Mai 2014

DIVERS

En vrac sur le Web (mai). La Horde et Reflex ont mis à jour leur tableau « Extrême droite, mieux la connaître pour mieux la combattre » (à télécharger qui présente les diverses organisations par famille idéologiques : les institutionnels (« respectueux des règles de la démocratie représentative ») ; les modernes (ils avancent cachés et sont « à l’aise avec les nouvelles technologies ») ; les bourrins (« logique de bandes, chefs totémiques, folklore provocateur et violence assumée ») ; les anti-FN et les nostalgiques (« il rêvent au retour de la France éternelle »). Repères historiques, stratégies, leaders, évolutions, relations (régulières et occasionnelles), divergences et conflits sont indiqués, offrant ainsi un document précieux et synthétique. Pour leur part, les Comités syndicalistes révolutionnaires ont publié une brochure (en vente, 2 euros), Syndicalisme contre fascisme, quelle lutte antifasciste ?, qui présente une analyse du fascisme, son regain depuis les années 1980, l’histoire et l’actualité de l’antifascisme, les positions des CSR, un bilan de ce qui a fonctionné ou non en matière de lutte… Présentation (voir également les autres vidéos des CSR). Sur un sujet spécifique, l’école, Grégory Chambat (bibliographie), militant CNT éducation, anime un « blog pour comprendre et combattre les dérives réactionnaires », L’Ecole des réac-publicains. L’idée lui en est venu en apprenant que la commune de Mantes-la-Ville (78), dans laquelle il enseigne en collège, était devenue la première municipalité d’Ile-de-France à passer sous le contrôle de l’extrême droite (« Depuis ce matin je travaille dans une ville aux mains du FN… »). Son but est donc de « proposer des témoignages et des ressources pour analyser le développement des thèses et des déclarations réactionnaires sur l'école. Déclarations qui ne sont pas pour rien dans la montée de l'extrême droite ». Pour ceux qui s’intéressent à l’éducation, Questions de classe(s) offre « un espace alternatif et sans esprit de concurrence au service de tous ceux et celles qui luttent pour changer la société et son école. (…) un site où chacun peut informer, débattre, populariser ses luttes, mutualiser ses pratiques et ses réflexions. (…) c’est aussi l’expression d’une démarche collective de mise en commun des points de vue sur l’institution scolaire et plus largement l’éducation, au travers de contributions collectives ou individuelles ». Sa Lettre d’info présente deux à trois fois par mois les articles récents. L’Arabie saoudite, pays allié de nos « grandes démocraties », a récemment promulgué une série de lois pour réprimer le terrorisme. Elles visent notamment « l’appel à la pensée athée dans toutes ses formes, ou la remise en question des fondements de la religion islamique sur laquelle ce pays est établi ». Athées, terroristes, même combat ! Les peines d'emprisonnement peuvent aller de trois à vingt ans. Notons qu’il s’agit de la version la plus hard de l’islam, le wahhabisme, et que peu de médias français s’en sont fait l’écho. Il faut donc se référer à un article du journal britannique The Independent qui rend compte d’un rapport de Human Rights Watch. On se remettra de cette nouvelle en parcourant le site des Amis de Jean Meslier, prêtre catholique athée ayant vécu au XVIIIe siècle. Pour tout savoir sur l’homme et sa pensée, ses visées égalitaristes et communistes, découvrir citations et publications. A l'occasion du 350e anniversaire de sa naissance, l’association organise trois jours de rencontre (les 13, 14 et 15 juin) : exposition, conférences, projection de films, pièce de théâtre, balades sur les pas de Meslier, chants, banquet… qui se dérouleront à Elan, Etrépigny et Boutancourt (Ardennes). Programme détaillé. « Après quasiment deux ans de léthargie, le groupe libertaire Jules-Durand a décidé de reprendre ses activités. Sonnés par le décès de Jean-Pierre Jacquinot [lire nécrologie sur Anarlivres], “rédacteur en chef” du Libertaire, des militants “historiques” du groupe ont décidé de reprendre le flambeau… » Par ce communiqué, nous avons appris la réactivation du site et la reparution sous forme numérique du Libertaire (numéro d’avril), « revue de synthèse anarchiste ». Articles d’actualité, textes sur l’affaire Durand, présence anarchiste au Havre, infos internationales et culturelles en composent l’essentiel. Sur la page d’accueil, en exergue, une phrase plutôt surprenante : « Tous les animaux sont égaux… mais il y en a qui le sont plus que d’autres » – humour ou déclaration antispéciste ? Le 3 mai a été inauguré le square Pierre-Valentin Berthier (1911-2012, lire biographie) à Issoudun (Indre). Drôle d’idée pour un anarchiste que de finir « squarisé ». Certes il n’est pas responsable de ses « amis » qui pensent ainsi populariser son action en obtenant cette sorte de reconnaissance au goût amer. Jusqu'au 28 juin, au Centre de la mémoire - Médiathèque Albert-Camus, se tient une exposition qui « présente son parcours de vie, ses écrits et ses amitiés avec notamment Sébastien Faure, Alexandre Marius Jacob, Louis Lecoin » (présentation). Espérons qu’elle suscitera des vocations ! Un très intéressant article à propos d’« Emile Chapelier et la colonie “L’expérience” » sur La Feuille charbinoise, un « blog irrégulomadaire » aux accents écolo-libertaires que l’on explorera avec délectation. Militant anarchiste autodidacte, Emile Chapelier (1870-1933) fut avec Georges Thonar l’une des figures du mouvement belge avant la première guerre mondiale. Ecrivain prolifique (bibliographie), il est l'inspirateur et le fondateur de la colonie communiste libertaire L'Expérience (voir cartes postales anciennes sur Cartoliste) à Stockel-Bois (banlieue de Bruxelles). L’existence et les péripéties de cette communauté, qui hébergea un temps des membres de la bande à Bonnot et Victor Serge (alors Victor Kibaltchiche, biographie), sont ainsi relatées.

