montre 1

montre 2

pichet

bague
de cigare

macaron

médaillon

timbre 1

timbre 2

timbre 3

médaille 1

médaille 2

méd. 3 esp.

méd. 4 ital.

méd. 5 fran.

sulfure

cordon et emblème

 

Octobre 2013

RÉUNIONS-DÉBATS

Bagnolet, 1er octobre. Présentation et discussion autour du livre Frères de la côte. Mémoire en défense des pirates somaliens, traqués par toutes les puissances du monde (L'Insomniaque), abordant la question des phénomènes de piraterie maritime aujourd'hui. A 19 h 30, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Paris, 4 octobre. Projection du documentaire La Domination masculine (103 min, 2009), de Patrick Jean, suivie d'une discussion. A partir de 19 h 30, à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Site Internet.

Lille, 5 octobre. A 16 heures, à L'Insoumise, 10, rue d'Arras, Lille-Moulins, rencontre-débat : « La Démocratie en question ? ». Trois livres seront présentés en présence de leurs auteurs : Contre la démocratie, par Des prolétaires internationalistes ; Mort à la démocratie (L'Altiplano), par Léon de Mattis ; Au-delà de la démocratie (L'Harmattan), par Gille Dauvé et Karl Nesic. Site Internet.

Paris, 5 octobre. Muriel Salmona présentera à 19 heures son ouvrage Le Livre noir des violences sexuelles (Dunod) à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e. Entrée libre et gratuite. Pour en savoir plus, consultez le site de la bibliothèque.

Nice, 5 octobre. Conférence-débat « Roms, gens du voyage ? Questions et perspectives », avec Claire Auzias, auteure entre autres de Roms, Tsiganes, voyageurs : l'éternité et après ? (Indigène éditions). A 16 heures, au CLAJ Clairvallon, 26, avenue Scudéri (quartier Cimiez). Plus d'infos.

Orléans, 5 octobre. Le collectif d'Alternative libertaire organise une rencontre avec Eric Hazan autour du livre Premières mesures révolutionnaires (La Fabrique), à 17 heures, à la librairie Les Temps modernes, 57, rue de Recouvrance.

Paris, 6 octobre. « La Horde, ciné-club » : projection d'Antifa, chasseurs de skins (2008, 65 min) de Marc-Aurèle Vecchione, à 14 heures, au CICP, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11e (M° Rue-des-Boulets). Entrée est à prix libre. La projection sera suivie d'un débat avec le réalisateur et des militants interviewés dans le documentaire. Site Internet.

Saint-Denis, 6 octobre. A 15 heures, aux « Dimanches de la Dionyversité », il sera question des « Arts incohérents » (1882-1896) avec Corinne Taunay qui évoquera cette bande d'artistes iconoclastes et loufoques… Rendez-vous au Musée d'art et d'histoire, 22 bis, rue Gabriel-Péri (M° Porte-de-Paris). Site Internet.

Bagnolet, 9 octobre. A 19 h 30, projection de courts-métrages et discussion : « Respectez notre existence ou attendez-vous à la résistance ! Résistance et luttes de libération autochtones aux Etats-Unis ». Au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Bagnolet, 10 octobre. Projection de la 1re et 2e partie de La Bataille du Chili de Patricio Guzmán : « L'insurrection de la bourgeoisie » (97 min, 1975) et « Le coup d'Etat militaire » (88 min, 1977) (la 3e partie sera projetée le 17 octobre). A 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo.

Paris, 10 octobre. « Camus aujourd'hui », rencontre avec Agnès Spiquel, Paul Audi et Pierre-Louis Rey, à 19 h 30, hôtel d'Avejan, 53, rue de Verneuil, Paris 7e. Que reste-il de Camus ? Qu'est-ce qui fait sens, encore, dans sa pensée, pour relever les défis du XXIe siècle ? Entrée gratuite. Retransmission en différé sur Radio-Libertaire.

Paris, 11 octobre. Conférence, à 19 h 30, animée par Simon Luck à la bibliothèque La Rue : « Positions anarchistes face au vote ». Au 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e. Entrée libre et gratuite. Site Internet.

Rouen, 11 octobre. Récital sans modération de chansons savoureuses et révoltées avec Badia, Denis Robert et Salvatore Panu, à 19 heures, à la librairie L'Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire.

Bagnolet, 12 octobre. Présentation du livre Réflexions autour d'un tabou, l'infanticide (à lire en ligne ou à télécharger) par ses auteurs, suivie d'une discussion autour de la notion de maternité dans notre société. A 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Blois, 12 octobre. A l'occasion des Rendez-vous de l'histoire de Blois (10 au 13 octobre), de 14 heures à 20 heures, Grégory Chambat (Apprendre à désobéir, Libertalia) et Eric Fournier (La Commune n'est pas morte, Libertalia) présenteront leurs ouvrages respectifs sur le stand de la librairie Envie de lire. Site Internet.

Lille, 12 octobre. « Comment Snowden révèle le techno-totalitarisme », rencontre-débat à 16 heures, à l'Insoumise, bouquinerie occupée, 10, rue d'Arras. Site Internet.

Lyon, 12 octobre. Concert de soutien à la librairie La Plume noire, lieu libertaire autogéré par les militants de la CGA, sise 8, rue Diderot dans les pentes. A partir de 20 heures, après la traditionnelle permanence (15 à 19 heures). Au programme : Orkhis (rock) et Radio Shelter (power rock trio). Prix libre.

