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DERNIÈRE MISE A JOUR : 2 DÉCEMBRE

A propos d'Anarlivres (article paru dans « Chroniques noir et rouge »)

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PARUTIONS

BRUEL Christian
L'Aventure politique du livre jeunesse, La Fabrique, Paris, 384 p., 18 euros (novembre) infos

CHRISTOYANNOPOULOS Alexandre
L’Anarchisme chrétien [« Un commentaire politique de l’Evangile »], Atelier de création libertaire, Lyon, 432 p., 18 euros (novembre) infos

COLLECTIF
En hommage à Ramón Acín, Petite Bibliothèque des tireurs d'oubli, Marselha [Marseille], 44 p., 10 euros [chèque au nom et à envoyer à : Nicola Equy, 15, rue Salengro, 13250 Saint-Chamas] (novembre), infos

DE COCK Laurence
Une journée fasciste [« Célestin et Elise Freinet, pédagogues et militants »], Agone, coll. Mémoires sociales, Marseille, 256 p., 19 euros (novembre) infos

ENKIS Jorge, Collectif anarchiste Emma-Goldman
Dictionnaire anarchiste des enfants, Atelier de création libertaire, Lyon, 80 p., 8 euros (novembre) infos - à lire en ligne

GRAEBER David
La Fausse Monnaie de nos rêves [« Vers une théorie anthropologique de la valeur »], Les Liens qui libèrent, Paris, 464 p., 25 euros (novembre) infos

LOUVIOT Isabelle
Elisée Reclus. Penser l'humain et la terre, dessins de Georges Peignard, Le Tripode, Paris, 176 p., 23 euros (novembre) infos

MARICOURT Thierry
Frérot, frangin. Hôtel bestiole, hôtel bagnole (roman illustré), illust. de Nathalie Dieterlé, Le Calicot, La Celle-Saint-Cloud (78), 64 p., 12,50 euros (décembre) infos

McMILLAN Stephanie
Résister à l’écocide (BD pour enfants), trad. de l’anglais par Jessica Aubin et Damien Robin, Editions Libre, Herblay-sur-Seine (95), 160 p., 20 euros (novembre) infos

NAUDIN Agnès, BILHERAN Fabien
Police : la loi de l'omerta, Editis - Le Cherche Midi, s.l., 288 p., 19,50 euros (décembre) infos

PINSOLLE Dominique
A bas la presse bourgeoise ! [« Deux siècles de critique anticapitaliste des médias. De 1836 à nos jours »], Agone, coll. Contre-feux, Marseille, 256 p., 17 euros (novembre) infos


Livraison tardive

AUZIAS Claire
Samudaripen, le génocide des Tsiganes (rééd. rev. et augm.), préf. d'Olivier Mannoni, postf. de Jacques Debot, L'Esprit frappeur, Paris, 296 p., 12 euros (septembre) infos

CACHARD Victor
Histoire du sabotage [vol. 1 : « Des traîne-savates aux briseurs de machines »], Editions Libre, coll. Cultures de résistance, Herblay-sur-Seine (95), 300 p., 17 euros (novembre) infos

CASOAR Phil
L'Arsène Lupin des galetas [« La vie fantasque de Raoul Saccorotti cambrioleur anar en gants blancs »], Editions du Cerf, Paris, 2022, 584 p., 25 euros (août) infos

COLLECTIF
Travailler, lutter, diffuser [« Archives militantes du Centre Grisélidis Réal de documentation internationale sur la prostitution, Genève »], Les Presses du réel - Aspasie, Dijon-Genève, 248 p (illustr.), 25 euros (octobre) infos

JOSSOT Henri Gustave
Circulez ! (dessins), L'Insomniaque, Montreuil (93), 24 p., 12 euros (octobre) infos

RECLUS Elisée
L'Anarchie (rééd.), préf. de François Bégaudeau, Fayard - Mille et une nuits, Paris, 72 p., 3 euros (octobre) infos

SHAH Alpa
Le Livre de la jungle insurgée [« Plongée dans la guérilla naxalite en Inde »], trad. de l'anglais par Celia Izoard, La Dernière Lettre, Montreuil (93), 336 p., 24 euros (mai) infos

VINCENT Thierry
Dans la tête des Black Blocs [« Vérités et idées reçues »], Les Editions de l'Observatoire, Hors collection, Paris, 208 p., 19 euros (septembre) infos

 

EN TÉLÉCHARGEMENT

ANARLIVRES, OLT
Ricardo Flores Magón (BD), Partage noir, Paris, 2022, 2 p., à télécharger

