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Novembre 2010
PUBLICATIONS
Il
y a un siècle, en novembre 1910, Jules Durand, militant anarcho-syndicaliste
et secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre, était
condamné à mort à la suite d'une machination patronale.
On l'accusait d'avoir commandité l'exécution d'un « jaune »,
victime d'une banale bagarre d'ivrognes. Le but étant de faire
cesser la grève des charbonniers et de casser un mouvement qui
se constituait. L'importante mobilisation qui s'ensuivit parvint à
obtenir sa libération en février 1911, mais il était
trop tard : Jules Durand avait perdu la raison et restera interné
jusqu'à sa mort. Il ne fut réhabilité qu'en 1918.
Cette « affaire Dreyfus ouvrière » (lire
à ce sujet l'article de Thomas Deltombe dans Le Monde
diplomatique) a inspiré à Emile Danoën (1920-1999)
L'Affaire Quinot. Un forfait judiciaire
(Editions CNT-RP,
297 p., 20 euros). Grâce à sa connaissance des
faits, des lieux et du milieu, à son style simple et populaire,
l'auteur donne corps aux protagonistes, rend vivante et émouvante
cette histoire dans laquelle un homme honnête, épris de justice
sociale et d'égalité, fut broyé. Ce récit
sera utilement complété par la lecture de L'Action
directe et autres écrits syndicalistes (1903-1910) (Agone,
coll. Mémoires sociales, 304 p., 18 euros), recueil de
textes d'Emile Pouget (1860-1931, lire
biographie), rassemblés et présentés par Miguel
Chueca. En introduction, celui-ci retrace les étapes de la vie
de Pouget, du propagandiste anarchiste exerçant sa verve argotique
dans Le Père Peinard à
son engagement anarcho-syndicaliste, rappelant ses contributions théoriques
sous forme de brochures. Les Bases du
syndicalisme (1903), Le Syndicat
(1904), Le Parti du travail (1905)
et L'Action directe sont ainsi reproduits
avec diverses interventions concernant la journée de huit heures.
Tout cela constitue un
excellent corpus sur la doctrine du syndicalisme révolutionnaire
ou d'action directe, celui du début de la CGT. Avec Ouvrière
d'usine ! (Les Editions
libertaires, 176 p., 10 euros), ce sont des messages, témoignages
de la vie en usine, envoyés en 2006-2007 par Sylviane Rosière
à sa sur qui ont été rassemblés. Dur
quotidien, petites lâchetés et grandes solidarités
sont au programme. « Je circule
parmi les machines, chacune a son odeur : celle-ci de vinaigre chaud,
celle-là de soufre et puis, plus loin, cette autre qui dégage
un relent indéfinissable d'une suavité écurante.
L'enfer pourrait sentir ça, avec en plus l'odeur du sang et de
la tripe en putréfaction
» Il est aussi
question de souvenirs, mais cette fois collectifs dans Affiches
contre
de 1968 à nos jours. Histoire des affiches réalisées
par l'AAEL et la scop Imprimerie 34 (Association
pour l'art et l'expression libres [AAEL], 294 p., 30 euros)
qui
nous racontent l'activité graphique et contestataire durant plus
de quarante années de quelques trublions libertaires toulousains
regroupés dans l'AAEL et la scop Imprimerie 34. C'est un beau
livre (le prix est hélas en relation avec la qualité), foisonnant,
dense, rempli de nombreuses reproductions (photographies, affiches,
journal-mural Le Contre-Journal ,
revue Basta
) et de textes pour
expliquer, raconter, mettre en situation, classer par « idées
et moyens », puis par thèmes : « travail,
chômage », « police, armée »,
justice, peine de mort, engagements (antifranquistes, anti-FN, etc.) et
solidarité, entre autres. Avec, en annexe, un zeste de dérision
et d'autodérision, voilà la recette pour faire un beau livre
d'histoire et de mémoire sur un engagement et des pratiques de
lutte qui ont toujours favorisé l'autonomie, l'initiative et la
liberté d'expression. Et un épilogue en forme de rendez-vous :
« Ce livre n'est qu'un instant,
la vie et la lutte continuent, car si les mouches changent
la merde reste. Donc, il y a toujours à dire, et à
faire. A bientôt, dans la rue, ou ailleurs
»
Pour toucher peut-être un nouveau public, L'Echappée
a récemment publié une édition reliée de Gravures
rebelles (coll. Action graphique, 416 p., 34 euros),
qui regroupent quatre romans graphiques de Frans Masereel, Lynd Ward,
Giacomo Patri et Laurence Hyde. L'ouvrage était paru en édition
brochée en 2008 (lire
recension) et sa nouvelle livrée ne peut que le mettre en valeur.
