Juillet-août 2020

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PARUTIONS

En respectant un certain nombre de mesures de sécurité pour faire face au Covid-19, les librairies ont réouvert et des rencontres sont de nouveaux organisées. Pour permettre la survie des petites structures éditoriales et des librairies indépendantes, il est essentiel de les soutenir.

 

ADAM Rémi
Les Révoltés de La Courtine [« Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916-1920) »], Agone, coll. Mémoires sociales, Marseille, 536 p., 25 euros (juillet) infos

AZAM Geneviève, VALON Françoise
Simone Weil et l’expérience de la nécessité, Le Passager clandestin, coll. Précurseur·ses de la décroissance, 128 p., 10 euros (août) infos

BALDACCHINO Aline, JOURDAIN Edouard
Le Testament du banquier anarchiste [« Dialogues sur le monde qui pourrait être »], suivi par « Le Banquier anarchiste » de Fernando Pessoa dans la trad. de Joaquim Vital, Libertalia, Hors collection, Montreuil (93), 196 p., 14 euros (août) infos

BERARD Nicolas
5G mon amour [« Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles »], Le Passager clandestin, coll. Essai, Paris, 240 p., 14 euros (mai) infos

BERKMAN Alexander
Qu’est-ce que l’anarchisme ? (nouv. édit. revue), préf. d’Emma Goldman, trad. de l’anglais par Aurélie Puybonnieux, L'Echappée, coll. Poche, Paris, 384 p., 12 euros (juin) infos

BONANNO Alfredo M.
Détruisons le travail, Tumult, Bruxelles (Belgique), 90 p., 3 euros (juin) infos

BONDON Roméo
Le Bestiaire libertaire d’Elisée Reclus, Atelier de création libertaire, Lyon, 128 p., 8 euros (août) infos

BOULOUQUE Sylvain
Les Anarchistes français face aux guerres coloniales (1945-1962) (nouv. édition), Atelier de création libertaire, Lyon, 120 p., 10 euros (juillet) infos

COLLECTIF
Covid-19, un virus très politique,
coordination par Les Confiné·es, Syllepse, coll. Arguments et mouvements, Paris, 324 p., 20 euros (juin) infos
Droits humains pour tou·te·s,
sous la dir. de Géraldine Franck, Libertalia, coll. Poche, Montreuil, 176 p., 10 euros (mai) infos
Jean Marestan [« Néo-malthusien, libre-penseur, anarchiste… »], Petite bibliothèque des tireurs d'oubli, Marselha [Marseille], 35 p., prix libre (juillet) [chèque ou timbres à envoyer à : Nicola, 15, rue Salengro, 13250 Saint-Chamas]

COLLECTIF AOUH AOUH AOUH
La Révolte des Gilets jaunes [« Histoire d'une lutte de classes »], Niet!Editions, s.l., 218 p., 9 euros (juin) infos

COLLECTIF ÉCRAN TOTAL
Linky : surveiller et gérer, Le Monde à l'envers - La Lenteur, Grenoble - s.l., 96 p., 8 euros (juin) infos

COLSON Daniel
La Gryffe [« La longue histoire d'une librairie libertaire »], Atelier de création libertaire, Lyon, 276 p. (16 p. de cahier photos couleurs), 16 euros (mai) infos

DE COCK Laurence, LARRÈRE Mathilde
Manifs et stations [« Le métro des militant-e-s »], Les Editions de l'Atelier, coll. Celles et ceux, Ivry-sur-Seine (94), 208 p., 16 euros (juin) infos

Des lascars du LEP électronique
Vous ne pouvez rien faire contre nous, nous vous empêchons de vieillir (rééd.), préf. et illustr. en ascii de Fabrice Luraine, Editions du commun, Rennes (35), 49 p., 5 euros (juillet) infos et téléchargement

D'IGNAZIO Serge
Gilets jaunes à Paris [« Novembre 2018 – Mars 2019 »], livret de photographies, Niet!Editions, s.l., 56 p., 6 euros (juin) infos

EALHAM Chris
Les Anarchistes dans la ville [« Révolution et contre-révolution à Barcelone (1898-1937) »], trad. de l’anglais par Elsa Quéré, Agone, coll. Mémoires sociales, Marseille, 432 p., 23 euros (août) infos

EARTH FIRST
A bas l’Empire, vive le printemps !, trad. de Pierre Madelin, Editions Divergences, coll. Imaginaires subversifs, Paris, 350 p., 15 euros (juin) infos

FEDERICI Silvia
Par-delà les frontières du corps, préf. de Jules Falquet, Editions Divergences, coll. Cybernétique, Paris, 220 p., 15 euros (juin) infos

GALLUZZO Anthony
La Fabrique du consommateur [« Une histoire de la société marchande »], Zones, Paris, 264 p., 19 euros (juin) infos

HERN Matt, JOHAL Am
Réchauffement planétaire et douceur de vivre [« Road trip en territoire pétrolifère »], illustr. de Joe Sacco, trad. de l’anglais par Julien Besse, Lux éditeur, coll. Futur proche, 224 p., 18 euros (juin) infos