BERNERI Giovanna
La Société sans Etat, trad. de l'italien par Albert Ledrapier, Partage noir, Paris, 2022, 28 p., à télécharger

COLLECTIF
Les Anarchistes face à la guerre (recueil de textes), Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA), Lausanne (Suisse), 2022, 20 p., à télécharger
Antimilitarisme anarchiste et mythes sur la guerre en Ukraine, par quelques anarchistes d'Europe centrale, trad. et publication par le groupe communiste Guerre de classe, 2022, 48 p., à télécharger
Autogestion. L'encyclopédie internationale, Editions Syllepse, coll. Utopie critique, Paris, 2018, 2368 p. (11 vol.), à télécharger
Energies : quelles perspectives (recueil de textes), Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA), Lausanne (Suisse), 2022, 38 p., à télécharger
1944 : les dossiers noirs d'une certaine Résistance [« Trajectoires du fascisme rouge »], Editions du CES, suppl. à « Infos et analyses libertaires », Perpignan, 1984, 240 p., à télécharger
Quand les femmes se lèvent, le peuple avance [« Les enjeux de la syndicalisation des secteurs féminisés »], Union communiste libertaire, s.l., 2022, 60 p., à télécharger
Soutien à l'Ukraine résistante (vol. 13), Syllepse, Paris, 136 p., à télécharger

INITIATIVE DE SOLIDARITÉ OLGA TARATUTA
Bulletin n° 3, octobre, 8 p., à télécharger

MLT, OLT
Giuseppe Pinelli (BD), Partage noir, Paris, 2022, 2 p., à télécharger

 

REVUES

Derniers numéros parus

Actualité de la Commune, « lettre d'information de l'association Faisons vivre la Commune ! » : n° 9, automne, 54 p., site Internet - à télécharger

Alternative libertaire, « mensuel de l'Union communiste libertaire (UCL) » : n° 332, novembre, 20 p., 3 euros, site Internet - sommaire

Anarchosyndicalisme !, « journal de la CNT-AIT de Toulouse » : n° 178, sept.-oct., 20 p., 2 euros, site Internet - à télécharger

L'Anjou libertaire, « bulletin mensuel du groupe du Maine-et-Loire de l'Union communiste libertaire » : n° 18, novembre, 4 p., site Internet - à télécharger

Avis de tempête, « bulletin anarchiste pour la guerre sociale » : n° 57-58, 15 octobre, 20 p., site Internet - à télécharger

Bibliographie anarchiste, « supplément au Bulletin du CIRA de Marseille n° 45 », année 2021, 40 p., site Internet

Brasero, « revue de contre-histoire » : n° 2, novembre, publication annuelle, 192 p., 22 euros, sommaire

Casse-Rôles, « journal féministe et libertaire » : n° 22 (dossier : « Maudite soit la guerre ! »), novembre-janvier, 56 p., prix libre, site Internet

Chroniques noir et rouge, « revue trimestrielle de critique bibliographique du mouvement libertaire » : n° 10, octobre, 66 p., 5 euros (abt. : 20 euros pour 4 numéros), site Internet - sommaire

Combat syndicaliste, « mensuel de la Confédération nationale du travail » : n° 475, novembre, 24 p., 2 euros,
site Internet - sommaire

Courant alternatif, « mensuel anarchiste-communiste » de l'Organisation communiste libertaire (OCL) : n° 324, novembre, 36 p., 5 euros, site Internet - sommaire

CQFD, « mensuel de critique et d'expérimentation sociales » : n° 214, novembre, 32 p., 4 euros, sommaire - abonnement

Echo syndical, « publication des syndicats CNT de la région parisienne » : n° 5, novembre, 12 p., prix libre, site Internet

Fragments, « revue de littérature prolétarienne », n° 5, automne, 114 p., 9,5 euros (+ 3 euros de frais de port), sommaire - abonnement

Le Libertaire, « revue de synthèse anarchiste » : n° 141, octobre, 18 p., site Internet - à télécharger

Médiacritiques, « revue trimestrielle d'Acrimed » : n° 44 (« Concentration et financiarisation des médias »), oct.-déc., 42 p., 4 euros, présentation - abonnement

Le Monde libertaire, « le mensuel sans Dieu ni maître de la Fédération anarchiste » : n° 1844, novembre, 56 p., 4 euros, site Internet - abonnement

Le Ravachol, « le mensuel qui fait pas dans la dentelle » : n° 70 (« Pour un football de classe ! »), décembre, ? p., 1 euro, Facebook

