Juillet 2006

PUBLICATIONS

Contre Benoît XVI. C’est en défenseurs des libertés que Jocelyn Bézecourt et Gérard Da Sylva instruisent le procès de Benoît XVI. Epluchant ses écrits, les textes de la Congrégation pour la doctrine de la foi (héritière de la sinistre Inquisition) dont il fut longtemps le préfet, et le catéchisme publié en 1992 sous sa direction, les auteurs dressent un acte d’accusation implacable. Culpabilité sexuelle et refus de la connaissance/émancipation expliquent les constantes condamnations de la sexualité, de l’union libre, de l’homosexualité, de l’avortement, de l’usage des préservatifs, de la procréation assistée… et, autre versant, du matérialisme, de l’athéisme, de la laïcité. Dans une seconde partie, est abordée la sainte alliance du libéralisme et du Vatican, célébrée de nouveau lors de la messe médiatico-politique qui a accompagné l’élection de Joseph Ratzinger : destruction des acquis sociaux, Etat minimum, libéralisation des services et charité organisée… N’est-ce pas l’application du fameux « principe de subsidiarité », doctrine de l’Eglise, que l’on retrouve également dans la Constitution européenne ?
« Contre Benoît XVI. Le Vatican, ennemi des libertés », Jocelyn Bézecourt et Gérard Da Silva, 13 x 20,5, Syllepse, Paris, 217 pages, 15 euros. Courriel - Site Internet.

 

Connerie militariste. Deuxième volume (voir vol. 1) de cette vaste anthologie car, si la bêtise humaine est insondable, celle estampillée militaire est infinie. Recueil d’illustrations et de citations puisées dans la presse, la littérature, les discours officiels et les manuels scolaires, le présent ouvrage nous livre deux chapitres. Lorsque « Le rouge est mis », il s’agit d’amener le troupeau à l’abattoir avec des mots comme « gloire », « devoir », « drapeau », « patrie »… Dans « La raison du plus Blanc », c’est la haine de l’autre qui s’exprime, celui qui n’a pas la même couleur de peau (Noir, basané…), la même religion (juif, protestant), la même nationalité (Allemand), ou bien le « sauvage » qu’il faut civiliser (de force, et avec profit !). Certains mots font frémir, d’autres amènent la nausée, mais la lecture de ces écrits – pourquoi pas dans les écoles ? – constitue une sorte de vaccin. Car la maladie sévit toujours… dans les stades, par exemple. Il y a peu, un ministre de l’Intérieur souhaitait même nettoyer la banlieue au Karcher… peut-être comme un vulgaire para « nettoyant » le bled de ses fellagas. Et Dieu ?… il sera l’invité vedette du prochain volume.
« Anthologie de la connerie militariste d’expression française », vol. 2, choix établi par Lucien Séroux, 18 x 18, AAEL, BP 32334, 31023 Toulouse Cedex 1, 287 pages, 13 euros.

 

Milieux libres. Tony Legendre retrace deux expériences de vie communautaire, celle de Vaux (Aisne), qui se déroula de 1902 à 1907, et celle de Bascon (Aisne) qui connut sous différentes formes une existence plus longue (1911-1951). Au début du XXe siècle, certains anarchistes, doutant de l’imminence d’une révolution sociale, avaient ainsi décidé de vivre le communisme libre tout de suite. Les difficultés rencontrées (désaccords personnels, parasitisme de certains, absence d’affinités réelles, tendances autoritaires se révélant) sont à la fois le fruit de l’environnement social et de la difficulté de vivre moralement en anarchiste, du jour au lendemain. Les mêmes travers se retrouveront dans les communautés post-68. Celle de Bascon, qui se transformera assez rapidement en colonie naturiste et végétalienne, reste très ouverte sur l’extérieur et nombre de « personnalités » la visiteront ou y séjourneront. Outre un cahier de 8 pages de photographies, cet ouvrage nous offre en annexe un important recueil de lettres, articles et témoignages sur le sujet. Historique et riche d’enseignements…
« Expériences de vie communautaire anarchiste en France », Tony Legendre, 14 x 21, Les Editions libertaires, Saint-Georges-d’Oléron, 164 pages, 15 euros. Courriel.

