Paul Ambroise Paillette (1844-1920 ?)
Naissance à Paris le 16 avril 1844. Ouvrier ciseleur, il fréquente les réunions anarchistes dès 1887 et fait partie de divers groupes parisiens. En 1888, il prend part au mouvement entrepris contre les bureaux de placement et, selon la police, se déclare partisan d'actions violentes contre ces établissements. Paul Paillette devient par la suite chansonnier à Montmartre, auteur de poésies où il exprime ses idées libertaires, appelant de ses vœux une société plus juste comme dans Temps d'anarchie ou Heureux Temps, chanté sur l'air du Temps des cerises. Il publie et vend lui-même ses vers sous forme de brochures qu'il réunira ensuite dans l'ouvrage Les Tablettes d'un lézard et anime par ses chansons révolutionnaires de nombreuses fêtes libertaires. Végétarien et partisan de l'amour libre, l'idée lui vient d'organiser en 1891 des déjeuners végétariens dans la salle d'un restaurant parisien qui devient alors un lieu de rencontres pour les amour-libristes, sous la devise : « Tout le bonheur a son nid dans le bonheur commun. Femme libre, amour libre. » Il collabore durant la Première Guerre mondiale aux journaux d'E. Armand, Pendant la mêlée puis Par-delà la mêlée (son poème Civilisation est censuré par les autorités), ainsi qu'à La Bataille et à CQFD. Sans ressources, vivant dans un foyer depuis 1910, plusieurs fêtes sont organisées à son profit, notamment le 9 novembre 1913 par l'Université populaire, ou encore en novembre 1916 avec le concours de Xavier Privas et la participation de Sébastien Faure. Il est alors considéré comme le doyen des chansonniers montmartrois. Sa mort est annoncée dans Le Libertaire du 29 février 1920.
(D’après L’Ephéméride anarchiste.)

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