Georges Palante (1862-1925)
De parents belges, Georges Palante naît le 20 novembre 1862 à Blangy-les-Arras (Pas-de-Calais). Adolescent, il découvre qu'il est atteint d'une maladie rare et invalidante, l'acromégalie (dérèglement hormonal provoquant une croissance exagérée des membres) qui l'incite à se replier sur lui-même. Après des études à Arras, Paris et Douai (licence de philosophie en 1883), il obtient un premier poste en 1885 comme professeur à Aurillac. A l'agrégation de philosophie, en 1888, il est reçu septième sur seize. Influencé par l'œuvre de Schopenhauer, de Nietzsche et de Stirner, il développe une philosophie individualiste radicale et une « morale désespérée, mais élégante, de la résistance ». Plusieurs ouvrages voient le jour : Précis de sociologie (1901), Combat pour l'individu (1904), La Sensibilité individualiste (1909), Pessimisme et individualisme (1914)… Il s'était marié en 1887 avec Louise Genty, puis s'en sépara trois ans plus tard après la naissance d'une fille. Il vivra plus tard en concubinage avec Louise Pierre qu'il épousera en 1923. En 1907, Palante s'inscrit à la Sorbonne pour une thèse d'Etat en philosophie mais la soutenance de celle-ci lui est refusée ; il la fera paraître chez Alcan sous le titre : Les Antinomies entre l'individu et la société (1912). Depuis 1911 et jusqu'en 1923, il tient pour le Mercure de France une chronique philosophique. En 1916, à Saint-Brieuc (où il exerce jusqu'à sa retraite), il fait la connaissance de l'écrivain Louis Guilloux qui s'inspirera de lui pour créer le héros principal de son roman Le Sang noir (1935). Le 5 août 1925, le pessimisme prenant le dessus sur la lutte, il met fin à ses jours dans sa maison d'Hillion (Côtes-d'Armor) en se tirant une balle dans la tempe. Il sera inhumé dans le cimetière communale et sa tombe porte l'épitaphe suivante : « L'individu est la seule source d'énergie, la seule mesure de l'idéal. »

Fermer la fenêtre

Retour à l'accueil