Novembre 2011

PUBLICATIONS

Avec La Mano Negra (110 p, 12 euros), les éditions de L'Echappée nous présentent deux textes de Clara E. Lida, le « Règlement de la société des pauvres contre ses voleurs et ses bourreaux » et une chronologie qui apportent quelques éclaircissements sur une organisation secrète de paysans andalous démantelée par le pouvoir espagnol en 1883 (près d'une vingtaine de personnes exécutées par la garrotte, une centaine d'emprisonnées dont certaines ne seront libérées qu'en 1903). Longtemps considérée comme une invention de la police pour mater la grève des journaliers et des paysans, la Mano Negra a réellement existé et l'auteure établit son adhésion à la pensée libertaire et au mouvement anarcho-syndicaliste espagnol. Lors de la période d'intense répression de 1874 à 1881, c'est le seul moyen qui reste aux militants paysans pour perpétuer l'existence de leur organisation de résistance à l'exploitation et à la misère : répondre au terrorisme de l'Etat, des propriétaires terriens et de l'Eglise par le terrorisme. En 1878, la révolte gronde, des fermes et des oliveraies sont incendiées, du bétail massacré, des vignes arrachées… Clara E. Lida insiste fort justement sur les différences de situation entre le Nord (Madrid, Barcelone) qui s'industrialise et le Sud qui demeure rural, appelant aussi les historiens à étudier cette période de clandestinité de la Fédération des travailleurs de la région espagnole (FTRE), ancêtre de la Confédération nationale du travail (CNT). Elle y contribue et, même si les textes présentés sont un peu décousus, elle nous fait découvrir une période et des événements largement inconnus en France. Plus près de nous mais en descendance directe puisqu'il s'agit de Femmes d'Espagne en lutte (trad. de l'espagnol par Carmen Salvador Guillén, préf. d'Isabelle Felici, Atelier de création libertaire, 164 p., 14 euros), de Sara Berenguer. L'auteure, décédée en juin 2010 (lire nécrologie), dresse le portrait de « femmes libres » et restitue leur itinéraire de la guerre civile à l'exil. A la fois semblables (soif d'émancipation et de culture, idéal, engagement militant à Mujeres libres) et bien différentes (par leurs origines et leurs parcours). C'est le « courage anonyme au quotidien » (sous-titre de l'ouvrage) qui nous est dépeint : souffrances du combat, de la guerre, des camps français, de la séparation (avec leur famille ou leur compagnon, pendant des années pour certaines). Sara Berenguer, avec simplicité et humanité, a su rendre hommage à ces quelques femmes anonymes qu'elle avait rencontrées, représentatives d'une génération partie à l'assaut d'un autre futur. C'est également un beau souvenir qu'il nous reste d'elle. Difficile, à l'heure actuelle, d'échapper aux pseudo-leçons d'économie et à la propagande pour un libéralisme débridé que les médias assènent. Derrière les notions prétendue neutres règne l'idéologie, et le fonctionnement concret du capitalisme contredit bien souvent les affirmations théoriques. C'est ce que Jacques Langlois établit parfaitement avec Le Capitalisme, c'est le vol (« Manuel d'économie relatif à la réalité du capitalisme d'hier et d'aujourd'hui », Les Editions libertaires, 373 p., 15 euros), dont le titre est un clin d'œil à l'ouvrage de Proudhon. Partant des notions de base, il analyse dans cet « essai pour les nuls de la contestation du régime capitaliste » les mécanismes et ressources du système, ses effets dévastateurs, les « outils » qui lui permettent d'assurer sa domination et les non-dits. Sans lui consacrer un chapitre à part, la financiarisation du capitalisme – dernière évolution en date – est abordée à plusieurs reprises. Un bon ouvrage pour comprendre la crise. La réédition de la brochure Travailler une heure par jour (Asphodèle, 64 p., 8 euros), du collectif basque Bizi !, pourrait paraître une hérésie. Pourtant, c'est possible en réduisant la production, en transformant une partie du travail socialisé en travail privé, en augmentant la productivité et le nombre de ceux qui prennent part au « travail contraint ». Reste bien sûr à mieux répartir les revenus, à produire utile, à partager le travail… et, pour cela, il faut changer le système. En attendant, en peu de pages et de façon claire, l'absurdité du productivisme est démontrée et quelques rouages de l'économie capitaliste démontés. Peut-on, aujourd'hui, modifier les rapports entre individus, et soi-même avant tout, en vue de faire évoluer le monde ? Hakim Bey, initiateur des « TAZ » (« zones d'autonomie temporaires »), répond par l'affirmative et développe la notion d'«  immédiatisme » dans ces Sermons radiophoniques (introd. de Guillaume