Jacques Sautarel (François Rossignol, dit) (1870- ?)
Né à Llado (Espagne) le 5 janvier 1870, il passe son adolescence à Perpignan avant de s'installer à Paris en 1888 où il devint, selon la police, un « anarchiste exalté ». En 1896, il organise plusieurs tournées de conférences de Sébastien Faure et de Louis Matha dans le Sud-Ouest et collabore en 1898 à la revue Le Libre fondée par Manuel Devaldès et Eugène Humbert. Cette même année, il publie la brochure Quand égorgerons-nous enfin ?, dédiée à Charles Malato, qui entraîne sa fuite en Espagne. Il semble lié, au début des années 1900, au groupe de cambrioleurs anarchistes Les travailleurs de la nuit d'Alexandre Marius Jacob. Arrêté avec le groupe en 1904, il est traduit devant le tribunal d'Amiens en mars 1905. Malgré les déclarations de sa compagne, les aveux de Joseph Ferrand et le fait qu'il ait été longtemps employé à la bijouterie Bourdin, rue Quincampoix, dévalisée le 6 octobre 1901, Sautarel nie son implication tout en justifiant le vol et l'illégalisme. Il est condamné à cinq ans de prison, puis acquitté sept mois plus tard à Laon (Aisne) après une campagne de presse. Au moment de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans le génie. Par la suite, il ouvre un magasin de bijouterie-horlogerie à l'enseigne Germinal et aide Marie Jacob dans ses démarches pour obtenir la libération de son fils. En 1921, Sautarel est secrétaire de la 9e section du Parti communiste à Paris. En 1925, il réside quelques mois à Perpignan et prend part, avec la revue Le Bonnet catalan, à la campagne en faveur de Jacob. Revenu à Paris, il écrit en 1930 un roman autobiographique, La Félicité du pauvre, et colabore à la Bibliothèque de l'artistocratie de Gérard de Lacaze-Duthiers ainsi qu'à la revue néomalthusienne La Grande Réforme d'Eugène et Jeanne Humbert. Jacques Sautarel publia également plusieurs ouvrages à caractères sociaux.
(D'après le site Internet Sans patrie ni frontières.)

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