Paris, 12 octobre. Rencontre-débat avec Lucio, maçon, anarchiste et faussaire, à 16 h 30, à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Entrée libre. Site Internet.

Poitiers, 12 et 13 octobre. Forum antirépression, proposé par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux. Samedi : 14 heures, « Pour le droit au logement et contre le contrôle social » ; 16 h 30, « Du ghetto des cités à la prison » ; 18 heures, pause casse-croûte ; 20 heures, « Les atteintes à la liberté de manifester, à Poitiers et ailleurs » ; 22 heures, « Discussion sur les moyens de notre autodéfense ». Dimanche : de 10 à 12 heures, table ronde entre les différents collectifs et individus luttant contre la répression. Présence de tables de presse pendant tout le week-end. Entrée libre et gratuite. Site Internet.

Paris, 13 octobre. Accusé d'être l'un des instigateurs de la Semaine sanglante à Barcelone, le pédagogue Francisco Ferrer, condamné à mort par un tribunal militaire à l'issue d'une parodie de procès, est fusillé le 13 octobre 1909. Rodrigo Rosa Da Silva (univ. de São Paulo) et Hugues Lenoir lui rendront hommage en présentant son œuvre à 19 h 30, à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e.

Bagnolet, 15 octobre. A 19 h 30, projection du documentaire Toxic Somalia (53 min, 2010), de Paul Moreira, sur le déversement de déchets toxiques au large des côtes, alors que trois Somaliens sont jugés à Rennes pour piraterie. Le Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Besançon, 15 octobre. Conférence-débat, à 20 h 30, organisée par le groupe Proudhon de la Fédération anarchiste, avec Rodrigo, membre de la bibliothèque Terra libre (São Paulo), sur « La situation et les luttes sociales au Brésil ». A la librairie L'Autodidacte, 5, rue Marulaz.

Paris, 15 octobre. Grand Angle libertaire organise une rencontre publique à 19 heures avec Cédric Durand et Anselm Jappe sur le thème « De quoi l'Europe est-elle le nom ? ». Au Lieu-Dit, 6, rue Sorbier, Paris 20e. Site Internet.

Belfort, 16 octobre. Réunion-débat avec Pièces et main-d'œuvre, « L'homme augmenté : biotechnologies et autres utopies posthumaines », à partir de 20 h 30, à la Maison du Peuple.

Paris, 16 octobre. De gigantesques manifestations secouaient le Brésil en juin, suite à la hausse des tarifs du transport public. Rodrigo, membre de Biblioteca Terra Livre (São Paulo), apportera son témoignage et analysera le mouvement et ses suites. A partir de 19 h 30, à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e.

Montpellier, 16 octobre. Présentation de la réédition du Rapport contre la normalité. 1971 (Bibliothèque GayKitschCamp), du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), par Patrick Cardon. A 20 h 30, Centre Ascaso-Durruti, 6, rue Henri-René. Site Internet.

Bagnolet, 17 octobre. Projection de la 3e partie de La Bataille du Chili de Patricio Guzmán : « Le pouvoir populaire » (80 min, 1979). A 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo.

Paris, 17 octobre. La librairie Quilombo organise à 19 h 45 un débat : « Vive la malbouffe, à bas le bio ! », en présence Jean-Luc Porquet, l'un des auteurs de l'ouvrage éponyme, et de Thierry Hanon, administrateur de l'association Les Paniers bio du Val de Loire. A la librairie, 23, rue Voltaire, Paris 11e (M° Rue-des-Boulets ou Nation). Site Internet.

Vesoul, 17 octobre. « L'homme augmenté : biotechnologies et autres utopies posthumaines », intervention de Pièces et main-d'œuvre à 20 h 30 espace Villon, quartier Montmarin.

Lyon, 18 octobre. Projection d'Inventaire avant liquidation (54 min, 2012) et de Putain d'usine (52 min, 2006), de Rémy Ricordeau (Les Mutins de Pangée) à la librairie La Plume noire, 8, rue Diderot, Lyon 1er. Ouverture des portes à 20 heures, projection à 20 h 30.

Paris, 18 octobre. A 19 h 30, projection du documentaire Childfree, et alors ? (2012, 58 min), réalisé par Charlotte et Fabrice, sur la volonté ou non d'avoir des enfants, puis débat. A la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Filles-du-Calvaire, Oberkampf). Entrée libre. Site Internet.

Saint-Amarin (Haut-Rhin), 18 octobre. Réunion-débat avec Pièces et main-d'œuvre à propos de la biologie de synthèse et de Sous le soleil de l'innovation, rien que du nouveau ! (L'Echappée) à 19 h 30.

Besançon, 18 octobre. Conférence-débat, organisée par les Amis de l'Autodidacte, avec Chantal Guillaume, membre de l'Association d'étude fouriériste, autour de son livre Charles Fourier ou La Pensée en contremarche (Le Passager clandestin). A 20 h 30, à la librairie L'Autodidacte, 5, rue Marulaz.

Lille, 19 octobre. Discussion-débat « Prolo dégage, la mairie aménage ! » avec Jean-Pierre Garnier, auteur d'Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires (Agone). A 16 heures, à L'Insoumise, bouquinerie occupée, 10, rue d'Arras. Site Internet.