Kosmicki, trad. de l'américain par Fleur Ramette, Le mot et le reste, 88 pages, 9 euros), extraits d'émissions sur une radio new-yorkaise dans les années 1990. Les moyens ? Citons, entre autres, le « tong » (référence aux tongs chinois), constitution de société secrète pour les groupes marginaux ou prônant des actes illégaux (et l'on pense au groupe de hackers d'Anonymous, par exemple), et le concept de potlatch (cérémonie de dons) appliqué à des banquets ou à des pique-niques mêlant échanges de plats et de cadeaux non manufacturés… Il s'agit encore et toujours de constituer, selon les mots du préfacier, des « zones pirates où l'anarchie est véritablement vécue dans l'instant présent, et pendant un moment donné, avant de disparaître tout aussi rapidement ». Lorsque l'intégrisme de tout poil relève la tête, souhaitant multiplier les interdictions au nom de « sa » liberté d'expression (cf. manifestation contre la christianophobie, sur Athéisme.com) et prêt à allumer des bûchers contre les mécréants (Charlie Hebdo), il est bon de se plonger dans les écrits d'un humaniste qui « considère sans exception les grandes religions du monde comme fausses et néfastes ». Le mathématicien et philosophe Bertrand Russell (1872-1970) a commis les trois essais réunis par Lux sous le titre Pourquoi je ne suis pas chrétien (préf. de Normand Baillargeon, trad. de l'anglais par Guy Le Clech, coll. Instinct de liberté, 206 p., 10 euros). S'attachant à prouver que l'Eglise est en contradiction avec l'enseignement du Christ, opposée au progrès social et à la libre sexualité, au risque de sacrifier l'humanité tout entière (hier avec la syphilis, aujourd'hui avec le sida), il en conclut que la religion, « maladie née de la peur », n'a aucunement contribué à la civilisation (n'en déplaise au chanoine de Latran !). A part, peut-être, il y a fort longtemps, pour fixer le calendrier et observer les éclipses. Face à l'obscurantisme (dont il fut lui-même victime aux Etats-Unis), il prône le rationalisme et la liberté afin de former des êtres autonomes. C'est réjouissant et réconfortant, le ton est alerte et humoristique, bien que le propos demeure sérieux et logique. C'est à la rencontre de trois écrivains libertaires et de leur univers que nous conduisent Les Editions libertaires avec L'Ecriture et la vie (332 p., 15 euros) en reprenant les articles que le bulletin bibliographique A contretemps, dont nous chroniquons régulièrement les parutions, a pu leur consacrer. Armand Robin (1912-1961, biographie), le poète et traducteur, s'exprimant dans une vingtaine de langues, perpétuellement à l'écoute du monde grâce à la radio et dénonçant la propagande stalinienne ; Georges Navel (1904-1993, biographie), le travailleur manuel autodidacte, dont le roman Travaux est un remarquable témoignage sur la condition ouvrière ; Stig Dagerman (1923-1954), journaliste et romancier à l'écriture révolutionnaire pour l'époque, l'« anarchiste existentiel, trop enclin au doute et à la lucidité », le solitaire à l'affût de la bêtise humaine. Chacun à leur façon, ils se sont engagés (à contre-courant), en quête de liberté, de dignité et de justice. Souhaitons que cet ouvrage suscite chez les lecteurs l'envie de (re)découvrir leurs œuvres. D'après la « Feuille d'info » d'octobre du CIRA Marseille), les éditions e-dite ont publié les Ecrits complets (tomes 1 et 2, 613 et 512 p., 24 euros chaque) du cinéaste et écrivain anarchiste Jean Rollin (1938-2010). Ces textes appartiennent à deux genres différents, le premier nourri d'imaginaire, de fantastique, de bande dessinée et de cinéma ; le second conjuguant surréalisme, poésie et érotisme. Dans son enfance, Jean Rollin a côtoyé Maurice Blanchot, les frères Prévert, Georges Bataille, André Breton et bien d'autres qui étaient les amis de sa mère, modèle des peintres Kiesling et Derain. Stéphane Beau, dont nous avons commenté les précédentes publications (Le Coffret et La Chaussure au milieu de la route), a voulu se faire plaisir en nous livrant 23 h 23, Pavillon A (Editions du Petit Véhicule, 82 p., 15 euros). C'est un bel objet d'édition – couverture cartonnée avec rabats, illustration en couleur et collée, reliure à la japonaise, du beau papier – mais son prix est en conséquence. Dommage, car nous aurions aimé que le plus grand nombre puisse en profiter. L'histoire ? Un homme se réveille dans l'obscurité la plus profonde. Un autre sort de sa chambre et part en exploration. Nous sommes dans un hôpital psychiatrique. Qui sont-ils ? Que s'est-il passé ? Ils rencontreront bientôt une jeune femme, seront moins seuls, avant que… L'auteur nous conduit ainsi dans un monde étrange, et si proche !