Difficile de rendre compte d' Art
& Anarchie (Editions
K'A, 223 p., 20 euros), dernière production en date
du groupe Anartiste
[nouvelle
adresse du site],
car c'est un foisonnement de textes, poèmes, collages, peintures,
dessins et photographies
Les sujets sont divers, s'éparpillant
et se retrouvant
Notons en particulier un article sur « la
quête d'une spiritualité humaniste dans les milieux libertaires
et occultistes à la Belle Epoque », deux portraits de
femmes rebelles (Léda Rafanelli et Lucie Cousturier), une présentation
très documentée du happening « un
art de l'anarchie » , un texte sur « L'usine,
galerie marginale », un sur Zo d'Axa et un autre sur « Cioran
épistolier ». De quoi attendre la prochaine parution
en 2012 ! Le refus de la guerre d'Algérie
amène André Bernard en Suisse où il participe au
groupe libertaire de Genève et à la création du Centre
international de recherche sur l'anarchisme (CIRA). Il gagne ensuite la
Belgique et fréquente Hem Day (lire
biographie). Lorsqu'une
action collective des réfractaires se met en place, il rejoint
la France et l'Action civique non violente (ACNV), avant d'être
arrêté pour insoumission lors d'une action. Puis c'est la
création d'Anarchisme et non-violence,
la volonté de dégager celle-ci de sa « gangue »
religieuse, de promouvoir ce moyen d'action directe « conforme
aux théories anarchistes (
) et
qui permet d'éviter les conséquences autoritaires de la
violence ». Plus tard, il y aura le travail de correcteur,
la lutte syndicale, la création et la participation à la
revue théorique Réfractions.
Etre anarchiste oblige ! (Atelier
de création libertaire, 226 p., 14 euros) est à
l'image de son auteur : il parle un peu de lui et beaucoup des autres.
Non-violence encore avec la réédition du Royaume
des cieux est en vous (Le Passager
clandestin, coll. Rééditions, 192 p., 12 euros),
de Léon Tolstoï, suivi de la correspondance Gandhi-Tolstoï,
préfacé par Alain Refalo, à l'occasion du centième
anniversaire de la mort de l'écrivain en novembre 1910. C'est
ce texte de l'anarchiste chrétien russe, écrit en 1893,
qui mit Gandhi sur la voie de la résistance non violente. L'auteur
y démonte les logiques de l'obéissance aveugle aux commandements
de l'Etat et de l'Eglise, tout en jetant les bases de la « non-coopération »
que le second rendit célèbre lors de la lutte pour l'indépendance
de l'Inde. Avec Même pas drôle.