Business de la réimpression. En mai 2012 (lire article), nous avions dénoncé les agissements de quelques profiteurs qui, se servant des numérisations bien souvent effectuées par d’autres, réimprimaient à la demande des ouvrages épuisés. Pas de stock, pas de travail d’édition, des prix prohibitifs, un beau bénéfice avec peu d’investissement !… Depuis octobre 2013, la Bibliothèque nationale de France (BNF) s’est associée à Hachette pour mettre « le patrimoine à portée de main », comme l’affirme leur site commun. Il s’agit de rentabiliser en partie les efforts de scannérisation de l’établissement public en vendant des livres réédités en fac-similé par le biais du réseau Hachette. L’acheteur potentiel effectue ainsi une recherche dans le catalogue et passe commande du livre, puis le retire chez un libraire partenaire proche de son domicile. Cela permet de redynamiser quelque peu l’activité des libraires traditionnels – mise à mal par les géants de la vente sur Internet –, tout en satisfaisant le besoin d’accéder à des ouvrages rares. Reste à espérer que la qualité d’impression soit satisfaisante. Les prix, quant à eux, semblent compétitifs. Par exemple, Correspondance, lettres à Herzen et à Ogareff (1860-1874), de Bakounine (édition Perrin, 1896, 383 p.) est vendu 21,50 euros. Il est à noter que c’est, pour l’instant, le seul titre du révolutionnaire russe. Proudhon est bien mieux traité avec cinquante et un résultats, alors qu’une recherche avec Kropotkine n’en ramène aucun. Sur un célèbre site de vente aux enchères, quelques petits malins ont eu l'idée de proposer des ouvrages réimprimés par la BNF avec une bonne marge de profit : Subjectivisme, de Han Ryner, à 15,59 euros au lieu 7,80 euros ; Les Profiteurs de la guerre de Mauricius, 17,08 au lieu de 8,70 ; Dieu, la morale, la patrie : idéologie d'hier de Madeleine Pelletier, 19,01 au lieu de 9,60. On peut aussi se passer des intermédiaires et consulter les ouvrages (ou les télécharger) sur Gallica. Pour les trouver, se servir de la bibliographie d’Anarlivres. Tout cela est gratuit.

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Besançon, 1er mai. Après la manifestation (rdv place de la Révolution à 10 heures), repas de quartier à 12 heures, place Marulaz, organisé par la CNT, la FA et des libertaires. Site Internet de l’Autodidacte.

Paris, 2 mai. A 19 h 30, conférence « Ba Jin, itinéraire d’un anarchiste chinois », animée par Angel Pino et organisée par le groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste. Bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e (M° Blanche ou Abbesses).

