Octobre 2009

PUBLICATIONS

Un jour, Nathanaël Crill trouva dans son grenier un coffret contenant sept livres… Rien de bien original et pourtant cette découverte va transformer sa morne vie. Il est cependant utile de préciser que cela se passe dans l'avenir et que, au milieu des années 2060, le gouvernement, après avoir pris soin des corps en interdisant tout « produit dangereux », a proscrit les livres pouvant engendrer chez les êtres sensibles tout un tas de nuisances. Le monde est ainsi devenu extrêmement paisible. Posséder un livre constitue un acte dangereux et vous classe parmi les êtres déviants, nuisibles, terroristes ! Voilà la trame du roman de Stéphane Beau, Le Coffret. A l'aube de la dictature universelle (Editions du Petit Pavé, 147 p., 15 euros), qui nous amène dans une méditation philosophique extrêmement réjouissante, se lisant comme un roman policier. Terrorisme toujours, mais bien actuel, avec Claude Guillon qui, dans La Terrorisation démocratique (Libertalia, coll. A boulets rouges, 154 p., 7 euros), se penche sur l'arsenal législatif mis en place à partir de 1986 par les gouvernements de gauche comme de droite, pour prétendument lutter contre ce « mal du siècle ». Il analyse les mécanismes et la signification de cette « terrorisation démocratique » qui concerne et vise en premier lieu les étrangers et les jeunes, mais aussi tous ceux qui peuvent, à un moment ou à un autre, contester l'injustice du système capitaliste. Nous offrant en annexe un petit bréviaire des articles du code pénal consacrés à ce thème. Autres terroristes, ceux qui contestent les bienfaits de la science et de la technologie, comme ce groupe Oblomoff qui a récemment publié aux éditions L'Echappée Un futur sans avenir. Pourquoi il ne faut pas sauver la recherche scientifique (128 p., 9 euros). Dans cet ouvrage, il s'attaque à trois mythes – progrès, « recherche publique », « science pure » – avec force arguments, et relate ses interventions contre l'emprise de la technocratie et du scientisme, de l'industrie biométrique à la fête de la science, en passant par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Terroristes aussi, sans doute, les milliers de Martiniquais qui, en février-mars, se sont retrouvés dans une grève générale finalement victorieuse. Nemo, enseignant, témoin et acteur de ces événements, les raconte au jour le jour, et évoque le peuple martiniquais dans un petit livre édité par Alternative libertaire : Matinik Doubout (148 p., 6 euros). Celui-ci explore les actions, les limites du mouvement et les idées nouvelles qu'il a permis de faire éclore, mais aussi les perspectives politiques et économiques ouvertes. Le terrorisme d'Etat, au quotidien, est dénoncé par une brochure que l'on peut télécharger sur le site d'Infokiosques, Ratonnades. Chronologie (64 p., fichier PDF, 3,2 Mo). A travers un rappel des faits (1971-2009) et divers textes, elle met en évidence la mécanique de la « ratonnade en boucle » : un flic tue, le plus souvent un Maghrébin ou un Noir, généralement jeune ; ensuite, les médias propagent la version policière et des représentants de l'Etat (la victime devient alors coupable) ; puis la justice prononce un non-lieu ou fait traîner l'affaire, pour finalement, le plus souvent, innocenter l'assassin. Pendant ce temps, la colère gronde, le quartier est mis sous régime spécial et les révoltés sont réprimés avec une toute autre sévérité par cette même justice par ailleurs si clémente… Un recueil d'articles d'Octave Mirbeau (1848-1917), Dreyfusard ! (André Versaille éditeur, coll. A s'offrir en partage, 95 p., 5 euros), rappelle à notre souvenir une autre machination (politique et judiciaire) qui a conduit un officier, parce que juif, au bagne. L'écrivain libertaire s'est « engagé » à fond dans l'affaire, non pour défendre un militaire victime de ses pairs et de sa caste, mais pour la vérité et la justice. Lui-même y reconnaît ses précédentes « faiblesses » antisémites. On aimerait en rencontrer plus, de nos jours, de ces intellectuels critiques à l'instar de George Orwel dénonçant à la fois le fascisme et l'impérialisme britannique, portant leur réflexions sur le socialisme et la démocratie, critique des intellectuels et de leur fascination pour le pouvoir… Ecrits politiques (1928-1949). Sur le socialisme, les intellectuels et la démocratie (préf. de Jean-Jacques Rosat, trad. de l'anglais par Bernard Hoepffner, Agone, coll. Banc d'essai, 401 p., 25 euros) nous livre enfin (la plupart des textes sont inédits en français) de façon globale la pensée politique de l'auteur de 1984. Le « terrorisme rouge », dénoncé par Orwel, était bien en germe dans les textes de Marx, Engels, Lénine, contrairement à ce que cherchent à nous faire croire des néomarxistes travaillant à une refondation virginale. Dans Quand Marx, Engels, Lénine « flinguaient » les anarchistes (Editions du Monde libertaire, coll. Pages libres, 100 p., 6 euros), Justhom cite abondamment les illustres ancêtres pour démontrer leurs pratiques totalitaires. Afin de souffler un peu, délectons-nous à la lecture des Soliloques du pauvre. Et autres poèmes (préf. de Cécile Vargaftig, coll. Vox, 218 p., 5 euros), de Jehan Rictus, réédités par Au Diable Vauvert à un prix accessible (le texte intégral de cette nouvelle édition est même disponible gratuitement au téléchargement, PDF 428 Ko). Certes l'anarchiste de 1897 a mal vieilli, devenant monarchiste dans les années 1920, mais l'inspiration s'était alors enfuie. Il faut savourer la poésie de cette langue de la rue, gouailleuse et rebelle, dépeignant la misère du peuple (comme savent le faire aujourd'hui quelques rappeurs et rappeuses). « Merd' ! V'là l'Hiver et ses dur'tés,/V'là l'moment de n'pus s'mett' à poils :/V'là qu'ceuss' qui tienn't la queu' d'la poële/Dans l'Midi vont s'carapater !/V'là l'temps ousque jusqu'en Hanovre/Et d'Gibraltar au cap Gris-Nez,/Les Borgeois, l'soir, vont plaind' les Pauvres/Au coin du feu... après dîner ! » Pour clore cette recension sans prétention, signalons le livre de souvenirs de Daniel Giraud, La Palpite (Séguier, 108 p., 17 euros), vagabondage d'un poète libertaire, autodidacte, musicien de blues (guitare et harmonica). Michel Dorgel (dans Intramuros, n° 338, Toulouse) a écrit à son sujet : « La palpite, c'est partir sur la route avec un mec hors normes, passer et dépasser les bornes, se perdre à force de se donner, s'ennuyer jusqu'à en mourir et s'enivrer jusqu'au délire, c'est jouer le blues toute la nuit, c'est à chaque étape un ami. C'est chercher un sens à la vie et trouver les mots pour survivre, c'est s'insurger pour rester libre. » Que dire de plus ?

