Robert Louzon (1882-1976)
Naissance le 30 juin 1882 au sein d'une famille de la bourgeoise parisienne. Après un doctorat en droit et un diplôme de l'Ecole des mines, Robert Louzon devient ingénieur. D'abord membre du parti socialiste alemaniste, il évolue vers le syndicalisme révolutionnaire. En 1906, orphelin de bonne heure et libre de sa fortune, il prête l'argent nécessaire à l'achat de l'immeuble du 33, rue de la Grange-aux-Belles pour loger la CGT, action qui, une fois connue, lui vaudra de perdre son emploi. Lié à Pierre Monatte, Louzon collabore à La Vie ouvrière. En 1913, il s'installe en Tunisie, effectue la guerre comme capitaine, puis adhère en 1919 au parti socialiste tunisien. Il sera vite secrétaire fédéral du PS, puis du parti communiste après le congrès de Tours. En 1921, il est poursuivi pour « diffamation envers les officiers de l'armée française », puis encore en 1922, cette fois condamné à six mois de prison et à l'expulsion de Tunisie après l’exécution de sa peine. En décembre 1924, il quitte le PC après l'exclusion de Monatte et de Rosmer et, en 1925, il participe à la fondation de la revue La Révolution prolétarienne. En août 1936, mandaté par la CNT espagnole, Robert Louzon se rend au Maroc dans le but d'empêcher le recrutement de troupe pour Franco. En février 1937, malgré son âge, il combat un temps sur le front espagnol, puis collabore à Solidarité internationale antifasciste (SIA) et à son hebdomadaire. En 1939, il signe le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate » ; ce qui lui vaut d'être poursuivi devant le conseil de guerre. Arrêté en 1940, il est interné un an dans un camp en Algérie. Après-guerre, il reprend son activité militante avec La Révolution prolétarienne et sera notamment l'un des signataires du manifeste des 121 lors de la guerre d'Algérie. Il meurt en septembre 1976.

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