KROPOTKINE Pierre
L’Entraide, un facteur de l’évolution (rééd.), Nada-Editions, s.l., 384 p., 20 euros (juin) infos

MAURICIUS
Au pays des soviets [« Neuf mois d'aventures »] (rééd.), préf. d'Anne Steiner, Théolib, coll. Liber***, Saint-Martin-de-Bonfossé (50), 354 p., 25 euros (juin)

MELVILLE Herman
Bartleby le scribe, nouv. trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Noëlle de Chambrun et Tancrède Ramonet, Libertalia, coll. La petite littéraire, Montreuil, 88 p., 5 euros (mai) infos

MOLLÉ Nicolas
Tout le monde sait qui a tué Steve, Syllepse, coll. L'actualité, Paris, 168 p., 10 euros (juillet) infos

MOREAU Clément - MEFFERT Carl
Premiers Travaux, suivi d'« Art prolétarien », 5 suites graphiques + 1, Plein Chant, Bassac (16), coll. Type-Type, 192 p. (80 illustr.), 18 euros (mai) infos

ObsMigAM
Le Manège des frontières [« Criminalisation des migrations et solidarités dans les Alpes-Maritimes »], Le Passager clandestin, coll. Bibliothèque des frontières, Lyon, 144 p., 10 euros (juillet) infos

PABLOC
Colère jaune [« Ronds-points en Isère – Novembre 2018 – Mai 2019 »], livret de photographies, Niet!Editions, s.l., 40 p., 6 euros (juin) infos

PAYEN Alix
C’est la nuit surtout que le combat devient furieux [« Une ambulancière de la Commune (1871) »], écrits rassemblés et prés. par Michèle Audin, Libertalia, coll. La petite littéraire, 128 p., 8 euros (mai) infos

PAZ Abel
Scorpions et figues de Barbarie [« Mémoires, 1921-1936 »], Rue des Cascades, Paris, 299 p., 12 euros (juin) infos

RAPPE David
Espoirs déçus [« Engagements antifranquistes et libertaires durant la “transition démocratique” espagnole »], Atelier de création libertaire, Lyon, 160 p., 12 euros (mai) infos

ROBINET Eugène Emile
Journal de prison d’un communeux, Editions Dittmar, Ouistreham (14), 298 p., 20 euros (juin) infos

ROCHER Paul
Gazer, mutiler, soumettre [« Politique de l'arme non létale »], La Fabrique éditions, Paris, 200 p., 13 euros (juin) infos

ROUILLAN Jann Marc
Infinitif présent (nouv. édition), révisée et préfacée par Thierry Discepolo, Agone, coll. Eléments, Marseille, 280 p., 10 euros (juin) infos

SACCHETTI Giorgio
Sans Frontière [« Umberto Marzocchi (1900-1986), penseur et acteur de l’anarchisme international »], Les Editions libertaires, Saint-Georges-d'Oléron, 308 p., 15 euros (juin) infos

SKIRDA Alexandre
Nestor Makhno [« La lutte pour les soviets libres en Ukraine »] (rééd.), Cahiers Spartacus, Paris, 498 p., 23 euros (mai) infos

STERN Jean
Canicule [« En souvenir de l’été 2003 »], Libertalia, coll. Poche, Montreuil (93), 96 p., 8 euros (août) infos

SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
Le Guide du manifestant arrêté, Le Passager clandestin, Hors collection, Paris, 72 p., 5 euros (mai) infos

TOMAGNETIK
La Bataille de la Plaine [« Marseille 2018-2019 »], livret de photographies, Niet!Editions, s.l., 40 p., 6 euros (juin) infos

UN ALBATROS
Sortir les idées d'Internet, Editions Diomedea, s.l., 7 p., participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net

VANEIGEM Raoul
L'Insurrection de la vie quotidienne [« Textes et entretiens »], Editions Grevis, s.l., 196 p., 10 euros (juin) infos

VANINA
Où va le féminisme ?, Acratie, L’Essart - La Bussière (86), 100 p., 10 euros (juillet) infos

ZALZETT Lily, FIHN Stella
Te plains pas, c’est pas l’usine [« L’exploitation en milieu associatif »], Niet! Editions, Le Mas-d'Azil (09), 112 p., 7 euros (mai) infos

 

EN TÉLÉCHARGEMENT

Derniers ouvrages numérisés et mis en ligne, à télécharger sur Anarlivres ou à visionner sur Calaméo :
– FAURE Sébastien, Ce que nous voulons, Publication mensuelle de l'Anarchie, n° 4, Paris, 1927, 8 p. [PDF 1,8 Mo] - [visio]
– MALATESTA Errico, Sus à la propriété [extrait d'« Au café »], Publication mensuelle de l'Anarchie, n° 9, Paris, 1927, n.p. (8) [PDF 2,2 Mo] - [visio]

ANONYME
Contre le masculinisme [« Petit guide d’autodéfense intellectuelle »], Infokiosque fantôme, s.l., 2020, 76 p. (mai) à télécharger
Tumer Fue [« Une méthode libre pour en finir avec la clope »], Infokiosque fantôme, s.l., 2020, 80 p. (mai) à télécharger

