Roger Monclin (1903-1985)
Naisance le 31 janvier 1903 à Reims (Marne). Après de courtes études, il devient représentant en parfumerie et parcourt les routes de France. Sa rencontre avec Victor Méric marque un tournant dans sa vie. Il adhère à la Ligue des combattants de la paix, créée par ce dernier en 1929. En 1931, Monclin participe au lancement de la revue pacifiste et antimilitariste La Patrie humaine. Il en devient l'administrateur puis en partage la direction avec Robert Tourly de 1933 (à la mort de Méric) jusqu'en 1939, et défend une ligne de totale indépendance du journal. Orateur et propagandiste, il pourfend lors de ses conférences et dans ses articles le militarisme triomphant, les marchands de canons, mais aussi les crimes de la « justice » militaire. En août 1939, quelques jours avant la déclaration de guerre, il déserte et gagne avec deux autres compagnons la Belgique, d'où ils partent pour la Norvège, puis rejoignent la Suède. Menacés d'expulsion, ils sont aidés par des militants pacifistes qui les cachent dans une cabane située en forêt durant l'hiver 39-40. Arrêté en mai 1940, il est interné dans un camp en Suède jusqu'en octobre 1942. De retour à Paris, il est arrêté et inquiété à plusieurs reprises par la police et la Gestapo, puis emprisonné de septembre 1943 à février 1944. Il exerce divers métiers : comptable, journaliste, camelot… En 1943, il entre au syndicat des correcteurs grâce à Louis Louvet. Après guerre, Monclin collabore à la revue Défense de l'homme, puis milite à l'Union pacifiste de France. Marié, il n’avait pas d’enfant car il ne se reconnaissait pas « le droit de donner le jour à des enfants que l’Etat peut décider de faire massacrer » (lettre du 28 mars 1973). Il décède le 26 juillet 1985 à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes).
(D'après L'Ephéméride anarchiste.)

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