Janvier 2007

PUBLICATIONS

Ecole buissonnière. Il ne faut pas manquer de culot pour rééditer vingt ans après le brûlot de Catherine Baker. Car si le constat est toujours juste – la situation se serait même aggravée avec la compétition généralisée –, que de chemin perdu depuis en renoncements et en reculades. Ce qui était envisageable dans les années 70-80 est devenu « quasiment impensable aujourd’hui ». S’adressant à sa fille de 14 ans alors, l’auteur lui explique pourquoi elle a choisi pour elle l’« école buisonnière ». Contre tout ce qui est obligatoire, contre la très manifeste injustice de l’école, contre la trouille, contre l’oppression des adultes sur les enfants, contre les maîtres, contre la confusion entre apprendre, savoir, connaître, contre l’assujetissement du sexe mineur, le manque à vivre, la normalisation et… « parce que je t’aime et qu’on à rien à perdre ». Tout est dit dans le sommaire ! Ne croyez pas qu’il s’agit des élucubrations fumeuses d’une post-soixante-huitarde attardée. Non, le propos est pesé, analysé, argumenté, réfléchi. Il n’y a pas un iota à changer. A lire d’urgence pour que l’enfant ait enfin la chance d’appartenir un jour, non pas à ses parents ou à la société, mais à « sa future liberté » !
« Insoumission à l’école obligatoire », Catherine Baker, éd. Tahin Party, Lyon, 13,5 x 21, 8 euros. Courriel - Site Internet (possibilité de télécharger certains textes au format pdf).

Interview. Traduction d’une brochure en russe, publiée en 1934 par Maximov et destinée à être passée clandestinement en URSS, ce texte nous permet de (re)découvrir la pensée de Bakounine grâce à un jeu de questions-réponses (citations). L’exercice est habile, admirablement mené, et très pédagogique car l’essentiel est dégagé. Thèmes des causeries : la révolution sociale, l’action durant la révolution, la suite de la révolution sociale et de la période transitoire. D’autres citations présentées et ordonnées par Frank Mintz (les idées anarchistes, l’organisation), un texte inédit en français de Kropotkine, puis une courte et passionnante biographie de Maximov complètent les entretiens. « Et, pour conclure, M. Bakounine, que pensez-vous de la candidature de Mme Royale ? – Elle veut, elle doit conserver l’intérêt du capital et de la rente de la terre, et elle prétend émanciper les travailleurs avec cela. Elle s’efforce de donner un corps au non-sens. »
« Discussion avec Bakounine », Grégori P. Maximov, préparé par Frank Mintz, 14,5 x 21, Editions CNT-Région parisienne, coll. Brochures syndicalistes, n° 15, Paris, 68 p., 6 euros. CourrielSite Internet.

Tranches de vies en boîte. Rolland Henault, enseignant à temps partiel dans différentes prisons pendant plus de vingt ans, nous livre avec rage quelques courts récits de vies brisées, ruinées, emprisonnées, humiliées, détruites. Cela pourrait être vous ou moi. La faute à pas de chance, pas né au bon endroit, pas la bonne couleur, pas la bonne famille, la faute au fric, aux envies, à la nécessité… Il y a l’étudiant angolais, les deux amis péruviens, des caïds « entrepreneurs », les fous, les malades, les politiques, les drogués, la comtesse qui ne veut pas partir, Claudia, Nathalie, Ahmed le « vrai Français », Lucien et bien d’autres. Il y a aussi les gardiens, salauds ou humains, incarcérés eux aussi. Cela donne le sentiment d’un immense gâchis où rien n’est fait pour corriger les fautes de la société ou les erreurs personnelles… Et l’on continue à construire des prisons, pour rien, pour rassurer. « Construire des prisons pour enrayer la délinquance, c’est comme construire des cimetières pour enrayer l’épidémie. » Après avoir lu ces « cris », on ne peut qu'en être persuadé !
« Non ! », Rolland Henault, 14 x 21, Les Editions libertaires, Saint-Georges-d’Oléron, 197 p., 12 euros. Courriel - Site Internet.