COLLECTIF
L'Action militante à la Fédération anarchiste, Fédération anarchiste, Paris, 2018 (éd. remise à jour), 45 p., à télécharger
Gilets jaunes, un an de mouvement(s) [« Témoignages, articles, textes, photographies… »], Editions CNT-AIT, coll. Actuelle, Toulouse, 2020, 80 p., à télécharger
Que pense-t-on de la lutte contre le GCO ? [GCO : « grand contournement ouest » de Strasbourg (autoroute A355)], ZAD du Moulin, quatre brochures (lecture écran ou impr.), s.l., à télécharger
Ricardo Flores Magón (1910) - « Regeneración », Partage noir, Paris, 2020, 44 p., à télécharger
Tutto bene ?! [« Réflexions anarchistes en temps de coronavirus », exemplaires papiers disponibles à virages(at)riseup.net], Virages, s.l., 2020, 85 p. (mai) à télécharger

CYRIL
Au pays de Makhno [« Mémoires ukrainiennes, 1917-1921 »] (BD), Partage noir, Paris, 2020, 8 p., à télécharger

DAUPHIN-MEUNIER Achille
Le Mouvement anarchiste en Hongrie [suivi de « Horthy, Bethlen et Cie » et de « In memoriam Tibor Szamuely »], Partage noir, Paris, 2020, 16 p., à télécharger

DESMERS Maria
Dénégations [« Dénégation et radicalité : une hypothèse ou quand le Chat Botté réduit l’ogre en souris… », Ravages, Paris, 20 p. (avril) à télécharger

MÉRIC Victor (signé FLAX)
Amilcare Cipriani (1843-1918) (« Les Hommes du jour », n° 69, 1909), (rééd. num.), Partage noir, Paris, 2020, 12 p., à télécharger

SOUCHY Augustin
Attention anarchiste ! (rééd. num.), vol. 3, Partage noir, Paris, 2020, 36 p., à télécharger

 

REVUES

Derniers numéros parus

Alternative libertaire, « mensuel de l'Union communiste libertaire (UCL) » : n° 307 (dossier : « Santé, pharma : socialiser, ouvrir une brèche »), juillet-août, 26 p., 4 euros, site Internet - sommaire

Avis de tempête, « bulletin anarchiste pour la guerre sociale » : n° 30, 15 juin, 20 p., site Internet - à télécharger

La Bouche de fer, « mensuel critique du groupe Etude et action néosynthésiste libertaire » : site Internet - n° 7, juillet, 22 p., à télécharger ; n° 8, août, 19 p., à télécharger

La Bouche de fer, « mensuel critique du groupe Etude et action néosynthésiste libertaire » :

Bulletin international de l'AIT (Association internationale des travailleurs), « spécial Covid-19 » : mai, 16 p., à télécharger

Casse-Rôles, « journal féministe et libertaire » : n° 12 (dossier « Pornographie et prostitution »), mai-juillet, 44 p., prix libre, site Internet - à télécharger

Cauchemar technologique [Editions Diomedea] : n° 1, juillet, 44 p., participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net

Le Chat noir, CNT-SO Disneyland Paris, août, 4 p., à télécharger

Combats internationalistes, « feuille d’informations et de solidarité internationales de l’UL des syndicats CNT d’Argenteuil » : n° 5, juin, 12 p., à télécharger

Combat syndicaliste, « mensuel de la Confédération nationale du travail » : n° 453, été, 24 p., 2 euros, site Internet - à télécharger

Courant alternatif, « mensuel anarchiste-communiste » de l'Organisation communiste libertaire (OCL) : n° 302, été, 40 p., 3 euros, site Internet - sommaire

CQFD, « mensuel de critique et d'expérimentation sociales » : n° 189, juillet-août, 32 p., 5 euros, sommaire - abonnement

Feuilles antarctiques, bulletin des Fleurs arctiques : n° 6 (« Spécial société assurancielle »), juillet, 27 p., à télécharger

Hérésie, « réflexions individualistes » [Editions Diomedea] : n° 4, été, 33 p., participation aux frais, contact : diomedea(alt)riseup.net

Le Libertaire, « revue de synthèse anarchiste » : n° 121, juin, 12 p., site Internet - à télécharger

Le Monde libertaire, « journal de la Fédération anarchiste » : n° 1818, juin, 56 p., 4 euros, site Internet - abonnement

Réfractions, « recherches et expressions anarchistes » : n° 44 (« Avis de tempêtes : la fin des beaux jours ? »), printemps 2020, 160 p., 15 euros, site Internet

Résistons ensemble, « contre les violences policières et sécuritaires » : n° 191, 15 juin, 4 p., site Internet - à télécharger

Soleil noir, « bulletin apériodique anarchiste » : n° 1, juillet, 80 p., prix libre, à télécharger

Z, « revue itinérante d’enquête et de critique sociale » : n° 13 (« Rouen : fumées noires et gilets jaunes »), mai, 200 p., 15 euros, infos