Lyon, 19 octobre. Rencontre-débat à 15 heures avec Lou Marin, auteur de l'introduction et rassembleur des textes de Camus dans Ecrits libertaires : 1948-1960 (Indigène Editions). A la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Site Internet.

Lyon, 19 octobre. Foire aux livres à La Plume noire, librairie autogérée par des militant-e-s lyonnais-e-s de la Coordination des groupes anarchistes (CGA), pendant la permanence de 15 à 19 heures. La Plume noire, 8, rue Diderot, Lyon 1er.

Marseille, 19 octobre. A propos de GARI. Groupes d'action révolutionnaires internationalistes. 1974, la solidarité en actes… (CRAS), Arthur et Gilbert, qui ont bien connu certains des inculpés, participé à leur soutien et à leur défense, animeront à 17 heures un débat. Au local du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA), 50, rue Consolat, Marseille 1er. Site Internet.

Montpellier, 19 octobre. Journée libertaire coorganisée par Alternative libertaire, la Confédération nationale du travail (CNT) et la Coordination des groupes anarchistes (CGA) de 13 à 18 heures à l'Espace Martin-Luther-King, 27, bd Louis-Blanc. A partir de 13 heures, accueil avec café et thé offerts ; à 14 heures, débat « Actualité, luttes et perspectives libertaires » ; 16 heures, plusieurs ateliers sont proposés : projection du film Dérives, suivie d'une discussion sur la répression du mouvement social ; discussion « Fascisme, le problème de toutes et tous » ; projection de Dans la boîte, de Nina Faure, suivie d'une discussion sur travail et précarité.

Alès, 23 octobre. Conférence-débat : « Une histoire du MIL [Mouvement ibérique de libération] », à 19 heures, avec Mari Otxandi et Jann-Marc Rouillan, à La Rétive, 42, rue du Faubourg-d'Auvergne.

Bagnolet, 23 octobre. Projection du documentaire Cabaret Berlin (70 min, 2009), de Fabienne Rousso-Lenoir, fresque historique, politique et artistique de l'Allemagne de 1918 à 1933. A 19 h 30, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Dijon, 23 octobre. A 18 heures, On s'en câlisse : histoire profane de la grève, Québec, printemps 2012, par Collectif de débrayage. Présentation et discussion avec des auteurs du livre et des grévistes anonymes. A 21 heures, cinéma avec quelques images et sons sur le « Printemps érable », suite des discussions. Espace autogéré des Tanneries, 17, bd Chicago (bus 12, arrêt Chicago). Site Internet.

Paris, 25 octobre. Première partie du cycle de conférences de biologie sur le thème « Qu'est-ce que la vie ? », à 19 h 30, à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e.

Paris, 25 octobre. Soirée vidéo de la librairie du Monde libertaire, à 19 h 30, avec Le Sel de la terre (1954, 94 min) de Herbert Biberman : « Les femmes dans les luttes ». Entrée libre. Discussion après la projection. Au 145, rue Amelot, Paris 11e.

Aubusson, 26 octobre. Le café associatif Au fabuleux destin, 6, rue Cerclier, propose à 20 heures une soirée « Autour de Gaston Couté, poète, paysan, libertaire » : témoignages sur sa vie, poèmes et chansons… Prix libre.

Lille, 26 octobre. A 16 heures, présentation par ses auteurs du livre Frères de la côte. Mémoire en défense des pirates somaliens, traqués par toutes les puissances du monde (L'Insomniaque), à L'Insoumise, bouquinerie occupée, 10, rue d'Arras.

Paris, 26 octobre. Venez chanter à 17 heures avec Moustache et ses cahiers de paroles (Brassens, Renaud et quelques autres…) à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e. Entrée libre.

Nantes, 28 octobre. Projection du film Ne vivons plus comme des esclaves sur la situation sociale en Grèce, les résistances et les solutions alternatives, suivie d'un débat avec le réalisateur, Yannis Youlountas. A 20 h 30, au B17, 17, rue Paul-Belamy (au fond de la cour).

Paris, 28 octobre. A propos des mouvements sociaux en Colombie, rencontre avec Sergio, membre du Red libertaria popular Mateo Kramer (Bogotà). A 19 h 30, librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire).

Vannes, 29 octobre. A 20 h 30, projection du film Ne vivons plus comme des esclaves, sur la situation sociale en Grèce, les résistances et les solutions alternatives, suivie d'un débat avec le réalisateur, Yannis Youlountas. Palais des arts, salle Corvette. Entrée libre. Organisée par le groupe libertaire Lochu et la FA Vannes.

Dijon, 30 octobre. Ciné queer à 21 heures, avec Born in Flames (1983, 80 min), de Lizzie Borden, film de science-fiction féministe qui explore le racisme, le sexisme et l'hétérosexisme dans une démocratie socialiste américaine alternative. Espace autogéré des Tanneries, 17, bd Chicago (bus 12, arrêt Chicago). Site Internet.