RÉUNIONS-DÉBATS

Montpellier, 4 novembre. Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, le groupe Un autre futur de la Coordination des groupes anarchistes (CGA) organise un débat à 20 h 30 sur la question du viol à la librairie La Mauvaise Réputation, 20, rue Terral (quartier Sainte-Anne).

Rouen, 4 novembre. Débat du café libertaire sur l'antiélectoralisme, à 20 heures. On boit un (petit) coup, et on discute… A la librairie L'Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire.

Toulouse, 4 novembre. Soirée-débat à propos des organismes génétiquement modifiés (OGM) avec la projections de trois documentaires : Copier cloner (animation de 3 min.), Les Champs de la mort (12 min.), Des faucheurs et des hommes (40 min.). A partir de 20 heures, au Chat noir, 18, avenue de la Gloire. Site Internet.

Saint-Denis, 6 novembre. De 15 heures à 17 heures, « Dimanches au musée » avec la Dionyversité. Ce jour, il est question d'anticléricalisme à la Belle Epoque, avec Laurent Bihl. Rendez-vous au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, 22 bis, rue Gabriel-Péri (M° Porte-de-Paris ou RER D). Entrée libre.

Saint-Denis, novembre. Les cours de la Dionyversité ont lieu de 19 heures à 21 heures à la Bourse du travail, 9, rue Génin (métro ligne 13, station Porte-de-Paris). Place au libéralisme avec un cycle pour tenter de comprendre la crise. Bertrand Rothé, coauteur d'Il n'y a pas d'alternative. Trente ans de propagande économique (Seuil), assurera quatre conférences : le 8, « Exit la démocratie, vive le marché ! » ; le 15, « Lectures de la crise » ; le 22, « Le réflexe du recours à l'Etat » ; le 29, « Abattre l'Etat ou la fin d'un cycle ? ». Site Internet.

Paris, 9 novembre. La librairie Quilombo organise à 19 h 45 un débat avec Christian Laval, un des coauteurs de La Nouvelle Ecole capitaliste (La Découverte). Au CICP, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11e (M° Rue-des-Boulets ou Nation). Courriel : quilombo(at)globenet.org - site Internet.

Paris, 10 novembre. Rencontre avec Michel Briganti, coauteur de La Galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures (Syllepse), à 19 heures, au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Buzenval ou Avron). Organisée par la CNT Educ 93.

Gentioux (Creuse), 11 novembre. A 11 heures, rassemblement pacifiste et antimilitariste devant le monument aux morts pacifiste avec les interventions des différentes organisations présentes (Libre Pensée, Union pacifiste de France, Fédération anarchiste…). Auberge espagnole à partir de 12 h 30 à la salle du Villard. Tables de presse libertaires.

Paris, 12 novembre. Débat « La scène anarchiste allemande, de l'après-guerre à nos jours », avec Maurice Shuhmann, militant anarchiste berlinois, à 15 h 30, à la Bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette (M° Blanche ou Abbesses). Site Internet.

Saint-Jean-du-Gard, 12 novembre. A 18 h 30, lecture mise en musique de Putain d'usine de Jean-Pierre Levaray par la compagnie Action discrète, suivie d'une discussion et d'un repas revigorant. A la bibliothèque-infokiosque, 152, Grand-Rue. Entrée libre.

Poitiers, 16 novembre. Biblio-café, rue de la Cathédrale, de 19 heures à 20 h 30 : « L'autogestion : échange d'expériences et de projets », proposé par le groupe Pavillon noir (Fédération anarchiste). Courriel : pavillon-noir(at)federation-anarchiste.org

Pont-en-Royans (Isère), 17 novembre. Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, le groupe La Rue râle de la Fédération anarchiste vous invite, à 20 heures, à une soirée de cinéma-débat autour du film ¡ Viva Mexico !, en présence du réalisateur, Nicolas Défossé. Médiathèque La Halle. Entrée à prix libre. Courriel : laruerale(at)no-log.org

Toulouse, 18 novembre. Soirée à propos de la grève des mégissiers de Graulhet en 1910, à partir de 20 heures : projection du film Un hiver rouge (70 min.), de Jean-Michel Devos, suivie d'une rencontre avec Monique Faure, auteure du livre Le Journal de Jeanne. Une ouvrière pendant la grande grève de Graulhet. Au Chat noir, 18, avenue de la Gloire. Site Internet.

Troyes, 18 novembre. Conférence de l'UP3 à 20 heures sur le syndicalisme révolutionnaire, avec David Hamelin, militant de la Confédération nationale du travail (CNT). A la Ligue de l'enseignement de l'Aube, 8, rue de la Mission. Courriel : up.troyes(at)orange.fr

Lyon, 19 novembre. Rencontre-débat, à 15 heure, à propos de Vengeance d'Etat : Villiers-le-Bel, des révoltes aux procès (Syllepse), avec des membres du collectif Angles morts qui a écrit cet ouvrage. A la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Courriel : librairie(at)lagryffe.net - site Internet.

Paris, 19 novembre. A 16 h 30, projection du film L'An prochain la révolution de Frédéric Goldbronn à la Librairie du Monde libertaire, en présence de Maurice Rajfus. Au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° Oberkampf, Filles-du-Calvaire, République). Courriel : librairie-publico(at)sfr.fr - site Internet.

