Augustin Hamon (1862-1945)
Naissance le 20 janvier 1862 à Nantes. D’abord militant anarchiste, il fait découvrir ce courant de pensée en 1893 à Fernand Pelloutier (futur créateur des Bourses du travail) et publie deux ans plus tard une enquête sur la Psychologie de l'anarchiste-socialiste. En 1896, la Bourse du travail de Nantes le délègue au congrès socialiste international de Londres, auquel participe entre autres Malatesta, qui se terminera par l'exclusion des anarchistes par les marxistes. Auteurs de plusieurs ouvrages sur l’anarchisme, il continuera à écrire des textes pour Les Temps nouveaux de Jean Grave et conservera longtemps de la sympathie pour les idées libertaires. En 1904, il quitte Paris pour la Bretagne, et s’installe dans les Côtes-du-Nord. Il se lance alors dans l'action socialiste locale et participe à la fondation des premières sections de la région, notamment celle de Lannion en 1905. Franc-maçon depuis 1894, Augustin Hamon est également membre de l'Association des libres penseurs de France. A la SFIO, il se classe dans l’opposition de gauche à la direction, occupe plusieurs postes de responsabilité dans les instances régionales et privilégie avant tout l'unité ouvrière. En août 1932, il est l’un des vingt membres de ce parti présents, malgré l'opposition de l'Internationale, au congrès mondial d'Amsterdam contre la guerre et le fascisme. Il y devient le seul socialiste du secrétariat du comité. Sa dernière prise de position politique sera de quitter la SFIO en 1944 pour adhérer au Parti communiste. Il devait mourir peu après, le 3 décembre 1945.

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