Réfractions, « recherches et expressions anarchistes » : n° 49 (« Aux confins de l'anarchisme »), automne, 154 p., 15 euros, site Internet  

Résistons ensemble, « contre les violences policières et sécuritaires » : n° 207, 15 novembre, 4 p., site Internet - à télécharger

Les Utopiques, « cahier de réflexions » : n° 21 (« Impérialisme, guerre, paix et syndicalisme »), novembre, 192 p., 10 euros, présentation - sommaire

Vlan (« Virer à l'anarchie »), n° spécial antimilitarisme (pour le commander [minimum 10 exemplaires] : contact[at]etvlan.org), n° 5, s.d., 4 p., prix libre, à télécharger

 

VIDÉO

Amparo Poch, femme libre. En 2018, le gouvernement de la Generalitat de Catalogne a commémoré les cinquante ans du décès à Toulouse d'Amparo Poch y Gascón (1902-1968) avec un court documentaire (10 min, VOSTF). Réalisé par Jordi Algué, il retrace la vie de cette doctoresse espagnole, militante féministe libertaire, pacifiste et anarchiste. Cofondatrice, avec Lucía Sánchez Saornil et Mercedes Comaposada Guillén, de l’organisation Mujeres Libres, elle participa à la révolution sociale espagnole de 1936. On peut trouver cette vidéo, avec d'autres tout aussi intéressantes (Pinelli, Durruti, presse libertaire…), sur la chaîne YouTube d'Alba Lateral. Anarlivres lui a consacré un « tableau bibliographique » : cliquez sur le tableau pour l'agrandir et passez le curseur sur les illustrations pour afficher les légendes.

 

Ni Dieu ni maître. Les quatre parties du film de Tancrède Ramonet, Ni Dieu ni maître. Une histoire de l'anarchisme, peuvent être visionnées et téléchargées librement :
– La Volupté de la destruction (1840-1914) (2016, 87 min), voir
– La Mémoire des vaincus (1911-1945) (2016, 87 min), voir
– Des fleurs et des pavés (1945-1969) (2022, 52 min), voir
– Les Réseaux de la colère (1965-2011) (2022, 52 min), voir
Alors, profitez-en… et, en plus, cela fait une excellente illustration pour des réunions sur l'anarchisme !  

 

AUDIO

Le racisme tue. L'extrême droite en a fait un de ses sujets de prédilection : le refus de l'immigration, la peur de l'étranger, le racisme… Ce n'est pas nouveau, hier c'étaient les Italiens, les Juifs d'Europe de l'Est, les Espagnols… ; aujourd'hui, il s'agit des Africains, des Maghrébins, des Syriens, Afghans ou autres. Des personnes qui, toujours, fuient la misère ou la guerre et essayent de se construire un autre avenir. En France, il y a eu le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes en 1893 et, aux Etats-Unis, Sacco et Vanzetti en 1920. Deux immigrés italiens, deux anarchistes, condamnés à mort pour des meurtres qu'ils n'avaient sans doute pas commis. Il seront exécutés six ans plus tard, en août 1927, à la prison de Charlestown près de Boston. France Inter a rediffusé récemment un récit documentaire sur cette affaire, avec Ronald Creagh (bibliographie) comme invité.

 

« Comment révolutionner l'école ? avec Emilie Lamotte en 1907 » Plutôt que « podcast », dites comme les Québécois « capsule » et vous aurez une idée de ce que sont « Les capsules d'Olen ». Une, plus particulièrement, a attiré notre attention ; celle qui relate une rencontre avec des membres de la colonie libertaire de Saint-Germain-en-Laye, dont Emilie Lamotte (1876-1909, biographie et bibliographie sur Anarlivres), prétexte à parler de l'école, des méthodes libertaires d'éducation et des « nouvelles » (pour l'époque) pédagogies… C'est très bien fait, le script est sérieux (lire sources et ressources, ainsi que le texte) et la forme agréable avec des comédiens qui incarnent bien leurs personnages.

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Paris, 2 décembre. Discussion autour du thème « L'éducation dès la maternelle, un regard libertaire », à 19 h 30, à la Bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e (M° Blanche ou Abbesses). Site Internet.

Rennes (35), 2 et 3 décembre. Après la représentation de la pièce de théâtre La Guerre des Salamandres, satire écolo-sociale d'après Karel Capek, par la compagnie du Théâtre de l'Arrière-Cour (site Internet), aura lieu une table ronde avec Jean-Pierre Tertrais et Isabelle Attard sur le thème « Une autre fin du monde est-elle possible ? ». Infos.

