Charles d’Avray (Charles-Henri Jean, dit) (1878-1960)
Né à Sèvres (Hauts-de-Seine), le 9 septembre 1878, il semble avoir travaillé comme publicitaire en 1900 dans une feuille intitulée Le Tohu-Bohu. D’après Maitron, Charles d’Avray vient à l’anarchisme après l’affaire Dreyfus et se fait vite connaître dans le milieu libertaire en assurant la partie artistique des fêtes, d’abord avec un groupe d’enfants (Pupilles du IIIe), à qui il donne des leçons de chant et de solfège, puis seul en tant que chansonnier. Compositeur intarrissable et interprète de talent, il parcoura la France à partir de 1907 pour des « spectacles-conférences » de propagande. Passé maître dans la chanson « à thème » (Le Triomphe de l’anarchie, L’Insurrectionnelle, Militarisme, Le 1er Mai…), il continua après la Première Guerre mondiale à interpréter ses œuvres dans le cabaret qu’il avait ouvert à Montmartre, Le Grenier de Gringoire, puis dans divers établissements de la Butte, et cela quasiment jusqu’à sa mort le 7 novembre 1960, sans jamais renier ses convictions militantes. Auteur de quelque mille deux cents titres, dont soixante-dix « chansons rouges », son influence fut notable et aura baigné plusieurs générations de jeunes libertaires pendant plus d’un demi-siècle.
(D’après Gaetano Manfredonia, « La Chanson anarchiste en France ».)

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