Philippe Val, de Charlie Hebdo à Sarkozy (Libertalia,
172 p., 8 euros), Sébastien Fontenelle nous offre le
portrait réjouissant d'un homme de gauche (ancien humoriste libertaire)
en 1999, devenu éditorialiste complaisant avec le pouvoir et les
puissants en 2009, et récompensé par une nomination à
Radio France. Non il n'a pas changé, le
vent peut-être (c'est-à-dire les autres, pour lui), éternel
alibi des girouettes. L'auteur, citant le triste sire, rappelle ses reniements,
ses revirements, ses mensonges (grand donneur de leçons d'éthique
journalistique, il ne les suit que rarement), ses à-peu-près,
sa mauvaise foi, sa méthode de disqualification des personnes qui
osent le contredire. Il suffit de les traiter d'hitlériens, de « nostalgiques
du IIIe Reich », de collaborateurs (Val est obsédé
par cette période de l'histoire !), d'antisémites,
de fous, d'« ennemis de la démocratie »
Internet devient ainsi la « Kommandantur
du monde néolibéral » et ceux qui osent
critiquer les médias
des flics ! C'est bien documenté,
le style est vif et enlevé. Le docteur Paul Brousse (1844-1912)
écrivit en 1874 Le Suffrage
universel et le problème de la souveraineté du peuple
(Le Flibustier,
92 p., 9 euros) alors qu'il était encore anarchiste,
avant d'opter pour le possibilisme (socialisme par réforme progressive),
et se livre à une critique radicale du système qui remplace
« le peuple par les électeurs,
les électeurs par les votants, et ceux-ci par leur majorité ».
En fait, une
minorité ! Etablissant
un parallèle entre société et Internationale ouvrière,
il constate que l'irruption du suffrage conduisit aux mêmes résultats :
la division, la fin de la solidarité et la création d'un
pouvoir tyrannique (mainmise de Karl Marx). Pour que le peuple soit réellement
souverain, Brousse prône alors le fédéralisme révolutionaire
et l'organisation par commune et par corps de métier. Bien d'autres,
après lui, affineront ces moyens et les mettront en pratique pendant
la révolution en Espagne. Signalons pour terminer
diverses rééditions. Et tout d'abord Le
Pain (préface de Joël Cornuault, dessins de Marfa Indoukaeva,
Héros-Limite,
coll. Géographie(s), 176 p., 16 euros) d'Elie Reclus
(lire
biographie), publié pour la première fois en 1909.
Dans celui-ci, le discret savant qui s'est beaucoup intéressé
à l'ethnologie et aux mythes se livre à l'étude de
cet aliment essentiel : récolte du grain, fabrication, coutumes
et symbolisme l'accompagnant
Aden,
pour sa part, republie l'essai de Marc Wilmet, Brassens
libertaire (coll. La petite bibliothèque, 193 p.,
10 euros) (lire
biographie) et Gallimard
Le Bref Eté de l'anarchie.
La vie et la mort de Buenaventura Durruti (trad. de Lily Jumel,
coll. L'Imaginaire, 420 p., 11 euros), de Hans-Magnus Enzensberger.
Ce « roman de collage », constitué d'un assemblage
de divers documents extraits de reportages, discours, tracts,
brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants
« raconte » la vie du militant libertaire espagnol.
RÉUNION-DÉBAT
Nîmes,
2 novembre. Projection-débat
Le Monde selon Monsanto, avec l'intervention
de faucheurs volontaires, organisée par No Pasaran Gard. A 20 h 30,
à l'Instant T, 2, rue Racine.
Paris, 3 novembre.
Rencontre-débat sur le thème « Ville durable :
l'éthique du toc » avec Jean-Pierre Garnier (auteur
d'Une violence éminemment contemporaine,
Agone) et la revue Z. A la librairie
Le Genre urbain, 30, rue de Belleville, Paris 20e.