Serres (11), 2 mai. Soirée de poésies et de chansons : Thierry Rutkowski interprète Gaston Couté, le poète libertaire… à 21 h 30, au café culturel La Claranda, à Serres (entre Couiza et Arques). Entrée libre.

Paris, 3 mai. Présentation du livre de Maurizio Antonioli, Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme (Noir et Rouge), avec René Berthier et Frank Mintz. A partir de 13 heures, librairie L’Emancipation, 8, impasse Crozatier, Paris 12e (M° Faidherbe-Chaligny ou Gare-de-Lyon). Livres des éditions et nombreux livres d’occasion. Pot fraternel en fin d’après-midi.

Saint-Denis, 4 mai. A 15 heures, aux « Dimanches de la Dionyversité », il sera question d’« Adolphe Willette, dessinateur engagé à contresens », avec Laurent Bihl. Rendez-vous au Musée d'art et d'histoire, 22 bis, rue Gabriel-Péri (M° Porte-de-Paris). Site Internet.

Marseille, 4 mai. A 14 h 30, ciné-club antifasciste, social et populaire : projection du film Hunger (2008, 100 min) de Steve McQueen, puis débat, organisés par l’Anarchist Black Cross et le collectif Nosotros. Au Molotov, 3, place Paul-Cézanne, Marseille 6e.

Bagnolet, 8 mai. « La question animale : une question politique cruciale », rencontre et discussion-débat avec Yves Bonnardel, militant égalitariste. A 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni). Programme complet.

Bagnolet, 9 mai. Soirée de soutien à Paris-Luttes.info à partir de 18 heures au Transfo, 57, avenue de la République (M° Gallieni ou Robespierre) : débat et discussion sur le site, son utilisation, les améliorations qui peuvent être faites et, à 20 heure, début des concerts. Première salle : Boubou Klezmer Band (free klezmer rock) et Bal Rebetiko. Deuxième salle : Pervers et Truands (sludge punk), Louise Mitchels (rock punk) et Stepper Allianz DUB feat (shamani soundsystem).

Marseille, 12 mai. Projection à 20 heures du film Ne vivons plus comme des esclaves (2013, 89 min), en présence du réalisateur Yannis Youlountas, et débat. Au Mille Bâbords, 61, rue Consolat, Marseille 1er. Entrée libre. Site Internet.

Paris, 13 mai. Dans le cadre des séminaires du groupe Etape, se tiendra de 17 à 20 heures une séance « Sur la pensée critique, émancipatrice et altermondialiste de John Holloway », en présence de l’auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir et de Crack Capitalism parus aux éditions Libertalia. Interventions d’Hervé Guyon et de Philippe Corcuff, réactions de John Holloway et débat. Salle Gley, bât. principal (3e étage), Centre universitaire des Saints-Pères, 45, rue des Saints-Pères, Paris 6e (M° Saint-Germain-des-Prés).

Paris, 14 mai. « Paris-Chiapas, nous sommes la crise ! », rencontre avec John Holloway autour de son ouvrage Crack Capitalism à partir de 19 h 30 au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Avron ou Buzenval). Soirée organisée par les éditions Libertalia, le secrétariat international de la CNT et le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte.

Bagnolet, 14 mai. A 15 heures, « ciné-goûter » avec la projection de La Prophétie des grenouilles (2003, 90 min) de Jacques-Rémy Girerd. Pour les enfants du quartier et d’ailleurs. Accès libre pour petit.e.s et grand.e.s ! Au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Dijon, 15 mai. Dans le cadre du séminaire « Approches interdisciplinaires des mondes culturels », Pierre Ancet (maître de conférences en philosophie) et Isabelle Marinone (maître de conférences en histoire du cinéma) s’exprimeront sur « Handicaps et anarchistes : les représentations du corps et du politique ». De 16 heures à 18 h 30, salle des séminaires, Maison des sciences de l'homme (MSH), 6, esplanade Erasme. Entrée libre.

Grenoble, 15 mai. Le Ciné-club féministe organise une soirée en non-mixité femmes, lesbiennes, trans : 19 heures, repas végan (prix libre) ; 20 heures, projection de Libertarias (1996, 122 min), de Vincente Aranda, film de fiction inspiré de l’histoire des Mujeres Libres ; puis débat. A Antigone, café-bibliothèque, 22, rue des Violettes. Site Internet.

