Janvier 2013

PUBLICATIONS

Non, l'émeute n'est pas une création récente et spécifique aux cités déshérités et en déshérence. Le Goût de l'émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Epoque » (L'Echappée, coll. Dans le feu de l'action, 206 p., 17 euros) d'Anne Steiner nous le rappelle avec force et justesse. C'était au temps où les manifestations – alors illégales – n'étaient pas pacifiées (traînes-savates, disent certains) et contrôlées par leurs organisateurs, où la juste colère des ouvriers et de la population s'adressait aux policiers, au mobilier urbain, brûlant tramways ou bus, dévastant les maisons des exploiteurs et des affameurs. Les forces de l'« ordre » n'étaient pas plus « pacifiées » et la cavalerie chargeait à coups de sabre la foule, tuant et estropiant sans compter. Cinq épisodes sont ainsi relatés : la grève des terrassiers (Draveil-Vigneux, 1908) ; la révolte des boutonniers (Oise, 1909) ; la manifestation pour venger Francisco Ferrer (Paris, 1910, biographie) ; la colère du faubourg Saint-Antoine (1910) ; la volonté d'empêcher l'exécution de Liabeuf (1910), ouvrier « massacreurs d'agents » (sic), victime de la police des mœurs. A cette époque, la presse et les politiques jetaient l'opprobe sur le trimardeur, l'ouvrier alcoolique, le fainéant qui revendiquait, l'apache criminel, etc. Plus près de nous, il s'agit du jeune, de l'Arabe, du Noir… mais ce sont toujours les pauvres, les chômeurs, les « classes dangereuses » qui sont dans le viseur. Et la police, si elle oublie momentanément les massacres, tue toujours, et cela avec une impunité certaine. Ainsi que le démontrent ces « Chroniques des luttes contre les crimes racistes ou sécuritaires, contre la hagra policière et judiciaire des années 1970 à aujourd'hui » : Rengainez, on arrive ! (Libertalia, 161 p., 12 euros) de Mogniss H. Abdallah. A la fois récit historique, enquête militante, bilan critique, cet ouvrage aborde de façon documentée et étayée de multiples thèmes : crime raciste contre crime sécuritaire, la difficile mobilisation sur la durée, les tentations communautaires et de repli sur soi, les récupérations politiques, le dépassement du soutien local, la nécessité de s'organiser de façon autonome tout en préservant les alliances possibles, les moyens de populariser la lutte (chansons, théâtre, journaux…), l'appropriation du combat judiciaire, l'agitation de « spectres » (voyoucratie et islamisme, entre autres) pour fausser la compréhensions des faits… pièges et difficultés sont ainsi mutiples. On sourit amèrement à l'évoquation de Me Gilbert Collard, défendant mal – mais comment s'en étonner aujourd'hui – les familles réclamant justice, et des belles carrières de certains « professionnels de l'antiracisme ». L'attitude passée du Parti socialiste – s'inscrivant dans la continuité répressive des gouvernements de droite – et celle du Parti communiste, soit bon gérant de la sécurité municipale, soit surfant sur la vague « patriotique », malgré la mobilisation réelle et sincère de nombre de leurs militants, doivent nous servir d'avertissements avec le retour de la gauche au pouvoir (d'ores et déjà on ne constate nulle rupture dans la « chasse aux Roms » !). Georges Clemenceau, républicain radical dans l'opposition, devint le « premier flic de France » comme président du conseil (1906-1909, lire ci-dessus) et la tête de Turc préféré d'un journal satirique. Avec Henri Fabre et le combat anarchiste des « Hommes du Jour » (1908-1919) (Les Editions de Champtin, 136 p., 10 euros), Nathalie-Noëlle Rimlinger rend hommage à son grand-oncle qui créa avec Victor Méric (1876-1933, biographie sur Wikipédia), signant ses papiers Flax, et le dessinateur Aristide Delannoy (1874-1911) un périodique à la verve libertaire qui, chaque semaine, publiait le portrait et la biographie d'un contemporain. Tendre avec les proches, dur avec les grands. Les procès, en conséquence, ne se firent pas attendre (ainsi que les amendes et les peines de prison) et assurèrent en quelque sorte son succès. Si Clemenceau fut leur principale cible, ils n'en oublièrement pas pour autant les « bandits en uniforme » (militaires), dénonçant ainsi le colonialisme, les politiques (y compris le socialiste Jaurès) et le parlementarisme (le candidat du journal en 1910 était un gros porc, le « citoyen Chonoc »). François Gaudin replace l'aventure dans son contexte historique et présente ses divers protagonistes. La reproduction du numéro spécial de Noël 1910 nous fait ensuite découvrir l'aspect plus littéraire des Hommes du jour en nous donnant à lire des textes d'Emile Verhaeren, Léon Werth, Jehan Rictus, Charles-Louis Philippe, Marguerite Audoux… D'autres extraits et les souvenirs de journaliste de Fabre (1876-1969) complètent cette évocation. On peut retrouver sur Gallica la collection des deux cents six premiers numéros (modes image et texte), parus de 1908 à 1911. Elisée Reclus. Lettres de prison et d'exil (A la frontière, 159 p., 12 euros), de Federico Ferretti, nous fait partager la correspondance entretenue par le géographe anarchiste (biographie) avec son éditeur Pierre-Jules Hetzel de 1867 à 1881. Elle concerne la publication d'Histoire d'un ruisseau (1869) et d'Histoire d'une montagne (1880) (lire « bibliographie chronologique » [pdf 266 Ko] parue dans Itinéraire n° 14/15), conçus dans « le souci reclusien de travailler à la construction d'un savoir “pour tous”, tout en maintenant une rigueur scientifique ». Républicain modéré, Hetzel soutient moralement et financièrement Reclus lors de son emprisonnement après la Commune, et œuvre aussi à sa libération. En tant que géographe, l'auteur souligne les apports « de la démarche