Bagnolet, 31 octobre. Permanence « Résister à la psychiatrie » et projection du documentaire Open Dialogue (74 min, 2011) de Daniel Mackler, suivie d'une discussion libre. A partir de 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

 

FOIRE AUX LIVRES, COLLOQUE,
EXPOSITION, THÉÂTRE…

Tournée Grèce 2013. En coorganisation avec le réalisateur et la Fédération anarchiste, le film de Yannis Youlountas Ne vivons plus comme des esclaves (2013, 89 min) sur la crise en Grèce, les résistances et l'alternative… sera projeté en présence de camarades libertaires grecs ayant participé au tournage. Prix libre. Site du film (bandes-annonces, agenda, pourquoi un film gratuit ?, souscription, photos, résumé, fiche technique, etc.). 1er octobre : de 14 à 17 heures, Centre international de culture populaire (CICP), 21 ter, rue Voltaire, Paris 11 ; à 19 h 30, local de La Dionyversité, 4, place Paul-Langevin, Saint-Denis. 2 octobre : à 19 heures, suivi d'un apéro, librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. 3 octobre : à 20 heures, salle auditorium, Centre Pablo-Neruda, place Hubert-Rouget, Nîmes. 4 octobre : à 19 heures, soirée banquet et projection-débat (sur réservation auprès de maud[at]nevivonspluscommedesesclaves.net, 15 euros tout compris), La Fontaine-Magique, Durfort (Tarn). 5 octobre : à 17 heures, librairie La Commune, 17, rue de Châteaudun, Rennes. 6 octobre : à 11 heures, cinéma Omnia, 28, rue de la République, Rouen. 7 octobre : à 19 h 30, librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e.

Vitrine libertaire à Florence (Italie). Elle se déroulera du vendredi 4 octobre au dimanche 6 octobre, organisée par le Collettivo libertario fiorentino et l'Ateneo libertario. Au programme de cette sixième Vitrine de l'édition anarchiste et libertaire : stands d'éditeurs italiens, français, suisses et d'ailleurs, débats, musique, expositions, à boire et à manger pour tous les goûts. Adresse : Théâtre Obihall, via Fabrizio De André, Florence est. Renseignements : Sergio Mechi, via Montisoni 11, 50012 Antella, Florence, Italie (courriel : collibfi[at]yahoo.it).

Ecran total. Non il ne s'agit pas de cinéma mais d'une rencontre, les 4, 5 et 6 octobre, réunissant des bergers, des travailleurs du livre, des travailleurs sociaux, des médecins, des menuisiers, des professeurs et instituteurs… autour d'une problématique commune : libérer ces métiers de l'informatique et de la gestion. Les rencontres débuteront le vendredi soir avec un accueil convivial à la librairie Michèle-Firk, 9, rue François-Debergue, Montreuil (M° Croix-de-Chavaux). Une première discussion aura lieu sur la base des écrits respectifs de chacun, le samedi, à partir de 9 h 30, à la Casa Poblano, 15, rue Lavoisier, Montreuil (M° Robespierre). A 14 heures, rencontre publique, suivie d'une discussion générale. A 19 heures, possibilité de se restaurer, puis projection de deux films et concert. Dimanche, à 10 h 30, retour sur les échanges du samedi et, à 14 heures, discussion pratique sur les perspectives communes, les solidarités à nouer entre les différents groupes et professions, etc. Infos complémentaires et pratique (PDF 94 Ko). Table de presse pendant tout le week-end. Contact : ecrantotal(at)riseup.net

Fête du livre à Paris. La Fête de la librairie du Monde libertaire aura lieu dimanche 6 octobre, de 12 h 30 à 19 h 30, au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Filles-du-Calvaire, Oberkampf). Tables de presse, projections, débats, concerts… Petite restauration et buvette sur place. Programme et infos.

Colloque à Montpellier. L'université Paul-Valéry organise les 10 et 11 octobre un colloque sur le thème « Amérique(s) anarchiste(s). Expressions libertaires du XIXe au XXIe siècle », site Saint-Charles, rue du Professeur-Henri-Serre. Entrée libre (colloque et projection cinéma). Jeudi, « Presse et propagande » : table 1 (« La presse anarchiste aux Amériques [fin XIXe - début XXe]), de 9 heures à 12 h 30, interventions d'Isabelle Tauzin, Isabelle Felici, Steven K. Smith, Hélène Finet, Ronald Creagh (modérateur) ; table 2 (« Le mouvement libertaire au Mexique [fin XIXe - début XXe]), de 14 h 30 à 16 h 15, interventions de Pierre-Luc Abramson, Miguel-Angel Urrego Ardila, David Doillon, Jean Franco (modérateur) ; table 3 (« La littérature de propagande »), de 16 h 45 à 17 h 45, interventions de Joël Delhom, Adeline Chainais, Paola Domingo, Isabelle Tauzin (modératrice). Vendredi, « Anar(t)chismes d'hier et d'aujourd'hui » : table 4 (« Art et pédagogie libertaires »), de 9 heures à 10 h 45, interventions de Ronald Creagh, Fortino Corral Rodríguez, Rodrigo Rosa da Silva, Pierre-Luc Abramson (modérateur) ; table 5 (« L'anarchisme au XXIe siècle »), de 11 h 15 à 12 h 30, interventions de Claude Chastagner, Sergio Segura, Isabelle Felici (modératrice) ; table 6 (« Littérature et anarchisme »), de 14 h 30 à 17 h 30, interventions d'Alice Béja, Benoît Santini, Alba Lara, Karim Benmiloud (modérateur). A partir de 17 h 30, projections, et, à 19 h 30, discussion et clôture du colloque. Détail des interventions et renseignements pratiques sur RA-Forum. Organisation : Paola Domingo, paola.domingo(at)univ-montp3.fr

Camus à Lourmarin. Colloque « Albert Camus et la pensée de midi » à l'Espace Camus, sur le Rayol, de 9 à 18 heures les 11 et 12 octobre. Entrée libre. A noter, le vendredi, à 11 h 15 : « Le syndicalisme révolutionnaire selon Camus : une pensée de midi ? » par Christian Chevandier. Programme complet.