 

Père Peinard. Le 24 février 1889, l’anarchiste Emile Pouget lance un journal qui va marquer les mémoires par son style coloré et populaire, mêlant l’argot parisien et les créations imagées de son rédacteur. Un succès de propagande assez unique… La sélection d’articles, présentés chronologiquement, permet de constater l'évolution de l'anarchisme français vers le syndicalisme, à travers des événements comme le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats à la dynamite et l'affaire Dreyfus. C’est également un formidable reportage sur la condition ouvrière de l’époque. Mais les attaques contre les « capitalos », les « vautours » (propriétaires), les « endormeurs » (journalistes…), les « ratichons » (curés) et les « galonnards » (militaires), sans oublier les « bouffe-galette » du « Palais-Bourbeux » restent très actuelles et on se surprend parfois à songer à tel ou tel fait, à certains hommes politiques modernes. Vraiment très « espatrouillant » !
« Le Père Peinard. Journal “espatrouillant”. Articles choisis (1889–1900) », Emile Pouget, 12 x 19,5, Les Nuits rouges, Paris, 384 pages, 18 euros. Courriel.

 

Evolution, révolution. Ces termes sont souvent jugés contradictoires, et pourtant… pour Elisée Reclus ce ne sont que deux actes successifs d’un même phénomène qu’il analyse. Se démarquant d’une vision linéaire du progrès, il nous avertit que les « révolutions ne sont pas nécessairement un progrès » et que les « évolutions ne sont pas toujours orientées vers la justice ». Prophétique, en 1898, Reclus affirme qu’« il faut se méfier non seulement du pouvoir déjà constitué, mais encore de celui qui est en germe ». L’émancipation des travailleurs ne peut donc être l’œuvre d’un gouvernement ou d’un parlement, mais des travailleurs eux-mêmes. Il est essentiel de détruire toute forme de domination qu’elle soit politique, sociale, économique ou interpersonnelle. Et veillons à ce que le chiendent autoritaire ne repousse pas.
« L’Evolution, la révolution et l’idéal anarchique », Elisée Reclus, 12 x 18,5, Editions Labor, coll. Quartier libre, Loverval (Belgique), 153 p., 13 euros. Courriel.

 

Panthères noires. L’histoire des Black Panthers étant trop peu connue en France et souvent encombrée de clichés, on ne peut que se réjouir de la publication du livre de Tom Van Eersel et de l’indispensable éclairage qu’il apporte. Ce mouvement s’inscrit dans une perspective d’autodéfense de la communauté noire, aussi bien culturelle (retrouver sa dignité et son histoire), sociale (lutter contre la misère) que physique (faire face au racisme de la police américaine). En quelque sorte une lutte de libération nationale qui n’oublie pas les revendications sociales. On peut, en revanche, ne pas apprécier l’organisation militaire et ne pas partager le culte de l’uniforme et des armes, la violence du langage (qui se révèlera un piège). Une violence assez symbolique face à celle bien plus conséquente de l’Etat fédéral et de son bras armé, le FBI. Ainsi qu’il en avait été dans les années 20 avec les IWW, dans les années 40 avec le Parti communiste, le mouvement sera détruit dans les années 70 par une effroyable campagne de calomnies, d’infiltrations, de provocations, d’assassinats et de procès arbitraires. C’est le second intérêt de ce livre : nous montrer la démocratie américaine à l’œuvre !
« Panthères noires, histoire du Black Panther Party », Tom Van Eersel, 13 x 20, Editions L’Echappée, coll. Dans le feu de l’action, Paris, 159 p. Courriel - Site Internet.

 

Dieu et l’Etat. Quels sont les processus de mensonge et de crédulité qui ont conduit la majorité des populations à subir exploitation, guerres et misère au profit d’une minorité de nantis ? La religion ! Source d’esclavage, elle a servi à asseoir toutes les autorités temporelles. Et si cela ne suffit pas, la violence et l’injustice entrent en jeu. « Si Dieu est, l’homme est esclave ; or l’homme peut, doit être libre, donc Dieu n’existe pas. » Répondant à Voltaire, Bakounine tonne : « Si Dieu existait réellement, il faudrait le faire disparaître. » Ses paroles résonnent étrangement dans notre monde actuel où l’obscurantisme et les religions reprennent du poil… de la bête, menaçant quotidiennement nos libertés. Bravo aux Editions Labor d’avoir réédité ce plaidoyer matérialiste et rationaliste, classique de l’athéisme et de l’anarchisme.
« Dieu et l’Etat », Michel Bakounine, 12 x 18,5, Editions Labor, coll. Quartier libre, Loverval (Belgique), 139 p., 15 euros. Courriel.