reclusienne à l'école française de la géographie humaine » et son « approche problématique qui tient toujours compte de la complexité des phénomènes ». On s'aperçoit par ailleurs que les deux correspondants sont très conscients de l'intérêt des illustrations – « entièrement neuves », réalistes, dans l'esprit de l'écrit… –, de la nécessité de réactualiser les informations, de ne pas augmenter le prix des volumes pour ne pas pénaliser les acheteurs les plus modestes, d'aller sur le terrain pour vérifier une donnée. L'un est le conseiller scientifique de l'autre qui, premier lecteur, contribue par ses remarques au travail commun. Et épaule l'auteur quand celui-ci s'inquiète de l'insuccès dans un premier temps de cette littérature coincée entre « fantaisie » (style romancé) et « pensée » (connaissance scientifique). A Saint-Martin, ville de 5 000 habitants en voie de dévitalisation, une équipe municipale a été élue qui… respecte ses promesses électorales et laisse ses pouvoirs à un centre communal d'autogestion (CCA) chargé de gérer la commune. Comment créer un élan pour impulser cette auto-administration, résoudre ensemble les problèmes qui se posent, décider d'un budget, réduire la pauvreté, régler les litiges, organiser les approvisionnements, valoriser les potentialités locales, constituer un système de santé solidaire, réformer l'école, recréer des activités autocentrées, remettre en question les notions d'argent, de propriété, de productivité, de croissance, etc. ? C'est à cet exercice de politique-fiction que nous convie La Commune libre de Saint-Martin. Une expérience communale du XXIe siècle (Les Editions libertaires, 261 p., 13 euros) de Jean-François Aupetitgendre. Chaque chapitre aborde un sujet et propose une façon de résoudre les difficultés. Certes l'initiateur de la démocratie directe demeure le pivot central, sa présence est continuelle et son aura quelque peu charismatique (attention, « leader bien aimé », danger !), le maintien des institutions communales ressemble un peu trop au dépérissement programmé de l'Etat, l'absence de réaction sur une si longue période des instances de contrôle étatique assez peu crédible, mais c'est un roman plutôt convaincant, jamais dogmatique, bien écrit, le genre de livre qu'on ne peut pas lâcher avant de l'avoir terminer. Changer la société, il en est aussi question dans Incontrôlables (Editions antisociales, 200 p., 12 euros) de Bruno Deiana. Là, ce n'est pas tant le consensus qui est recherché mais la révolte qui s'exprime. Un long cri de rage, aux accents céliniens, contre la société inégalitaire, coercitive, qui condamne à la misère, économique et morale, assassine les pauvres, contre le monde marchand, la propriété, la police, la justice, la religion… La structure rythmique de ce « poème » amer semble calquer sur le rap : « A quand le réveil ? L'étincelle ? Faudra-t-il attendre que des énergumènes de son acabit – de son gabarit – se bougent pour que ça bouge ? Que ça pète ! Hein ? Les citéens en première ligne, au casse-pipe, pendant que vous, tranquilles, continuerez à gratter pour vos miches en vous prostituant – pour pas cher – aux marchands, c'est ça la vie ? La vôtre ? » Une horde sauvage se lève alors et tue les riches ; après tout peut commencer… « La passion de la destruction est en même temps une passion créatrice », disait le camarade Bakounine (lire à ce sujet le commentaire de Jean-Christophe Angaut). C'est à un périple hors norme que nous invitent Ab irato et Georges-Henri Morin avec ces Carnets oubliés d'un voyage dans le temps. Albanie, 1987 (67 p., 12 euros). Deux mois dans un monde étrange, replié sur lui-même, citadelle assiégée d'une dictature communiste à la sauce maoïste… Grisaille, paranoïa ambiante (du régime comme de la population), surveillance constante (tout concierge rend compte à la Sigurimi, la sinistre police politique), présence policière permanente, pénuries alimentaires, délabrement général, rues désertées, blockhaus sur la côte, photographies dans les musées gommées d'un responsable devenu traître, parias (anciens collaborateurs des Italiens pendant la guerre ou descendants de ceux-ci) sont au rendez-vous. Ainsi que la poésie et l'humour du narrateur qui nous gratifie de phrases superbes : « nous voyageons au pays des frontières innombrables », « il est dommage qu'aucune vitrine ne célèbre cette fabrication du factice, l'unique réalisation effective du régime », « après avoir été des fantômes, nous voici voyageurs surgissant d'un monde inconnu », « sachant, chacun adopte l'ignorance comme mode de connaissance ». Une des premières révoltes populaires contre le système marxiste-léninisme fut celle des marins, soldats et ouvriers de la base navale de Kronstadt (Saint-Pétersbourg) en mars 1921. Ayant considérablement remanié son premier ouvrage (paru en 1972), enrichi par de nombreux apports (grâce, entre autres, à l'ouverture des archives russes), Alexandre Skirda nous offre avec Kronstadt 1921. Prolétariat contre dictature communiste (Les Editions de Paris - Max Chaleil, 376 p., 23 euros) ce qui sera sans doute la somme définitive sur cet événement. Fers de lance de la révolution de 1917, les insurgés se sont soulevés contre la captation du pouvoir par Lénine et sa clique, selon le mot d'ordre « Tout le pouvoir aux soviets et non aux partis ». Ils furent réprimés, exécutés sans pitié, odieusement calomniés… sous la direction de Léon Trotski, « ministre » de la guerre et commandant en chef de l'Armée rouge. L'auteur retrace ainsi l'historique de la citadelle, la période révolutionnaire, le régime bolchevique, l'insurrection, les suites du mouvement et ses diverses interprétations.