Saint-Denis,
novembre. Les cours de la
Dionyversité ont lieu de 19 heures à 21 heures
à la Bourse du travail, 9, rue Génin (métro ligne 13,
station Porte-de-Paris). Cycle « En scène ! Expériences
et expérimentations au théâtre, d'hier à aujourd'hui » :
le 9 novembre, « Théâtre
de ruades, théâtre de rue à la fin du XIXe siècle »,
avec Caroline Granier et Laurent Bihl ; le
16, « Les femmes et le théâtre »,
avec Monique Surel-Tupin ; le
23, « Une mise en théâtre d'une aventure
anarchiste : Marius Jacob », avec la compagnie La Balancelle ;
le 30, « Une expérience
de théâtre forum », avec Nicole Derlon, Philippe
Ivernel, Nicolas Mourer
Cycle « Sport et politique »
: le 4 novembre, « Le sport :
un appareil de domination », avec Patrick Assort ; le
18, « L'architecture sportive : du monumentalisme
à l'ère des stades », avec Marc Perelman ;
le 25, « L'idéologie
réactionnaire des médias sportifs », avec Ronan
David et Fabien Lebrun. Site
Internet.
Toulouse, 4 novembre.
« Du chantage à l'emploi à la fermeture, avec
des témoignages de militants syndicalistes et anarchistes de Freescale
et Conti Toulouse », conférence-débat de la Coordination
des groupes anarchistes (CGA), à 20 heures. Athénée
Albert-Camus, 36, rue de Cugnaux, 31300 Toulouse (M° Saint-Cyprien).
Grenoble, 5 novembre.
A l'occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Offensive
sur la précarité, conférence-débat « Précarité,
pourquoi ? » avec des membres d' Offensive libertaire
et sociale (OLS). A 20 heures, au café-bibliothèque
Antigone, 22, rue des Violettes (tram ligne C, arrêt Vallier-Catane).
Courriel : antigone(at)ouvaton.org - site
Internet.
Lyon, 5 novembre.
Projection à 19 heures de ¿ En
Oaxaca no pasa nada ? (« Il ne se passe rien à
Oaxaca ? », 2009, 44 min), d'Emilienne Tempels, et
présentation du livre ¡ Duro
Compañer@s ! Oaxaca 2006 : récits d'une insurrection mexicaine
(Tahin Party) en présence de l'auteure, Pauline Rosen-Cros. A la
librairie Terre des livres, 86, rue Marseille, Lyon 7e.
Saint-Denis, 7 novembre.
De 15 heures à 17 heures, dimanche au musée avec
la Dionyversité. Avec Laurent Bihl et à propos de « Flic
ou contre-flic ? Raoul Rigault, un communard controversé ».
Rendez-vous au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, 22 bis,
rue Gabriel-Péri (métro ligne 13, station Porte-de-Paris,
ou RER D). Entrée libre. Site
Internet.
Paris, 10 novembre.
La librairie Quilombo présente à 19 h 45 « Sarkophonie »,
un solo de clown de Rafaële Arditti qu'elle a écrit à
partir d'un vrai discours présidentiel. Au CICP, 21 ter, rue
Voltaire, Paris 11e. Courriel : quilombo(at)globenet.org - Site
Internet.
Chartres, 13 novembre.
Le groupe libertaire de Chartres organise à 15 heures une
conférence-débat sur Louise Michel, avec Véronique
Fau-Vincenti. A la librairie L'Esperluète, 10, rue Noël-Ballay.
Evry, 13 novembre.
Réunion publique à 19 h 30, salle de l'ACV, 30,
allée Jean-Rostand, sur le thème : « Sortons
de l'impasse suicidaire du capitalisme », animée par
des militants du groupe Evry-Corbeil de la Fédération anarchiste
et en présence de Jean-Marc Raynaud (Les Editions libertaires).
Besançon,
17 novembre. Présentation
de ¡ Duro Compañer@s !
Oaxaca 2006 : récits d'une insurrection mexicaine (Tahin
Party) et projection d'¿ En Oaxaca
no pasa nada ? (« Il ne se passe rien à
Oaxaca ? ») à 20 h 30, et débat
à la librairie L'Autodidacte, 5, rue Marulaz.
Lyon,
17 novembre. Conférence-débat
avec Raphaël Granvaud : « Que fait encore l'armée
française en Afrique ? », coorganisée avec
Survie 69. A 19 h 30, à la librairie La Gryffe,
5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Ouverture du lundi
au samedi inclus, de 14 heures à 19 heures. Téléphone/fax :
04-78-61-02-25.