 

Visite des églises. Jocelyn Bézecourt, animateur du site Athéisme.org, nous invite à une balade qui sort de l’ordinaire : découvrir, dans les lieux de culte catholiques de Paris, les traces du vivace ressentiment contre les épisodes révolutionnaires de 1789, 1848 et 1871. « Tableaux, fresques, plaques commémoratives, mosaïques et statues, tout est bon pour instiller au fidèle la phobie de la révolte et le conserver dans la soumission aux puissants. Ainsi, parmi les 137 églises visitées, plus du quart s’inscrivent dans une stratégie fondée sur la réécriture de l’Histoire. » L’Eglise, dans son souci d’expiation, semble avoir été rejointe par… la Mairie de Paris qui a profité du bicentenaire de 1989 pour louer les prêtres réfractaires, le dauphin et les conspirateurs contre la République. Suivez le guide !
« Une autre visite des églises de Paris. L’Eglise catholique contre les révolutions françaises et la laïcité. 1789-1905 », Jocelyn Bézecourt, 14 x 20,5, Couleur locale éditions, Besançon, 113 p., 10 euros. Site Internet.

 

Racaille ! Voilà un petit ouvrage de moins de cent pages, sur les événements de l’automne 2005, qui remet bien les pendules à l’heure. Oui, la révolte des banlieues est le fruit de la désintégration du tissu social (disparition des solidarités et des cultures orales au travail, dans le quartier…), de la précarisation et de la marchandisation généralisées, de la relégation urbaine, de la ségrégation ethnique et du renforcement du contrôle étatique (police, médias, prison…). Non, nulle élection ne « mettra fin à la désintégration urbaine et rurale, à la misère psychologique et culturelle, à la manipulation des foules solitaires, (…) à l’exode et à la délocalisation mondiales des individus, à la falsification de l’air, (…) de l’eau (…), de la nourriture… » Seul espoir : que l’extension du salariat flexible et précaire provoque la naissance de formes de lutte autonomes et de pratiques autogestionnaires. Et l’on en voit déjà poindre les premières pousses. A lire de toute urgence !
« C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! A propos de la révolte de l’automne 2005 », Alèssi Dell’Umbria, 12 x 18,5, Editions L’Echappée, coll. Dans la mêlée, Paris, 95 p. Courriel - Site Internet.

 

Nous fûmes les rebelles… Belgrado Pedrini (1923-1979) est un anarchiste de la région de Carrare. Il a participé très jeune à la lutte contre le fascisme aux côtés de partisans anarchistes. En 1945, refusant de déposer les armes, il est condamné pour des faits remontant à 1942 (expropriations et meurtre de policiers). Il ne sort de prison qu’en 1974 et continue à défendre les idées anarchistes. Ce texte est une autobiographie partielle publiée en italien en 2001.
« Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigands », Belgrado Pedrini, Mutines Séditions, Nancy, 144 p., 6 euros. Chèque à l’ordre de Cette semaine. Adresse : Cette semaine, BP 275, 54005 Nancy. On peut aussi le lire ou le télécharger sur le site Internet - Courriel.

 

Premier Mai. La réédition de l’ouvrage de Maurice Dommanget (1888-1976) doit être saluée comme il se doit. Parcourir l’histoire de ce jour si particulier, c’est partir à la découverte de l’histoire social de la fin du XIXe siècle aux années 70. C’est remonter aux origines, les luttes lointaines pour la limitation du temps de travail et ce funeste 1er mai 1886 à Chicago. Jour de combat ou morne défilé, interdit ou officiel et cérémonieux, fête des travailleurs ou du travail, tristes 1er Mai de guerre ou glorieux 1er Mai des conquêtes sociales, de joie ouvrière… Un important travail de recherche a permis à l’auteur de faire vivre comme un être humain ce jour si chargé de symboles, très complètement pour la France, de façon plus parcellaire pour d’autres pays. Reste donc à compléter et à poursuivre ce magnifique travail d’érudition prolétarienne…
« Histoire du Premier Mai », Maurice Dommanget, 15 x 21, Editions Le mot et le reste, coll. Attitudes, Marseille, 550 p., 25 euros. Courriel - Site Internet.