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Montreuil, octobre. Dans le cadre de Montr'UP – l'université populaire de Montreuil – et de son cycle « Luttes anti-impérialistes en Amérique latine », seront abordés de 19 heures à 21 heures : le 2, la Bolivie, avec Alfonso M. Dorado Escobar ; le 9, le Pérou, avec Jean-Michel Rodrigo ; le 16, l'Argentine, avec Marcelo Nowersztern. A la Parole errante, 9, rue François-Debergue (M° Croix-de-Chavaux).

Paris, 2 octobre. Rencontre avec Mathieu Houle-Courcelles autour de son livre Sur les traces de l'anarchisme au Québec (1860-1960) (Lux Editeur), à 18 heures, à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e. Site Internet.

Le Mans, 3 octobre. Café libertaire organisé par le groupe Lairial (Fédération anarchiste), à 16 heures : « L'évolution du syndicalisme, quel présent, quel avenir ? ». A disposition, table de presse de Matérial. Epicerie du pré, 31, rue du Pré.

Lyon, 3 octobre. La librairie La Gryffe propose de débattre à 15 heures avec Charlotte Dugrand et Nicolas Norrito à propos de l'édition indépendante, ses atouts et ses difficultés, et présentation des nouveautés des éditions Libertalia. 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Courriel : librairie(at)lagryffe.net – Site Internet.

Paris, 3 octobre. A 16 h 30, forum-débat avec Jean-Christophe Angaut, auteur de La Liberté des peuples. Bakounine et les révolutions de 1848 (Atelier de création libertaire). Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire). Courriel : librairie-publico(at)wanadoo.fr - Site Internet.