Toulouse (31), 2 décembre. Présentation illustrée du livre de Mathieu Léonard, L'Ivresse des communards. Prophylaxie antialcoolique et discours de classe (1871-1914) (Lux éditeur), à 19 heures, au local Camarade, 54, bd Déodat-de-Sévérac (M° Arènes). Infos.

Lyon (69), 3 décembre. L'Atelier des canulars, 91, rue Montesquieu, Lyon 7e, reçoit Henri Mora pour Désastres touristiques. Effets politiques, sociaux et environnementaux d'une industrie dévorante (L'Echappée) à partir de 18 heures. Site Internet.

Montpellier (34), 3 décembre. Projection du film documentaire Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail (2006, 59 min, infos), de Patrice Spadoni, au Centre Ascaso-Durruti, 6, rue Henri-René. A 18 heures, présentation de la Commune du Maquis (Minervois) et de son Centre de documentation libertaire ; à 19 h 30, « fallait-pas », chacun apporte un truc à boire et/ou à manger, et on partage ; à 20 h 30, projection. Site Internet.

Montreuil (93), 3 décembre. La librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot (M° Croix-de-Chavaux), reçoit à 19 h 30 Paul B. Preciado pour Dysphoria Mundi (Grasset). Site Internet.

Paris, 3 décembre. Invitée par le groupe Salvador-Seguí (Fédération anarchiste), Virginie Dupeyroux parlera de son ouvrage Amiante et mensonge : notre perpétuité. Journal de Paul et Virginie (Editions Valmont) et participera au débat qui s'ensuivra. A 16 heures, à la librairie Publico, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire). Infos.

Toulouse (31), 3 décembre. Soirée présentation-débat autour de l'ouvrage De l'autre côté du Charco - Mexique (Contre-Faits), de Véro Traba (récits) et Patxi Beltzaiz (photographies), à partir de 19 heures, au CRAS, 39, rue Gamelin (M° Fontaine-Lestang). A 18 h 30, accueil apéro ; à 21 heures, auberge toulousaine à prix libre, échanges ouverts. Infos.

Malakoff (92), 4 décembre. Les ateliers d'artivisme (« art activiste ») se tiennent tous les dimanches à la Bibliothèque associative de Malakoff (BAM), 14, impasse Carnot (M° Malakoff - Rue-Etienne-Dolet), de 19 à 23 heures. « Partage de casse-croûte, d'expérience et de nouvelles techniques, en se faisant plaisir et dans la "bonumeur". »
Infos.

Montreuil (93), 4 décembre. « Le football est à nous : table ronde autour du football populaire », organisée à 16 heures par le café-librairie Michèle-Firk à la Parole errante demain, 9, rue François-Debergue (M° Croix-de-Chavaux). Facebook.

Montreuil (93), 5 décembre. Présentation de l’ouvrage L’Aventure politique du livre jeunesse (La Fabrique) par son auteur, Christian Bruel, de 9 h 30 à 10 h 30 dans la grande salle du Salon du livre et de la presse jeunesse, 128, rue de Paris.

Lausanne (Suisse), 6 décembre. Discussion sur « Energie : quelles perspectives ? », à 19 heures, au Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA), avenue de Beaumont, 24. « Nous proposons d’essayer d’esquisser ensemble des perspectives énergétiques désirables en évitant les écueils symétriques du catastrophisme et du solutionnisme technologique. » Brochure pour lancer le débat. Suivi d'un apéro, amenez de quoi !

Montreuil (93), 6 décembre. A 19 heures, rencontre avec Antoine Menard de l’association Atoll 75 qui regroupe plusieurs centres d’hébergement et de réinsertion sociale dans Paris à la librairie Michèle-Firk, 9, rue François-Debergue (M° Croix-de-Chavaux). Facebook.

Fontenay-sous-Bois (94), 7 décembre. Discussion croisée avec Nicolas Da Silva, auteur de La Bataille de la Sécu. Une histoire du système de santé (La Fabrique), et Bernard Friot, préfacier de l’ouvrage, à 18 h 30, à la librairie La Flibuste, 3, rue Jean-Jacques-Rousseau. Site Internet.

Limoges (87), 7 décembre. « Le corps des femmes objet marchand ? », avec Laurence Biberfeld, écrivaine, à 20 h 30, à l'Espace associatif Gilbert-Roth (EAGR), 64, av. de la Révolution. Soirée organisée par le Cercle Gramsci et la revue Casse-Rôles. Entrée libre. Infos.