Technologie. Ce passionnant pavé de plus de 300 pages se lit comme un roman et veut réhabiliter l’action des « briseurs de machines » du début du XIXe siècle, tout en montrant les échos très actuels de cette lutte. Trop souvent perçus comme des arriérés refusant le progrès, ces travailleurs sans meneur ne repoussaient pas tant la technique que le productivisme et la perte de leur qualification, de leur fierté de connaître un métier. La révolution industrielle naissante les dépossédait et les rendait esclaves. Ils ne voulaient pas faire partie de cette « armée d’ouvriers » que les marxistes appelleront de leurs vœux. Alors, oui, le progrès est libérateur, la science bienfaitrice… dans la mesure où les intérêts du système capitaliste sont respectés. Cette ancienne révolte nous interroge concrètement, aujourd’hui, à l’heure de la remise en cause de la biodiversité, des brevets sur le vivant, des OGM, des nanotechnologies, du développement des technologies de la sécurité et de la surveillance, tout cela après avoir constaté les dangers que nous fait courir le nucléaire. Alors quel progrès, quelle science, pour quoi, pour qui et comment ?
« La Révolte luddite. Briseurs de machines à l’ère de l’industrialisation », Kirkpatrick Sale, trad. de l'américain par Célia Izoard, 13 x 20, L’Echappée, Paris, 341 p., 19 euros. CourrielSite Internet.

Miliciens suisses. Près de 800 citoyens helvétiques ont été volontaires en 1936-1937 pour rejoindre en Espagne les colonnes libertaires ou les Brigades internationales. Parmi ces miliciens (« Miliciens, oui ; soldats, non ! »), deux ont tenu un journal, racontant les premiers jours à Barcelone, l’expérience de la guerre, les difficultés d’approvisionnement sur le front d’Aragon, les débats concernant la militarisation des colonnes, la reconstitution de l’Etat et la mainmise stalinienne avec l’aide de l’Union soviétique… L’un fit partie de la section française des Aguiluchos de la FAI, puis de la prima Colonna italiana ; l’autre de la « centurie allemande » du Groupe international de la colonne Durruti. Le premier démissionna peu avant mai 1937 pour ne pas être un « légionnaire courbé sous des lois draconiennes » ; l’autre resta malgré ses doutes, les sabotages divers et la fin inéluctable. « Pour le bien de la révolution ! » Témoignage de deux Suisses pas neutres.
« Pour le bien de la révolution », Albert Minnig et Edi Gmür, prés. et trad. de Marianne Enckell, 13 x 19, CIRA, Lausanne, 2006, 140 p., 10 euros. CourrielSite Internet.

Résistance. Si la situation extrêmement complexe de l’Irak, pays meurtri par une longue dictature, puis occupé militairement et déchiré par la guerre civile, est bien connue, on ignore souvent qu’une résistance laïque, féministe et anticapitaliste, menacée aussi bien par les religieux de tout bord et les nationalistes de tout poil que par les troupes d’occupation, y existe encore et continue de mener le combat. A travers l’interview de ces neuf militants ou proches du Parti communiste-ouvrier, hommes et femmes, d’origine ethnique différente, athées ou croyants, nous pouvons percevoir la réalité du quotidien de la population. Cet ouvragel démontre aussi la possibilité de mener une lutte autonome, sur le terrain social, sans rien renier de ses convictions ni servir d’« idiots utiles ». Cela demande certes beaucoup de courage, de leur part, et nécessite le soutien de tous ceux qui, de par le monde, refusent aussi bien l’ordre libéral que celui des islamistes. A lire d'urgence.
« Résistances irakiennes. Contre l’occupation, l’islamisme et le capitalisme », coord. par Nicolas Dessaux, 12 x 18,5, L’Echappée, coll. Dans la mêlée, Paris, 171 p., 10 euros. CourrielSite Internet.

Bombe à l’Assemblée. Rémy de Gourmont termine « Le Désarroi » en 1899 mais le roman restera inédit car la précédente publication du « Joujou patriotisme » lui avait valu les foudres de l’extrême droite, fort virulente et nuisible. Si peu de temps après les attentats anarchistes et les lois scélérates, songer à faire sauter le palais Bourbon et à transformer en cadavres les députés comportait alors quelques risques. Comment et pourquoi un personnage riche et considéré, mais intellectuel nihiliste et conscient de la vacuité de la société bourgeoise, en arrive à financer des attentats sanglants ? Telle est la question posée. Par jeu, par amour, par nécessité… Le roman baigne dans le symbolisme, l’ésotérisme, les paradis artificiels et l’anarchisme. C’est un texte brillant pour les amateurs de « littérature fin-de-siècle ».
« Le Désarroi », Rémy de Gourmont, postf. de Nicolas Malais, 14 x 19, Editions du clown lyrique, 121 p., 8 euros. CourrielSite Internet.