 

RÉUNIONS-DÉBATS

Bagnolet, 5 janvier. Projection du documentaire Anarchroniques (85 min, 2011), de Karine Rosso et Fernando Garcia Blanes, et discussion sur l'actualité des luttes libertaires au Québec. A 18 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni). Pour s'inscrire à la lettre d'info.

Saint-Denis, 6 janvier. De 15 à 17 heures, « Dimanches au musée » avec la Dionyversité : conférence-débat de Marie-Mélodie Delgado à propos du « Cirque ». Rendez-vous au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, 22 bis, rue Gabriel-Péri (M° Porte-de-Paris ou RER D). Entrée libre. Site Internet.

Rouen, 7 janvier. Projection des Sentiers de l'utopie (2011), d'Isabelle Fremeaux et John Jordan, et débat à 20 h 30, à La Maladrerie, 52, rue Bouquet. Site Internet.

Saint-Denis, janvier. Les cours de la Dionyversité ont lieu de 19 à 21 heures à la Bourse du travail, 9, rue Génin (métro ligne 13, station Porte-de-Paris). Cycle « Croissance, énergie, population, technologie… » : le 8, « La décroissance », avec Jean-Luc Pasquinet ; le 15, « Nucléaire, arrêt immédiat », avec Jean-Luc Pasquinet ; le 22, « Le déferlement technologique », avec Michel Tibon-Cornillot ; le 29, « Energie et population mondiale, tendances pour le siècle », avec Michel Culus. Site Internet.

Lille, 9 janvier. Projection-débat à 20 heures du documentaire Harlan County (103 min, 1976), sur une grève de mineurs américains aux Etats-Unis dans les années 1970. L'Insoumise (bouquinerie occupée), 10, rue d'Arras (M° Porte-de-Douai).

Lyon, 9 janvier. Le collectif rhodanien de soutien aux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes organise la projection du documentaire Au cœur de la lutte, de Christophe Kergosien et Pierrick Morin, puis débat. A 19 h 45, librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Site Internet.

Marseille, 9 janvier. A 18 heures, débat organisé par la commission bibliothèque de Mille Bâbords et Offensive sur le n° 35 de cette revue : « Prolétariat : une affaire classée ? ». Mille Bâbords, 61, rue Consolat, Marseille 1er. Site Internet.

Bagnolet, 11 janvier. Ciné-club à partir de 19 heures : « Les hobos : quand la guerre de classe prenait le train ». Projection de Wild Boys of the Road (98 min, 1933, VOST), de William A. Wellman ; puis de L'Empereur du Nord (120 min, 1973, VOST), de Robert Aldrich. Infos complémentaires. Le Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Montreuil, 11 janvier. Lecture-performance de Blackout de Nanni Balestrini, long poème épique sur la saison des révoltes des années 1970 en Italie (voix : Jérôme Richer ; contrebasse : Vincent Bertholet) à l'occasion d'une nouvelle publication de Nous voulons tout chez Entremonde. Le spectacle sera suivi d'un repas à prix libre en soutien aux éditions. A 20 heures, à La Parole errante, 9, rue François-Debergue (M° Croix-de-Chavaux).

Marseille, 12 janvier. A 17 heures, causerie avec Michel Sahuc et le groupe FA de Montpellier : « Quelle économie anarchiste ? ». Au local du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA), 50, rue Consolat, Marseille 1er. Courriel : cira.marseille(at)free.fr - site Internet.