 

RENCONTRES

Montreuil (93), 4 juillet. Soirée en hommage à Maurice Rajsfus, à partir de 16 heures, à la Parole errante, 9, rue François-Debergue (M° Croix-de-Chavaux). A 16 heures, projection d’extraits et de rushs de films sur Maurice Rajsfus (Dans la mêlée, par le réseau No Pasaran ; L’An prochain la révolution, de Frédéric Goldbronn) ; 18 heures, table ronde : « Regard croisé sur les livres de Maurice Rajsfus » ; 20 heures, table ronde : Dénoncer les violences policières, transmettre le flambeau, le combat d’une vie ». Vente de livres au profit de collectifs en lutte. Diaporama, lectures, chansons, bar. Hommage sur Paris-Luttes.info

En ligne, 7 juillet. Débat Syllepse, à partir de 19 heures, avec Alain Bihr : « Du protocapitalisme au Covid-19 : une lecture marxiste de notre temps ». Alain Bihr est l'auteur de l'ouvrage en trois tomes Le Premier Age du capitalisme, 1415-1763 (Syllepse - Page 2). Pour écouter et échanger : Facebook/editions.syllepse

Montreuil (93), 9 juillet. Présentation et dédicace de l’ouvrage Le Temps des humbles (Steinkis) d’Alain et Désirée Frappier, à 19 h 30, à la librairie Libertalia, 12, rue Marcelin-Berthelot. Site Internet.

Sainte-Foy-la-Grande (33), 10 au 12 juillet. L’association Cœur de Bastide organise la huitième édition du festival Les Reclusiennes dans la ville natale d'Elisée Reclus (1830-1905, biographie), afin d'explorer les questions soulevées par le géographe anarchiste à la lumière du présent. Après avoir abordé le vote (2013), la Terre (2014), les migrations (2015), l'eau (2016), le bien commun (2017), l'argent (2018), le travail en transition (2019), le thème choisi cette année est lié à l'actualité : « Bas les masques. Epidémie, le jour d'après. Morts ou vifs ». Au programme : conférences, témoignages, installation vidéo, film, débats, concert dans les champs… « Entrée libre dans la limite de 200 personnes, premier arrivé premier assis ; masque conseillé ; espace à respecter entre les chaises. » Site Internet.
 L'émission « Trou noir » sur Radio-Libertaire diffusera lundi 20 juillet, de 16 à 18 heures, les interventions de cinq participants (Philippe Pelletier, Jacques Van Helden, Priscilla Duboz, Mohamed El Khebir et Cyrille Gallion). Elles seront ensuite accessibles sur le site Internet.

Paris, 17 juillet. Rencontre-débat avec Marie-Claire Calmus autour de son livre Vigilance orange (Editinter), à 19 h 30, à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, Paris 11e (M° République, Oberkampf ou Filles-du-Calvaire). Entrée libre. Infos.

Toulouse, 19 juillet. Commémoration du 84e anniversaire dla révolution espagnole organisée par la CNT-AIT : à 12 heures, regroupement devant la stèle Francisco Ponzan Vidal ; de 12 h 30 à 14 h 30, pique-nique dans le jardin Compans-Caffarelli aux abords de la stèle ; de 15 à 17 heures, réunion publique « La santé et les anarchistes pendant la révolution espagnole » au 7, rue Saint-Rémésy. Facebook.

Laon (02), 20 juillet. L’Etoile noire est ouverte depuis le 12 mai tous les jours de 14 à 19 h 30, sauf le dimanche, et le restera tout l’été. Profitez-en pour lui rendre une petite visite au 5, rue Saint-Jean (ville haute). Infos.

Anderlecht (Belgique), 21 juillet. L'Union communiste libertaire (UCL) de Bruxelles organise un Café libertaire, le jour de la fête nationale belge, pour se retrouver tout au long de l'après-midi et en soirée autour d'un programme ouvert afin de passer un moment convivial et subversif. Entre 14 et 22 heures, Foyer de luttes anti-carcérales (Flac), rue des Orchidées, 10. Facebook.

Laon (02), 21 juillet. Le groupe Kropotkine (Fédération anarchiste) est partie prenante du projet de coopérative alimentaire autogérée L’Aontraide qui comprendra, outre la coopérative, une cantine autogérée. Pour en savoir plus, vous êtes invité à une première réunion publique d’information, à partir de 18 heures, dans les locaux mêmes de L’Aontraide, 8, rue Châtelaine. Infos.