Week-end pimenté. La CNT-RP organise les 11, 12 et 13 octobre au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Avron ou Buzenval) un week-end « culture et luttes sociales ». Le vendredi, à 19 heures, débat avec Nicolas Castel autour de son livre La Retraite des syndicats. Revenu différé contre salaire continué (La Dispute) ; samedi, de 10 à 19 heures, salon du livre neuf et d'occasion ; dimanche, à 15 heures, théâtre avec Victoire, la fille du Soldat inconnu de Sylvie Gravagna qui redonne vie aux oublié(e)s de l'histoire. Site Internet.

Revues à Paris. Les revues d'ici et d'ailleurs, de théâtre, de philosophie ou de sociologie, de poésie ou de prose, de papier ou numérique, petites ou grandes, toutes ou presque ont rendez-vous au 23e Salon de la revue qui se tiendra les 11, 12 et 13 octobre à l'espace d'animation des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e. Vendredi, de 20 à 22 heures ; samedi, de 10 à 20 heures ; dimanche, de 10 à 19 h 30. Accès gratuit. Liste des revues présentes - Programme en bref.

« Vidéos en liberté », 12 et 13 octobre. La librairie Les chats noirs (chats.noirs[at]yahoo.fr) organise à la Maison du temps libre de Cuisery (Saône-et-Loire), deux journées de projection de documentaires et de débats. Samedi : à 15 heures, Les Travailleurs de la nuit (35 min), de Laurent Termignon et Thomas Turner ; à 16 h 30, conférence-débat autour du livre Alexandre Jacob, l'honnête cambrioleur (Atelier de création libertaire), en présence de l'auteur Jean-Marc Delpech ; à 19 heures, pause, repas à prix libre, buvette ; à 20 heures, film : Hors les lois et la servitude (52 min), de Michel Mathurin. Dimanche : à partir de 14 heures : Charlie Bauer - Marathonien de l'espoir (60 min) et Michel Vaujour - Ne me libérez pas, je m'en charge (104 min). Soutenu par le Groupe libertaire 71, La Vache noire, le syndicat CNT 71 et les éditions de La Pigne.

London Anarchist Bookfair. La Foire aux livres anarchistes de Londres aura lieu samedi 19 octobre, de 10 à 19 heures, à la Queen Mary's University, Mile End Road, Londres. Elle proposera des stands d'éditeurs, des rencontres, des projections de films et des espaces pour les enfants. Des débats permettront aussi de mieux connaître l'anarchisme. Site Internet.

Expo Signac à Montpellier. Le Musée Fabre expose des œuvres de Paul Signac (1863-1935) autour de la thématique « Les couleurs de l'eau » jusqu'au 27 octobre. Membre fondateur et théoricien du mouvement néo-impressionniste, ce peintre était également proche des anarchistes. Voilà ce qu'en dit L'Ephéméride anarchiste : « A l'avant-garde des recherches picturales il en vient naturellement à s'intéresser aux idées révolutionnaires de son temps. La lecture de Kropotkine, d'Elisée Reclus lui font découvrir les idées anarchistes. Ami de Jean Grave, il va alors collaborer à partir de 1896 aux Temps nouveaux, revue qu'il aide également financièrement. Mais l'art purement militant ne l'intéresse guère, il lui préférera une libre expression de l'artiste plus à même de lutter contre les conventions bourgeoises. Nombre de ses tableaux représentent des paysages bucoliques de bord de Seine ou de bord de mer, mais son chef-d'œuvre, tant par sa taille (trois mètres sur quatre) que par l'idée qu'il exprime, reste le célèbre Au temps d'harmonie qui décrit une société libertaire réalisée. D'abord désigné sous le titre de Temps d'anarchie et destiné à décorer la Maison du peuple de Bruxelles, ce tableau nécessitera deux ans de travail (1893-1895). Parmi les quelques portraits, notons celui de son ami Félix Fénéon [biographie] ou celui des Démolisseurs symbolisant admirablement l'assaut contre la société bourgeoise. » Infos sur l'exposition.

 