Paris, 7 décembre. Rencontre autour de La Norme gynécologique. Ce que la médecine fait au corps des femmes (Editions Amsterdam), d'Aurore Koechlin, à 19 heures, à la librairie La Brèche, 27, rue Taine, Paris 12e. Site Internet.

Toulouse (31), 7 décembre. La Bibliothèque anarcha-féministe (BAF) tient ses permanences aux horaires habituels : le dimanche, de 14 à 18 heures ; le mercredi, de 16 à 20 heures. Au local associatif Le Chat noir, 33, rue Antoine-Puget. Site Internet.

 

FOIRES AUX LIVRES, EXPOSITIONS,
COLLOQUES, RENCONTRES

Bobines rebelles. Le 10e Festival du documentaire politique et social dans l'Aisne se déroulera, les 3 et 4 décembre, au Foyer rural populaire, 13, rue des Victimes-de-Comportet, à Merlieux. Samedi, à partir de 14 heures, projection des épisodes 1 et 2 (voir ci-dessus) du film de Tancrède Ramonet, Ni Dieu ni maître ; à 18 heures, Après les nuages, sur le site d'enfouissemnt des déchets nucléaires de Bure ; à 19 h 40, repas des partageux (auberge espagnole) et, à 21 heures, Notre Terre mourra proprement, suivi d'une discussion libre. Dimanche, dès 10 h 30, documentaire en trois parties du collectif L'Etincelle sur le groupe Kropotkine (FA) ; à 12 heures, repas des partageux ; et, à 14 heures, projection des épisodes 3 et 4 de Ni Dieu ni maître en présence du réalisateur, suivie d'une discussion. Entrée à prix libre. Contact : kropotkine02(at)riseup.net ou 09-75-55-47-06. Infos.

Journées Maitron. Elles auront lieu cette année les 6 et 7 décembre à l'auditorium 150, Campus Condorcet, à Aubervilliers (M° Front-Populaire). Le mardi, à partir de 10 heures, est consacré au site du Maitron : esprit, fonctionnement, consultations, mises en ligne des notices, le cas des fusillés, communication, méthodes de balisage… La matinée du mercredi (8 h 45 à 11 heures) est réservée à l'assemblée générale des Amis du Maitron, ouverte aux adhérent-e-s à jour de leur cotisation. A 11 h 15, intervention sur « La Guerre d’Espagne entre avancées historiographiques et débats médiatiques ». Une table ronde aura lieu de 14 à 15 heures autour du Dictionnaire Belgique à paraître début 2023. Deux autres sont prévues : de 15 à 16 heures sur la révision des biographies du XIXe siècle et, de 16 à 17 heures, sur les « Pistes pour aborder la période 1968-1981 ». La remise du prix Jean-Maitron 2022, qui couronne un mémoire de master en sciences humaines et sociales d’une étudiante ou d’un étudiant dont les travaux prolongent l’œuvre de Jean Maitron (notice biographique), clôturera ces journées. Programme complet.

Insurgé.es de la Commune. Le Musée d'art et d'histoire Paul-Eluard, 22 bis, rue Gabriel-Péri, à Saint-Denis (93), organise du 9 décembre 2022 au 6 mars 2023, une exposition « Insurgé.es ! Regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 ». Rappelons que ce musée conserve l'un des plus importants fonds sur cette période (dessins, estampes, affiches, journaux, photographies, correspondances, peintures et divers objets). Par ailleurs, l'exposition « entend faire la part belle aux nouvelles approches et à la diversité des regards contemporains » sur la Commune. « Elle présente les événements et les mémoires qui les ont transmis à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants, qu’ils soient célèbres ou moins connus, identifiés ou anonymes, individus ou collectifs. Dans chaque section, historien.nes, écrivain.es, journalistes, conservateurs, politistes, philosophes, enseignant.es et artistes partagent leurs regards, en toute subjectivité, à travers de brefs textes. Ils constituent un parcours polyphonique, qui permet de souligner les nuances, de donner à entendre différentes voix, complémentaires ou parfois contradictoires, faisant dialoguer les époques et les points de vue. » Informations pratiques (voir communiqué de presse).

Ivresse des mots. Amateurs de livres et de bons vins, vous avez rendez-vous avec les deux au salon Mi-Livre Mi-Raisin, les 10 et 11 décembre, à la Bellevilloise, 19-21, rue Boyer, Paris 20e (M° Ménilmontant ou Gambetta). Une trentaine de maisons d'édition, le même nombre de vignerons et vigneronnes « nature », un happening littéraire, du vin mais aussi de la bière artisanale, du saké, un espace « food »… Entrée, pass 1 jour : 10 euros ; pass 2 jours : 15 euros. Programme (presque) complet, avec liste des dédicaces. Facebook.

