Jacques Reclus (1894-1984)
Petit-neveu d’Elisée et fils de Paul Reclus, il est né à Paris le 3 février 1894. Il passe son enfance en Ecosse, puis en Belgique où il entreprend des études de sciences économiques. Un éclat d’obus reçu à la main droite pendant la Première Guerre mondiale va mettre fin à ses espoirs de devenir pianiste professionnel. Il travaille comme journaliste syndical et collabore à la presse libertaire (La Bataille, Plus Loin du Dr Pierrot, Le Libertaire quotidien…). A partir de 1920, il devient gérant des Temps nouveaux. En 1923, se constitue sous son impulsion le Groupement de défense des révolutionnaires emprisonnés en Russie. En contact avec un étudiant chinois anarchiste, il apprend la création à Shanghai d’une Université du travail, conçue sur le modèle kropotkinien du travail-étude. Enthousiasmé, il part y enseigner le français et y arrive en mai 1928. Mais l’expérience tourne court et les crédits de fonctionnement sont supprimés en 1930 par le gouvernement de Tchang Kaï-chek pour cause de « subversion ».
Il reste néanmoins en Chine où la Seconde Guerre mondiale le surprendra à la frontière du Vietnam. Il regagnera Pékin en 1945 et y enseignera jusqu’en 1952. La violente campagne anti-étrangers, déclenchée par le Parti communiste au pouvoir depuis 1949, va l’obliger à regagner la France. A Paris, son épouse Huang Shuyi devient professeur aux Langues orientales, tandis qu’il travaille comme correcteur, puis rédacteur et enfin enseignant à l’université Paris-VII. Il continue aussi ses activités d’auteur [La Révolte des Taïping (1851-1864). Prologue de la révolution chinoise] et de traducteur jusqu’à sa mort, le 5 mai 1984 à Paris.

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