Paul Lapeyre (1910-1991)
Né le 28 mai 1910 à Monguilhem (Gers), il est d’abord instituteur mais doit quitter l’enseignement après une cabale suscitée par son militantisme. Avec ses frères Aristide (voir bio) et Laurent (1913-1980), il participe en novembre 1926 à la constitution de la CGT-SR, puis collabore à son organe de presse, Le Combat syndicaliste. Paul Lapeyre déploya aussi une grande activité et fut orateur dans nombre de réunions en faveur de la révolution espagnole. Il collabore à SIA, hebdomadaire de la section française de Solidarité internationale antifasciste, fondé et animé par Louis Lecoin et Nicolas Faucier, et il effectue plusieurs voyages en Espagne mandaté par la CGT-SR. En mai 1939, il est délégué à la propagande de la Fédération anarchiste de langue française (FAF) constituée à Toulouse en 1936, suite à une scission de l’Union anarchiste. Fait prisonnier en 1940, il échoue dans une tentative d’évasion et n’est libéré qu’en juin 1945. Après la Libération, Paul Lapeyre représente le groupe anarchiste de Bordeaux au congrès de Paris des 6 et 7 octobre 1945 qui voit la naissance de la nouvelle Fédération anarchiste de langue française (FAF). Devenu coiffeur, il anime avec ses frères la boutique de la rue de La Fusterie. Paul Lapeyre participe aussi au congrès constitutif (7-9 décembre 1946) de la CNT, section française de l'Association internationale des travailleurs. Exclu, avec de nombreux autres, de la FAF fin 1952, il participe à la reconstitution de l’actuelle Fédération anarchiste pour laquelle il effectue de nombreuses tournées de conférences. Il milita aussi à la Libre Pensée dont il fut pendant une vingtaine d’années l’un des orateurs nationaux. Au début des années 70, un infarctus l'oblige à prendre ses distances avec l'action militante soutenue et il se retire à Barsac, dans le vignoble du sauternais. Il meurt le 2 mai 1991, après un accident d’automobile sur une route d’Espagne.

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