Centenaire de l'AIT. L'Association internationale des travailleurs (AIT, site Internet), qui reprend le nom de la Première Internationale, a été créée à Berlin le 22 décembre 1922 par des partisans du syndicalisme révolutionnaire, de l'anarcho-syndicalisme et de l'anarchisme ouvrier qui refusaient le neutralisme syndical de la charte d'Amiens et l'allégeance des syndicats aux partis politiques, communistes (Internationale syndicale rouge) ou sociaux-démocrates. Pour un bref historique de cette organisation sur le Web, on peut se référer à l'article de L'Encyclopédie anarchiste ou à celui de Wikipédia. Aujourd'hui l'AIT n'est plus que l'ombre d'elle-même, décimée au cours du XXe siècle par les fascismes brun et rouge, affaiblie également par ses exclusions et ses scissions dues essentiellement à un refus d'envisager les évolutions sociétales et syndicales. Le 11 décembre, à partir de 15 heures, aura lieu à la CNT, 33, rue des Vignoles, Paris 20e, un colloque « Berlin, 1922 - Association internationale des travailleurs. Il y a 100 ans : naissance d’une internationale anti-autoritaire » avec Julián Vadillo Muñoz et François Guinchard, historiens. Infos.

Michel Ragon. Une exposition intitulée « Michel Ragon, un autodidacte toujours sur la brèche » se tient jusqu'au 30 décembre au Musée de l'histoire vivante, parc Montreau, 31, bd Théophile-Sueur, Montreuil (93). « Michel Ragon (1924-2020) arrive à Paris en 1945 et y résidera jusqu’à sa mort en 2020. A son arrivée, il vit dans un hôtel de charbonniers du XXe arrondissement et alterne toutes sortes de boulots alimentaires qu’il décrira dans Drôles de métiers. Il devient alors bouquiniste sur les quais de Seine jusqu’en 1964. Féru de littérature prolétarienne mais aussi d’urbanisme et d’architecture, Michel Ragon a écrit de nombreux ouvrages, romans, ou études. » Grâce au prêt d’œuvres de Françoise Ragon, sa compagne, et sous la direction de Sarah Al-Matary et Véronique Fau-Vincenti, l'exposition retrace en images le parcours de vie de celui qui fut « un homme libre et un anarchiste » (lire « Adieu compagnon »).

 

DIVERS

Serge Livrozet (1939-2022) s'est fait la belle, la der de der. Il est mort le 29 novembre à Nice. Pour les gens de ma génération, la lecture des essais De la prison à la révolte ou Hurle ! a participé à semer la graine de la révolte qui, en germant et en poussant, nous a conduit sur le chemin de l'engagement et du militantisme libertaire. Sur son blog, Floréal se souvient de lui : « Fondateur, en novembre 1972, du Comité d’action des prisonniers, une association de détenus et d’ex-détenus luttant contre les conditions de détention tout en gardant pour objectif l’abolition des prisons, Serge Livrozet, militant libertaire, est mort le 29 novembre 2022. Créateur d’une maison d’édition, Les Lettres libres, il fut lui-même auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels il convient de détacher l’incontournable De la prison à la révolte. Notre association Thank you Ferré, qui ne partageait pas le point de vue de l’opinion publique sur les perceurs de coffres-forts et fabricants de fausse monnaie, délits pour lesquels Serge Livrozet fut condamné, en avait fait son premier trésorier. Salut l’ami, et que la terre te soit légère. » Que dire de plus ? On peut se référer à sa notice biographique dans le Maitron, retrouver chez un bouquiniste un de ses ouvrages et le lire (bibliographie), voir ou revoir La Mort se mérite (2017, 90 min), de Nicolas Drolc.

LA MORT SE MÉRITE from LES FILMS FURAX on Vimeo.

