Marius Alexandre Jacob (1879-1954)
Né le 29 septembre 1879 à Marseille, d’une famille d’ouvriers, le jeune Marius est attiré par la mer ; dès l’âge de 11 ans, il embarque comme mousse et parcourt les océans. Une maladie l’oblige à débarquer, il a 16 ans. Au contact d’un jeune homme, dont le père de Jacob était le tuteur, Marius Alexandre va devenir anarchiste et le rester sa vie durant. Après des débuts difficiles dans le monde du travail, Marius est souvent renvoyé à cause de ses idées, il se décide à passer à la reprise individuelle. Avec quelques compagnons, il organise Les Travailleurs de la nuit qui écumeront les belles villas de France et de Navarre. Arrêté, condamné aux travaux forcés à perpétuité pour des faits qu’il avait effectivement commis et même revendiqués, Jacob partit pour la « guillotine sèche » (le bagne) en janvier 1906. « Bandit exceptionnellement dangereux, à surveiller de très près. » Cette mention inscrite de la main du président des assises d’Amiens sur le dossier de l’anarchiste le singularisera tout de suite. Souvent en conflit avec la chiourme, il risqua sa peau plusieurs fois, ne devant d’avoir la vie sauve que par le respect qu’il inspire et sa bonne connaissance du droit. Rescapé de l’enfer grâce à l’opiniâtreté de sa mère, Jacob est ramené en France fin 1925, où il fera trois ans de prison avant de pouvoir retrouver la liberté. Jusqu’à sa mort, il vendra de la lingerie sur les marchés. Il se fera la belle le 28 août 1954 en s’injectant une dose mortelle de morphine.
(« Agenda 2001. Itinéraire ».)

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