 

RENCONTRES-DÉBATS

Merlieux, 29 juin. Rencontre-débat à la bibliothèque sociale (tél. : 03 23 80 17 09), 8, rue de Fouquerolles, Merlieux (Aisne), sur les expériences de « milieux libres », avec Céline Beaudet, Tony Legendre (« milieux libres anarchistes de l’Aisne »), Dominique Petit (« milieux libres des Ardennes : Aiglemont »).

Paris, juillet. Au cours du mois, la bibliothèque La Rue sera ouverte tous les samedis de 15 h 30 à 18 heures au 10, rue Robert-Planquette, 75018 Paris (M° Blanche ou Abbesses, tél. : 01 42 23 32 18). Au programme, à 16 heures, projection de vidéocassettes : 8 juillet, « Un autre futur » (1re partie) ; 15 juillet, « Un autre futur » (2e partie) ; 22 juillet, « Ortiz, général sans Dieu ni maître » (1re partie) ; 29 juillet, « Ortiz, général sans Dieu ni maître » (2e partie) ; 5 août, « Espagne 36 : révolution autogestionnaire ».

Paris, 1er juillet. Il y a soixante-dix ans… la révolution espagnole. Pour fêter cet anniversaire, la CNT organise une journée de festivités au 33, rue des Vignoles, 75020 Paris. De 11 heures à 15 heures, présentation du film « Un autre futur » par un des coréalisateurs (Aimé Marcellan), puis diffusion de celui-ci. De 15 heures à 19 heures, conférences-débats : « 1936 et la situation internationale », « Autogestion ouvrière et collectivisations agricoles », « La CGT-SR et la révolution espagnole », « L'actualité de la révolution espagnole ». A partir de 19 heures, jusqu’à 22 heures : concert, avec Serge Utgé Royo et Red Riot. Tables de presse, expositions d'affiches et journaux, barbecue rouge et noir le soir. PAF : 3/5 euros. Courriel - Site Internet.

Toulon, 7 juillet. Le groupe Nada de la Fédération anarchiste organise une projection-débat sur « Espagne 1936 : il était une fois la révolution », à 20 h 30, à La Salle, 223, avenue Henri-Poincarré (quartier La Rode). Table de presse, apéro et entrée libre…

 

CONCERT, FÊTES, CAMPING…

Saint-Claude, 1er juillet. A 21 heures, concert en soutien à l’Infokiosk avec les Konkasseurs (anarchopunk local) et Bloody Fingers (punk enragé Besak) au Coffre-Fort, rue de Bonneville, Saint-Claude. Courriel.

Vindrac (Tarn), 1er juillet. Le Collectif des objectrices et objecteurs tarnais (COT) organise une fête antimilitariste à La Curade, près de Vindrac (entre Cordes et Montauban). A l'affiche : des films antimilitaristes, du théâtre (« Les Guerriers », par la Compagnie Koikadi), de la musique (La Marmaille, A bout d’souffle, Prisca, Maika), des stands et une exposition d’affiches. Renseignements : COT, rue Pasteur, 81130 Cagnac-les-Mines (tél. : 05 63 38 39 55). Courriel - Site Internet.

Camping libertaire, 23 au 30 juillet. L’Organisation communiste libertaire (OCL) et Offensive libertaire et sociale (OLS) organisent un camping commun dans l’Ariège (à Eychenat, sur la commune de l’Esplas-de Sérou). Ouvert à toutes et à tous, il se veut espace de dialogues, de rencontres et d'échanges… Un débat est prévu chaque soir, vers 20 h 30. Les journées offrent de vastes temps libres que chacun(e) occupe à sa guise. Les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes. Tarifs journaliers selon les revenus mensuels (de 5 à 18 euros). OCL, c/o Egregore, BP 1213, 51058 Reims Cedex - tél. : 03 26 82 36 16 - courriel. OLS, c/o Mille Bâbords, 61, rue Consolat, 13001 Marseille - tél. : 06 77 54 39 74 - courriel.

Saint-Amant (Puy-de-Dôme), 28 au 30 juillet. A l’occasion de l’anniversaire du Front populaire et des dix ans de son installation à Saint-Amant-Roche-Savine, la troupe Jolie Môme vous invite au festival La Belle rouge. Seront présents : le Cabaret d'urgence et ses invités ; la chanson enragée et le théâtre de comptoir des Ongles noirs ; l'imbroglio politico-judiciaire d'Elf La Pompe Afrique, raconté par ses protagonistes (et par Nicolas Lambert) ; le voyage musical et résistant de la pianiste Gaëlle Thery ; l'épopée légère et bondissante, les combats à l'épée et à l'alexandrin de La Botte secrète de Dom Juan et encore ; « Ni vieux ni traîtres », présenté par Pierre Carles, Georges Minangoy et les protagonistes du film ; des courts métrages, des surprises… Renseignements : 01 49 98 39 20. Programme détaillé à télécharger, possibilités d'hébergements, etc., sur le site Internet. Courriel.