Paris, 15 mai. Dans le cadre du cycle « Individualisme et coopération au XIXe siècle », organisé par la Bibliothèque des amis de l'instruction (BAI), Philippe Oriol parlera à 19 h 30 de « Jehan-Rictus ou le moyen de parvenir… ». Entrée et participation libres, sous réserve de places disponibles. Adresse : BAI, hôtel de Gourgues, 54, rue de Turenne, Paris 3e. Site de la BAI.

Alès, 16 mai. Ciné-club à La Rétive, 42, rue du Faubourg-d'Auvergne, avec Paradis pour tous (1982, 110 min) d’Alain Jessua. Auberge espagnole à 19 heures, projection à 20 h 30. Programme du mois à télécharger (PDF).

Avignon, 17 mai. A l’issue de la projection du film Le Monde après Fukushima (2012, 77 min) de Kenichi Watanabe, débat à propos de l’accident nucléaire de Fukushima animé par Philippe Pelletier. A partir de 10 h 30, au cinéma Utopia, 4, rue des Escaliers-Sainte-Anne.

Bagnolet, 17 mai. A 18 heures, projection de Retour sur mon parcours militant (2006, 90 min), entretien avec Joëlle Aubron, militante d’Action directe. Au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni). Programme complet.

Orléans, 17 mai. La librairie Les Temps modernes, 57, rue de Recouvrance, accueillera à 17 heures Matthias Bouchenot pour une présentation de l’ouvrage Tenir la rue. L’autodéfense socialiste (1929-1938) (Libertalia).

Paris, 17 mai. Dans le cadre du festival Femmes de parole(s), mêlant  concerts acoustiques et rencontres, la Librairie du Monde libertaire accueille à partir de 17 h 30 Frédérique. Au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Site Internet. Organisation : Mots et Musiques.

Perpignan, 17 mai. A partir de 18 heures, la librairie Torcatis, 10, rue Mailly, a invité Nicolas de la Casinière pour une présentation des Prédateurs du béton (Libertalia).

Rouen, 17 mai. Rencontre avec Justhom, à 15 heures, autour de sa brochure récemment parue aux Editions libertaires : La Véridique Histoire du 1er Mai. Librairie L’Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire. Entrée libre.

Saint-Etienne, 17 mai. Projection-débat du film Ne vivons plus comme des esclaves (2013, 89 min), de Yannis Youlountas, à 19 heures, espace autogéré La Gueule noire, 16, rue du Mont.

Nîme, 20 mai. A 19 heures, réunion-débat « Quelle alternative face aux crises actuelles ? », organisée par le collectif pour une Alternative libertaire. Analyse du contexte international, national et local, discussion sur la nécessité et les moyens de construire une riposte anticapitaliste. Espace Pablo-Neruda, salle 2, 1, place Hubert-Rouger.

Eymoutiers (87), 21 mai. Charles Reeve, auteur de l’appareil critique, et Laure Batier, traductrice, présenteront le livre de Paul Mattick La Révolution fut une belle aventure (L’Echappée) à la librairie Passe Temps, 8, avenue de la Paix.

Lyon, 21 mai. Réunion-débat autour du livre Sur la route de Magadan (éd. Belle comme une prison qui brûle), d’Ihar Alinevich, témoignage d’un anarchiste biélorusse arrêté en 2010 et condamné à huit ans de colonie pénitentiaire. A 19 heures, librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Site Internet.

Paris, 21 mai. Rencontre-débat avec François Jarrige, auteur de Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences (L’Echappée), à 19 h 45, au CICP, 23, rue Voltaire, Paris 11e. Organisée par la librairie Quilombo. Site Internet.

Elancourt (78), 22 mai. Cédric Biagini présentera son livre L'Emprise numérique (L’Echappée), à 20 h 30, au Prisme, quartier des Sept-Mares, dans le cadre de l'Université populaire du 78.

Merlieux (02), 22 mai. La Bibliothèque sociale recevra Claude Pennetier et Hugues Lenoir à l’occasion de la parution du volume du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (« Le Maitron ») consacré aux anarchistes francophones. Table de presse, apéro dînatoire. A 18 h 30, au 8, rue de Fouquerolles. Site Internet.