Lyon, 12 janvier. Le Cedrats et la librairie La Gryffe ont programmé un « Atelier de réflexion et d'échanges 2012-2013 », série de rencontres concernant le syndicalisme qui se tiendront le samedi de chaque mois, à 15 heures, alternativement dans les locaux des deux structures. Ce mois-ci, « L'éclatement syndical (1980-1990) », coordonné et présenté par Sophie Béroud à la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe, Lyon 7e. Tél. : 04-78-61-02-25 - site Internet.

Lille, 16 janvier. « La crise, quelle crise ? », discussion autour de la revue internationale sur la crise (textes d'analyse sur la Grèce, l'Italie, l'Espagne et la France). A 20 heures, L'Insoumise (bouquinerie occupée), 10, rue d'Arras (M° Porte-de-Douai).

Paris, 17 janvier. A partir de 19 heures, Nathalie-Noëlle Rimlinger, auteure de Henri Fabre et le combat anarchiste des « Hommes du Jour » (1908-1919) (Les Editions de Champtin), avec la collaboration de François Gaudin, présentera son ouvrage au Magique, 42, rue de Gergovie, Paris 14e. Puis lecture des auteurs publiés dans le livre et, entre autres, de « Dépaysement au quotidien », textes de Maurice Rollinat.

Paris, 17 janvier. Dominique Vidal présentera à 19 heures son ouvrage Le Ventre est encore fécond (Libertalia) à la librairie Tropiques, 56 et 63, rue Raymond-Losserand, Paris 14e. Site Internet.

Castelnaudary, 18 janvier. « Que se passe-t-il vraiment en Grèce ? Laboratoire du pire, mais aussi d'alternatives solidaires », soirée rencontre-débat animée par Yannis Youlountas. A 19 heures, Quai n° 10, 10, quai du Port. Sur place, petite restauration possible : assiettes grecques à partager dans une ambiance musicale de rebétiko.

Paris, 18 janvier. Soirée « Russie : du rouge au noir », organisée par la revue Offensive au café associatif La Commune, 3, rue d'Aligre, Paris 12e. A 19 heures, repas ; et, à 20 h 30, discussion autour du dossier de ce n° 36. Site Internet.

Bordeaux, 19 janvier. Lecture théâtrale de La Vie de Marius Jacob, anarchiste et cambrioleur, à 20 h 30, Athénée libertaire, 7, rue du Muguet.

Lille, 20 janvier. Le groupe de la Fédération anarchiste vous convie, à partir de 15 heures, à un après-midi cinéma et débats autour de l'autogestion en actes. Centre culturel libertaire (CCL), 4, rue de Colmar. Table de presse et grignotage sur place.

Rouen, 21 janvier. A partir de 20 h 30, projection du documentaire Mémoire d'un saccage. Argentine, le hold-up du siècle, de Fernando Solanas, puis débat. A La Maladrerie, 52, rue Bouquet.

Lille, 23 janvier. Présentation de Métro, boulot, chimio. Débats autour du cancer industriel (Le Monde à l'envers) avec Tomjo, coauteur de l'ouvrage. A 20 heures, à L'Insoumise (bouquinerie occupée), 10, rue d'Arras.

Bagnolet, 23 janvier. A 19 h 30, projection du documentaire Douce France, la saga du mouvement beur (87 min, 1993), de Mogniss H. Abdallah et Ken Fero, histoire de luttes dans les quartiers populaires. Infos complémentaires. Le Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Montpellier, 24 janvier. Projection à 19 heures de Douze Hommes en colère (1957), de Sidney Lumet, puis débat organisés par Alternative libertaire. Full G, 5, rue des Ecoles-Laïques.

Amiens, 25 janvier. Le collectif libertaire d'Amiens organise à 20 heures une réunion publique intitulée « Etat critique » à l'espace Dewailly, 3, place Dewailly.

Bagnolet, 25 janvier. Discussion avec le collectif Tant qu'il y aura de l'argent (site) qui publie infos et analyses pour un décryptage révolutionnaire de la crise que traverse le capitalisme. « Tant qu'il y aura de l'argent, il n'y en aura pas pour tout le monde. » A 19 heures, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Marseille, 25 janvier. Discussion organisée par Offensive et ABC Marseille à l'occasion de la sortie du n° 36 de la revue Offensive (« La Russie, du rouge au noir », lire ci-dessous), à 19 heures, au Seul Problème, 46, rue Consolat, Marseille 1er. Informations complémentaires.

Montpellier, 25 janvier. Projection du film Squat, la ville est à nous, de Christophe Coello (94 min, 2011), à 20 h 30, au Centre Ascaso-Durruti, 6, rue Henri-René.

Paris, 25 janvier. Soirée vidéo à la librairie du Monde libertaire, à 19 h 30, avec la projection de Squat, la ville est à nous, de Christophe Coello, puis discussion. Au 145, rue Amelot, Paris 11e. Site Internet.