Saint-Denis, 21 novembre. La Dionyversité, l'université populaire de Saint-Denis, vous invite à assister au spectacle de François Godard qui, avec Résistances (1). Marc, 1917, relate « la souffrance des poilus au chemin des Dames, les ordres suicidaires des gradés, la peur et l'éveil de la douloureuse Chanson de Craonne et enfin les fusillés pour l'exemple ». A 19 h 45, à La Belle Etoile (compagnie Jolie Môme), rue Saint-Just (quartier de la Plaine-Saint-Denis). Entrée libre et gratuite. Sortie à prix libre pour les artistes.

Lyon, 24 novembre. Débat autour de l'ouvrage Le Son comme arme. Les usages policiers et militaires du son (La Découverte), avec Juliette Volcler, son auteure. Coorganisé avec l'Observatoire des armements. A 19 heures, à la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Courriel : librairie(at)lagryffe.net - site Internet.

Montpellier, 25 novembre. Projection du film Le Mouvement Freinet (52 min.), de Henri Portier, suivie d'un débat à propos de cette pédagogie basée sur la confiance accordée aux enfants qui prennent en charge leurs activités et leur mode de vie. A 20 h 30, au Centre Ascaso-Durruti, 6, rue Henri-René. Site Internet.

Paris, 25 novembre. A 19 heures, réunion-débat autour des conseils de prud'hommes, organisée par la CGT de Saclay. Malgré la baisse des moyens, la taxe de 35 euros sur les recours… sont-ils toujours un outil dans les luttes sociales ? Quel rôle les anarchistes peuvent-ils assumer en la matière ? Participation des groupes Pierre-Besnard, Albert-Camus et Louise-Michel de la Fédération anarchiste. Salle Louise-Michel, à la Bourse du travail, 3, rue du Château-d'Eau. Entrée libre et gratuite.

Aulnay-sous-Bois, 26 novembre. La librairie Folies d'encre reçoit Zvonimir Novak pour Tricolores. Une histoire visuelle de la droite et de l'extrême droite (L'Echappée), à 17 heures, au 41, boulevard de Strasbourg.

Paris, 26 novembre. De 10 heures à 19 h 30, vente exceptionnelle d'ouvrages issus de la bibliothèque d'un compagnon libertaire. Tous les sujets ou presque, des livres rares, d'autres plus récents, 1 700 volumes en tout. Le produit de cette vente servira à soutenir l'activité de la librairie. A la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire).

Rouen, 26 novembre. Vidéo-débat, à 15 heures : Les Jusqu'aux-boutistes de la lutte écolo de Romain Bolzinger avec Alain Corréa (du Réseau Sortir du nucléaire et Stop EPR). A la librairie L'Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire.

Ivry, 29 novembre. Débat à l'invitation du groupe libertaire d'Ivry : « Un monde sans travail est-il possible ? ». A partir de 20 heures (accueil dès 19 heures), au Forum Léo-Ferré, 17, rue Barbès (M° Pierre-Curie), en face du vieux moulin. Entrée libre. Site Internet.

 

FOIRE AUX LIVRES, COLLOQUE,
EXPOSITION, THÉÂTRE…

Livre en résistance. Salon du livre social, du 4 au 6 novembre, salle des fêtes de Saint-Jean-en-Royans (Drôme, entre Grenoble et Valence). Vendredi, à 21 heures, concert de soutien à l'Utobus (médiathèque sociale itinérante du collectif libertaire La Rue râle, avec Barrio Populo. Plus d'info sur ce projet. Samedi, de 10 heures à 21 heures, salon du livre (stands, éditeurs, conférences, buvette, cantine), avec Jean-Pierre Levaray, Lou Marin, Jean Jullien, etc. A midi et 20 heures, repas avec La Marmite, cantine autogérée. A 21 heures, spectacle. Dimanche à midi, repas avec le collectif libertaire. Site Internet.

« Proudhon et l'anarchie ». Le colloque annuel de la Société P.-J. Proudhon sera axé sur ce thème et se déroulera le 5 novembre, de 9 h 30 à 15 heures, à la FIAP Jean-Monnet, 30, rue Cabanis, Paris 14e (M° Glacière). Entrée libre et gratuite. Possibilité de repas sur place. Programme de la matinée : 9 h 30, Anne-Sophie Chambost : « Proudhon et le débat autour de la législation directe » ; 10 heures, Alexis Dabin : « Idéal et pragmatisme chez Proudhon » ; 11 heures, Edouard Jourdain : « Du chaos à l'ordre : anarchie négative et anarchie positive dans l'œuvre de Proudhon » ; 11 h 30, Thierry Menuelle : « Quelle régulation économique dans l'anarchie proudhonienne ? » ; 12 heures, débat ; de 12 h 30 à 14 heures, pause repas. Programme de l'aprè-midi : 14 heures, Jorge Cagiao : « Le débat anarchie-fédéralisme dans les études proudhoniennes » ; 14 h 30, Gaetano Manfredonia : « Anarchie et nation chez Proudhon et Pisacane » ; 15 h 30, Alfredo Gomez-Müller : « L'anarchie latino-américaine et la réalité indigène ».