Cahors, 23 mai. Yves Dupont présentera son livre L'Université en miettes. Servitude volontaire, lutte des places et sorcellerie (L’Echappée), à 18 heures (à confirmer), à la librairie Calligrammes, 75, rue Joffre.

Noisy-le-Sec, 23 mai. Conférence-débat « Etre révolutionnaire aujourd’hui » avec Eric Hazan (coauteur de Première Mesures révolutionnaires, La Fabrique) et des militant.e.s d’Alternative libertaire. A 20 heures, à l’Ambassade de Merlan, 43, rue de Merlan.

Lyon, 24 mai. Débat avec les auteurs de l’ouvrage Les GARI. Groupes d'action révolutionnaires internationalistes (Editions CRAS). La rencontre sera précédée de la projection d’un documentaire sur le contexte des années 1970. A 15 heures, librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Site Internet.

Marseille, 24 mai. A 18 heures, conférence-débat à propos d’une société sans argent avec Jean-François Aupetitgendre, auteur de l’ouvrage Le Porte-Monnaie. Une société sans argent (Les Editions libertaires). Au local du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA), 50, rue Consolat, Marseille 1er. Site Internet.

Paris, 24 mai. Dans le cadre du festival Femmes de parole(s), mêlant  concerts acoustiques et rencontres, la Librairie du Monde libertaire accueille à partir de 17 h 30 Sabine Viret. Au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Site Internet. Organisation : Mots et Musiques.

Saint-Denis, 24 mai. « Transidentités : au-delà de la division binaire homme/femme », journée de projections, débats, rencontres sur les réalités trans et intersexes à la Bourse du travail, de 13 à 22 heures, organisée par la Dionyversité. A prix libre, avec repas-buffet le soir et table de livres. Programme complet.

Paris, 27 mai. A 19 h 30, réunion-débat « Mouvements sociaux et manifestations vs Coupe du monde », avec Vantie Clínio C. de Oliveira qui parlera des luttes actuelles au Brésil et du mouvement libertaire. A la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e.

Lille, 27 mai. Le groupe FA et le comité Tierra y Libertad organisent la projection à 19 heures, au cinéma L'Univers, 16, rue Georges-Danton, de deux documentaires pour retracer le parcours du mouvement zapatiste : Zapatista (1998, 55 min) et La Marche de la dignité indigène (2011, 52 min), de Sylvie Kahane. Entracte et petit bar associatif en soutien.

Châtellerault (86), 28 mai. A 20 heures, soirée de présentation et de discussion libre autour du livre La Monnaie de leur pièce. Pleins feux sur le Capital et l’Etat (Les Editions libertaires), de Jean Rat, en présence de l’auteur. Au Merle moqueur, 16, boulevard de Blossac. Entrée libre.

Paris, 29 mai. Rencontre-débat sur le thème « Mouvements sociaux et démocratie locale en Bosnie », présentation d’Ivar Petterson, camarade libertaire bosniaque. A partir de 19 h 30, à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e. Site Internet.

Paris, 29 mai. A propos de Paris, bivouac des révolutions, ouvrage sur la Commune de Paris récemment paru aux éditions Libertalia, débat avec son auteur Robert Tombs. Organisé par la librairie Quilombo à partir de 19 h 45 au CICP, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11e. Site Internet.

Lyon, 30 mai. Rencontre-débat avec Mariane Enckell, auteure de l’ouvrage Le Refus de parvenir (Indigène éditions), à 19 heures. Librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e, ouverte du lundi au samedi inclus de 14 à 19 heures. Site Internet.

Montreuil, 30 mai. Matthias Bouchenot présentera son livre Tenir la rue. L’autodéfense socialiste, 1929-1938 (Libertalia), de 20 à 22 heures au Casa Poblano, 15, rue Lavoisier (M° Robespierre).

Paris, 30 mai. Concert de soutien aux précaires, chômeurs et intermittents en lutte, avec La Rabia et Angry Cats, au 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Avron ou Buzenval). Avec le soutien de la CNT. Ouverture des portes à 19 heures, concert à 20 heures. Prix libre.

