ce n° 161 (janvier-mars, 52 p., 9 euros),
Charles Jacquier revient sur l'action de Nicolas Lazarévitch
(lire biographie
dans le DIMA),
jeune anarchiste ayant rejoint la révolution russe en 1919,
dans l'opposition au pouvoir bolchevique, arrêté et
expulsé, qui n'aura de cesse durant l'entre-deux-guerres
de dénoncer la répression menée par l'Etat
soviétique et d'apporter son soutien aux partisans de la
révolution. Guillaume Doizy s'attache, lui, à la figure
du gros dans la carricature politique au XIXe siècle :
à cette époque, le pauvre était maigre et le
riche gros, bourgeois ou homme d'Eglise, accapareurs s'empiffrant
sur le dos de l'ouvrier. Autres articles : « A l'origine
des Enragés de 1793 : le Cercle social »
et « Jaroslav Hasek ou le rire subversif »,
le créateur du brave soldat Chvéïk a, comme son
héros, été confronté à la bêtise
de l'armée et de la guerre. Abonnement d'un an : 34 euros
pour quatre numéros (chèques à l'ordre de Scoop
Presse). Nouvelle adresse : Gavroche, 52, avenue de Flandre,
75019 Paris. Courriel : revue(at)gavroche.info - Site
Internet.
« A contretemps ».
Outre de nombreuses notes de lecture, le dernier numéro (n° 36,
janvier, 32 p.) du « bulletin
de critique bibliographique (qui) n'a
pas de prix, juste des frais » est consacré
à Errico Malatesta (lire biographie)
avec un très intéressant dossier regroupant une étude
de Robert Paris sur un rapport de la police française concernant
le militant anarchiste en exil à Londres, puis le texte en
question et trois autres « notes de renseignements »,
enrichis de précisions et de commentaires. Avec de tels documents,
le rôle de l'historien est primordial : ne devant pas
prendre pour argent comptant les informations livrées, il
doit les confronter à ses connaissances et les remettre en
situation. Un texte de souvenirs de Malatesta à propos de
Pierre Kropotkine clôt le dossier qui livre ainsi un portrait
très vivant du révolutionnaire italien. Courriel :
a-contretemps(at)wanadoo.fr - Site
Internet.
« Amer ».
La « revue finissante »
s'intéressant donc aux « textes
déviants, joyaux de la fange pornographique, médicale
ou prolétaire qui éclaboussent les fins de siècles »
vient de paraître (n° 3, périodicité
libre, 208 p., 5 euros). Ayant pour thème le cur,
ses animateurs avouent que l'« opération
a été longue et difficile » mais,
« enfin sortie de salle de
réanimation », la publication nous propose
entre autres : « Je vous salue de tout cur »,
par Elisée Reclus ; « Félix Fénéon
dans le Roman d'un singe »,
par Bruno Leclercq ; « Paul Adam, anarchiste »,
par Bruno Leclercq ; « Le sexe du cur »,
par Anne Berger ; « La littérature des assassins »,
par Maurice Beaubourg ; « Les laborieux»,
par Han Ryner, un entretien avec Caroline Granier, à propos
des Briseurs de formules
Et bien d'autres textes d'Eric Dussert, Claude Louis-Combet, Lolita
M'Gouni, Charles Péguy, Princesse Sapho, Sao-Maï Thaï-Luc,
etc. A commander (chèque à l'ordre des Ames d'Atala)
à : « Amer », porte cochère
bleue, 82, rue Colbert, 59000 Lille. Site
Internet.
Preste
revue de presse. Le trimestriel d'Offensive
libertaire et sociale (OLS), Offensive
(n° 24, 52 p., 5 euros), paru en décembre,
contient un dossier sur « Nature et animalité »
abordant les paradoxes et ambiguïtés de ce qui est dit
naturel, et faisant le point sur l'animalité humaine et les
luttes animalistes. Un hors-série du Monde
libertaire (n° 38, 16 p., 3,50 euros),
au titre quelque peu machiste et métallurgique, fait la part
belle à des contributions de lecteurs sur le thème
« Quelle alternative au capitalisme et à la social-démocratie ».
On peut y lire entre autres les contributions de Michel Onfray,
Jean-Pierre Garnier, Thom Holterman
Le dernier Libertaire
(janvier, n° 39, 10 p.), téléchargeable
gratuitement, s'élève contre la construction d'un
lycée catholique Jean-Paul II à Sartrouville.
Pour une école réellement émancipatrice, on
peut lire N'autre école,
la revue trimestrielle de la CNT éducation, qui a consacré
son n° 24 (automne 2009, 48 p., 4 euros) aux
« Ressources » (sites, revues, blogs et listes)
pour les enseignants. Elle s'est aussi dotée récemment
d'un site
Internet spécifique. Le bulletin mensuel des travailleurs
sociaux de la CNT, La Griffe
du social (décembre, n° 20, 4 p., à
télécharger) s'intéresse au plan de prévention
de la délinquance qui contient de nouvelles mesures pour
anéantir le travail social. Pour Alternative
libertaire (janvier,
28 p., 2 euros), « 2010, (c'est) l'heure des bilans » :
luttes, syndicalisme, international
Mais affirmer, à
propos du Sommet de Copenhague, que le « capitalisme
vert est mort-né » est peut-être
un peu rapide ! La revue littéraire Le
Grognard (n° 12, 36 p., 7 euros) est sorti :
on peut parcourir son sommaire et la présentation des anciens
numéros sur son site Internet.
A propos de la question tendance du moment « Qu'est-ce
qu'être Français ? », Anarchosyndicalisme !
(n° 115, 18 p., abonnement 1 an : 10 euros),
le journal de la CNT-AIT
de Toulouse, nous rappelle cette phrase de Federica Montseny :
« Ma patrie, c'est le monde ;
ma famille, l'humanité. » Courant
alternatif (n° 196, 32 p., 3 euros), le
mensuel
de l'Organisation communiste libertaire (OCL), consacre son dossier
au thème « Répression/Antirépression ».
Quant au mensuel de critique social marseillais CQFD
(décembre,
n° 73, 16 p., 2 euros), en kiosque jusqu'au 14 janvier,
il nous présente Marseille pile et face, avec « Notre
identité ? La castagne ! » et une interview-hommage
du réalisateur Paul Carpita.
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