Renée Lamberet (1901-1980)
Elle naît le 4 octobre 1901, à Paris, dans un famille de libres penseurs, et devient professeur agrégé d'histoire et de géographie. En 1936, lorsque la révolution éclate en Espagne, elle s'y rend et s'intéresse particulièrement aux collectivisations réalisées par la Confédération nationale du travail (CNT), collabore à la propagande libertaire et participe à l'aide aux enfants réfugiés des zones de guerre. C'est à Barcelone, où elle séjourne avec sa sœur Madeleine, qu'elle rencontre celui qui devient son compagnon, Bernardo Pou-Riera, alors responsable de la propagnande de la CNT. Elle apporte ensuite son aide aux militants espagnols en exil en France et, durant l'Occupation, participe à la réorganisation de la Fédération anarchiste française dans la clandestinité. Après la Libération, elle préside la Commission d'aide aux antifascistes bulgares – victimes cette fois de la répression stalinienne – et prend part en 1949 à la création de l'Institut français d'histoire sociale (IFHS). De 1953 à 1954, elle est secrétaire de l'Association internationale du travail (AIT), puis se consacre à divers travaux historiques sur le mouvement social et libertaire. Renée Lamberet meurt le 12 mars 1980 à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), n'ayant pas eu le temps d'achever un dictionnaire biographique anarchiste.
(D'après le « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français ».)

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