Camille Pissarro (1830-1903)
Il naît à Saint-Thomas (alors colonie danoise), une des trois îles Vierges américaines (Petites Antilles), y passe son enfance, puis est envoyé en France pour terminer ses études (1843-1847). Face à l'incompréhension de son père pour sa passion pour le dessin, il s'enfuit à Caracas avec un ami. Réconcilié avec sa famille, celle-ci l'envoie à Paris en 1855 pour suivre des cours à l'Ecole des Beaux-Arts, qu'il ne fréquente guère, préférant les ateliers d'artistes et les différentes académies. A partir de 1874, il participe aux premières expositions impressionnistes et y demeure fidèle jusqu'à la dernière en 1886. En 1885, il rencontre les peintres néo-impressionnistes Signac et Seurat et, bien qu'attiré par leur technique, revient cependant très rapidement à l'impressionnisme. C'est sans doute vers 1890 que Camille Pissarro fit la connaissance d'Emile Pouget et de Jean Grave. Acquis aux idées anarchistes, il collabore aux Almanachs du Père Peinard (1894 à 1899) et aux Temps nouveaux de 1896 à 1903. Il donne aussi de nombreux dessins et lithographies pour les tombolas et les « albums » des Temps nouveaux que Grave réalise. Bien que peu fortuné, il règle à deux reprises les dettes du journal (mille francs, chaque fois). Pissarro a également illustré la couverture de la brochure Les Temps nouveaux de Pierre Kropotkine aux Publications de La Révolte (1894) et composé pour ses deux nièces anglaises un album de vingt-huit dessins, intitulé Turpitudes sociales, inspiré par la lecture du journal La Révolte. Il meurt à Paris le 13 novembre 1903. Plusieurs de ses fils, dont Lucien, seront proches du mouvement anarchiste.

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