Maurice Laisant (1909-1991)
Né le 11 mars 1909 à Paris (XVIe arr.), Maurice Laisant est le petit-fils de Charles-Ange Laisant qui, après une carrière politique assez longue, s'engagea dans la voie de l'anarchisme, fils d'Albert Laisant et frère de Charles Laisant. Facteur, puis représentant de commerce, il milite activement dans les organisations pacifistes avant la guerre, adhérant dès 1935 à l’Union des jeunesses pacifistes de France (UJPF). En juin de l’année suivante, il est nommé secrétaire provisoire de la section française de l'Internationale de la jeunesse pacifiste et, en décembre, il dirige avec son frère Charles le Centre de défense des objecteurs de conscience. C’est à partir de 1939 que Maurice Laisant commence à collaborer au Libertaire, journal de l’Union anarchiste. Après la Libération, il préside une réunion préparatoire organisée à Paris, le 18 février 1945, et prend part, les 6 et 7 octobre, aux travaux du congrès qui voit la naissance de la nouvelle organisation libertaire, la Fédération anarchiste de langue française (FAF). Maurice Laisant devient secrétaire adjoint de l’association Les Forces libres de la paix en 1952. Le 26 janvier 1955, il est condamné par la 17e Chambre correctionnelle à 12 000 F d'amende pour avoir signé, sous le pseudonyme de Hemel, une affiche contre une éventuelle mobilisation générale, invitant la population à une réunion au centre administratif d'Asnières. Son influence au sein du mouvement libertaire ne trouve son apogée qu’après l’affaire Fontenis en 1953 et la dislocation de la FAF. Il sera de ceux (avec ses amis Joyeux et Fayolle) qui vont (re)créer la Fédération anarchiste (FA). Au congrès de Vichy, en mai 1956, il est désigné comme membre du comité de rédaction du Monde libertaire, son organe de presse. Et à Nantes, en juin 1957, il est nommé secrétaire général de la FA, poste qu'il abandonnera en 1975. Refusant l’évolution vers une organisation plus structurée et l’adoption de la notion de classe sociale dans le pacte associatif, Maurice Laisant va se couper de la Fédération anarchiste. En 1977, il est l’un des principaux fondateurs de l’Union des anarchistes et du mensuel Le Libertaire, créés par les militants ayant quitté la FA. Il décède le 29 septembre 1991.

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