Nîmes, 17 novembre.
« Apprendre pour résister : la pensée critique
libertaire nord-américaine », avec Normand Baillargeon,
auteur entre autres de Petit Cours d'autodéfense
intellectuelle (Lux). Organisé par le groupe Gard-Vaucluse
de la Fédération anarchiste (FA) et No Pasaran 30.
A 20 heures, au Centre Pablo-Néruda (salle auditorium). Entrée
libre.
Ivry-sur-Seine, 18 novembre.
Le groupe libertaire d'Ivry et le groupe Salvador-Segui de la Fédération
anarchiste vous invitent à 20 heures à une discussion
publique sur « Qu'est-ce que le communisme libertaire ? ».
Le débat sera précédé de la projection du
documentaire Sous le signe libertaire.
Au Forum Léo Ferré, 11, rue Barbès (M°
Pierre-Curie).
Saint-Jean-en-Royans,
18 novembre. Pour faire suite à la « semaine
de la solidarité », le groupe La Rue râle
de la Fédération anarchiste organise à 20 h 30
une soirée-débat sur la « Françafrique »
avec André Fine (Survie Isère). Maison du Royans, 29, rue
Pasteur. Courriel : laruerale(at)nolog.org
Troyes, 19 novembre.
Conférence de l'UP3 à 19 heures : « Le
féminisme libertaire », avec Hélène Hernandez
et Elisabeth Claude. Ligue de l'enseignement de l'Aube, 8, rue de
la Mission (entrée libre). Courriel : up.troyes(at)orange.fr
Lyon, 20 novembre.
A 15 heures, « Comment les armées se sont emparées
des jeux vidéo ? », débat avec Tony Fortin,
coorganisé avec la revue Damoclès
et l'Observatoire des armements. Le débat sera introduit par une
projection vidéo. Librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe,
Lyon 7e. Courriel : librairie@lagryffe.net - site
Internet.
Nîmes, 20 novembre.
No Pasaran 30 et le groupe Gard-Vaucluse (Fédération
anarchiste) s'associent pour proposer une conférence publique à
18 heures sur « Les extrêmes droites en Europe et
en Russie » ; concert (PAF : 4 euros) à 21 heures
avec Wakan Tribu et Out of School Activities. A la Brasserie 34,
34, bd Gambetta.
Paris, 20 novembre.
Isabelle Marinone, spécialiste du cinéma anarchiste, viendra
présenter et commenter des extraits de films, à 15 h 30,
à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette,
Paris 18e (M° Blanche ou Abbesses). Site
Internet.
Toulouse, 20 novembre.
Au local de la CNT 31, 18, avenue de la Gloire, 31500 Toulouse,
à 15 heures : causerie « Pourquoi se syndiquer ?
Pourquoi et comment créer une section CNT ? Le syndicalisme
révolutionnaire et l'anarcho-syndicalisme, c'est quoi ?
» ;
à 18 heures, buffet ; à 20 heures, concert
avec Bim Bam Prod et Racalha Sound System. Infos
complémentaires.
Paris, 24 novembre.
La librairie Quilombo organise à 19 h 45 une présentation-débat
de l'ouvrage de Pauline Rosen-Cros ¡ Duro
Compañer@s ! Oaxaca 2006
(Tahin Party), avec l'auteure. Avant, sera projeté ¿ En
Oaxaca no pasa nada ? Au CICP, 21 ter, rue Voltaire,
Paris 11e. Courriel : quilombo(at)globenet.org - Site
Internet.
Paris, 25 novembre.
Présentation et discussion autour du livre Belleville
cafés (L'Echappée) avec les auteures Anne Steiner
et Sylvaine Conord, à 19 heures, librairie Libralire, 116, rue
Saint-Maur, Paris 11e (M° Oberkampf).
Toulouse, 27 novembre.