Salon du livre de Toulouse. L'Association pour l'art et l'expression libre (AAEL) organise la sixième édition d'Anarphabète le samedi 5 novembre de 10 heures à 19 heures. Au programme : stands d'éditeurs, débats, exposition, buvette et animations. Adresse : Hangar de la Cépière, 8, rue de Bagnolet, 31100 Toulouse. Site Internet - courriel : aael-toulouse(at)sfr.fr

Gravures rebelles à Lille. Expositions, conférences, lecture et ateliers d'écriture et d'initiation à la linogravure autour du livre Gravures rebelles (L'Echappée) dans les médiathèques de Bois-Blancs, Fives et Wazemmes (Lille), du 4 au 26 novembre. Cédric Biagini, coresponsable des éditions L'Echappée, présentera le livre à la médiathèque des Bois-Blancs, 36, avenue Marx-Dormoy, le samedi 12 novembre à 15 heures.

Journées libertaires de Clermond-Ferrand. Débats, conférence, projection, salon du livre et concert ponctueront ces journées, organisées par la CNT-AIT 63, du lundi 14 au vendredi 18 novembre. Au programme : lundi, à 20 heures, débat « Anarchosyndicalisme à Clermont-Ferrand » (Peuple et Culture) ; mardi, à 20 heures, débat « La situation en Tunisie dans une perspective historique et à la lumière de l'actualité » (Peuple et Culture) ; mercredi, à 20 heures, projection du documentaire Lucio (60 min.), d'Aitor Arregi et Jose Mari Gaenaga, en présence de Lucio Urtubia (salle Poly à Montferrand) ; jeudi, à 19 h 30, conférence-débat « L'Affaire Sacco et Vanzetti » avec Ronald Creagh (université Gergovia, amphi 3) ; vendredi, de 10 heures à 19 heures, salon du livre libertaire et exposition des sculptures de Rémy Bricard (Peuple et Culture). Le même jour, à partir de 21 heures, au Raymond Bar, concert avec La Fibre, Critical SoundSystem, Last Fuckin' Delight et Akestekoï. Entrée à prix libre en soutien. Plus d'infos. CNT-AIT 63, 2, place Poly, 63100 Clermont-Ferrand - courriel : cntait63(at)gmail.com - site Internet.

Expo à Lyon. Le Centre de ressources sur les alternatives sociales (Cedrats) présente aux Archives municipales une exposition intitulée « 50 ans de presse alternative à Lyon et sa région », du 15 novembre au 25 février 2012. Des petits bulletins des années 1960 à l'information qui circule aujourd'hui sur Internet, l'histoire de la presse alternative lyonnaise est foisonnante, en particulier dans le quartier de la Croix-Rousse. Archives municipales, 1, place des Archives, 69002 Lyon. Tous les jours (le lundi, de 11 heures à 17 heures ; du mardi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures ; le samedi de 13 heures à 18 heures), sauf jours fériés et dimanches. Tél. : 04-78-92-32-50 - courriel : aml(at)mairie-lyon.fr - site Internet.

L'Autre Livre à Paris. Le 9e salon des éditeurs indépendants se tiendra les 18, 19 et 20 novembre à l'espace des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e. Cent cinquante éditeurs français et étrangers dont la production originale contribue activement à la « bibliodiversité » seront présents sur mille mètres carrés. Entrée libre. Le monde arabe est à l'honneur de cette édition 2011. Pour en savoir plus sur les éditeurs présents, connaître le programme complet des animations et des dédicaces. Journal L'autre Livre à télécharger (PDF 664 Ko).

Sous le drapeau des pirates. A l'occasion de la venue en France de l'historien américain Marcus Rediker, la CNT-Education 93 organise une journée festive sur la thématique des pirates (prix libre) le 19 novembre, au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Buzenval ou Avron). A 17 heures, projection du documentaire Les Anges noirs de l'utopie (1997, 45 min.), de Michel Le Bris. Rencontre et débat avec Marcus Rediker (auteur entre autres de l'ouvrage Les Forçats de la mer, paru aux éditions Libertalia), Julius Van Daal et Fred Alpi à 18 heures : « Entre mythe et réalité, les pirates, des précurseurs libertaires ? » A 20 heures, concert avec le collectif Mary Read (rap conscient) et Trouz an noz (punk libertaire).