Perpignan, 25 janvier. Le groupe Puig Antich (CGA) organise à 18 h 30 une conférence-débat autour de la crise « sociale » en Europe, avec des membres de la CNT et de la CGT (Barcelone) et du groupe anarchiste catalan Negres Tempestes. A la librairie Infos, 2, rue Théodore-Guiter (près de la place des Poilus). Site Internet.

Saint-Jean-du-Gard, 25 janvier. Présentation à 19 heures du livre Incognito. Expériences qui défient l'identification (Nux-Vomica - Mutines Séditions), en présence des deux traducteurs. Bibliothèque-infokiosque, 152, Grand-Rue.

Rouen, 26 et 27 janvier. Festival du documentaire social et politique Bobines rebelles, organisé par la librairie L'Insoumise. A partir de 16 heures, projection d'Au prix du gaz, Disparaissez les ouvriers, Inventaire avant liquidation, De mémoires ouvrières, Le Chemin noir. Débats avec Jean-François Priester, Rémy Ricordeau et Jean-Pierre Levaray. Cinéma Omnia, 28, rue de la République. Informations complémentaires.

Bagnolet, 30 janvier. Discussion autour du livre de Mogniss H. Abdallah, Rengainez, on arrive ! (Libertalia), sur les moyens de lutter collectivement dans les quartiers populaires contre les formes de répression, d'exploitation et de gestion des populations. Infos complémentaires. A 19 h 30, au Rémouleur, 106, rue Victor-Hugo (M° Robespierre ou Gallieni).

Lille, 30 janvier. Conférence-débat « De la souffrance au travail ». Souffrance, harcèlement, risques psychosociaux au travail : des mots qui masquent l'exploitation. A 20 heures, à L'Insoumise (bouquinerie occupée), 10, rue d'Arras.

Toulouse, 30 janvier. A l'invitation du groupe Libertad de la Fédération anarchiste, Maurice Rajsfus présentera à 19 heures son livre Je n'aime pas la police de mon pays (Libertalia). Librairie Terra Nova, 18, rue Gambetta. Entrée libre.

 

 

FOIRE AUX LIVRES, COLLOQUE,
EXPOSITION, THÉÂTRE…

Louise Michel à Marseille. Commémoration de sa mort, le 9 janvier 1905, dans la cité phocéenne, avec la chorale La Lutte enchantée (site). Rendez-vous, le 10 janvier, à 18 h 30 au kiosque des Réformés, puis arrêt devant le Duc Hôtel (lieu de décès de Louise Michel), 19, boulevard Dugommier. Ensuite remontée de la Canebière et, par la rue Thiers, « on s'arrête devant les plaques de rue pour une action et des chansons ». Le 12 janvier, journée commémorative organisée par le collectif Nosotros et le ciné-club populaire, social et antifasciste de Marseille. A 11 heures, rendez-vous sur la Plaine, dépôt de gerbes et chants de la Commune au Duc Hôtel ; 12 heures, « apéro communard » sur la Plaine et repas à prix libre (tous les régimes alimentaires seront honorés) ; 14 heures, projection au Molotov, 3, place Paul-Cézanne, de La Commune de Peter Watkins (durée 4 heures, avec entracte). Popcorn, douceurs et boissons en vente sur place.

Métiers du livre. Le programme des rencontres des 12 et 13 janvier sur les métiers du livre (Appel 451, lire info) est disponible. Elles auront lieu à La Parole errante, 9, rue François-Debergue, Montreuil (M° Croix-de-Chavaux) et « y sont conviées toutes les personnes qui travaillent dans la chaîne du livre, tous les lecteurs et lectrices qui le souhaitent ». Le samedi, de 13 heures à 19 h 30, des présentations par différents intervenants des enjeux, des difficultés et des évolutions de leur métier seront suivies de discussions en assemblée. A partir de 19 h 30, « fiesta de libros » : repas, bar, tables de presse, concert et boum. Le dimanche, de 13 à 16 heures, interventions et discussions sur le numérique ; puis, de 16 à 19 heures : « Quelles perspectives communes ? ».

Théâtre. Le Festival international de théâtre anarchiste de Montréal (Fitam) recherche, pour sa huitième édition qui se déroulera les 21 et 22 mai 2013, des pièces de théâtre écrites en français ou en anglais portant sur le thème de l'anarchisme ou sur tout sujet s'y rapportant, c'est-à-dire contre toute forme de pouvoir, le capitalisme, la guerre, l'aliénation, le travail salarié… Il prendra aussi en considération les textes traitant, à partir d'une perspective anarchiste, de justice écologique, sociale et économique, de race, de classe et de genre. Date limite d'inscription : 20 janvier 2013. Les troupes et personnes souhaitant y présenter leurs œuvres doivent remplir le formulaire de participation disponible en ligne. Plus d'informations sur le site du festival. Courriel : anarchistefestival(at)yahoo.ca - adresse postale : Montreal International Anarchist Theatre Festival, CP 266, succ. C, Montreal, QC H2L 4K1, Canada.