Alternative libertaire (AL), la Coordination des groupes anarchistes (CGA)
et la Confédération nationale du travail (CNT), organisent
une soirée-débat « Cuba-Vénézuela :
points de vue libertaires », en présence d'un militant
libertaire vénézuélien. A 20 heures, salle de
Barcelone, 22, allées de Barcelone. Informations
complémentaires.
Paris, 30 novembre.
Présentation et discussion autour du livre Belleville
cafés (L'Echappée) avec les auteures Anne Steiner
et Sylvaine Conord, à 20 heures, librairie Le Genre urbain,
30, rue de Belleville, Paris 20e (M° Belleville).
FOIRES AUX LIVRES, RENCONTRES,
EXPOSITION, THÉÂTRE
Liberté d'expression.
Les Rencontres libertaires 2010 sur la liberté d'expression
ont lieu dans le Royans (entre Grenoble et Valence), à la salle
des fêtes de Saint-Thomas-en-Royans. Elles sont organisées
par le collectif libertaire La Rue râle. Jeudi 4
novembre, à 20 h 30 : projection-débat
de Chomsky & Cie. Vendredi 5,
à 20 h 30 : soirée-débat « Démocratie
et liberté d'expression » avec Pièces et Main-d'uvre
(PMO) et des militants locaux. Samedi 6 :
à 10 heures, ateliers écriture, dessin et radio ;
12 h 30, repas autogéré à prix libre ;
14 h 30, conférence-débat « La liberté
d'expression : les médias et au delà »,
avec Philippe Raulin (Dionyversité et animateur à Radio-Libertaire) ;
16 h 30, table ronde sur la presse critique et indépendante ;
18 heures, apéro-vernissage autour de l'exposition des dessinateurs
de Monde libertaire ; 19 heures, repas. A 20 h 30,
spectacle Ça va le monde ?! ou le Temps
fragile des utopies, hommage poétique et musicale à
la Résistance et à ses poètes (avec Yves Béal,
Emmanuel Flacard, Michel Tabarand et Julie Zglinski). Entrée à
prix libre, soirée de soutien.
Foire
aux livres anarchistes de Marseille (FLAM). Le Centre international
de recherche sur l'anarchisme (CIRA) et le collectif Le Seul Problème
organisent la deuxième édition de cette rencontre le 13 novembre,
de 10 heures à 23 heures, au CRDP, 31, boulevard
d'Athènes (en bas des escaliers de la gare Saint-Charles). De nombreux
éditeurs seront présents. Ateliers de discussion :
à 15 heures, « Divers projets de do it yourself » ;
à 16 h 30 : « Quels moyens de lutte entre
contre-violence et non-violence ? ». Un espace de gratuité,
une borne d'échange de logiciels, une présentation de revues
et d'affiches seront installés. La restauration (végétalienne)
est assurée par le collectif Las Vegan (à prix libres).
Le bar proposera, entre autres, une cuvée spéciale de gaillac
rouge 2008 (en soutien au CIRA), avec une étiquette originale dessinée
par Tchoupi. A partir de 18 heures, spectacle. La FLAM se poursuivra
au local du Seul Problème, 46, rue Consolat, le lendemain
14 novembre, de 12 heures à
24 heures : pique-nique, tables de presse, réalisation
d'un fanzine
Entrée : libre participation. Contacts :
09-50-51-10-89 (prix appel local) - Site
Internet.
Journée
de solidarité. Au 33, rue des Vignoles, Paris 20e
(M° Avron ou Buzenval), se tiendra le 27 novembre
de 14 heures à minuit une journée de solidarité
au profit de la caisse de grève régionale de la CNT région
parisienne. A 14 heures, un exemple de répression patronale
il y a cent ans : Jules Durand, débat autour du dernier ouvrage
des Editions CNT-RP, L'Affaire Quinot, un forfait
judiciaire, d'Emile Danoën. A 16 heures, construire
dès aujourd'hui la société de demain : la CNT,
c'est quoi ? A 19 heures, concert avec Pristine Grey, HK et
les Saltimbanks
Salon du livre neuf et d'occasion, tables des syndicats,
restauration
Prix libres (en soutien à la caisse de grève).
