Larry Portis (1943-2011)
Né le 3 juillet 1943 à Bremerton (Etat de Washington, Etats-Unis), il grandit dans une famille ouvrière à Seattle (Washington) et à Billings (Montana). De 1958 à 1968, il occupe divers emplois pour subvenir à ses besoins et participe entre autres aux luttes des employés de la compagnie des eaux. En 1968, il sort diplômé de l'Université d'Etat de Billings où il fut aussi actif sur le plan politique, participant au journal de l'université La Riposte et créant un bulletin clandestin : La Presse libre étudiante. Il obtient une maîtrise puis un doctorat en histoire en 1975 à l'Université du nord de l'Illinois, soutenant une thèse sur les débuts de la sociologie en France au XIXe siècle. En 1981, il s'installe en France et commence à professer à l'Université américaine de Paris, y créant une section CGT, puis dans plusieurs autres universités (Paris-VII, Paris-X, Clermont-Ferrand et Paul-Valéry de Montpellier), dans lesquelles il enseigne la civilisation américaine. Il est membre de 1984 à 1989 de l'équipe éditrice des éditions Spartacus, fondées et dirigées par René Lefeuvre, et participe de 1987 à 2007 au comité de rédaction de la revue de sociologie L'Homme et la Société. En 2002, il est l'un des fondateurs du collectif Les Américains pour la paix et la justice à Montpellier afin de dénoncer la guerre en Irak. Larry Portis a écrit de nombreux articles pour divers journaux, magazines et revues, dont Alternative libertaire, Gavroche, Radical History Review, The Industrial Worker, Le Monde libertaire, etc., et pour de nombreux magazines en ligne, notamment CounterPunch, le Blog du film politique et Divergences. Auteur d'une Histoire sociale de la chanson française, d'ouvrages sur le fascisme – entre autres aux Etats-Unis – et sur les IWW, il a également publié avec sa compagne Christiane Passevant, qui a tenu auprès de lui un rôle important en lisant ses écrits et en les enrichissant par ses conseils et suggestions, des livres sur la Palestine, le « cinéma enragé » et un Dictionnaire des chansons politiques et engagées. Souhaitant sortir l'anarchisme de ses ornières dogmatiques, il n'adhéra à aucune organisation libertaire. Il décède d'un infarctus le 4 juin 2011 à son domicile cévenole.

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