Alès, 31 mai. Soirée autour des luttes autonomes dans l'Espagne et le Pays basque des années 1970-1980 : à 18 heures, projection du film Autonomía obrera (2008, 75 min) de F. Peña et O. Zegri ; à 20 heures, discussion en présence de Pierre-Jean Cournet, traducteur du livre Guerre à l'Etat (Libertalia) de Jxto Estebaranz. A la Rétive, 42, rue du Faubourg-d'Auvergne.

Paris, 31 mai. La section syndicale de l’Ecole spéciale d’architecture propose une journée de rencontres et de débats sur les luttes urbaines dans les quartiers populaires. Au programme : de 14 à 15 heures, Jean-Pierre Garnier (« politiques de la ville et aménagement urbain ») ; de 15 à 16 heures, Eric Marlière (« jeunes de cité ») ; de 16 à 17 heures, Laurent Ott (« l’institution scolaire dans les quartiers populaires ») ; de 17 à 18 heures, Victor Collet (« issues politiques et syndicales dans les quartiers ») ; de 18 à 19 heures, Rocé (« culture subversive ») ; à partir de 19 heures, projection du film de Jean-Pierre Thorn, 93, la belle rebelle (2011, 73 min), suivie d’un débat. A la CNT, 33, rue des Vignoles, Paris 20e (M° Buzenval ou Avron). Infos complémentaires.

Paris, 31 mai. Dans le cadre du festival Femmes de parole(s), mêlant  concerts acoustiques et rencontres, la Librairie du Monde libertaire accueille à partir de 17 h 30 Bea Tristan. Au 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Site Internet. Organisation : Mots et Musiques.

 

 

FOIRE AUX LIVRES, COLLOQUE,
EXPOSITION, THÉÂTRE…

Toulouse. « Rêver, imaginer, ressentir, expérimenter, donner à réfléchir, partager, penser… pour retrouver ensemble les chemins de l’utopie. Telle est la démarche du Bazar au Bazacle, croisement original basé sur la convergence de pratiques militantes, sociales et artistiques. » Ateliers, débats, expos, spectacles… du 30 avril au 4 mai, Parc des sports du Bazacle, 1, impasse du Ramier-des-Catalans. Programme et infos pratiques. Et, dès le 26 avril, la troisième édition de la Foire à l’autogestion commence salle Barcelone, 22, allée de Barcelonne, par des conférences-débats : « Histoire de l’autogestion », « Les femmes et la Commune de Paris », « Lutte des ouvrières à Graulhet en 1910 ». Programme à télécharger.

Fête de la CNT-RP. La CNT région parisienne organisera sa fête les 2, 3 et 4 mai à La Parole errante, 9, rue François-Debergues, 93100 Montreuil-sous-Bois (M° Croix-de-Chavaux). Elle aura, cette année, une coloration particulière car elle se déroulera dans un contexte de menaces d'expulsion par la mairie de Paris de ses locaux (également siège confédéral) du 33, rue des Vignoles, dans le 20e arrondissement. Au programme : présentations d'ouvrages par leurs auteurs, nombreux débats et projections, pièce de théâtre, concert, restauration sur place… Vendredi, à partir de 17 heures ; samedi et dimanche, de 10 à 22 h 30. Pendant les trois jours, salon du livre (avec des maisons d'édition indépendantes et les librairies Quilombo et du Monde libertaire), expositions d'artistes, tables de presse d'organisations militantes. Plus d'informations.

Salon du livre libertaire. La septième édition se tiendra les 9, 10 et 11 mai à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e (M° Hôtel-de-Ville ou Saint-Paul). Horaires d'ouverture : vendredi, de 14 à 20 heures ; samedi, de 11 à 20 heures ; dimanche, de 11 à 1 heures. Entrée à prix libre. Vous y rencontrerez plus d'une centaine d'éditeurs et autant d'auteur-es. Trois jours de débats, d'expositions, de lectures, d'animations… Contact : salon-livre-libertaire@sfr.fr Téléphone de la  Librairie du Monde libertaire : 01-48-23-20-98 (du mardi au samedi, de 14 heures à 19 h 30). Adresse postale : Salon du livre libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e. Programme complet à télécharger - Site Internet.