Bobines rebelles à Saint-Denis. La Dionyversité, l'université populaire de Saint-Denis, et le groupe Henry-Poulaille de la Fédération anarchiste organisent le 2e Festival du documentaire d'auteur, social et politique dans le 93, les 26 et 27 novembre. « Le documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de la semaine par le point de vue que défend nettement son auteur. Ce documentaire social exige que l'on prenne position car il met les points sur les “i”. S'il n'engage pas un artiste, il engage au moins un homme. Ceci vaut bien cela. (...) Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux. » (Jean Vigo, 1905-1934.) Deux journées, deux salles, quatorze documentaires et dix réalisatrices et réalisateurs présents à la Bourse du travail de Saint-Denis, 9/11, rue Génin (M° Porte-de-Paris, ligne 13). Entrée et restauration à prix libres. Infos complémentaires et programme complet.

Cinéma à Caen. Le Centre régional de culture ethnologique et technique (Crécet) organise du 28 novembre au 4 décembre une semaine du cinéma ethnographique axée sur le thème de l'engagement. « Pratique (…) envisagée dans différents champs d'implication tels que la politique, le monde du travail, le féminisme, l'art ou encore l'environnement. » Projection de nombreux films et documentaires (programme complet). Au cinéma Lux, 6, avenue Sainte-Thérèse. Entrée libre et gratuite à toutes les séances dans la limite des places disponibles.

Miniexpo Louise Michel. Accrochage « format de poche » dans l'appartement de Victor Hugo, 6, place des Vosges, Paris 4e (M° Bastille, Saint-Paul, Chemin-Vert), jusqu'au 8 janvier 2012, sur le thème décliné de « Louise Michel poétesse romantique, républicaine sous l'Empire, combattante pendant l'“année terrible” et éternelle révoltée ». Autour du manuscrit d'Histoire de ma vie et d'une dizaine de dessins, notamment des illustrations de L'Année terrible, l'accrochage présentera une trentaine d'ouvrages dont de nombreuses éditions originales, autant de lettres manuscrites, estampes et imprimés. Entrée libre. Plus d'infos.

 

DIVERS

En vrac sur le Web (novembre). Le Scalp-Reflex Paris a établi une très intéressante cartographie de la galaxie nationaliste actuelle – « Le petit monde merveilleux de l'extrême droite française » –, avec ses systèmes-tendances et ses planètes. Citons les « nostalgiques » (Œuvre française, Action française…), les « intellos », les « bourrins » (« gros bras et bas du front »), les « modernes » (Risposte laïque, Bloc identitaire…), les « anti-FN » (Nouvelle Droite populaire, MNR…). Sans oublier, bien sûr, le Front national, les divers satellites (Ligue de défense juive, « conspirationistes »…) et les étoiles filantes (néonazis). Pour les principaux groupes, sont indiquées leurs particularités plus ou moins affirmées (électoralisme, anti-musulmans, antisémitisme, violence, apparition dans les médias et sur le Web) et les relations (régulières ou épisodiques) entretenues. A cela s'ajoute une étude de l'évolution de l'extrême droite par périodes, de 1980 à nos jours, et une réflexion sur l'antifascisme. Le cinquantième anniversaire de la nuit du 17 octobre 1961, au cours de laquelle quelque deux cents manifestants algériens pacifiques ont été massacrés par la police parisienne, a suscité diverses évocations. Dans un dossier de quatre pages, Alternative libertaire revient sur une « si longue indifférence » qui s'explique par une droite coupable, une gauche socialiste complice et un parti communiste muet au moment des faits… Le mensuel souligne également la persistance des violences policières et du racisme envers les populations étrangères et issues de l'immigration (article). Deux webdocumentaires, chacun à leur façon, tente de faire revivre ces événements. Pour 17.10.61 (site), du collectif RaspouTeam, il s'agit d'« une carte interactive de Paris regroupant huit témoignages originaux, joués par des acteurs et éclairés par des entretiens avec plusieurs historiens ainsi que par des documents d'archives ». Muni d'un téléphone portable et grâce à des QR codes, on peut également effectuer in situ une visite audio et vidéo du Paris de la guerre d'Algérie. Quant à La Nuit oubliée (site), elle mêle bande dessinée, photographies, vidéos, documents d'archives, alliant la rigueur historique à un graphisme très réussi et à une narration ludique. Ces deux réalisations démontrent parfaitement les possibilités multiples et variées qu'Internet offre pour relater un moment d'histoire ou développer un argumentaire. Encore faut-il, pour que cela soit plaisant, ne pas posséder comme ordinateur un « vieux nanar » essoufflé et dépassé par la technique ! Ceux qui s'intéressent à l'œuvre littéraire (bibliographie) et cinématographique d'Armand Gatti seront ravis d'apprendre la publication d'une étude universitaire – L'Esthétique libertaire dans le cinéma d'Armand Gatti (Editions universitaires européennes, Paris, 2011, 168 p., vendu au prix prohibitif de 60 euros) – sur une facette peu explorée du poète, écrivain et cinéaste libertaire. L'auteure de celle-ci, Charlotte Cayeux, met heureusement en libre téléchargement son mémoire de master 2 soutenu en 2010 que l'on peut également parcourir sur le site RA Forum. Les titres des deux parties de son travail définissent bien l'objet de son propos : « L'écriture des possibles : l'anarchisme comme opposition au déterminisme » et « Une traduction esthétique de l'anarchisme au cinéma, entre visée sociale et expérimentation formelle ». Un recueil de textes sur les émeutes anglaises d'août 2011, « The Tottenham Chronicles », est disponible sur Infokiosques.net. S'y trouvent rassemblés des témoignages à chaud et des analyses présentées avec un peu plus de recul. A découvrir sur le site ou à télécharger (PDF 6,4 Mo, 12 pages A3). Sur le mouvement Occuper Wall Street, on découvrira avec profit les remarques de Ken Knabb sur le site Bureau of Public Secrets. Traducteur américain des films de Guy Debord et d'une anthologie de l'Internationale situationniste, il est également l'auteur de nombreux tracts, brochures et divers écrits dont certains ont été traduits en français (bibliographie). Ken Knabb estime que cette mobilisation est « l'explosion radicale la plus significative en Amérique depuis les années 60 ». Ayant surpris aussi bien les classes dirigeantes que les « “radicaux” doctrinaires », celle-ci montre, d'après lui, un « esprit fortement antiautoritaire », son action et son fonctionnement étant inspirées par les théories et tactiques anarchistes. Le mouvement s'est doté d'un journal, trois numéros parus (à télécharger). Pour les passionnés du penseur bisontin, Irène Pereira commente sur le site de l'Iresmo des extraits de la septième étude (« Les idées ») de l'ouvrage De la justice dans la Révolution et dans l'Eglise : « Elimination de l'absolu et raison publique chez Proudhon ». Une belle leçon de philosophie, certes un peu ardue, mais qui, ouvrant la porte de l'absolu, découvre des notions telles que la métaphysique, Dieu, la science, l'athéisme, le matérialisme, la dialectique, la raison publique (définit par la pluralité des positions et le débat), etc.

