Victor Serge (1890-1947)
Né à Ixelles (banlieue de Bruxelles), le 30 décembre 1890, Victor Kibaltchiche connaît une enfance difficile et la misère. A 15 ans, il milite parmi les jeunesses socialistes, puis se tourne vers les milieux anarchistes. Sous le pseudonyme Le Rétif, il écrit dans plusieurs journaux. Il s’installe à Paris au cours de l’été 1909 et, avec Rirette Maîtrejean, s’occupe du journal L’Anarchie. Connaissant des membres de la bande à Bonnot, il sera condamné en 1912 à cinq ans de réclusion. Après sa libération, il part pour Barcelone et collabore sous le nom de Victor Serge aux journaux anarchistes espagnols. La révolution russe l’attire et il réussit en 1919 à gagner Saint-Pétersbourg où il adhère au Parti communiste et accepte « toutes les nécessités de la lutte – organisation, usage de la violence, dictature révolutionnaire… ». Dès lors, il accomplit de multiples tâches pour l’Internationale communiste et, par ailleurs, s’intéresse à la culture prolétarienne. Ayant critiqué les orientations de l’Internationale communiste, il est arrêté une première fois en 1928, puis en 1933. Grâce à la mobilisation d’intellectuels français, il est libéré en 1936 et expulsé. D’abord proche de Trotsky, Victor Serge s’en éloigne à propos de la révolution espagnole car il prône une alliance entre les anarchistes et le POUM. Réfugié à Marseille, il réussit à embarquer pour le Mexique en 1941. Il y mourra le 17 novembre 1947, après avoir affirmé sa fidélité à un socialisme à visage humain d’esprit libertaire. Romans, essais, pamphlets, poèmes et traductions, l’œuvre littéraire de Victor Serge témoigne d’un parcours intellectuel bien particulier.
(« Agenda 2001. Itinéraire ».)

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