Courriel : br.rp(at)cnt-f.org - site
Internet.
Festival de théâtre
anarchiste. La 6e édition aura lieu en mai 2011
à Montréal et les organisateurs recherchent actuellement
des pièces, textes ou monologues, d'une durée de 5 à
30 minutes, en français ou en anglais, portant sur le thème
de l'anarchisme ou sur tout sujet se rapportant à celui-ci, c'est-à-dire
contre toute forme de pouvoir y compris l'Etat, le capitalisme,
la guerre, l'aliénation, le travail salarié, etc. Ils prendront
aussi en considération les écrits traitant de justice écologique,
sociale et économique, de race, de classe et de genre dans une
perspective anarchiste. Demande de participation à télécharger,
par courriel (anarchistefestival(at)yahoo.ca) ou par la poste : Montreal
International Anarchist Theatre Festival, C.P. 266, succ. C,
Montréal, QC H2T 4K1, Canada. Date limite d'inscription :
20 janvier 2011.
DIVERS
En
vrac sur le Web (novembre). Le ministère
de la culture espagnol propose en libre accès une collection
de 2 800 affiches concernant la révolution de 1936. Nombre
de documents ont été renseignés (titre, noms du ou
des auteurs, des éditeurs, de l'organisation, date, etc.). On peut
les imprimer, les agrandir, effectuer des recherches simples ou croisées
Un rendez-vous à la fois historique et esthétique. Nostalgie
encore avec une belle exposition virtuelle d'affiches soviétiques
consultable sur les sites Sovposters
(en russe) et Plakaty
(en anglais). Du kitsch, mais aussi de nombreuses uvres aux qualités
graphiques indéniables. Le journal helvétique Le Temps
a mis en ligne
l'intégralité des trois journaux dont il se dit l'héritier
: Le Journal de Genève, La Gazette
de Lausanne et Le Nouveau Quotidien, ce qui correspond à
deux siècles de publication. Chaque article, photographie, illustration
est disponible via l'interface du site. L'accès au contenu s'effectue
par mot-clé, date ou édition. Il est aussi possible de visualiser
les pages entières, de sélectionner telle ou telle partie
du texte. Pour qui cherche des informations sur les luttes sociales et
les militants anarchistes en Suisse, c'est un outil irremplaçable.
Sur le site de Doriane
Films, on trouve au prix de 50 euros un coffret de cinq DVD
réunissant les films de Peter Watkins (Culloden,
La Bombe, La Commune, Punishement Park, The Gladiators). En bonus,
les deux premiers courts-métrages du réalisateur (The
Diary of an Unknown Soldier et Forgotten
Faces), une interview, des articles et des documents sur les films.
Soit
plus de douze heures de cinéma recréant la réalité
en faisant appel aux techniques du reportage télévisé.
Plus
d'infos sur chaque titre. TV
Bruit a eu la bonne idée de filmer le débat organisé
par la Confédération nationale du travail (CNT) de Toulouse,
le 1er octobre, avec Bernard Friot, économiste et auteur du
livre L'Enjeu des retraites (La Dispute).