Appel à contributions. La revue Dissidences envisage de consacrer un prochain numéro à un « bilan des recherches sur l'anarchisme dans ses différentes dimensions : circulation internationale de ce courant, renouveau idéologique dans la dernière période, pratiques culturelles développées dans les mouvements sociaux (aussi bien traditionnels que dans les luttes identitaires ou culturelles), mais aussi dans les représentations artistiques (cinéma, littérature, peinture, chanson, etc.). » Pour cela, elle lance un appel à contributions. Textes en français, anglais ou espagnol ; envoi d'un résumé (2 000 à 3 000 signes au maximum) avant le 31 janvier 2013 ; sélection des propositions courant février 2013 ; texte final, entre 25 000 et 30 000 signes, pour juin 2013. Informations complémentaires. Contacts : Georges Ubbiali (g.ubbiali[at]free.fr) ; David Berry (D.G.Berry[at]lboro.ac.uk) ; David Hamelin (david.hamelin[at]aliceadsl.fr).

Affiches politiques aux Invalides. La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) organise jusqu'au 24 février 2013 une exposition, « Colère, parole : affiche-action. Quand la politique s'écrit dans la rue », au Musée d'histoire contemporaine, Hôtel national des Invalide, cour d'honneur, Paris 7e (M° La Tour-Maubourg ou Varenne). Ouvert tous les jours (sauf fériés et 1er lundi de chaque mois), de 10 heures à 17 heures (prix d'entrée : 5 euros, tarifs réduit : 3 euros). « Avec plus de 150 documents, l'exposition dresse une généalogie de l'écrit urbain par le prisme des affiches texte, au cœur des révolutions qui ont façonné notre société » : de la Révolution française à aujourd'hui, en passant par la Commune de Paris, la Résistance, la Libération et Mai 68. Site de l'expo. N'oubliez pas que les affiches sont vivantes dans la rue et mortes au musée. Et si vous voulez voir des exemplaires plus spécifiquement libertaires, allez faire un tour sur le site Placard Ficedl. C'est permanent… et gratuit !

Autorité et liberté. Le groupe de recherche Interactions culturelles et discursives (EA 6297) compte organiser un colloque, les 26 et 27 septembre, à l'université François-Rabelais de Tours. Son thème : « Autorité et liberté : l'anarchie et le problème du politique ». « Expression particulière de l'idéal moderne d'émancipation, l'anarchisme s'est distingué dans l'histoire des idées politiques et sociales par sa critique radicale du politique en tant qu'organisation étatique de la sphère publique (…). Pourtant, l'histoire de l'anarchisme des XIXe et XXe siècles est traversée par une tension permanente entre le projet d'une organisation antiautoritaire et antiétatiste de la société (principe de liberté) et la nécessité d'utiliser la médiation politique-étatique comme forme d'action (principe d'autorité). » Lire « Argument du colloque » (pdf 180 Ko). Les personnes intéressées souhaitant présenter une communication sont priées d'envoyer leur proposition, un titre et un résumé d'environ 250 mots à Alfredo Gómez-Muller (alfredo.gomez-muller[at]univ-tours.fr) et à Jorge Cagiao y Conde (cagiao[at]univtours.fr) avant le 30 avril 2013. Langues du colloque : français, espagnol et anglais. Durée des communications : 40 minutes.

 