Disparitions. Nous avons appris le décès le 19 octobre de Pierre Marlson (1935-2011), écrivain de science-fiction libertaire. De son vrai nom Martial Colson, il était le frère de Daniel Colson, universitaire et sociologue, auteur de nombreux ouvrages sur l'anarchisme (lire bibliographie). Né à Aubusson (Creuse), il se situait dans le courant de la SF politique des années 1970. Pierre Marlson a publié en 1979 Les Compagnons de la Marciliague, qui relate, après l'explosion d'une centrale nucléaire, la confrontation entre une communauté libertaire – constituée par une partie de la population après son isolement par une barrière radioactive – et la société extérieure, hiérarchisée et militarisée. Plus récemment, Les Editions libertaires ont éditées en 2009 un recueil de ses nouvelles, La Terre et les temps (bibliographie). On peut le retrouver au cours d'une interview accordée à Creuse-Citron (n° 15, janvier-mars 2008) : « Le drapeau noir flotte sur la science-fiction ». Alternative libertaire n° 210 (octobre) annonce la mort de Léandre Valéro (1923-2011), « dernier témoin de l'anarchisme algérien », survenue le 21 août dernier à Auxerre. Fils d'un militant anarchiste andalou qui avait combattu dans les rangs de la FAI pendant la guerre d'Espagne, il s'engage dans les Forces françaises libres et se retrouve en 1946 comme soldat en Indochine. A son retour, il adhère à la Fédération anarchiste et, proche de Gorges Fontenis (lire biographie), reste militant de l'organisation anarchiste lorsque celle-ci se transforme en Fédération communiste libertaire (FCL). En août 1954, il déménage en Algérie pour renforcer le Mouvement libertaire nord-africain (MLNA), proche de la FCL. Après l'insurrection pour l'indépendance, la propagande libertaire s'y maintient malgré les risques encourus. Valéro et le MLNA soutiennent et aident le mouvement indépendantiste de Messali Hadj, opposé au Front de libération national (FLN). Revenu dans la métropole en 1956, il vit dans la clandestinité après la disparition de la FCL, victime de la répression, et l'arrestation de plusieurs militants (lire à ce sujet 1954-1962, l'insurrection algérienne et les communistes libertaires, éd. Alternative libertaire, 1re éd. : 2001, nb. rééd., 64 p.). Après l'amnistie du général de Gaule en 1958, il s'installe à Auxerre où il est embauché chez Fruehauf. Il y anime le syndicat CGT et s'illustrera en mai 1968 comme l'un des principaux animateurs du mouvement dans le département.

