Emile Pouget (1860-1931)
Naissance près de Rodez (Aveyron) le 12 octobre 1860 ; son père, notaire, meurt tôt et sa mère se remarie. Son beau-père, bon républicain de l’époque, perdit sa place de fonctionnaire pour avoir fondé et écrit dans une petite feuille de combat. C’est au lycée de Rodez, où il fait ses études que naît sa passion pour le journalisme. Il crée à 15 ans son premier journal, Le Lycéen républicain. La mort de son beau-père en 1875 l’oblige à quitter le lycée pour gagner sa vie. Il rejoint la capitale et travaille comme employé dans un magasin de nouveautés. Le soir, il fréquente les réunions publiques et devient anarchiste à la lecture du Révolté. En 1879, Pouget prend part à la fondation du premier syndicat d’employés et le décide à publier une dès premières brochures antimilitaristes qu’il rédige. Le 9 mars 1883, il participe avec Louise Michel à la manifestation des sans-travail où plusieurs boulangeries sont pillées. Arrêté avec elle, il est condamné le 21 juin à huit ans de prison. Il en sort en 1886, profitant d’une amnistie, et se consacre à la propagande anarchiste, avec la création, le 24 février 1889, du journal Le Père Peinard qui obtient un rapide succès, du fait de son style prolétarien et de son ton virulent. Emile Pouget sera plusieurs fois poursuivi par la justice pour ses articles et contraint d'arrêter la parution du journal au n° 253, suite à l'application des « lois scélérates » de 1894. Il s'exile alors en Angleterre. A son retour, il publie en mai 1895 La Sociale puis, l’année suivante, reprend la publication du Père Peinard. Il s'engage dès lors dans le syndicalisme révolutionnaire et sera, de 1902 à 1908, secrétaire adjoint de la CGT. En 1906, il est l'un des signataires de la charte d'Amiens. En 1909, il se consacre à la publication de La Révolution, journal quotidien qui ne pourra paraître que quelques mois faute de subsides. Il meurt le 21 juillet 1931, laissant de nombreux livres et brochures tels L'Action directe, Le Sabotage…

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