André Bösiger (1913-2005)
Il naît le 22 juillet 1913 dans le Jura bernois. Ouvrier du bâtiment, à 16 ans, il adhère à la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et se lie avec les anarchistes Luigi Bertoni (rédacteur du Réveil anarchiste) et Lucien Tronchet. La LAB pratique activement le sabotage et l'action directe contre les patrons ne respectant pas les conventions collectives, ainsi que l'aide aux chômeurs expulsés de leurs logements. André Bösiger milite également dans le groupe anarchiste de Genève et participe aux activités de la Libre Pensée. Le 9 novembre 1932, à Genève, il prend part à une manifestation antifasciste qui se termine tragiquement lorsque l'armée tire sur la foule. Insoumis au service militaire, il purge une peine de deux ans de prison. Durant la guerre d'Espagne, il organise le transit par la France d’armes pour les compagnons de la CNT et de la FAI. Par la suite, il continuera d'aider le mouvement libertaire espagnol, n'hésitant pas, pour cela, à se rendre dans l'Espagne franquiste à de nombreuses reprises. Licencié pour « activité syndicale », il survit en braconnant, puis ravitaille, durant la Seconde Guerre mondiale, les maquis de la Résistance française. Le conflit terminé, il exerce sa solidarité envers la lutte d'indépendance du peuple algérien en faisant passer la frontière suisse à de nombreux combattants algériens et à des insoumis français. En 1957, il participe, à Genève, à la fondation du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA). Le 19 juillet 1990, il perd sa compagne Ruth Bösiger, dite « Coucou », militante libertaire comme lui, et décède le 13 avril 2005. Bernard Baissat lui a consacré un film-interview : André Bösiger, libertaire jurassien.
(D’après L’Ephéméride anarchiste.)

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