 

PÉRIODIQUES

Le Monde libertaire (n° 1649, du 3 au 9 novembre, 24 p., 2,50 euros, site) rend compte de la manifestation antinucléaire du 15 octobre qui a réuni à Rennes vingt mille personnes et d'un texte du pacifiste radical israélien Uri Avnery (« Le second Herzl ») s'interrogeant sur la communauté israélienne (marquée historiquement par le ghetto) et l'Etat-nation (du « peuple juif » ou de la « nation israélienne » ?)… A propos de la publication de l'ouvrage Les Mots qui font peur, vocables à bannir de la Toile en Chine (de Hsi Hsuan-wou et Charles Reeves, L'Insomniaque), revue des mots-clés qui troublent l'« harmonie sociale » dans l'empire du Milieu. A noter également un supplément de quatres pages – très intéressant – constitué par un entretien à propos de Cuba : évolution du régime, prisonniers politiques et expression publique, crise et désorganisation de l'économie, les rêves de consommation de la jeunesse, développement des coopératives, présence des libertaires, etc. Deux numéros de Ni patrie ni frontières ont été publiés récemment. Le premier (n° 33-34-35, juin, 388 p., 12 euros, frais de port inclus [à l'ordre de Yves Coleman, 10, rue Jean-Dolent, 75014 Paris, courriel : yvescoleman(at)wanadoo.fr], site) a pour thème « Les pièges mortels de l'identité nationale ». Débutant par plusieurs articles de l'Encyclopédie anarchiste, définissant et critiquant les concepts de base, il se poursuit par deux textes d'Anton Pannekoek et de Paul Mattick qui éclairent la réflexion des marxistes antistaliniens sur le nationalisme. Puis sont abordés des sujets plus actuels : pourquoi la question de l'identité nationale est-elle récurrente dans le débat politique français ; le rapprochement entre un courant de gauche laïco-xénophobe et l'extrême droite ; le prétendu « racisme anti-Blancs » ; les limites de la « liberté d'expression totale » prônée par la Fédération anarchiste, à travers plusieurs émissions ou débats organisés sur Radio-Libertaire ; le rôle de l'ésotérisme dans l'idéologie d'extrême droite ; comment les problèmes de l'identité nationale, de la laïcité et de l'extrême droite sont traités en Belgique et aux Pays-Bas. Le second (n° 36-37, septembre, 200 p., 10 euros) est consacré à « Extrême gauche/extrême droite : inventaire de la confusion » et « présente, sous la forme d'un inventaire d'une centaine d'entrées, des sites Internet qui font le lit du fascisme, des concepts ambigus ou mal définis, des publications groupusculaires mais nocives, et quelques groupes, agitateurs ou “penseurs” fascistes. Nous tentons d'étudier les passerelles entre l'anticapitalisme de gauche et la droite radicale, le terrain de ruines idéologiques sur lequel les Identitaires, le Front national, les nationalistes-révolutionnaires, les intégristes chrétiens, etc., tissent leur pelote en toute impunité, voire avec la complicité active, ou passive, de certains idiots utiles “de gauche ” ». Le mensuel anarchiste-communiste Courant alternatif n'est plus diffusé en kiosques. Il faut donc s'abonner (un an, dix numéros et hors-série : 30 euros) ou l'acheter dans les librairies et espaces militants (liste). Au sommaire du n° 214 (novembre), deux sujets retiennent surtout l'attention : l'antinucléaire avec « 15 octobre : une mobilisation en demi-teinte », « Bordeaux, un petit millier de personnes », « 22-24 novembre : appel au camp de Valognes » et « Sur les transports de matières radioactives » ; et le « mouvement des indignés » aux Etats-Unis (Occupy Wall Street), en Israël (à suivre) et en Espagne (suite et pas fin). Il n'est jamais trop tard pour bien faire et signaler la sortie du n° 31 d'Offensive (septembre, 52 p., 4,50 euros, nouveau site) dont le dossier est dédié à « La contre-révolution informatique ». L'informatisation des entreprises a entraîné une rationalisation accrue des processus de production, rendant souvent le travail des salariés (lorsqu'ils n'avaient pas été licenciés) moins autonome, moins créatif et plus pénible. Puis l'ordinateur et Internet ont gagné les foyers pour devenir des outils de communication. Certains ont pensé que ceux-ci pourraient enrichir et faciliter les luttes d'émancipation. Quel bilan peut-on en tirer ? Outre les dangers pour les libertés individuelles (contrôle, fichage, etc.) que peut amener la généralisation du tout-numérique ? Quelle société, quel avenir nous réserve-t-elle ? N'Autre école (n° 30, automne, 54 p., 4 euros, site) présente un important dossier sur « Ecole et famille » divisé en trois chapitres : « Témoigner » (parents de la Goutte d'Or, l'interdiction des devoirs à la maison, le Sou des écoles, le marché du soutien scolaire, l'école et les pauvres, la place d'un lycée dans la vie du quartier), « Résister » (« base élèves », contrôle de l'absentéisme, instruction en famille, SOS Education, les éditions Rue du monde), « Pour changer » (les relations familles/professionnels, le kit-collégien, l'expérience d'une école franco-danoise, bilan du « renouveau pédagogique » au Québec, reconstruire le lien avec la famille, une « école du troisième type », la pédagogie institutionnelle). Les pages de cette revue sont toujours aussi agréablement maquettées et agrémentées de petits commentaires, citations ou témoignages. On peut aussi la feuilleter.

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