DIVERS

En vrac sur le Web (janvier). Rendons à César ce qui appartient à… Fragments d'histoire sur la gauche radicale. [Nouvelle adresse.] Le mois dernier en effet, nous indiquions la possibilité de télécharger et de lire plusieurs journaux anarchistes parus à la fin du XIXe siècle (lire recension), sans indiquer le ou les initiateurs. Un texte très documenté sur « Le mouvement anarchiste à Lyon (1880-1884) » accompagne ces titres. Le collectif né en juin-juillet 2012 se présente également et précise sa démarche, annonçant ses projets d'édition dont un mémoire de master sur l'autonomie politique (prochainement mis en ligne). D'ores et déjà une « fanzinothèque », contenant une dizaine d'ouvrages, est disponible. Pour compléter celle-ci, contact : octave(at)riseupt.net ou anaresel(at)gmail.com Un site, La Presse anarchiste, présente depuis longtemps (recension en 2005) de nombreuses publications libertaires, de toute époque, de diverses sensibilités, en partie (quelques numéros) ou avec une collection complète. La dernière perle de ce trésor : les fichiers pdf des premiers exemplaires du Peuple français (1 à 13, sans le n° 3). Cette revue (trente-six parutions de 1971 à 1980, article Wikipédia) souhaitait faire connaître à un large public l'histoire des classes populaires en France, puis à travers le monde, et fut une pionnière en ce domaine (Gavroche lui succéda, avec le même but, en 1981 mais disparut en avril 2011, après cent soixante-six numéros). Au sommaire du premier Peuple français : le colonialiste Jules Ferry, les croquants, l'exode de 1941, « La résistance populaire au coup d'Etat du 2 décembre », « Luttes et littérature populaire », « La paix romaine : 120 ans d'insurrections gauloises ». Publiée en 1897, avec une préface d'Elisée Reclus, la Bibliographie de l'anarchie de Max Nettlau (biographie) vient d'être mise en ligne sur Gallica. C'est un instantané de la presse, des ouvrages et de divers écrits du mouvement à la fin du XIXe siècle. L'Europe y tient une place prépondérante mais on y trouve également recensé des publications aux Etat-Unis, en Amérique du Sud, au Japon, en Afrique (Egypte, Tunisie, Algérie) et en yiddish. Le site offre la possibilité d'effectuer des recherches dans le document, divers modes d'affichage et de grossissement. Le Centre international de recherches sur l'anarchisme (CIRA) de Marseille édite comme les années précédentes un calendrier illustré. En 2013, les femmes libertaires en constituent le thème, avec entre autres Séverine, Luce Fabri, Sara Berenguer, Zenzl Müsham, Isabelle Eberhart, Andrée Leo, Virginie Barbet, Marie-Louise Berneri, Leda Rafanelli, Voltairine De Cleyre. Prix de l'exemplaire : 5 euros (+ 1,50 euro pour le port) ; les cinq : 20 euros (+ 3,30 euros de port). Règlement par chèque (encaissé après l'envoi du calendrier) à l'ordre du CIRA Marseille, à envoyer au 50, rue Consolat, 13001 Marseille. Une nouvelle maison d'éditions a vu le jour : Noir et Rouge. Fondée par d'anciens membres des Editions CNT-RP, elle se présente ainsi : « Anarchiste, sans aucun doute, mais ouverte à toute la pensée critique et subversive, donc pas forcément libertaire stricto sensu. Car tout ce qui peut aiguiser notre pensée nous intéresse. Notre soif de comprendre, d'analyser et de déchiffrer est sans fin ! Revisiter le passé ou observer le présent avec acuité participent de la même démarche antidogmatique. La pensée et l'action se conjuguent ensemble comme une praxis pour ne pas réciter, même si la lecture de Bakounine ou d'autres peut toujours nous enthousiasmer pour partir à l'abordage du vieux monde… et pas seulement en songe. » Et propose aux personnes intéressées de verser une souscription de 5 euros ou plus mensuellement pour lui mettre le pied à l'étrier, en échange ils recevront les publications à parution. Pour tout contact : Editions Noir et Rouge, 75, avenue de Flandres, 75019 Paris. La Mairie de Paris a mis à la disposition des internautes les différentes conférences qui se sont tenues sur la Commune de Paris (1871), de fin avril à fin juin 2011, à l'auditorium du Petit Palais. Divers sujets y ont été abordés : l'histoire politique, l'art, la démocratie, les femmes, la justice, les réactions contre, les étrangers, « mémoires » (différentes « lectures » de l'événement). Un formidable documentaire sur la « commune » de Notre-Dame-des-Landes a été réalisé par Jean-François Castell qui est resté sur place trois semaines en novembre-décembre pour réaliser de multiples entretiens. Notre-Dame-des-Luttes (52 min, Les Films du rocher) ne s'intéresse pas aux combats contre les forces dites de l'ordre, avec de belles images d'arbres noyés dans les gaz et les fumées, c'est plutôt, comme le slogan du producteur l'indique : « Une approche à hauteur d'homme… » Des gens, zadistes ou soutiens, s'expriment sur la lutte, leurs motivations, pourquoi ils sont là. Jeunes, vieux, chômeurs, actifs, retraités, urbains ou paysans, ils relatent une expérience inoubliable de solidarité, d'inventivité, de vie communautaire, d'échanges, de partages, d'un autre futur… non exempts de difficultés mais riches en émotions humaines. Ce film est visible sur le blog du collectif de lutte ou sur Rue89. Signalons également que le site de la ZAD (« tritons crêté-e-s contre béton armé ») donne journellement des infos et que Radio-Libertaire organise régulièrement des directs.

 

 

