Jeanne Humbert (1890-1986)
Née Jeanne Rigaudin le 24 janvier 1890, à Romans (Drôme), elle fut élevée en milieu libertaire dès l'âge de 10 ans et subit l'influence d'Auguste Delalé, compagnon de sa mère. Elle rencontre Eugène Humbert en 1908 et l’épouse en 1924. Une fille leur est née le 17 septembre 1915. Jeanne est la collaboratrice directe de son compagnon aux deux mensuels néomalthusiens Génération consciente et La Grande Réforme. Elle collabore aussi à de nombreuses autres publications anarchistes, pacifistes ou naturistes (Le Libertaire, La Voie de la paix, Liberté, Le Monde libertaire, La Patrie humaine…). A plusieurs reprises, elle a à faire à la justice en raison de ses « atteintes à la natalité ». Le 27 octobre 1921, elle est condamnée, ainsi que son mari, à deux ans de prison et 3 000 F d'amende. Incarcérée à la prison Saint-Lazare, Jeanne Humbert est libérée le 30 juillet 1922. Puis, le 18 juillet 1934, à trois mois de prison et 100 F d'amende mais elle est graciée, suite à la mobilisation d'amis écrivains et intellectuels. De 1932 à 1939, elle fait partie de la Ligue internationale des Combattants de la paix, créée par Victor Méric, écrit des articles et fait de nombreuses conférences pour ce mouvement. En mars 1946, Jeanne Humbert reprend la publication de La Grande Réforme qu'elle doit cesser de faire paraître faute de ressources, trois ans plus tard, après le trente-deuxième numéro. En 1981, Bernard Baissat réalise un film, Ecoutez Jeanne Humbert, dans lequel elle évoque sa vie. Elle meurt le 1er août 1986 à Paris.
(D’après le « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français ».)

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