Marseille, 4 octobre. Rencontre avec Mathieu Houle-Courcelles autour de son livre Sur les traces de l'anarchisme au Québec (1860-1960) (Lux Editeur), à 17 heures, à Mille Babords, 61, rue Consolat, Marseille 1er. Site Internet.

Montpellier, 5 octobre. Rencontre avec Mathieu Houle-Courcelles autour de son livre Sur les traces de l'anarchisme au Québec (1860-1960) (Lux Editeur), à 18 heures, à La Mauvaise réputation, 20, rue Terral (quartier Sainte-Anne). Site Internet.

Lyon, 6 octobre. A 20 heures, en coorganisation avec le Cedrats, la librairie La Gryffe reçoit Mathieu Houle-Courcelles pour parler de son livre Sur les traces de l'anarchisme au Québec (1860-1960) (Lux Editeur). 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Courriel : librairie(at)lagryffe.net - Site Internet.

Marseille, 10 octobre. Causerie animée par Isabelle Felici, auteure de Poésie d'un rebelle (Atelier de création libertaire), à propos de Gigi Damiani. A 17 heures, au local du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA), 3, rue Saint-Dominique, Marseille 1er (angle place des Capucines). Courriel : cira.marseille(at)free.fr - Site Internet.

Paris, 10 octobre. Forum-débat, à 16 h 30, avec Métie Navajo, auteure d'un récit de voyage au Chiapas : L'Ailleurs mexicain, chroniques d'une indienne invisible (L'Esprit frappeur). A la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire).

Perpignan, 10 octobre. De 14 h 30 à 19 heures, la CNT 66 vous invite à un après-midi en hommage à Francisco Ferrer. Tables de presse, expositions (Francisco Ferrer, Célestin Freinet), film, évocation de sa vie et de son œuvre, débat. Salle des libertés, rue Bartissol.

Tours, 10 octobre. Rencontre avec Mathieu Houle-Courcelles autour de son livre Sur les traces de l'anarchisme au Québec (1860-1960) (Lux Editeur), à 18 h 30, salle 105 des Halles (place Gaston-Pailhou).

Massiac (Cantal), 11 octobre. L'association laïque des Amis d'Anne et Eugène Bizeau organise à 10 heures un hommage au poète vigneron, anarchiste, Eugène Bizeau, et à son épouse Anne, institutrice syndicaliste, au Centre administratif (près de la mairie). Gaétano Manfredonia présentera son ouvrage : L'Histoire de la chanson anarchiste en France, des origines à 1914. Ensuite, verre de l'amitié et repas fraternel (réservation auprès de l'association, tél. : 04-71-50-04-27).

Saint-Denis, octobre. Les cours de la Dionyversité – l'université populaire de Saint-Denis – ont lieu de 19 heures à 21 heures à la Bourse du travail, 9, rue Génin (métro ligne 13, station Porte-de-Paris). Attention, le cycle « La tyranie technologique » a été reporté au premier semestre 2010. Cycle « Cinéma et anarchie », séances avec projections, par Isabelle Marinone : le 13, « La Coopérative du cinéma du peuple » ; le 20, « Les avant-gardes libertaires » ; le 28, « Jean Vigo, un cinéaste rebelle ». Cycle « Mémoire(s) dérangeante(s) » : le 14, Benoist Rey, un appelé de la guerre d'Algérie, viendra parler de son témoignage longtemps censuré ; le 22, l'écrivain Didier Daeninckx se demandera si le roman peut « boucher les trous » de l'histoire ; le 30, Maurice Rajsfus, historien de la déportation et de la police, lancera un « non à la commémoration » ! Informations complémentaires sur le site Internet.

Paris, 14 octobre. La librairie Quilombo organise à 19 h 45 une rencontre-débat sur « Un siècle de progrès sans merci et un futur sans avenir » avec Jean Druon et le groupe Oblomov, auteurs de l'ouvrage du même nom paru aux éditions L'Echappée. Au CICP, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11e. Courriel : quilombo(at)globenet.org – Site Internet.

Le Mans, 15 octobre. « Qui était Francisco Ferrer ? » Réunion-débat animée par Michel Sans, à l'occasion du centenaire de la mort de ce pédagogue anarchiste et libre penseur. A 20 heures, au lycée Montesquieu, salle 711/712, 26, rue Lionel-Royer.