Toulouse, 22 juillet. Brocante gratuite - don de livres de la Bibliothèque anarcha-féministe (BAF), de 15 à 20 heures, à l'angle des rues Antoine-Pouget et Negreneys (Minimes). La bibliothèque vide ses rayons, videz vos étagères ! « Nous fournissons un peu d’ombre et de frais à l’intérieur, des boissons fraîches, du thé et du café, et quelques grignottes véganes, n’hésitez pas à partager (végano-friendly si possible !). »

Toulouse, 25 juillet. Projection du film documentaire de Tancrède Ramonet Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme (1re partie, 2016, 70 min) au Chat noir, 33, rue Antoine-Puget. Auberge espagnole dès 18 heures, projection à 19 h 30. Courriel : toulouserevolution(at)riseup.net

Minerve (34), 10 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, des animateurs de l'Escuela Arcadia présentent cette école libertaire de Barcelone, avant d'animer sur plusieurs jours un atelier d'activités avec les enfants présents ; 21 h 30, spectacle vivant par la Cie KTA, « Les combats de l'ombre, au cœur de la forêt », conte initiatique, politique et féministe.

Minerve (34), 11 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, « Le mouvement ouvrier en France, de 1884 à 1914 », avec Christian Pataud ; 17 heures, causerie avec Philippe Godard à propos de son ouvrage L'Anarchie ou le chaos (Le Calicot) ; 21 h 30, soirée cinéma avec Rojava, la révolution par les femmes, reportage documentaire de Mylène Sauloy, en présence de la réalisatrice.

Minerve (34), 12 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, Julien Vignet présente son Esquisse d'une histoire sociale de l'associationnisme (Noir et Rouge) ; 17 heures, des membres de La Coopérative intégrale de l'étang de Thau exposent l'organisation, les pratiques et les finalités de leur groupement ; 21 h 30, Jeu de rôles, essai documentaire de Jordane Maurs sur la formation dans un centre d’éducation pour l'humanitaire et le développement.

Minerve (34), 13 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, Le Revenu garanti : une utopie libérale (Le Monde à l'envers), présentation par l'auteure Aude Vidal et discussion ; 17 heures, débat amorcé et animé par Marie Christine Gamberini sur la « Production d'électricité atomique et de déchets radioactifs » ; 21 h 30, cinéma avec Condamnés à réussir (1976, 60 min) et Le Dossier Plogoff (1981, 50 min), de François Jacquemain.

Minerve (34), 14 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, Joël Gayraud présente son ouvrage L’Homme sans horizon (Libertalia) et anime le débat ; 17 heures, « Histoire (brève) et actualité de la libre pensée arabe », par Mohamed El Khébir ; 21 h 30, « Danse Panique », avec Lucie Taffin (accordéon, voix) et Jérôme Roubeau (batterie).

Saint-Junien (87), 14 août. Rencontre, à 17 h 30, avec Rémi Adam, auteur des Révoltés de la Courtine. Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916–1920) (Agone), à la librairie La Maison bleue, rue Lucien-Dumas. Facebook.

Minerve (34), 15 août. Dans le cadre des Rencontres du Maquis pour l'émancipation (lire ci-dessous) : 11 heures, des groupes de « gilets jaunes » et de soutien aux victimes de la répression de la région viendront faire part de leurs expériences et de l'avenir du mouvement de révolte populaire ; 17 heures, discussion sur les possibilités de transformation de la société avec l'Union des travailleurs et travailleuses anti-autoritaires qui se présentera et introduira le débat ; 21 h 30, Magy, artiste, voyageuse et anthropologue, propose un stand art rom et une veillée dédiée aux cultures gitanes et manouches.

Ussel (19), 18 août. Rémi Adam présentera son ouvrage Les Révoltés de la Courtine (Agone), à partir de 18 heures, à la médiathèque intercommunale, 24, avenue Carnot. Site Internet.

Forest (Belgique), 19 août. Depuis le début du mois, le Centre libertaire est installé dans une ancienne usine de la commune, rue du Croissant 74. Si l’occupation actuelle est éphémère, le souhait est d'inscrire le projet dans la durée… Venez découvrir celui-ci à partir de 18 heures. A 19 heures, présentation du Centre libertaire et verre de l’amitié jusqu'à 22 heures. Facebook.

Guéret (23), 20 août. Rencontre avec Rémi Adam, auteur des Révoltés de la Courtine (Agone), à 11 heures, à la librairie Les Belles Images, 20, rue Eugène-France.

Toulouse, 21 août. Au ciné-club du groupe Libertad (Fédération anarchiste), projection du deuxième volet du documentaire Ni Dieu ni maître. Une histoire de l’anarchisme (« La Mémoire des vaincus (1911-1945) », 2013, 52 min) de Tancrède Ramonet, à 19 h 30, au Chat noir, 33, rue Antoine-Puget. Ouverture des portes à 18 h 30.

Notre-Dame-des-Landes (44), 26 août. Dans le cadre des Rencontres intergalactiques (voir ci-dessous) se tiendra un débat « Ecologie sociale et municipalisme libertaire. Des approches réalisables ? », en présence de Floréal Romero (auteur d'Agir ici et maintenant) et de deux traducteurs de Murray Bookchin, Helen Arnold et Daniel Blanchard (Pouvoir de détruire, pouvoir de créer). A l'Ambazada, ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Marseille, 30 août. A partir de 11 heures, « balade historique-politique à Marseille, 1939-1944 » conduite par Lou Marin, CIRA de Marseill: départ du Mille Bâbords, au 61, rue Consolat, Marseille 1er ; arrivée en haut de la place Bargemon. Fin de la balade vers 17 heures. Participation à prix libre, pas d’inscription nécessaire. Plus d'info.