Régicide. Avec cet ouvrage, Anne Morelli nous emmène à la découverte d’un épisode historique et d’un personnage peu connus : la tentative d’assassinat de Léopold II, roi des Belges, en 1902, par Gennaro Rubino, un anarchiste italien. Pourquoi, comment ? L’auteure, doté d’un style journalistique très agréable et très vivant, nous livre les fruits de son « enquête ». La personnalité de Rubino, personnage double et habité par de multiples contradictions, le milieu de l’immigration anarchiste italienne en Grande-Bretagne, les réactions à l’attentat, le procès… sont ainsi étudiés. Si Rubino a voulu tuer Léopold II, c’est qu’il le jugeait responsable de la mort de six manifestants de Louvain réclamant le suffrage universel, et peut-être aussi pour donner un sens à sa vie. Il paiera cet acte, où personne ne sera sérieusement blessé, par une condamnation à la prison à perpétuété et mourra en prison après quinze années d’incarcération dans des conditions très dures.
« Rubino, l’anarchiste italien qui tenta d’assassiner Léopold II », Anne Morelli, 15 x 23,5, Editions Labor, coll. Histoire, Loverval (Belgique), 132 p. (avec un cahier d’illustrations), 15 euros. Courriel.

 

RENCONTRES-DÉBATS

Lyon, 12 janvier. Rencontre-débat à la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe (M° Saxe-Gambeta) à partir de 20 heures : « Contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme : résistances irakiennes », avec Nicolas Dessaux (association Solidarité Irak), autour du livre de témoignages « Résistances irakiennes » (L'Echappée 2006) [voir ci-dessus]. Courriel - Site Internet.

Marseille, 13 janvier. A 17 heures, au Centre international de recherche sur l’anarchisme (CIRA), 3, rue Saint-Dominique, 13001 Marseille, Yves Jolivet présentera les éditions Le Mot et le reste. Créées en 1996 à Marseille, elles publient une dizaine de titres par an. Leur catalogue comprend des écritures contemporaines inclassables, des débats sur les arts ou la littérature, des essais critiques sur la réalité sociale actuelle ou passée. Courriel.

Toulouse, 15 janvier. Conférence d’Eric Lowen sur « L’infondation des religions », à 20 h 30, Maison de la philosophie, organisée par l’association Aldéran pour la promotion de la philosophie et des savoirs, 29, rue de la Digue, 31300 Toulouse (participation : 4 euros). Tél. : 05 67 11 63 43.

Merlieux, 18 janvier. Rencontre-débat avec Florence Aubenas et Mimouna Hadjam à la bibliothèque sociale (tél.-fax : 03 23 80 17 09), 8, rue de Fouquerolles, Merlieux (Aisne), sur le thème « Réalités et informations face aux pouvoirs, aux médias ». L’une est actrice de terrain, militante en banlieue parisienne (La Courneuve), l’autre est journaliste au « Nouvel Observateur » après avoir quitté « Libération ». Que souhaite faire savoir Mimouna ; que peut faire passer Florence ?

Paris, 18 janvier. A 19 h 45, au CICP, 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris, la librairie Quilombo organise une rencontre-débat avec Céline Beaudet, auteure des « Milieux libres : “vivre en anarchistes” à la Belle Epoque en France… » [voir note de lecture]. Courriel - Site Internet.

Lyon, 20 janvier. A partir de 15 heures, rencontre-débat avec Jorge Valadas (alias Charles Reeve) autour de son livre « La Mémoire et le feu. Portugal : l’envers du décor de l’Euroland » (L'Insomniaque). La rencontre sera précédée de la projection du film « La Photo déchirée » de José Vieira sur l'immigration portugaise en France. Cela se passe à la librairie La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe (M° Saxe-Gambeta). Courriel - Site Internet.

Paris, 20 janvier. La bibliothèque La Rue (tél. : 01 42 23 32 18), 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e (M° Blanche ou Abbesses), reçoit à 15 h 30 Anne Steiner et Loïc Debray pour leur ouvrage « RAF. Guérilla urbaine en Europe occidentale » (L’Echappée) [voir note de lecture].