Limoges, les 15, 16 et 17 octobre. Festival « Vivre l'utopie », organisé par l'association Mémoire à vif : projection de films (à 20 h 30), spectacle musical (« Riton chante la Commune de Paris », entrée : 10 euros), débats… Au cinéma Le Lido et au Théâtre de l'union. Informations détaillées.

Genève, 16 octobre. Le Café libertaire vous invite à une réunion-débat au Gervaise, 4 bis, rue James-Fazy : présentation de l'Obervatoire des pratiques policières, puis questions-réponses autour de la brochure Vos droits face à la police et de cas concrets. Dès 18 h 30, entrée libre, bar, tapas de soutien.

Paris, 24 octobre. La Bibliothèque La Rue reçoit à 15 h 30 Caroline Granier à l'occasion de la réédition chez Ressouvenances de Galafieu, roman d'Henry Fèvre, publié en 1897 après la vague des attentats et mettant en scène un anarchiste. Au 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e (M° Abbesses ou Blanche). Tél. : 01-42-23-32-18. Site Internet.

Paris, 24 octobre. Forum-débat à la Librairie du Monde libertaire, à 16 h 30, avec Justhom pour son livre Quand Marx, Engels, Lénine « flinguaient » les anarchistes (Editions du Monde libertaire). Au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Site Internet.

Bordeaux, 24 octobre. L'Athénée libertaire accueille à partir de 17 heures Ronald Creagh pour un débat à propos de son livre Utopies américaines, expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours (Agone). A la Librairie du Muguet, 7, rue du Muguet. Site Internet.

Toulouse, 30 octobre. A 20 h 30, projection du film Lucio d'Aitor Arregi et José-Mari Coenaga (1 h 58) sur Lucio Urtubia, militant anarchiste, braqueur au bénéfice de la lutte antifranquiste, faux-monnayeur et homme au grand cœur… Infos complémentaires. A la librairie associative Le Chat noir, 18, avenue de la Gloire.

Paris, 31 octobre. Forum-débat, à 16 h 30, avec Jean-Paul Alonso, auteur du Guide de la révolution non-violente. A la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire).

 

COMMÉMORATION, COLLOQUES,
TOURNÉE DE CONFÉRENCES, SALONS DU LIVRE

Bruxelles (Belgique). L'Université libre de Bruxelles (ULB) et la Haute Ecole Francisco Ferrer organisent à partir du 11 septembre et jusqu'au 17 octobre une série de manifestations (expositions, colloques, visites guidées…) en commémoration du centenaire de l'exécution du pédagogue anarchiste Francisco Ferrer (1859-1909, lire biographie) : « Francisco Ferrer : 100 ans après son exécution, les avatars d'une image ». Programme développé sur le site Maitron.org D'autres activités sont détaillées sur le site de l'Ecole Ferrer. Courriel : Carmen.Louis(at)ulb.ac.be

Tour d'Europe. Un représentant des Anarchistes contre le mur (AATW), Omer Sharir, va parcourir l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Belgique et la France pour expliquer leur lutte et recueillir des fonds afin de faire face à la répression. En Belgique, il sera à Bruxelles, les 7 et 9 octobre (lieux à préciser), et à Charleroi, le 8 octobre (à 17 heures, salle Allende, locaux de la FGTB, bd Devreux, 36). En France, à Marseille, le 28 septembre ; Saint-Etienne, le 30 ; Lille, le 13 octobre ; Rouen, le 14 ; Angers, le 18 ; Limoges, le 19 (lieux à préciser). Paris, le 15 octobre, à 19 h 30, au 33, rue des Vignoles, 20e arrond. : projection, bouffe et débat. Bordeaux, le 20 octobre, à l'Athénée libertaire. Toulouse, le 22 octobre, à la CNT, 18, avenue de la Gloire. Pour plus de détails : aatwtour(at)gmail.com - Site Internet des AATW.

Besançon, du 15 au 17 octobre. « Le siècle de Proudhon : hier et aujourd'hui », colloque pour le bicentenaire de sa naissance organisé par la ville de Besançon, l'université de Franche-Comté (laboratoire Logiques de l'agir), la MSH Claude-Nicolas-Ledoux, le conseil régional de Franche-Comté, le conseil général du Doubs. A l'Opéra-théâtre de Besançon et au Petit Kursaal. Rien que du beau monde, programme très chargé. Informations complémentaires sur le site de la ville de Besançon.