 

DIVERS

CD antirépression. En solidarité avec les inculpés de la lutte anti-CPE à Caen, les squatteurs(ses) de La Mauvaise Herbe (7, rue de la Masse, près du CHR), ont réalisé une compile de dix-huit titres. On peut la commander (prix : 5 euros ou plus, port compris) à Un autre futur, 41, rue Pierre-Gringoire, 14000 Caen (chèques à l’ordre de SIA, avec la mention « soutien aux inculpés » au dos). Plus d'infos.

Réédition. Alternative libertaire vient de rééditer la brochure « L’Insurrection algérienne et les communistes libertaires » (64 pages, 7 euros). Elle comporte les témoignages de Georges Fontenis (Fédération communiste libertaire, FCL), Léandre Valéro (Mouvement libertaire nord-africain, MLNA), Guy Bourgeois (Groupes anarchistes d’action révolutionnaire, GAAR), Denis Berger (Voie communiste) et de nombreuses photos dont certaines inédites, ainsi que des reproductions du « Libertaire » de l’époque. Pour la commander en ligne. Courriel - Site Internet.

Perspective libertaire. Un site où l’on peut télécharger ou commander des brochures anarchosyndicalistes et anarchistes révolutionnaires, essentiellement de la CNT-AIT. On y trouve par exemple : « Les élections professionnelles contre le syndicalisme », « Les prud’hommes ne défendent pas les travailleurs, ils les jugent ! », « Bakounine, fondateur du syndicalisme révolutionnaire », « Anarchosyndicalime et autonomie populaire », etc. Courriel - Site Internet. [Ces adresses ne sont plus valides (mars 2011).]

 

REVUES

« Réfractions ». Avec ce n° 16 titré « Les enfants, les jeunes… c’est l’anarchie ! », la revue s’attache à décortiquer la peur des enfants. « Peur de l’enfant qui est en nous et qui risque de ressurgir, une peur qu’on tente de conjurer par l’alliance de la psychologie, de la police et de l’éducation. On évoquera, bien sûr les problèmes des “cités” : immigration, mixité. Ainsi que la répression qui s’abat sur les plus fragiles : les enfants sans papiers. Quelle est la part des véritables problèmes et des projections ? » Sommaire complet sur le site, en vente au prix de 12 euros. Courriel - Site Internet.

« Divergence ». Le deuxième numéro de cette revue à visée internationale est en ligne. Articles en français et en anglais, et deux dossiers. L’un traitant de l’économie, l’autre du mouvement anti-CPE en France. Mais aussi : « Bush and the Law », « The Monde Libertaire and the trial of Fatima », « Islam, l’autre face de l’Occident ? » (débat sur l’Islam et sa place dans les affrontements militaires comme culturels). Site Internet.

« Cause commune ». Le journal (n° 10) de la Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC, Québec ) vient de sortir. Au sommaire : « Parc national à vendre », « Charest contre les pauvres », « L’anarchie de A à Z : “J” comme justice ! », « La brutalité policière frappe encore », « La Régie du logement ou l’agence de recouvrement des proprios ? », « Sur les lignes : chronique syndicale »… On peut le télécharger au format pdf. Courriel - Site Internet.

« Anartiste ». Le huitième numéro de cette revue « ouverte sur les expressions artistiques et sur l’anarchisme » bénéficie de la collaboration de Carole Rieussec et de Serge Pey, et comporte un texte de Devande à propos d’une rencontre avec Julien Blaine. Bruno Daraqui, quant à lui, nous fait partager son rapport à l’œuvre de Gaston Couté, tandis qu’Archibald Zurvan livre un historique de la laïcité. Sans oublier une nouvelle de Michel Debray, une biographie d’Enrico Baj par Felip Equy et des notes de lectures. De nouveaux collaborateurs graphiques (Elen Capucine, Hurel, Didier Chenu, Willi) accompagnent également ce numéro. En vente à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, 75011 Paris, au prix de 6 euros. Courriel.

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