Week-end à Berne (Suisse). Salon du livre, conférences (en français et en allemand), débats, soirées de concert, visite guidée de la ville (dimanche, de 13 h 45 à 15 heures) pour un week-end sur le thème « Anarchisme - en Suisse aussi » qui aura lieu du 16 au 18 mai dans divers sites de la ville. « Afin de développer des utopies pour un avenir basé sur une société collectiviste et sans rapports de domination, les anarchistes travaillent sur les formes d’organisation, recherchant la prise de décision selon les principes de la démocratie directe et du consensus, expérimentant de nouvelles formes de coopération et d’organisation de la vie quotidienne, ou encore débattant de la question des principes moraux pour une société hétérogène et – par là-même – tolérante et respectueuse d’autrui. Le programme proposé souhaite montrer cette recherche ancrée dans le quotidien. » Infos pratiques et programme complet.

« Progrès, géographies et pensées critiques. » Sur ce thème auront lieu à Lyon, les 23 et 24 mai, les journées d’étude du Réseau de géographes libertaires. Elles se tiendront à l’Ecole normale supérieure (ENS), 15, parvis René-Descartes, Lyon 7e, et réuniront entre autres Thom Holtermann, Anne-Sophie Chambost, Jean-Christophe Angaut, Philippe Pelletier, Federico Ferretti… Informations complémentaires.

« Libérons les médias ! » Les 3es Rencontres des médias libres et du journalisme de résistance se dérouleront, du 23 au 25 mai, à Meymac (Corrèze). « Ces rencontres seront l’occasion de faire converger les médias libres et les journalistes de résistance (presse écrite, Internet, radio, télé, vidéo, édition) ainsi que les acteurs de l’éducation populaire concernés, autour des thèmes de l’indépendance, du pluralisme, de la liberté d’expression, de l’engagement, de la lutte contre les discriminations, de la critique des médias dominants, des difficultés des médias associatifs et des médias des cités et des banlieues, du projet de loi Création et Culture sur l’audiovisuel et Internet, et de la réappropriation démocratique des outils et des supports d’information, de communication et de création. » Programme complet.

Salon du livre anarchiste de Montréal. Il se tiendra les 24 et 25 mai, de 10 heures à 17 heures, au CEDA, 2515, rue Delisle, et au Centre culturel Georges-Vanier, 2450, rue Workman (M° Lionel-Groulx). Présentation et informations complémentaires. Du 1er mai au 15 juin, se déroulera le Festival de l'anarchie avec différents événements en divers lieux : nombreuses expositions (dont « Art et anarchie »), journées de cinéma (surréalisme, films radicaux…), Festival internationnal de théâtre, etc. Programme complet.

 