La vidéo peut être visionner
(durée : 1 h 12). Rappelons que les productions
de la « Web télévision
associative, libre et indépendante en Midi-Pyrénées »
sont, après l'avoir avisé, libres de droits pour diffusion
dans un cadre non commercial. A propos du mouvement contre la réforme
des retraites, le blog Histoire
en images des libertaires lyonnais a publié diverses photos
et vidéos des manifestions du mois d'octobre à Lyon. On
y trouve aussi de nombreux clichés d'autres manifestations, depuis
plus de trente ans. Un film d'Anne Argouse et Hugues Peyret, sorti récemment
en DVD (coproduit par Antoine
Martin Productions, 52 min, 15 euros) se demande Où
est passé Proudhon ? A lire avec profit sur le
site Monde nouveau
une critique
écrite par Eric Vilain. Pour lui, le film constitue une « excellente
introduction, pédagogique et vivante, à la vie et à
la pensée de Proudhon ». Parmi les personnes
interviewées, citons Michel Onfray, Edward Castleton, Bernard Lietaar,
Robert Damien
Si La Révolution
prolétarienne (lire
présentation), revue fondée en janvier 1925 par
Pierre Monatte (lire
biographie), est bien connue, on peut ignorer qu'elle existe toujours
et que son site
Internet propose de nombreux articles extraits de ses riches archives,
le texte de brochures éditées par ses soins et de très
complètes biographies de ses principaux animateurs. L'union régionale
parisienne de la CNT vient de lancer son nouveau site
Internet : le visiteur y trouvera une présentation de
l'UR, l'actualité des luttes, un agenda, des liens, la possibilité
d'adhérer, de s'abonner au flux RSS ou à la lettre d'infos
par courriel. Mais, au fait, La CNT,
c'est quoi ? Voilà un document pdf de quatre pages
à télécharger
qui tente d'y répondre : l'organisation (syndicat et structures
de coordination), les buts, les références historiques (syndicalisme
révolutionnaire et anarcho-syndicalisme), le passé et le
développement de 1995 à nos jours, l'action directe,
la priorité donnée à l'internationale, etc. Tout
est dit ou presque !
PÉRIODIQUES
Dans
Gavroche (n° 164, octobre-décembre,
52 p., 9 euros, site),
on redécouvre le rôle des militants de base (socialistes,
anarchistes, syndicalistes révolutionnaires
) dans la création
du Parti communiste français en 1920, alors que l'historiographie
stalinienne avait surtout insisté sur l'action des dirigeants.
L'histoire des papillons, ancêtres des autocollants, est riche d'engagements
politiques (de gauche comme de droite), syndicalistes, pacifistes ou
anticléricaux. Un autre article relate la vie et le parcours de
l'anarchiste Simon Radowitzky (1889-1956), réfugié en Argentine
après la révolution de 1905 et auteur d'un attentat
contre Ramón Falcón, chef de la police de Buenos Aires responsable
de la mort de plusieurs ouvriers lors d'une manifestation. Il sera condamné
à perpétuité, puis grâcié après
vingt ans de bagne. En Espagne, de 1936 à 1939,
il participe à la révolution dans les rangs de la CNT, puis
gagne le Mexique. La revue Courant alternatif
(n° 203, octobre, mensuel, 32 p., 3 euros, site)
nous rappelle les pratiques anciennes et constantes de ségrégation
et de fichage de la République française envers les Roms,
français ou étrangers, et le suivisme des maires de tout
horizon politique. Elle argumente par ailleurs son opposition au veganisme
(antispécisme new-look) qui met sur le même plan l'humain
et l'animal, refusant la consommation et l'utilisation de tous produits
issus de l'exploitation des animaux. Présentant les contradictions
inhérentes à cette conception : l'animal-homme est
l'avant-garde (autoproclamée) du combat vegan, la rééducation
des carnassiers sera nécessaire (et, si réussite, on peut
craindre une catastrophe écologique), l'oubli de la dimension plaisir
du manger pour la seule perspective utilitariste, etc. Le Combat
syndicaliste (n° 352, octobre, mensuel, 12 p., 2
euros, site). Un article
fait le point sur l'investissement de la Confédération nationale
du travail (CNT) dans la bataille des retraites en région parisienne,
signalant aussi que, « à
60 ans, sur les chantiers [du bâtiment],
on est déjà mort ». Un autre s'intéresse
au fichage, de la maternelle à l'université, des élèves
et des
personnels, ainsi qu'aux luttes pour s'y opposer.
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