 

EXPOSITIONS, COLLOQUES,
CAMPINGS…

Camping anarchiste. La CNT-AIT de Toulouse organise dans l'Aveyron, du 2 au 9 août, un camping anarchiste « pour vivre, ensemble, une semaine qui mêle réflexion, activités de loisir, sorties culturelles, activités sportives… en fonction des desiderata des participants ». Cela se passera sur une « aire de camping », avec une organisation autogérée pour les repas et le choix des thèmes de débat. Les tarifs du camping municipal sont de 6 euros par jour (quelque soit l'âge). Le prix du repas du soir et du petit déjeuner est de 3 euros. Renseignements au 05-61-52-86-48 ou à contact(at)cntaittoulouse.lautre.net Site Internet.

Rencontres du Maquis pour l'émancipation. Elles se tiendront, du 10 au 15 août, à La Commune du Maquis, Bois-Bas, 34210 Minerve : présentations d'ouvrages et discussions, projections-débats, ateliers, chansons et musique… Programme complet et infos pratiques. Camping (recommandé), chambres et gites (en nombre limité), bar et restauration sur place (à prix libre). Réservations à culturedumaquis(at)riseup.net

Rencontres intergalactique. A l'Ambazada, ZAD de Notre-Dame-des-Landes (44), auront lieu du 24 au 28 août les Rencontres intergalactiques. Au programme : Proche-Orient, Chiapas, Chili, écologie sociale, Rojava, Pays basque, Indonésie, Algérie, Jeju-do (Corée du Sud). Expos et tables d’info, coin projections, concerts, cantine à prix libre, bar…
Programme des rencontres.

« Démocratie de la misère… ». La Société P.-J. Proudhon nous informe de la mise en ligne du dernier numéro de la Revue des études proudhoniennes qui livre les différentes contributions au colloque organisé en 2018 sur « 1848 - Démocratie de la misère, misère de la démocratie. Première vie et mort du socialisme ». Signalons, entre autres, l'intervention de Chantal Gaillard sur « Proudhon, critique de l’intervention de l’Etat dans l’économie » et celle de René Berthier sur « La question des nationalités en 1848-1849 dans les écrits de Bakounine, Marx et Engels ». Les actes du colloque « Instruire le peuple, émanciper les travailleurs. Théories et pratiques des socialistes et des anarchistes dans l’éducation du XIXe au XXe siècle » devraient être prochainement disponibles. En attendant, on peut écouter les communications de N. Bremand, A. Querrien, E. Castleton, D. Hammelin, C. Murat, E. Defalvard, I. Pereira et J. Martin. Le prochain colloque (les 13 et 14 novembre, à la Chapelle de L'Humanité), organisé avec la Maison Auguste Comte et le Centre d'études en sciences sociales du religieux (Césor), portera sur le thème « Faire société sans Dieu ni maître. Une humanité sans religion est-elle possible ? » L'appel à communication (clos au 5 juin) est consultable.

« Villes ardentes ». Jusqu'au 22 novembre, le musée des Beaux-Arts de Caen organise une exposition « Les villes ardentes. Art, travail, révolte, 1870-1914 ». « Près de cent cinquante œuvres [viennent] éclairer ces années qui, du souvenir des événements de la Commune à la veille de la première guerre mondiale, voient l’émergence d’une France industrialisée. Emboîtant le pas à Armand Guillaumin, les peintres impressionnistes révèlent le nouveau pittoresque des faubourgs industriels. Le spectacle des quais ou des villes en chantier séduit Camille Pissarro, Alexandre Steinlen ou Maximilien Luce. Les artistes témoignent encore de certaines évolutions sociales, telles que l’essor du travail des femmes ou l’émergence de la classe ouvrière. Confrontés à des paysages autant qu’à une réalité sociale en voie de transformation, ils y décèlent une beauté et une énergie nouvelles. Des images du travail aux scènes de manifestation et de grève, c’est l’histoire de la IIIe République qui s’écrit. La question sociale en est au cœur ; l’artiste moderne s’en fait l’écho, s’érigeant en témoin de son temps, à rebours de toute nostalgie mais également hors de toute considération de genre, de style ou d’école. » Dossier de presse. Tarifs : 5 et 7 euros (le musée est gratuit pour les moins de 26 ans et, pour tous, le premier week-end du mois).