Seattle (Etats-Unis). Changement de date pour la Seattle Anarchist Bookfair qui aura lieu à l'Underground Events Center les 17 et 18 octobre (et non en septembre). Pour la financer, des nuits du cinéma sont organisées les premiers et troisièmes mercredis de chaque mois (le prix d'entrée suggéré est de 5 dollars et le pop-corn est gratuit !). Courriel : bookfair(at)seattleanarchist.org - Site Internet.

Saint-Etienne, les 23, 24, 25 octobre. Les syndicats CNT de la Loire vous invitent à assister à L'Autre salon (du livre), salle 15 bis, Bourse du travail, cours Victor-Hugo, 42028 Saint-Etienne Cedex 1 (tél.-répond. : 04-77-25-78-04, courriel : salonautrelivre(at)no-log.org). Cette année, la manifestation aura pour thème : « De la guerre d'Espagne à l'autogestion ». Vente de livres, affiches, cédéroms, dvd ; expositions ; conférences, tables rondes ; projection de films ; lectures impromptues ; spectacles… A partir de vendredi 19 heures, samedi et dimanche de 9 heures à 19 heures. Programme complet.

 

DIVERS

En vrac sur le Web. Pour rendre hommage à Francisco Ferrer (fusillé à Barcelone le 13 octobre 1909), L'Ephéméride anarchiste a mis en ligne une galerie de cartes postales anciennes le concernant. Pour tout savoir ou presque sur Henri Gustave Jossot, caricaturiste individualiste libertaire et anticlérical du début du XXe siècle, mais aussi affichiste, aquarelliste, peintre et écrivain, il faut consulter Goutte à goutte, un site Internet qui lui est consacré. On peut s'abonner à des périodiques ou acheter un numéro en ligne sur ToutAbo.com et, entre autres, feuilleter Le Monde libertaire de la semaine. La CNT-AIT de Caen, dans sa « Petite bibliothèque subversive », offre au téléchargement (fichiers pdf) un certain nombre de textes (Berneri, Malatesta, Castoriadis, etc.). Pour les amateurs d'anarcho-punk, un site a été lancé récemment : on y trouve un vaste choix d'albums de groupes originaires de pays variés (disponibles en téléchargement gratuit) et des forums internationaux dans diverses langues. Forum toujours, mais beaucoup moins musical : Forum anarchiste regroupe des personnes souhaitant s'exprimer, échanger, s'informer sur le sujet. Diverses rubriques sont ouvertes : histoire, théorie, contacts locaux, international, débats de société, luttes actuelles…

Etude de l'autogestion. Pour les hispanisants, signalons l'existence d'un Institut de sciences économiques et de l'autogestion (ICEA) qui développe « des activités d'enseignement et de recherche en économie politique et en autogestion ouvrière et sociale. L'ICEA se base sur les principes de l'assembléisme, du fédéralisme, de la solidarité et de l'entraide ». Cet institut a été créé au cours d'une assemblée constituante en février-mars 2008 et se réfère à l'Institut de sciences économiques de Catalunya (ICEC), fondé en 1931 à Barcelone, qui organisa jusqu'en 1939 des cours, des conférences et des débats sur des sujets économiques et sociaux.



L'ICEA est « ouvert à ceux qui font l'effort de trouver une explication réelle aux événements économiques et sociaux. De la même manière qu'il souhaite travailler pour transformer cette société capitaliste en une autre société où n'existe pas l'exploitation, en approfondissant l'étude des alternatives basées sur l'autogestion ouvrière et sociale, tant à un niveau théorique et historique que pratique et actuel ». Les décisions sont prises en assemblée et la structure de fonctionnement est basée sur des mandats de gestion révocables. Des membres de l'institut sont présents actuellement à Barcelone, Bilbao, Madrid, Séville et Valladolid. On peut prendre contact par l'intermédiaire du site Internet.