DIVERS

Produits dérivés (1). Pour assurer sa propagande (terme auquel on préfère maintenant le fade et anesthésiant « communication »), le mouvement socialiste dans son ensemble a reproduit ses personnalités emblématiques sur toutes sortes d'objets. Sans atteindre les sommets d'idolâtrie du courant marxiste (songeons aux innombrables déclinaisons de Marx, Mao, Lénine ou Staline…), les libertaires ont eux aussi eu recours à cette pratique, parfois précédés ou imités par d'autres. Et la frontière est parfois ténue entre hommage et culte (« de la charogne », aurait pu ajouter Libertad). Au palmarès des « stars du marketing », côté anarchiste, on trouve Francisco Ferrer, Louise Michel, Bakounine et Proudhon. Le plus reproduit est sans nul doute le père de l'Ecole moderne (lire biographie), fusillé le 13 octobre 1909. Certainement parce que son aura a dépassé le milieu libertaire (c'est aussi le cas de Louise Michel). Il existe au moins deux exemplaires de montres à gousset en son honneur : elles le représentent en buste, l'une avec un soleil radieux en fond, l'autre avec le fort de Montjuich et l'évocation de l'exécution (à noter que sur les deux le personnage a le bras gauche derrière le dos). Mais il est également pichet (barbotine n° 762 des faïenceries Onnaing, créées en 1821 et arrêtées en 1938), présent sur une bague de cigare, sujet d'un macaron de 11 cm de diamètre et évoqué par ce médaillon de 5 cm (œuvre du sculpteur hongrois Murányi Gyula). Parmi les timbres, l'un, marqué « Sello Editorial» et datant de 1959, commémore son souvenir comme pédagogue ; l'autre, italien, a pour sujet le monument érigé à Bruxelles en son honneur et le troisième célèbre le propagandiste de l'espéranto (vignette en relief, déclinée en plusieurs couleurs). Les médailles à son effigie sont nombreuses : citons, entre autres, celle-ci, française, qui le dit « victime du fanatisme espagnol » (sic) ou celle-là d'inspiration libre penseuse où il figure sur une face avec, à l'envers, Giordano Bruno (1548-1600), exécuté pour athéisme et hérésie par l'Inquisition. Elles peuvent être d'origine espagnole, italienne ou française (réalisation du graveur Godefroid Devreese). Un sulfure, sorte de presse-papier en verre dans lequel est noyé un médaillon en porcelaine, s'orne de son profil. Bien éloigné de l'esprit libertaire et plus proche de la franc-maçonnerie, il existe une Confrérie des vénérables dignitaires de l'inter-ordre de Francisco Ferrer, de Pyrhon et Montaigne, fondée à Bruxelles en 2005. A noter que l'emblème qui orne le cordon de cette confrérie représente un homme dressé, nu, tenant un flambeau à bout de bras, reproduisant ainsi la sculpture en bronze conçue par Auguste Puttemans, érigée en 1911, qu'on trouve maintenant – après bien des vicissitudes, lire précisions – en face de l'Université libre de Bruxelles (voir photographies sur L'Ephéméride anarchiste). Une copie a été placée plus récemment (octobre 1990) sur la colline de Montjuich à Barcelone. Les cartes postales ont relaté l'affaire Ferrer et, en ce domaine, on peut se référer au site Cartoliste et à la page qui lui est consacrée. Leur animateur, Eric Beaunie, nous a d'ailleurs beaucoup aidé par ses précisions et ses illustrations. On trouve aussi des références à deux sculptures réalisées par Emile Derré dont on a perdu la trace. Signalons par ailleurs les plaques de rue à son nom (en France, Italie et Belgique, signe dans ce dernier pays de l'influence ancienne de la Libre Pensée). Nous reviendrons sur les « produits dérivés » d'inspiration libertaire en abordant d'autres thèmes. Si vous avez des objets intéressants, n'hésitez pas à nous contacter et à nous communiquer une photographie.