 

DIVERS

Adieu compagnons. Les mois de juin et juillet ont vu la disparition de plusieurs militants et proches. Souvenons-nous d'eux !
Maurice Rajsfus. Né en 1928, de parents juifs polonais, Maurice Rajsfus (Maitron) est décédé le 13 juin. Ecrivain, journaliste et historien, il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages sur les méfaits de la police, les Juifs en France et les atteintes aux libertés, entre autres aux Editions du Monde libertaire (biblio). Les éditions Libertalia ont mis en accès libre son ouvrage Je n'aime pas la police de mon pays. Son acrimonie envers celle-ci remonte à 1942, année où ses parents ont été arrêtés par la police française puis déportés et ne sont jamais revenus. Dans les années 1950, il a milité à Socialisme ou barbarie puis, au cours de la décennie 1990, à Ras l’Front. De 1994 à 2012, il a chroniqué les crimes et délits des forces de l'« ordre » dans le bulletin Que fait la police ? que l'on peut retrouver sur le site Internet. L'écrivain Jean-Jacques Reboux lui a rendu un bel hommage et ses enfants Michelle et Marc concluent : « Maurice nous a appris l’esprit critique et l’insoumission à l’air du temps. Il n’a jamais recherché le confort des majorités, dont il se méfiait. Passé par plusieurs partis politiques, il a fini par choisir une voie personnelle, tout en continuant de “cousiner”, comme il aimait à le dire, avec les uns et les autres, à gauche de la gauche. »
Joan Pau Verdier. Né le 1er février 1947 à Périgueux, le chanteur occitan et libertaire Joan-Pau Verdier est décédé le 21 juin à Brive-la-Gaillarde (19). Entre 1969 et 1975, il a participé aux activités de la Fédération anarcho-communiste d’Occitanie (FACO, infos) et à son journal Occitania Libertaria (« Occitanie libertaire »), avec entre autres Guy Malouvier (Maitron) et Gérard Bodinier. Il a enregistré une vingtaine de disques (lire l'hommage sur FranceInfo). Outre ses propres compositions, il a traduit et chanté Léo Ferré en occitan, dont le célèbre Ni Diu ni mestre. Son site Internet.
Lucio Urtubia. Le 18 juillet, Lucio Urtubia (Maitron), « anarchiste, braqueur, faussaire… mais tout d’abord maçon », nous a quittés. Né à Cascante (Navarre) le 18 février 1931, il avait fuit l'Espagne pour échapper à une condamnation aux travaux forcés pour des vols ou en tant que déserteur de l'armée espagnole, selon les versions. En région parisienne, il rejoint sa sœur et, suite à la fréquentation de militants anarchistes catalans sur les chantiers de construction, adhère à la CNT espagnole et milite activement. En 1957, il héberge pendant neuf mois le guérillero Francisco Sabaté (dit Quico, Wikipédia) dans son studio de Clichy, puis participe à divers braquages en France, Belgique, Hollande et à Londres, pour assurer le combat antifranquiste et la solidarité. C’est à partir de 1969 qu’il installe avec d'autres camarades une imprimerie pour sortir tracts, brochures, journaux… et qu’il se lance dans la fabrication de faux papiers ainsi que dans le trafic d’armes et d’explosifs pour des groupes de confiance. Il met aussi au point une arnarque qui permet à l'aide de faux documents de toucher des chèques falsifiés. Le 22 mai 1974, Lucio et sa compagne Anne Garnier sont arrêtés et accusés de complicité dans l’enlèvement par les GARI (infos) de Balthazar Suarez, directeur de la succursale parisienne de la Banco de Bilbao. Il sera incarcéré à la Santé jusqu’au 18 septembre 1974 mais acquitté avec tous les autres inculpés lors du procès en 1981. Jusqu'aux années 1982-1983, il poursuit ses activités de faussaire pour fournir faux papiers et ressources à de nombreux groupes révolutionnaires de par le monde. En 1997, Lucio crée l’Espace Louise Michel - Sustraiak (« racines » en basque) rue des Cascades dans le 20e arrondissement de Paris. Il en fait un lieu d’accueil pour les luttes anti-impérialistes, sociales, syndicales, anti-carcérales qui hébergera nombre de réunions, d'expositions et d'activités. Un lieu aussi ouvert aux artistes engagés. Bernard Thomas a relaté ses aventures dans Lucio l'irréductible (Flammarion, 2000), puis il prendra lui-même la plume pour écrire en 2005 Lucio. Ma morale anarchiste (Les Editions libertaires). Un film documentaire lui sera consacré : Lucio : anarchiste, braqueur, faussaire… mais tout d’abord maçon (2007, 93 min), réalisé par Aitor Arregi et José Maria Goenaga. Certains, de façon anonyme, l'accuseront de mensonges et d'avoir inventer des événements pour se mettre en valeur (lire dossier du CRAS). Lucio a sans doute enjolivé une partie de ses souvenirs ; le temps et les historiens, malgré les difficultés, réussiront peut-être à séparer le bon grain de l'ivraie. Mais, aujourd'hui, saluons l'anarchiste irréductible qui a su montrer son humanité, son intégrité, sa solidarité et sa constance dans l'action.
Paolo Finzi. Né en 1951, le cofondateur et responsable depuis le milieu des années 1970 du mensuel A-Rivista Anarchica s'est suicidé le 20 juillet. Pendant plus d'un demi-siècle, il fut l'une des figures centrales du mouvement anarchiste milanais et italien. En 1968, après avoir rencontré Giuseppe Pinelli (Wikipédia), Paolo Finzi rejoint son groupe, Bandiera Nera, et fréquente le cercle anarchiste Ponte della Ghisolfa. Le 12 décembre 1969, il est le plus jeune des activistes arrêtées à la suite de l'attentat à la bombe sur la Piazza Fontana à Milan (Wikipédia). En février 1971, il fonde A-Rivista Anarchica avec Amedeo Bertolo, Fausta Bizzozero, Rossella di Leo, Luciano Lanza, Nico Berti et Roberto Ambrosoli (lire nécrologie). En 1976, il fait également partie des fondateurs du Centro Studi Libertari - Archivio G. Pinelli. Ses camarades le décrivent comme « un maître de l'anarchisme et de l'éthique, du dialogue et du débat, un homme brillant, intelligent, sensible et gentil qui nous a appris à douter et à réfléchir, à écouter et à respecter de manière approfondie ». Paolo Finzi est l'auteur de plusieurs études et ouvrages non traduits en français sur des personnalités anarchistes italiennes.