Lille, 24 janvier. A l’occasion de la sortie du livre « Résistances irakiennes » [voir ci-dessus], coordonné par Nicolas Dessaux, le CCL propose en collaboration avec l’association Solidarité Irak une soirée de présentation des mouvements sociaux irakiens laïques, féministes et anticapitalistes. Au CCL, 4, rue de Colmar, 5900 Lille (M° Portes des postes), à 20 heures (entrée libre).

 

COLLOQUES

Paris, du 28 avril au 1er mai. Pour donner une suite aux Conférences industrielles de San Francisco en 1999 (I 99) et d’Essen en 2002 (I 02), la CNT-F prend l’initiative d’organiser une Conférence internationale syndicale baptisées I 07. Elle sera ouverte à toutes les organisations, groupes, réseaux et militant(e)s qui ont participé aux conférences précédentes, ainsi qu’à tous les nouveaux intéressés. Et a pour but de faire se rencontrer des anarcho-syndicalistes, des syndicalistes révolutionnaires, des autogestionnaires et des unionistes. Renseignements : CNT, BP 30423, 35004 Rennes Cedex. Tél. : 08 10 00 03 67 – Courriel.

Montréal, 19 mai 2007. Le huitième Salon du livre anarchiste se prépare : stands, lectures, débats, conférences, projections de films, expositions, programme d’activités pour enfants… Pour être tenu informé de l’avancement des travaux, on peut s’abonner à une liste en envoyant son adresse électronique. Idées et propositions concernant l’organisation du salon sont à communiquer par courriel ou par courrier postal (Salon du livre anarchiste de Montréal, 1500 de Maisonneuve Ouest, suite 204, Montréal, Québec, H3G 1N1, Canada). Site Internet. [Les liens ne sont plus valides en janvier 2008.]

Florence, 7 au 9 septembre 2007. Le Collettivo Libertario Fiorentino (CLF) a décidé de réaliser à Florence (Italie) la troisième édition de la « Vitrine de l’édition anarchiste et libertaire ». Cette manifestation aura un caractère international et sera l’occasion de nombreux événements artistiques et culturels (conférences-débats, expositions, concerts, projections, etc.). Les auteurs et éditeurs souhaitant y participer (stand, animation…), peuvent conctater Sergio Mechi, Via di Montisoni 11, 50011 Antella (FI), Italie. Courriel.

 

DIVERS

Décès d’un réfractaire. Jean Van Lierde, militant pacifiste et anticolonialiste belge, ayant bien connu Hem Day, Léo Campion et Louis Lecoin, est décédé le 15 décembre 2006 à Bruxelles. Issu du monde chrétien, il n’en a pas moins fréquenté le mouvement anarchiste. En tant que pacifiste, cofondateur du Comité national d’action pour la paix et le développement, il a lutté contre le service militaire et pour le statut d’objecteur de conscience. Son engagement a eut également une portée anticolonialiste. Il a ainsi apporté son aide à des militants du Front de libération nationale algérien et fut un proche du premier ministre congolais Patrice Lumumba au moment de l’indépendance de l’ancienne colonie belge. Pour en savoir plus…

Pluie de vidéos. Sur Dailymotion et Zalea TV, on peut visionner plusieurs vidéos relatives à la révolution espagnole et à la décroissance : « Vivre l’utopie » (1 h 34), « Décroissance et révolution » (réunion publique de J.-P. Tertrais, 1 heure), « Un autre futur » (de Richard Prost) – « Je demande la parole » (1/4) ; « Sous le signe libertaire » (2/4) ; « Il n'y a plus de fous » (3/4) ; « Contre vents et marées » (4/4) –, « Caméra à l'usine. Révolution sociale en Espagne » (en six parties, les fichiers se suivent).

Paroles, paroles… Deux nouveaux titres viennent de paraître dans la collection Paroles des Editions libertaires (64 pages, 13 euros chacun). « Paroles de maîtres du monde d’aujourd’hui » rassemble des citations d’hommes politiques, de patrons et de militaires plus arrogantes et imbéciles les unes que les autres. Elles sont illustrées par Jean-Michel Perchet. Les « Paroles de poètes révoltés » sont des cris du cœur, d’espoir et de révolte avec des dessins de Laurent Melon. Courriel - Site Internet.