En vrac sur le Web (octobre). Fessebouc, prétendu réseau social et vrai indic pour toutes sortes de gens de police, cache parfois des pépites comme cette page « Je n'ai pas de copain imaginaire », particulièrement irrévérencieuse, irrespectueuse, athée et anticléricale. Pourquoi ce titre ? Parce que si « une personne a un ami immaginaire, c'est un fou. Si des millions de personnes ont un ami imaginaire, c'est une religion ». On y découvre une collection de dessins, de pub ou de BD détournées, de photographies clin d'œil (le top des églises les plus moches, par exemple), de citations (vraies ou arrangées), le tout agrémenté de commentaires caustiques. Certes, c'est parfois salace (mais tellement réjouissant) et on peut lui reprocher un culte immodéré pour les dessins de Philippe Geluk. Nul n'est parfait et que ceux qui n'ont jamais péché jette la première pierre (sur leur écran). Encore des islamophobes, cathophobes, judéophobes, protestophobes, jéhovahphobes, scientolophobes, évangilophobes, orthodoxophobes, bouddhophobes, et j'en passe (voir liste complète, par ordre d'ancienneté, sur Wikipédia)… Oui, tout cela en même temps. Et un petit exemple pour la route : comment te choisir une religion ! Archibald Zurvan, lui, s'en est allé sans tralala. Il s'appelait en réalité Jacques Bouché, membre du groupe La Vache folle (adhérent un temps à la Fédération anarchiste), anima durant de longues années l'émission « Chronique hebdo » sur Radio-Libertaire, et écrivit plusieurs articles dans Le Monde libertaire (entre autres une nécrologie de Pierre Bourdieu, « Un cardinal chez les anars ») sous son pseudonyme. Il est mort le 21 septembre à l'hôpital d'Apt. Pour lui rendre hommage, ses amis ont écrit un texte retranscrit sur Le Blog de Floréal. On peut également (ré)écouter sa « rencontre avec Pierre Bourdieu » sur R.-L. Sur la même antenne, une émission autour des livres : « Bibliomanie », animée par Valère-Marie Marchand et Jean-Luc Moreau, tous les jeudis de 15 heures à 16 h 30. Pour écouter les derniers enregistrements. Suite et fin (en ce qui nous concerne) de l'affaire Agone (lire « En vrac » de septembre) : les anciens salariés ont créé un blog, Enoga, afin de dénoncer les pratiques managériales de cette maison d'édition associative et « autogérée » (avec des pastiches de couvertures). La direction, pour sa part, s'est exprimé par communiqué. Nouveautés aux éditions Ravage : un texte de Lucy Parsons (que nous évoquions en février 2012), Aux vagabonds, aux chômeurs, aux déshérités, aux miséreux… à télécharger ou à lire en ligne. De même qu'Au centre du volcan, réédité suite à une nouvelle traduction, ou Dans la mêlée, édito du premier numéro de la revue Guerre au paradis publiée en mars 2010. Où en est la souscription de la Confédération nationale du travail (CNT) pour préserver le local historique du 33, rue des Vignoles (lire info de mai 2012) ? Un quatre-pages a été publié en septembre pour faire le point. Pendant l'été, un chantier organisé par le Syndicat unifié du bâtiment (SUB) a permis de rénover l'entrée (voir vidéo), grâce aux dons recueillis, et d'autres travaux sont prévus aux cours de prochains week-ends (5/6 octobre, 19/20 octobre et les 9/10/11 novembre). L'association Para no Olvidar a, de son côté, édité en soutien une cinquantaine de cartes postales (13,5 x 10 cm) représentant des affiches du camp républicain pendant la révolution espagnole. Elles sont vendues 1 euro pièce (port gratuit), chèque à l'ordre de CNT-CSL, s'adresser à CNT commission locaux, 33, rue des Vignoles, 75020 Paris. Infos actualisées sur le site de la CNT région parisienne. « “Que se passerait-il si l'on créait notre propre système ?” Ainsi commence le dossier de presse d'une des premières séries anticapitalistes espagnoles, si ce n'est pas la première ! Libres est une série avec licence copyleft, gratuite et diffusée en ligne. Pour le moment, seuls les sous-titres anglais sont disponibles, la série étant en espagnol. L'histoire, le scénario, l'expérience qui sont présentés en plusieurs chapitres relatent l'occupation d'un village dans les Pyrénées de Huesca, au nord de l'Aragon (Espagne). » Suite de l'article de présentation, paru dans Le Combat syndicaliste (n° 381, été 2013). Possibilité de télécharger le fichier vidéo de la bande-annonce. Des communistes libertaires militants à la CGT ont créé en mai 2011 un blog comme « outil pour la reconstruction d'un syndicalisme de lutte de classe, de masse et démocratique dans la CGT qui passe par une alternative unitaire de tous les militants et militantes anticapitalistes ». Constatant qu'« il existe à tous les niveaux de nos organisations une contradiction entre un syndicalisme de classe dont l'objectif est de mettre fin à l'exploitation capitaliste et un syndicalisme d'accompagnement dont la finalité réside dans l'adaptation du monde ouvrier (…) nous n'entendons pas œuvrer en simple opposition à nos directions actuelles mais en alternative à celles-ci, pour l'unité du mouvement social ». Infos diverses sur la CGT, les luttes menées ou à mener, les projets de rénovation interne, l'histoire du syndicalisme, la convergence des luttes, les dysfonctionnements des organes de direction, l'évolution du travail et de la législation, etc., sont les sujets abordés sur ce blog. Le Nouvel Observateur a découvert l'e-anarchisme (lire l'article) grâce à M. Thomas Guénolé, politologue et maître de conférence à Sciences Po. On pouvait craindre le pire et c'est plutôt juste, et même parfois sympathique : « Les e-anarchistes ne sont ni des pirates du Web, ni une armée underground, ni un parti politique. Ils sont cependant capables de s'organiser puisque, contrairement à une idée répandue dans le grand public, l'anarchisme n'est pas le chaos : c'est l'ordre sans l'autorité, au moyen du contrat et de la fédération librement révocables par chaque individu. » L'auteur, privilégiant WikiLeaks et Anonymous, distingue aussi les buts de ces e-anarchistes (« anonymat et partage sans censure ») et leur vision d'Internet (« un espace anarchique – donc organisé mais sans autorité ni hiérarchie –, qui s'oppose frontalement à la vision des tenants de la propriété et de la hiérarchie dont Facebook, entre autres, est l'exemple-type »).

 

