Francesco Saverio Merlino (1856-1930)
Naissance à Naples (Italie) le 15 septembre 1856. Vers 1875, il découvre l’anarchisme et en devient, au fil des années, l'une des principales personnalités dans la Péninsule et de par le monde. En 1878, se déroule le procès de la bande du Matese (mouvement insurrectionnel provoqué par un groupe d'internationalistes, dont Errico Malatesta). En tant qu'avocat, Merlino obtient l'acquittement des accusés. En 1884, son engagement le contraint à l'exil. Le 28 juin 1885, il est à Paris pour tenter de coordonner les groupes italiens et français. Il préconise l'entrée des anarchistes dans les organisations ouvrières et s'oppose aux actes de reprise individuelle (à l'exemple de Pini). Merlino participe, début janvier 1891, au congrès de Capolago en vue de constituer un parti anarchiste. En 1892, il fait une tournée de conférences aux Etats-Unis et fonde deux journaux – Il Grido degli Oppressi et Solidarity – avant de retourner en Italie l'année suivante. Le 30 janvier 1894, il est arrêté à Naples et emprisonné jusqu'en mai 1896. En 1897, il propose aux anarchistes de revenir sur leur position traditionnelle d'abstention aux élections. Cela provoque une polémique avec Malatesta et son éloignement progressif de l'anarchisme vers le socialisme parlementaire. Il n'en continuera pas moins à défendre les compagnons persécutés. Du 21 au 28 avril 1898, à Ancône, il est aux côtés des avocats Pietro Gori et Enrico Ferri pour assurer la défense des anarchistes inculpés après les émeutes de janvier contre l'augmentation du prix du pain. Le 29 août 1900, il sauve de la peine de mort Gaetano Bresci qui avait assassiné le roi Humbert Ier en représailles de la sanglante répression des émeutiers. Merlino défendra encore les compagnons poursuivis pour avoir occupé des usines à Turin, ceux accusés de l'attentat au théâtre Diana à Milan… Il meurt à Rome le 30 juin 1930.
(D'après L'Ephéméride anarchiste.)

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