 

Fin d'année. Le Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA) de Marseille a édité un calendrier 2023 avec pour thème « L'art graphique pour la Sociale ». On y retrouve nombre de dessinateurs du passé, anarchistes ou proches, tels Henry-Edmond Cross, Jossot, Jules Grandjouan, Mabel Holland Thomas, Frantisek Kupka, Maximilien Luce et bien d'autres, présentés par différents auteurs. Le calendrier est en noir et blanc, très élégant, rempli d'illustrations… et peut être commandé au CIRA (26 p., 6 euros l'exemplaire, frais de port : 2,50 ; 25 euros pour 5 exemplaires, port : 6 euros). Jusqu'au 31 décembre, les éditions Atelier de création libertaire ont lancé une opération « Contre l’inflation, contre la misère, contre la vie chère... coupons la poire en deux ! », une offre spéciale sur dix titres (au moins) différents à 50 % de réduction ; le port est offert, en France et hors de France ; plus un livre gratuit choisi par le « hasard et la nécessité ». Il faut juste suivre la procédure. Les Editions libertaires, quant à elles, ont décidé de publier un beau livre pour cette fin d'année et lance une souscription. Il s'agit d'un ouvrage de 416 pages (format 21 x 25,5, 1,5 kg), avec une iconographie importante, reprenant le texte d'une dizaine de brochures (Increvables Anarchistes), parues entre 1998 et 2002, reproduisant des articles représentatifs du Libertaire et du Monde libertaire des origines à 1990. L'exemplaire reviendra à 30 euros (au lieu de 35 euros), plus une participation au frais de port de 3 euro (bon de souscription). Avec cela, le Père Bakounine, tout de rouge et de noir vêtu, pourrait vous amener dans sa hotte le jeu de société Antifa (nouvelle version, prix : 25 euros, présentation et tutoriel), édité par La Horde et Libertalia (1). Alors, bon solstice d'hiver !

(1) Il faudra attendre courant janvier le réassortiment car, à la suite d'une censure de la FNAC orchestrée par des individus d'extrême droite et un syndicat de commissaires de police, la librairie Libertalia a liquidé ses 4 000 exemplaires. Merci les fafs pour la pub !

 