Nanotechnologies. Si vous ne savez pas de quoi il s'agit, dépêchez-vous de l'apprendre car leur prochain développement va bientôt concerner tout ce qui nous entoure. Grâce à la manipulation de la matière à l'échelle atomique, un ensemble de sciences et d'applications (chimie, biologie, physique, informatique, robotique…) sont entrées en interaction ou vont le faire. Certains prévoient ainsi une seconde révolution de l'atome. Pour le plus grand bien de l'humanité ou pour le pire ? C'est selon, mais parions que nos responsables politiques et économique vont choisir la voie du rendement économique (le marché serait évalué à mille milliards de dollars en 2015) et du contrôle accru des populations. Pièces et Main d'œuvre, « site de bricolage pour la construction d'un esprit critique à Grenoble », a ouvert récemment un nouveau site : « Aujourd'hui le nanomonde, le site du débat public sur les nanotechnologies. » Très critique, il contient une foule d'informations et de renseignements très utiles alors que va s'ouvrir une campagne de communication orchestrée par l'Etat et organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), avec des réunions publiques dans vingt villes de France. Il y a donc urgence à se faire une opinion !

 

PÉRIODIQUES

« Le Grognard ». Ce onzième numéro (septembre, 34 p., 7 euros, à commander à editions[at]petitpave.fr), contient entre autres un entretien entre Henri Viltard et C. Arnoult sur Jossot (1866-1951) dont les dessins aux aplats de couleur vive cernés d'un épais trait noir étrillaient la bourgeoisie, l'armée, la police, les gens d'Eglise dans L'Assiette au beurre (voir site et lire ci-dessus). Un sacré personnage : anticlérical, il se convertira à l'Islam par anticolonialisme et bravade, et mourra athée. Une trop courte biographie de Lucy Parsons, dans la rubrique « Americans Rebels » : Noire, militante anarcho-syndicaliste, et veuve de l'un des « martyrs de Haymarket » ; un écrit de Jules Huret sur la réforme de l'« ortografe », datant… d'avril 1890 ; et bien d'autres textes, poèmes et notes de lecture complètent le sommaire. Site Internet.

« Offensive ». Un dossier consacré à « Construire l'anarchie » dans le dernier numéro du trimestriel d'Offensive libertaire et sociale (n° 23, 51 p., 5 euros) se révèle très riche en constats et lance des débats bien éloignés des certitudes généralement réaffirmées. Et cela à un moment où le confusionnisme est, plus que jamais, de rigueur (« anarchotroskisme », « libéral = libertaire », etc.). Beaucoup de questions : peut-on abolir toute forme de pouvoir ? ne s'agit-il pas plutôt de le socialiser et d'éviter sa centralisation ? Nombre de concepts dits libertaires (liberté, autonomie, gratuité, affinité…) ne sont-ils pas récupérés par le libéralisme actuel ? Où est l'erreur ? Que se cache-t-il derrière les conceptions fantasmées de révolution ? Et quelle rupture ? Si la lutte des classes est au cœur de l'anarchisme social, ne faut-il pas également la dépasser ?… Un certain nombre d'« évidences » aussi : critique de la délégation et réaffirmation de l'auto-organisation, la pratique libertaire doit s'ouvrir à des expériences qui mettent en place des modes de fonctionnement et d'action horizontaux, en dehors de toute étiquette idéologique… Un numéro à lire, à discuter… et à mettre en pratique ! Offensive, c/o Mille Babords, 61, rue Consolat, 13001 Marseille. Achat en ligne. Abonnement (4 n°) : à partir de 20 euros (chèques à l'ordre de Spipasso). Site Internet.

« Le Réveil du bâtiment ». La « lettre d'information » de la fédération des travailleurs du BTP de la Confédération national du travail (n° 22, 16 p., prix libre) estime, au vu de la circulaire DGT 2009/16 du 3 juillet 2009, que le droit du travail sera la prochaine victime de la grippe A ; rend compte des luttes dans la construction de par le monde ; et interviewe un salarié d'une entreprise d'installation de panneaux phovoltaïques sur les mouvements sociaux dans son entreprise au cours de l'été. Un dossier est consacré aux répercussions économiques et sociales de la crise dans l'industrie de la construction. Contacts fédéraux et reproduction d'autocollants concluent ce bulletin que l'on peut télécharger gratuitement (fichier pdf, 2 Mo, 16 p.). Le Réveil du bâtiment, CNT SUB 69, 44, rue Burdeau, 69001 Lyon.

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