PÉRIODIQUES

Le hors-série du Monde libertaire (n° 47, janvier-février, 64 p., 5 euros, site) est essentiellement consacré à un dossier sur les Roms pour tenter de combattre l'ignorance et les préjugés : nomadisme, ethnicisation et identités multiples, quotidien précaire (journal de Marinelle), les clichés du racisme ordinaire, misère et délinquance… Avec de très belles photographies de Loran Conduche. Intéressant et bien fait mais on peut regretter le renvoi d'autres textes sur le même thème à une prochaine livraison. Un point sur les « révolutions » arabes avec l'« Emergence d'un mouvement anarchiste tunisien », le témoignage d'un libertaire syrien et l'nterview de membres du collectif lesbiennes-féministes Ba-Ham qui réunit des femmes iraniennes concluent ce bimestriel. Le Combat syndicaliste (n° 375, janvier, 12 p., 2 euros, site), quant à lui, fait son cinéma (« Arrêtons la figuration, devenons acteurs de nos vies ») avec plusieurs articles sur le sujet : développement des multiplexes en France, au risque de faire disparaître les petites salles qui restent encore et de mettre en péril la diffusion des œuvres originales ; Ken Loach, solidaire des salariés du nettoyage de Turin ; la novlangue des cabines de projection ; innovations technologiques et remise en cause du statut des projectionnistes dans les cinémas Gaumont (luttes et répression). A signaler également, un long entretien avec Mogniss H. Abdallah, auteur de Rengainez, on arrive (Libertalia), « chroniques des luttes contre les crimes racistes ou sécuritaires ». On trouve dans le dernier numéro d'Alternative libertaire (n° 224, janvier, 20 p., 2 euros, site), parmi de nombreux articles sur l'actualité des luttes (nucléaire, gaz et huiles de schiste, mal-logement, précarité au travail…), des infos syndicalistes (scission à la CNT, congrès de SUD-Rail), une double page historique sur l'insurrection anarcho-syndicaliste de janvier 1933 en Andalousie et une autre culturelle où l'on trouve des critiques du « postanarchisme » de Michel Onfray, de Crack Capitalisme (John Holloway) et des Carnets (1936-1947) de Victor Serge. Qu'est-ce qui a pris à la rédaction du Monde diplomatique (n° 706, janvier, 28 p., 4,90 euros, site) de faire paraître, parmi des articles d'analyse et d'enquête plutôt étayés et instructifs, une lettre de lecteur ressassant la propagande stalinienne la plus éculée à propos de Cipriano Mera ? Rappelons que, suite à la publication de ses Mémoires en français par les éditions Le Coquelicot, plusieurs notes de lecture furent publiées (Anarlivres, Monde libertaire, A contretemps, Monde diplomatique…) C'est cette dernière qui a réveillé le sieur Fernando Malverde. Il reproche ainsi à son auteur de « n'avoir pas dit l'essentiel concernant Cipriano Mera : le rôle fondamental qu'il a joué dans la trahison (sic) qui provoqua la chute de Madrid » (lire sa prose complète, pdf 217 Ko). Floréal Melgar lui répond sur son blog (« Indécrottable »), rappelant entre autres qu'en matière de trahison les communistes espagnols ne peuvent guère donner de leçons. Ajoutons que celle-ci consistait à mettre fin dans les meilleures conditions à une guerre dont l'issue ne laissait plus de doute au début de 1939. Ce qui était la volonté de la majorité du camp républicain (socialistes, UGT, anarchistes…), mais pas des communistes espagnols qui souhaitaient une « résistance à outrance » (pour le plus grand intérêt de l'URSS de Staline). Ils voulurent militairement faire valoir leur volonté et c'est la division commandée par Mera qui s'y opposa et remporta la victoire. Précisons aussi que la résistance à outrance des communistes espagnols n'engageait guère leurs dirigeants qui mirent rapidement leurs petites personnes à l'abri. Dans 1984, de George Orwel, la falsification du passé était l'un des moyens de domination de Big Brother ; les vieilles habitudes se perdent difficilement… Courant alternatif (n° 226, janvier, 32 p., 3 euros, site) contient un quatre pages spécial sur les grands projets, « produits du capitalisme », et analysés en tant que tels pour éviter, en particulier, les couleuvres du développement durable dans le cadre d'un capitalisme respectueux de l'environnement et d'un Etat-nation restauré et rénové. Ce mini-dossier s'articule autour de trois axes : « Pourquoi la question écologique et la question sociale sont indubitablement liées », « Expansion aberrante des transports et capitalisme globalisé », « Agriculture nourricière et destructrice ». Par ailleurs, un article documenté fait le point sur la situation de l'Egypte doté maintenant d'un gouvernement dirigé par les Frères musulmans, avec un retour sur les causes de la « révolution » et les relations égypto-qataries. Au sommaire de la « revue internationale libertaire » Divergences (n° 33, décembre-janvier, en ligne), plusieurs textes sur Notre-Dame des-Landes ; une interview de Matthieu Rigouste à propos de son essai La Domination policière, une violence industrielle (La Fabrique) ; des nouvelles d'Oman, de Turquie (à propos de Pinar Selek, condamnée depuis à la réclusion à perpétuité, cf. comité de soutien), de Gaza et de la République démocratique du Congo ; une analyse du mouvement Occupy par Ken Knab ; et une très riche partie culturelle (cinéma, théâtre, vidéo, livres et périodiques). Par ailleurs, si vous voulez avoir accès sur le Net à des sites d'information alternatifs, vous pouvez vous abonner au flux RSS de Médias libres. Attention « .org », pas « .com » pour éviter un site homonyme, nauséabond et d'inspiration d'extrême droite.

Retour
en haut
 fleche haut
 fleche bas