Madeleine Vernet (1878-1949)
Madeleine Eugénie Cavelier, dite Madeleine Vernet, naît le 3 septembre 1878 à Le Houlme (Seine-Maritime). Elle passe son enfance à Barentin où ses parents ont acheté un petit commerce. A la mort de son mari, sa mère s'installe à Pissy-Pôville et, pour survivre, accueille quatre fillettes de l'Assistance publique ; ce qui décidera de sa vocation d'éducatrice. Madeleine Vernet écrit des articles dans Pages libres, le journal de Charles Guieysse, où elle s'insurge contre les abus dont sont victimes les enfants de l'Assistance. En représailles, les fillettes seront retirées à sa mère. N'ayant pas réussi à créer l'orphelinat de ses rêves en Normandie, elle part pour Paris et exerce le métier de comptable. Elle y rencontre des journalistes, des syndicalistes, et se lie avec les milieux libertaires. En 1906, Madeleine Vernet fonde à Neuilly-Plaisance (banlieue parisienne) l'orphelinat L'Avenir social (déplacé ensuite à Epône) avec Louis Tribier – qu'elle épousera un peu plus tard. Elle collabore au Libertaire, aux Temps nouveaux (où elle s'oppose au néomalthusianisme), publie des brochures, des poésies, des romans, devient conférencière, soutenue, malgré leurs désaccords, par des féministes comme Nelly Roussel et Marie Bonnevial. Pendant la Première Guerre mondiale, elle déploie une grande activité pacifiste, accueille le fils de Marie et François Mayoux, instituteurs en Charente emprisonnés pour antimilitarisme, défend Hélène Brion, collabore à Ce qu'il faut dire, le journal de Sébastien Faure, à La Mère éducatrice, puis participe à la fondation de la Ligue des femmes contre la guerre. En 1922, les communistes étant devenus majoritaires au conseil d'administration de l'orphelinat, Madeleine Vernet qui refuse d'adhérer au Parti communiste doit bientôt abandonner son poste de directrice. Elle fonde en 1927 le journal La Volonté de paix qui paraîtra jusqu'en 1936, date à laquelle il fut interdit après le procès de Louis Tribier pour provocation de militaires à la désobéissance. En 1935, elle siège au comité directeur de la Ligue internationale des combattants de la paix et meurt le 5 octobre 1949 à Levallois-Perret.
(D'après L'Ephéméride anarchiste.)

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