Louise Michel (1830-1905)
Fille d’une servante et certainement du fils des châtelains chez qui sa mère travaille, Louise Michel naît au château de Vroncourt (Haute-Marne). Elle grandit auprès de sa mère, choyée par « ses grands-parents », recevant une éducation libérale et une bonne instruction. En 1852, elle obtient le diplôme nécessaire pour devenir institutrice et ouvre une école libre. Après quelques années d’enseignement en Haute-Marne, Louise Michel décide de s’installer à Paris où elle trouve un emploi d’institutrice dans un pensionnat. En 1865, elle vend ses biens pour acheter un externat dans le XVIIIe arr. Elle y enseigne, tout en ayant des activités charitables. A partir de 1869, elle suit les cours d’instruction populaire organisés par les républicains et c’est ainsi que débute son engagement politique et militant. Dans Paris assiégé (septembre 1870), Louise Michel fréquente le comité républicain de vigilance du XVIIIe arr. Elle participe, jusqu’à la fin, à toutes les actions de la Commune. Incarcérée à Versailles, elle se montre très digne et courageuse pendant son procès au cours duquel elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Après deux ans de prison et quatre mois de bateau, elle arrive sur les côtes de la Nouvelle-Calédonie en décembre 1873. Louise Michel est émerveillée par la beauté de cette terre d’exil et s’intéresse immédiatement à la culture et aux mœurs des Canaques, les soutenant lors de leur révolte en 1878. Après cinq ans de détention, elle peut s’installer à Nouméa où elle reprend ses activités d’institutrice. En 1880, l’amnistie générale lui permet de rentrer en France. Jusqu’à sa mort, Louise Michel sera, pendant vingt-cinq ans, une militante infatigable. Elle parcourt la France, l’Angleterre, la Hollande et la Belgique pour donner des milliers de conférences, entrecoupées de périodes d’emprisonnement. En janvier 1888, au cours d’une réunion publique au Havre, un homme tente de l’assassiner en tirant deux coups de revolver. Elle est touchée à la tempe et les médecins ne pourront jamais retirer la balle qui reste logée près de son cerveau. Louise Michel s’éteint le 9 janvier 1905 à Marseille lors d’une tournée de conférences. Son corps est ramené à Paris et, le 22 janvier 1905, une foule immense suit son cercueil dans les rues de Paris jusqu’au cimetière de Levallois.
(D’après « Itinéraire » n° 7.)

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