Pierre-Valentin Berthier (1911-2012)
Né le 11 septembre 1911 à Issoudun (Indre), son père était artisan mégissier. Il quitte l'école avant d'avoir passé le brevet… et avant d'en être exclu pour indiscipline. Il travaille alors dans l'entreprise familiale, de 1926 à 1936, puis devient journaliste localier pour le quotidien de Châteauroux, Le Département de l'Indre. En 1932, il fut poursuivi suite à un article paru dans Le Semeur de Normandie et « en 1932-1933 eut des démêlés avec l'autorité militaire » en tant qu'objecteur de conscience. En septembre 1951, Berthier fut licencié et remplacé par un militant du Parti communiste qui avait pris à la Libération la direction du journal. Grâce à Louis Louvet, il peut travailler comme correcteur à l'imprimerie Lang. Admis au syndicat des correcteurs le 1er mars 1953, il entre en janvier 1957 au Monde où il était encore en activité en 1973. A l'automne 1952, il participe à la fondation du groupe anarchiste de libre discussion Centre de recherches philosociales qui, chaque samedi, organise des débats à la salle des Sociétés savantes de Paris. Ecrivain, il a publié des plaquettes de vers, divers romans et il est l'auteur avec Jean- Pierre Colignon de plusieurs ouvrages sur les difficultés de la langue française qui font référence. Il collabore aussi comme militant à un grand nombre de journaux et revues libertaires et/ou pacifistes. Citons, entre autres, Ce qu'il faut dire, Contre Courant, Défense de l'homme (avec Louis Lecoin), L'En-Dehors, Le Libertaire, Liberté, Le Monde libertaire, Le Réfractaire, L'Union pacifiste, etc. P.-V. Berthier s'était marié à Issoudun en 1945 et était père d'un enfant. Il meurt le 6 mai 2012 à Paris.
(D'après le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.)

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