PÉRIODIQUES

La dernière livraison d’A contretemps (n° 48, mai, 75 p., « pas de prix, juste des frais… », site) nous apporte deux nouvelles : l’une, excellente, car elle est consacrée avec un nombre de pages conséquent à Gustav Landauer (1870-1919, lire biographie) ; l’autre, plus regrettable, informe de l’arrêt de la publication. En effet, après treize années de beau labeur exigeant et instructif, l’équipe a la sagesse de stopper ce qui « reposait sur un principe de plaisir que seule la fatigue pouvait anéantir. C’est le cas, il faut bien l’admettre ». Nous ne pouvons que le regretter tout en comprenant la décision. Ce quarante-huitième numéro présente un personnage qui suscita assez peu d’écho en son temps et fut rapidement oublié – à l’exception de sa mort en martyr. « Perturbateur, inopportun, déroutant… », Landauer le fut sans aucun doute. Son austérité, son intellectualisme, sa « révolution des esprits » avant toute chose, son idéalisme, « son refus d’un anarchisme lié essentiellement à la lutte des classes » expliquent en partie sa mise à l’écart. Et pourtant son désir de vivre sans attendre le socialisme, de créer des communautés de vie, sa volonté de refuser les anciens clivages, sa recherche d’« un anarchisme du commencement, du possible et du souhaitable » devraient nous le rendre plus proche, aujourd’hui du moins. Au cours de ces pages, on découvre ainsi un penseur original, critique de l’Etat, de la social-démocratie et du marxisme, d’un certain économisme et matérialisme également, un écrivain et un traducteur fécond et trop peu reconnu, un pacifiste conséquent, un « anarchiste de l’envers » (souvent à contre-courant des siens). Une riche biographie et quelques « Ecrits “anti-politiques” » de Landauer inédits en français, dus au travail passionné de Gaël Cheptou, complètent ce numéro d’adieu. Par ailleurs, Les Editions libertaires, en coédition avec Nada pour ce troisième volume, continuent la publication thématique des textes parus dans la revue A contretemps : Rudolf Rocker ou la liberté par en bas (300 p., 18 euros, présentation). Disparition également, après vingt-cinq ans d’existence, d’A contre-courant syndical et politique (n° 251, février-avril, 20 p., 1,50 euro, site), du moins de sa version papier. Fondé par d’anciens militants de la CFDT, autogestionnaires, refusant le recentrage de la confédération et cette « gauche de gouvernement », il se voulait un « bulletin d'informations, de liaison et de débats » (lire « Aux origines historiques et politiques d’ACC »). Dans « Pourquoi nous cessons de paraître », ses animateurs énumèrent les raisons internes (usure et découragement, investissement important, absence de relève… ) et externes (époque contre-révolutionnaire, diffusion rendue plus difficile et plus coûteuse…) qui expliquent cette décision. Ils insistent sur les attaques menées contre la presse libre depuis trois décennies et élaborent une proposition pour organiser la riposte. Les numéros 78 (octobre 1996) à 251 peuvent être téléchargés librement au format PDF. Rendez-vous dorénavant sur le site Internet. Le Combat syndicaliste (n° 390, mai, 12 p., 2 euros, site), mensuel de la Confédération nationale du travail, consacre trois pages au dernier accord signé par le Medef et certains syndicats sur l’assurance-chômage et, plus particulièrement, concernant le régime des intermittent-e-s du spectacle (mode d’emploi). Augmentation des cotisations sociales et baisse du salaire net sont au programme. A noter également une « analyse de la précarité du personnel d’aide à domicile et du besoin de lier les luttes des salariées aux enjeux des personnes âgées et à leur droit à vivre dignement, pas comme des rebuts encombrants, ni comme un marché à gérer comptablement ». Au sommaire d’Alternative libertaire (n° 239, mai, 20 p., 2 euros, site) : « Un pacte responsable… de la misère », une double-page écologie (modèle de la transition et centrale à biomasse), antifascisme (élections municipales, collectif libertaire, mémoire des luttes), international (armée française et génocide rwandais, luttes au Maroc, situation politique en Egypte, traité transatlantique) et un rappel historique sur la grève de quatre mille travailleurs de l’usine Pullman de mai à juillet 1894 (« le glas du paternalisme patronal »). A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Michel Bakounine (1814-1876, lire « En vrac » d’avril), Le Monde libertaire (n° 1740, 25 avril au 15 mai, 24 p., 2 euros, site) présente un dossier consistant : biographie, extraits d’écrits sur la religion, sur la lutte économique et la grève générale, article d’Irène Peirera sur sa conception de l’éducation, rendez-vous internationaux de la commémoration, présentation des ouvrages disponibles ou à paraître. Celui de Jean-Christophe Angaut, La Liberté des peuples. Bakounine et les révolutions de 1848 (Atelier de création libertaire) est entre autres indiqué ; ce qui nous permet d’inciter une nouvelle fois les internautes à découvrir le blog qu’il consacre au révolutionnaire russe. Courant alternatif (n° 240, mai, 32 p., 3 euros, site), mensuel de l'Organisation communiste libertaire (OCL), consacre une part importante de ses pages à l'aménagement du territoire et à ses conséquences. Tout d'abord avec la réalisation, après moult réunions de travail et discussions collectives, d'un texte intitulé « Propositions pour une plate-forme commune de la Montagne limousine ». Dénonçant la gestion institutionnelle et parcellaire du territoire, il  prône une vision globale et auto-organisée. Il s'agit aussi de passer en revue des opérations d'aménagement imposées à tous pour le profit de quelques-uns (TGV Est et autouroute A 304 dans les Ardennes, projet d'aéroport à Nantes, ferme dite « des mille vaches » dans la Somme). L'article « A quoi sert Dieudonné ? », signé par Pierre Stambul, souligne le formidable cadeau que le triste « humoriste » fait au sionisme, les discours « parallèles et complémentaires », la « concurrence des victimes »… A noter également un instructif et pédagogique texte sur l'euro, les raisons de la crise et les mauvaises solutions. Les éditions Acratie viennent d’éditer six nouveaux ouvrages et proposent des réductions conséquentes pour toute commande directe d’un ou de plusieurs titres.

 

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