En vrac sur le Web. Sur Partage noir on trouve un documentaire de Jaume Serra i Fontelles, Le Maquis en Catalogne (1988, 7 x 25 min, en catalan sous-titré en français), qui relate en sept chapitres le mouvement de guérilla antifranquiste en Catalogne, de la fin de la guerre civile jusqu'à sa disparition dans les années 1960. Y sont évoqué l'invasion du Val d'Aran, l'essor et la défaite du maquis urbain, Marcellino Massana, José Luis Facerías, Quico Sabaté Llopart et Ramón Vila « Caracremada ». Vidéos toujours mais sur un sujet plus actuel. Des membres du collectif L'Etincelle, en résidence à Merlieux (Aisne), dans le fief du groupe Kropotkine (FA), ont réalisé trois vidéos : la première tente de répondre à la question « c'est quoi l'anarchisme ? » ; la seconde évoque le groupe, ses réalisations, la Fédération anarchiste et le parcours d'une militante ; la dernière relate une action contre un meeting politique de Reconquête, le parti d'Eric Zemmour, lors du premier tour de la campagne présidentielle de 2022. On nous a longtemps dit que la Résistance était avant tout l'œuvre de Français, gaullistes ou communistes. Après, on a appris le rôle essentiel des étrangers dans celle-ci : Juifs de diverses nationalités, Espagnols, Italiens, antifascistes allemands, etc. Parmi les Espagnols, le Parti communiste avec l'Union nationale espagnole (UNE) a su tirer la couverture à lui, faisant oublier le pacte germano-soviétique ayant quelque peu retardé l'entrée en résistance. Donc, tous les Espagnols dans la Résistance française était communistes ?… c'est un peu oublier les nationalistes basques et catalans, les républicains, les socialistes et… les anarchistes. Un article de Memoria Libertaria, « Comment la mémoire libertaire a été usurpée et manipulée en France ? » (article) rétablit, avec force détails, la vérité. Les anarchistes espagnols, en désaccord avec la direction en exil de la CNT (Federica Montseny, entre autres), rejoindront nombreux l'UNE pour la libération de la France et, pensaient-ils, la fin du franquisme. Certains y perdront la vie, victimes du fascisme rouge (lire à ce sujet 1944 : les dossiers noirs d'une certaine Résistance, à télécharger). Une autre guerre se déroule en Ukraine, celle du pouvoir contre les syndicats et les droits des travailleurs. La fréquentation des « partenaires européens » et le souhait de certains « patrons » (oligarques !) conduisent le pays à « libéraliser » (euphémisme !) son code du travail. Fin juillet, la CGT et la FSU l'avaient déjà dénoncé. Et, si l'on en croit le Réseau syndical international de solidarité et de lutte, cela continue de plus belle (lire « L’Etat s’en prend aux biens syndicaux »). En temps de guerre, c'est l'union nationale, il n'y a pas de revendications possibles et quelques-uns en profitent ; et, après, il faudra se retrousser les manches pour le plus grand profit des mêmes (on a vécu cela en France dans les années 1950). Une brochure, Antimilitarisme anarchiste et mythes sur la guerre en Ukraine, écrite par quelques anarchistes d'Europe centrale, examine et démonte les arguments de ceux qui, se disant révolutionnaires, participent à la défense du pays. La solidarité (Initiative de solidarité Olga-Taratuta) avec les militants antiguerre, qu'ils soient ukrainiens, russes ou biélorusses, avec les actions collectives de résistance sont sans doute notre principal outil pour tenter d'intervenir dans ce conflit entre deux impérialismes (1). Ayant décidé lors de son dernier congrès de mener une campagne antimilitariste, la Fédération anarchiste a mis en place un site Internet, A bas toutes les armées, où l'on trouvera du matériel (affiches, autocollants, vidéos, textes…) pour agir individuellement ou collectivement. Avec la guerre en Ukraine et la volonté de généraliser le service national universel (SNU) en France, les sujets d'intervention ne manquent pas. Pronostiquant sans risque, hélas !, un développement du militarisme et une course aux armements prochainement, affirmons bien nettement que cela sera sans nous ! Avec le sabre, le goupillon reprend du service. Dans certaines régions, il n'avait guère « baissé les bras » mais, en 2022, c'est une explosion mondiale de religiosité, d'obscurantisme, de sectarisme et de barbarie. Quand donc mettrons-nous les religions dans les poubelles de l'Histoire ? En Iran, des femmes et des hommes sont massacrés parce qu'ils refusent les diktats des mollahs et refusent de subir plus longtemps la dictature de cette théocratie (pour des infos quotidiennes). Aux Etats-Unis, des femmes ont perdu le contrôle de leurs corps et ne peuvent plus avorter selon leur choix (dans certains cas, même s'il s'agit de viols ou d'incestes) suite aux menées sectaires d'Eglises évangélistes (2). En Turquie – un pays qui se déclarait laïc il y a quelques décennies –, une pop star est assignée à résidence pour « incitation à la haine » après s'être moquée sur scènes des écoles religieuses (elle encourt plusieurs années de prison). Alors songeons à ceux et à celles qui ne sont pas des pop stars. En Russie, l'Eglise orthodoxe souffle sur les braises, prêche la croisade contre Satan en Ukraine (avant, c'étaient contre les nazis) et rêve d'une Grande Russie (3) (démontrant par la même que les persécutions religieuses pendant la période soviétique ont été non seulement condamnables mais aussi contre-productives). En France et un peu partout où l'Eglise catholique a sévi, on découvre régulièrement des actes de viols et de pédophilie commis par des prêtres. Sans oublier ses vieux péchés de soutien du fascisme (en Espagne et en Argentine), de collaboration (en France) et d'ambiguïté papale (contre le nazisme). Souvenons-nous en août de l'attaque au couteau contre l'écrivain Salman Rushdie, coupable d'« écrits blasphématoires » et d'apostasie, condamné par une fatwa il y a plus de trente ans. Souvenons-nous aussi de Samuel Paty (4), décapité en octobre 2020, coupable d'avoir bien fait son travail et de souhaiter que ses élèves réfléchissent par eux-mêmes. Sans oublier tous ces musulmans assassinés de par le monde par des fanatiques tarés… Et tout ça pour quoi : le pouvoir, l'argent ? Jean-Manuel Traimond, dans Comment fabriquer une religion (Atelier de création libertaire), « s'attache à décrire quels sont les éléments religieux, les méthodes et outils qui permettent d'en faire un produit consommable ». La religion ne serait, en définitive, qu'une entreprise (à peu près) comme les autres qui répondrait aux besoins humains. Il a rendu visite à l'émission « Trous noirs » sur Radio-Libertaire, écoutons-le.

(1) Commission journal, « Russie-Ukraine : la logique meurtrière des “blocs” impérialistes », Union communiste libertaire (UCL), avril 2022.
(2) Lire René Berthier, « Etats-Unis. Le fossé religieux » [1], [2] et [3], Le Monde libertaire, juin 2022.
(3) Anna Dolya, « L’Eglise orthodoxe russe au service du Kremlin », Cairn.info, 2015.
(4) L'enquête sur son assassinat nous a appris récemment qu'il se savait menacé et que l'Education nationale l'a abandonné à la vindicte islamiste (20 minutes, 21 novembre 2022).

 


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