Ceux qui nous ont quittés. Le Covid-19 a fauché Roberto Ambrosoli (1942-2020) le 7 avril dernier. Depuis 1971, Anarchik, son petit homme noir, semait ses gags dans différents journaux anarchistes, puis dans la revue culturelle italienne A-Rivista Anarchica. Il aurait emprunté son personnage à G. Segfried qui l'avait créé aux Etats-Unis au début des années 1970 (Anarchik de Segfried). Ou bien est-ce le contraire ? Sa « présence subversive et [son] ironie libertaire [luttaient] contre les hypocrisies, les injustices et la criminalité du pouvoir ». Roberto Ambrosoli a rencontré l'anarchisme au lycée à Milan avec son ami de toujours Amedeo Bertolo. La première manifestation publique à laquelle ils participèrent fut celle devant le consulat de Hongrie en solidarité avec les insurgés de 1956. Pendant un quart de siècle, il fut un militant anarchiste actif à Turin, où il avait déménagé et exerçait en tant qu'enseignant. L'année dernière un recueil de quelques-unes de ses BD a été publié par Editrice A et Hazard edizion : Farò del mio peggio. Chronache anarchiche a fumetti (« Je ferai de mon mieux. Chroniques comiques anarchistes », 79 p.). Longue vie à Anarchik !
Hélène Châtelain (1935-2020), réalisatrice, compagne d'Armand Gatti, est décédée le 11 avril à l'âge de 84 ans. Née à Bruxelles en 1935 de père russe et de mère ukrainienne, elle est tout d'abord actrice de théâtre et de cinéma. On peut la voir dans La Jetée de Chris Marker (1962). Elle rencontre Armand Gatti (1924 2017, voir info) au début des années 1960 et devient sa compagne et sa collaboratrice, l'aidant dans la mise en scène de ses pièces. Hélène Châtelain a réalisé plusieurs films documentaires sur la prison, l'Irlande en lutte, l'œuvre d'Armand Gatti (liste). En 1995, elle part sur les traces de Nestor Makhno (1889-1934, biographie) à Goulaï Polié en Ukraine et livre Nestor Makhno un paysan d'Ukraine (vidéo). Elle était aussi traductrice de livres russes. On peut retrouver un beau portrait d'elle par Gaëlle Rilliard, « Hélène Chatelain, l'individu dans l'Histoire », et une interview par Isabelle Marinone.

Femmes anarchistes. En septembre 2019, nous vous avons présenté des « tableaux bibliographiques » consacrés aux « penseurs de l'anarchisme » et ne comptant que des hommes… non pas par phallocratie mais par facilité car les prétendant·e·s étaient nombreux·ses et nous annoncions une suite pour les femmes. La voilà, toujours réalisée – en ces temps de confinement – par Eric B. Coulaud, animateur des sites L'Ephéméride anarchiste, Cartoliste et E. BC Créations. Nous avons essayé de respecter la diversité des origines géographiques et des terrains de lutte. Classés par date de naissance de leurs protagonistes, ces tableaux peuvent être agrandis en cliquant dessus (et, en passant le curseur sur les images, des légendes apparaissent). Place à ces personnalités qui ont combattu pour la liberté et l'égalité afin de mettre fin au « triple esclavage des femmes : l’ignorance, le capital et les hommes » (Mujeres Libres).

Louise Michel (1830-1905, biographie).

« Il y a entre les propriétaires des maisons de prostitution échange de femmes, comme il y a échange de chevaux ou de bœufs entre agriculteurs ; ce sont des troupeaux, le bétail humain est celui qui rapporte le plus. (…) Si les grands négociants des marchés de femmes qui parcourent l’Europe pour leur négoce étaient chacun au bout d’une corde, ce n’est pas moi qui irais la couper. (…) Est-ce qu'il n'y a pas des marchés où l'on vend, dans la rue, aux étalages des trottoirs, les belles filles du peuple, tandis que les filles des riches sont vendues pour leur dot ? L'une, la prend qui veut ; l'autre, on la donne à qui on veut. La prostitution est la même (…) Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire. » (Mémoires de Louise Michel, écrits par elle-même, 1886.)

Lire la suite.

 

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