Ponticauds. Sur le site La Mémoire ponticaude et ses langues, consacré au quartier populaire des Ponts à Limoges, on peut lire un texte de l’anarchiste Martial Desmoulins, ainsi que plusieurs de ses articles écrits pour le journal « Espoir ». On y trouve également des entretiens, des témoignages, des contes, des histoires, des chansons ainsi que des cartes postales. Les textes sont en français et en limousin (dialecte occitan). Site Internet.

 

REVUES

« A contretemps ». Un numéro remarquable de ce bulletin de critique bibliographique consacré à « Espagne 36, état des lieux » qui s’ouvre avec « De la “transition démocratique” à l’explosion mémorielle, les soubressauts d’une histoire sans fin », de Freddy Gommez. « Trajectoires et mutations de l’anarchisme espagnol » (à propos du livre de César M. Lorenzo), « Eclats d’aventure d’un trimardeur de la révolution » (Antoine Gimenez), une assez complète revue des livres et des revues publiés récemment sur le sujet et deux textes inédits en français (« Mythe et réalités de la FAI », « Un entretien avec José Peirats ») complètent le sommaire de ce n° 25. Les n° 1 à 21 sont disponibles sur le site Internet. Abonnement et correspondance : Fernand Gomez, 55, rue des Prairies, 75020 Paris. Courriel.

« Le Monde libertaire ». Parmi les articles du hors-série n° 31, signalons « L’extrême gauche et les cités. Passer aux actes ou passer aux urnes ? » (Jean-Pierre Garnier), « Les résistances à la Grande Guerre » (François Roux), « Psychiatrie. Contre la récupération économique d’une idée libertaire » (Jacques Lesage de La Haye), une note de lecture de Nicolas Trifon sur l’ouvrage de Chomsky, « Comprendre le pouvoir »… Prix au numéro : 3 euros. Abonnement 1 an (45 n°) : 61 euros. Rédaction et administration : 145, rue Amelot, 75011 Paris. Tél. : 01 48 05 34 08.

« Réfractions ». Le n° 17, titré « Pouvoirs et conflictualités », s’articule autour de deux problématiques concernant le pouvoir à notre époque : « Le politique, le sujet et l’action » et « Luttes et révoltes aujourd’hui ». Entre autres, Eduardo Colombo s’interroge sur « les formes politiques du pouvoir », Normand Baillargeon s’intéresse au débat entre Noam Chomsky et Michel Foucault, et Miguel Abensour nous invite à une relecture du « Discours de la servitude volontaire » (La Boétie). Dans la seconde partie, sont abordées la question « Comment reprendre en main le pouvoir politique » (Annick Stevens), la « rébellion zapatiste au fil du temps » et la crise des banlieues de novembre 2005. Un numéro dense et de très belle qualité, comme souvent. Le n° : 12 euros. Abonnement quatre numéros : 45 euros. Courriel - Site Internet.

« Divergences ». La revue libertaire internationale a mis en ligne son cinquième numéro. Avec, tout d’abord, un important dossier sur le Mexique (élection présidentielle, Oaxaca, rencontre avec le Centro Social Libertario Ricardo-Flores-Magón). Puis, pour mieux comprendre les enjeux actuels, des textes concernant la Turquie, extraits d’une brochure rédigée en 2000 par un groupe anarchiste en exil. Côté culture, une réflexion sur le « cinéma de la mémoire », autour de l’interview du réalisateur espagnol Basilio Martin Pattino, présentée et annotée par Christiane Passevant. Mais aussi des informations sur la France, la Hongrie et le Venezuela, ainsi que des articles sur l’économie mondiale. Site Internet.

« Courant alternatif ». Le n° 164 du mensuel de l'Organisation communiste libertaire (OCL) est désormais disponible en kiosque. Au sommaire… Rubrique « sans frontières » : Oaxaca et « A propos du Hezbollah » ; écologie : « Liaison Lyon-Turin : une lutte écologique contre les partis écologistes », « Quand la grippe aviaire passe, la petite paysannerie trépasse » ; luttes sociales : 300 licenciements dans les Ardennes ; société : « Les états généraux de la condition pénitentiaire »… Certains textes sont déjà disponibles sur le site Internet de l'OCL. Un numéro gratuit sur demande, abonnement 1 an : 31 euros (10 numéros mensuels + 2 hors-séries). Les chèques sont à établir à l’ordre de « La Galère » et à envoyer à : OCL/Egrégore, BP 1213, 51058 Reims Cedex. Courriel.

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