PÉRIODIQUES

A chaque parution d'un volume d'Art & Anarchie (n° 4, octobre 2013, 227 p., 20 euros, site), c'est toujours la même impression qui saisit : éclectisme, variété des sujets et diversité des expressions (lire recensions n° 2 et n° 3). Celui-ci ne dépare pas les autres : collages (oniriques, de Vincent Courtois, lettristes et calligraphiés de Joël Frémiot), poésies (Alain Helissen, entre autres), compositions graphiques (celles de Julien Blaine, ou encore celles, poétiques et légères, de Frédérique Guétat-Liviani) et photographies sont toujours au rendez-vous, tandis que les textes s'étoffent et prennent plus d'espace. Ecrits perspicaces de Daniel Daligand sur « L'Insurrection qui ne vient pas » et sur « Le triomphe de l'économie » ; portrait de l'écrivain catalan Ludovic Massé en amateur d'art (peinture et sculpture) éclairé ; republication de Retour au futur ? Des situationnistes (paru aux éditions Via Valeriano en 1990) ; Felip Equy nous fait découvrir l'anarchiste colombien Biófilo Panclasta (1879-1942) ; Dominique Berthet s'attache, lui, à nous faire connaître les positions de Pierre Kropotkine (biographie) sur l'art et la pratique artistique ; tandis que la reproduction d'une compilation de textes de Michel Bakounine (1814-1876, biographie) par Gaston Leval (« Qui est l'ombre, qui est la lumière ? ») nous rappelle ses inquiétudes prémonitoires sur le marxisme et l'existence d'un Etat dit « populaire ou socialiste ». Et bien d'autres encore apportent leur pierre à l'édifice. André Robèr, qui anime la revue, nous a fait part que le prochain numéro, à l'occasion du bicentenaire de la naissance du révolutionnaire russe, sera consacré à l'utopie. D'ores et déjà, il a lancé un appel d'art postal sur ce thème avec une exposition au cours de l'été 2014 dans son atelier-galerie de l'Ille-sur-Têt (voir quelques participations). Plusieurs articles sur le nucléaire et l'aménagement du territoire dans ce numéro de Courant alternatif (n° 233, octobre, 36 p., 3 euros, site) : « Retour sur la lutte contre l'enfouissement des déchets radioactifs », « EPR, conditions de travail et de transport » (suite de l'analyse du rapport 2012 de l'Autorité de sûreté nucléaire), où en sont les résistances au projet d'aéroport nantais (Notre-Dame-des-Landes) et à la construction du nouveau stade de l'Olympique lyonnais ?, les oppositions au TGV Mugitu! au « Pays basque sud »… L'autre versant de ce sommaire concerne le second axe d'intervention de l'Organisation communiste libertaire, c'est-à-dire les luttes de libération nationale ou du moins les mouvements sociaux dans ce contexte : « Luttes sur le logement et le foncier au Pays basque nord », référendum à propos de l'indépendance en Nouvelle-Calédonie « à l'horizon… 2014 », « Le mouvement kurde à un tournant ». Avec une « une » qui titre sur l'« autogestion générale », on peut s'attendre à un dossier sur ce sujet… Pas du tout ! Le Combat syndicaliste (n° 383, octobre, 12 p., 2 euros, site) contient une double-page sur les modifications successives concernant le régime de la retraite. Objectif : « casser les systèmes de solidarité par le système de capitalisation », ainsi « Le hold-up se prépare ! ». Et une autre sur la rentrée scolaire à l'heure de la réforme Peillon : « Dans cette organisation du temps, de l'espace et la succession des activités et des intervenants, la possibilité [pour les enfants] de coélaborer des contenus d'apprentissage scolaires ou de loisirs est nulle. » Sans oublier les pages internationales et culturelles. Le mois dernier, dans notre recension, nous avions relevé un article du Combat syndicaliste (n° 382, septembre) sur l'histoire du chat hérissé devenu l'emblème de la Confédération nationale du travail (CNT-F). Nous avons reçu une lettre de Jean-Louis Phan-Van en contestant la teneur et apportant une autre version de la création de ce logo. Pour Anarchosyndicalisme ! (n° 136, octobre-novembre, 20 p., 2 euros, site), la lutte contre la réforme des retraites est terminée… avant d'avoir commencé. Une proposition « révolutionnaire » : aligner les retraites des salariés sur celle des députés. Y aurait-il des Versaillais sur le Larzac ? Un texte étonnant relate les réactions peu cordiales de certains paysans – en lutte il y a quelques décennies – lorsque des manifestants voulurent rappeler l'existence d'un combat analogue à Notre-Dame-des-Landes lors de la visite du ministre de l'agriculture venu prolonger le bail de l'office foncier chargé de gérer les anciens terrains militaires. La CNT-AIT contre la CNT-AIT à propos d'un groupe amiénois adepte des thèses de Théodore Kaczynski, dit « Unabomber », prônant l'anti-progressisme, l'eugénisme, le déterminisme absolu des structures biologiques et sociales, l'affirmation que la justice sociale installe le despotisme… au fort relent fasciste. Des demandeurs d'asile à Clermont-Ferrand, exclus par le 115 et sans logement de ce fait malgré nombre de locaux disponibles, ont organisé un campement sur une place de la ville. Celui-ci sera évacué par les CRS, envoyés par un préfet représentant d'un gouvernement PS-Vert, avec la bénédiction d'une municipalité de gauche, de la CGT et de diverses associations. En couverture de ce Monde libertaire (n° 1719, du 17 oct. au 6 nov., 24 p., 2 euros, site) s'illustrent les « idiots du dimanche », ces salariés manipulés par le patronat des enseignes de bricolage pour détricoter maille après maille le code du travail et faire la nique aux syndicats, à peu près unis pour une fois. Au sommaire également : le business du médicament, les fondamentalistes protestants américains, un plaidoyer pour le matérialisme, les petites affaires juteuses d'un ex-conseiller auprès de la présidence de la République, prostitution et maternité de substitution relèvent de la marchandisation du corps des femmes… Et, en page culturel, rendez-vous avec un couple de peintres exposés au musée de l'Orangerie : Frida Kahlo et Diego Rivera, « deux volcans mexicains ». En « supplément », un quinzomadaire gratuit ou à prix libre, semble surtout vouloir concurrencer son « grand frère ». Peuplé essentiellement de billets d'humeur et de courts rappels historiques, il présente une maquette quelque peu vieillotte. Pas de complémentarité entre eux, pas d'axe spécifique pour le second, on se demande quel est l'intérêt de ce « Monde libertaire bis ».

 

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