Arthur Arnould (1833-1895)
Né à Dieuze (Moselle) en 1833, fils d’un professeur libéral, il commence une carrière administrative, puis démissionne pour devenir journaliste. Ses articles contre l’Empire lui valent de nombreuses condamnations (prison et amendes). Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune dans le IVe arrondissement. Arthur Arnould est membre successivement de diverses commissions (relations extérieures, travail et échange, subsistances, enseignement), mais aussi responsable avec Vermorel de la rédaction du Journal officiel à partir du 1er mai. Il vote contre le Comité de salut public et signe le manifeste de la minorité qui s’oppose à tout centralisme et autoritarisme. Réfugié en Suisse, il se lie avec Bakounine dont il est l’un des exécuteurs testamentaires. D’inspiration proudhonienne, autogestionnaire et libertaire, Arnould publiera deux ouvrages sur la Commune de Paris, en 1877 et 1878, dont le célèbre L’Etat et la Révolution sur le fédéralisme et l’idée communale (écrit quarante ans avant celui de Lénine). Rentré à Paris après l’amnistie, il devient un romancier à succès sous le pseudonyme d’A. Matthey, puis se consacre exclusivement à la diffusion de la théosophie, basée sur la théorie de la sagesse divine présente dans l’univers et en l’homme. Oublié comme écrivain politique et feuilletoniste, il meurt à Paris en 1895.
(D’après Bernard Noël, « Dictionnaire de la Commune ».)

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